BCE : un assouplissement quantitatif, faute de mieux

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60 milliards par mois. Sera-ce assez ?
60 milliards par mois. Sera-ce assez ? (Crédits : Reuters)
Avec les mesures annoncées ce jeudi 22 janvier, Mario Draghi a pris des mesures peut-être moins ambitieuses qu'il n'y paraît.

Une fois passés l'enthousiasme et la confusion entre les montants (50 milliards de rachats mensuels de titres souverains, soit un total de 60 milliards compte tenu des opérations déjà annoncés), il convient de remettre en perspective la décision de la BCE de ce 22 janvier de lancer un programme ambitieux d'assouplissement quantitatif (QE).

Un bel exercice de communication

L'annonce de ce jeudi est un chef d'œuvre de marketing. Mario Draghi devrait absolument ne pas décevoir des marchés qui avaient beaucoup misé sur un QE d'au moins 1.000 milliards d'euros. En insistant sur le chiffre de 60 milliard d'euros mensuels, Mario Draghi a clairement donné l'impression d'un montant « gonflé » par rapport aux informations parues mercredi dans la presse anglo-saxonne de 50 milliards d'euros mensuels. En réalité, le chiffre était bien le même puisque les 60 milliards d'euros incluent les 10 milliards d'euros de rachats de crédits titrisés (ABS) et d'obligations sécurisées déjà annoncées. Les rachats supplémentaires de dettes souveraines seront donc bien de 50 milliards d'euros. Pire même, l'information du Wall Street Journal et de Bloomberg indiquait un rachat jusqu'à « fin 2016 », alors que la BCE a donné rendez-vous en septembre 2016. Certes, cette date est un rendez-vous et pourra être repoussé, mais, pour le moment, au final, le montant des rachats souverains est donc inférieur aux attentes. Tout le monde n'y a vu que du feu. Le marché a été payé sur ses attentes.

Répondre aux marchés

Or, c'était l'essentiel. Depuis 6 semaines, depuis que l'on savait que ce QE était inévitable, les marchés avaient clairement « misé » sur le QE et les taux de la zone euro (Grèce exclue) ont fortement baissé. Décevoir les marchés était donc devenu impossible pour Mario Draghi. C'était prendre le risque de voir des corrections fortes sur le marché. Il fallait donc donner ce que les investisseurs attendaient à tout prix. Mais ce fait même prouve que l'engagement de la BCE de ne pas influer sur la « formation du prix » des actifs, devenue depuis le réquisitoire de l'avocat général de la Cour de Justice de l'UE la semaine dernière, la clé de la justification légale des mesures non conventionnelles de politique monétaire, est un leurre. La BCE est déjà celle qui fixe les prix de la dette sur le marché. Et si la Cour de Karlsruhe est saisie du problème, comme cela risque d'être rapidement le cas, ce fait devrait être très sensible.

L'occasion manquée de la mutualisation

Mario Draghi le sait et c'est pourquoi il lui fallait amadouer la Bundesbank. Cette dernière a voté en faveur de la reconnaissance du QE comme « instrument de politique monétaire » : c'est un élément « essentiel », comme l'a fait remarquer lui-même Mario Draghi. Car, par cette reconnaissance, la Buba s'engage à réaliser le QE et ce sera un argument à opposer à Karlsruhe. Mais pour obtenir cet accord, le président de la BCE a dû faire une concession importante : réduire la mutualisation de la dette rachetée. Seulement 20 % des dettes rachetées seront mutualisées et encore, sur ces 20 %, 60 % de la dette mutualisée concernera la dette d'institutions européennes, donc de la dette déjà mutualisée. Bref, seulement 8 % de la dette souveraine rachetée sera mutualisée au sein de la BCE. C'est microscopique et cela doit correspondre à la partie des pertes éventuelles que la BCE peut assumer avec son fonds de réserve. Là encore, l'ombre de Karlsruhe plane : on sait que la cour constitutionnelle allemande refuse toute opération qui ferait prendre des risques non mesurable au contribuable allemand. Le fonds de réserve de la BCE (de 7,5 milliards d'euros en 2013, sans doute à présent plus élevé) peut ici couvrir une perte de 8,22 % sur le montant en dette souveraine mutualisé (hors institutions européennes) : c'est un matelas assez confortable que Karlsruhe peut juger assez sûr pour le contribuable allemand.

La mutualisation n'est pas un détail

L'ennui, c'est que le partage du risque n'est pas un détail, comme le prétend Mario Draghi. C'était l'occasion de créer de la solidarité interne au sein de la zone euro, c'était l'occasion de permettre une action plus ciblée sur les pays les plus fragiles. Dans le schéma présenté, les banques centrales des Etats membres les plus fragiles vont prendre des risques importants en rachetant leurs dettes souveraines. D'autant que ce QE a fait gonfler les prix et qu'une remontée des taux n'est pas à exclure une fois le QE terminé. N'oublions pas qu'il existe actuellement une bulle sur la dette portugaise, italienne ou espagnole et sans doute aussi sur la dette française. En cas de correction, les banques centrales auront racheté au plus haut, elles devront assumer des pertes. Et si elles sont trop importantes, ce sont les contribuables de ces pays qui devront mettre la main à la poche. Ce n'est certes pas un détail dans la situation de forts déséquilibres de la zone euro. Ce refus du partage des risques et de la mutualisation des rachats est plus qu'une occasion manquée, c'est une nouvelle prise de risque pour les pays périphériques.

L'abandon de Jackson Hole confirmé

Reste évidemment la question de l'efficacité. Ne boudons pas notre plaisir. Ce QE vaut mieux que l'attentisme qui a longtemps dominé à la BCE. Son action sur l'euro est de bonne augure et, à n'en pas douter, il y aura aussi un effet non négligeable sur la confiance des acteurs économiques. Mais c'est aussi une défaite pour Mario Draghi. Lors de la conférence de presse, il a évité la question d'un journaliste sur le programme de Jackson Hole. On le comprend. Dans ce programme, le QE avait vocation à venir en appui à une double action des Etats : une relance des pays qui le peuvent et des « réformes structurelles. » Aujourd'hui, Mario Draghi a repris ce discours en évitant de parler de relance. C'est encore un gage donné à l'Allemagne.

Sauf que ce point est essentiel : ces liquidités déversées sur le marché ne trouveront à s'employer dans l'économie réelle que s'il existe une volonté d'investir. Et pour investir, il faut avoir de la visibilité sur les marchés. La baisse de l'euro ne résout pas l'atonie de la demande mondiale, ni celui de la demande intérieure européenne. D'autant que Mario Draghi a clairement dit que le QE n'était pas une incitation à « l'expansion budgétaire. » Mais sans vraie impulsion sur la demande, la demande de crédits restera faible et ces liquidités devront trouver un autre emploi, sur quelque marché spéculatif ou dans l'immobilier allemand par exemple...

Le problème de la transmission

L'enthousiasme de cette annonce du jeudi 22 janvier ne doit pas non plus faire oublier que les précédentes mesures de la BCE ont échoué sur la question de la transmission de la politique monétaire. En zone euro, elle se fait par les banques et elle se fait mal. Le LTRO, le TLTRO et les baisses de taux n'ont pas pu redresser les anticipations d'inflation. Le problème reste entier pour le QE. En réalité, ce QE est un leurre : la liquidité ne manque pas, ce qui manque ce sont les perspectives et la confiance. Les banques hésitent certes un peu moins à prêter, mais la demande de crédits reste atone. Le QE peut contribuer en partie à redresser la confiance, mais avec la poursuite de la consolidation budgétaire et la perspective de pertes sur certaines banques centrales, cet effet pourrait faire long feu. Surtout, son action sur la demande reste à prouver.

Le problème de la répartition des rachats

Autre problème : celui de la répartition des rachats. Les dettes rachetées le seront selon la clé de répartition du capital de la BCE. La dette que la BCE achètera le plus sera donc de la dette allemande, puis de la dette française. Ce seront donc des dettes déjà très chères qui seront rachetées. Il faudra évidemment regarder quel sera l'impact de ces rachats sur les différentes économies, car les liquidités issues de la vente de dettes allemandes ne finira pas forcément en Allemagne. Mais la répartition des rachats n'est pas forcément judicieuse. Surtout, le QE abandonne le rachat de titres grecs et chypriotes. Or, on sait que ces pays auraient impérieusement besoin de la sollicitude de la BCE. Mais Francfort voulait conserver un moyen de pression supplémentaire sur le futur gouvernement grec. Cette décision est évidemment politique. Mais elle vise aussi à rassurer l'Allemagne. Au détriment de l'efficacité de la mesure.

Pas de remède miracle

La zone euro est sans doute mieux armée contre la déflation avec un QE que sans. Mais il faut se garder de tout excès d'enthousiasme. La BCE a lancé une nouvelle offensive dans la guerre des monnaies, mais elle n'a pas traité le cœur de l'atonie européenne. C'est une barrière défensive pour éviter que l'inflation faible ne se mue en déflation, mais ce n'est pas le remède miracle que l'on nous vend parfois.

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Commentaires
a écrit le 24/01/2015 à 14:22 :
cette magouille fait pensé a une cavalerie ou a une pyramide de ponzie...
hollande declare que les financiers sont ses ennemies et voila qu 'il sont" fournis" en euros a 0% (dire qu'ils emprunte a 0% serait un abus de langage ).
c'est comme si les boucher etait approvisionner en viande gratuitement et pouvaient revendre au prix qu'ils souhaite en faisant de substanciel benefice.
a écrit le 24/01/2015 à 12:13 :
Compte tenu des montants énormes déversés par la BCE les industriels ne trouvant pas les raisons d'investir cete masse d'argent va aller sur les marchés financiers sans aucun lien avec l'éconolie réelle. les états ont intérêt à prendre une dîme au passage. Une taxe sur tous les ordres passés et annulés dans la journée. La spéculation sera moindre. L'investisseur -le vrai- ne sera pas pénalisé comme par la taxe Tobin
a écrit le 24/01/2015 à 9:44 :
Tout cela ne suffit pas! Il faut en plus investir mille milliards d'euros sur trois ans pour augmenter le PIB en créant des millions de nouveaux emplois! Il faut financer la transition énergétique, assainir l'environnement et moderniser les infrastructures dans l'UE entière! Il faut aussi mobiliser les armées UE pour anéantir l'axe du mal et récupérer les milliers de milliards d'euros! Dans l'UE aussi, les États ne luttent pas contre l'axe du mal, mais ils lui donnent "un sentiment d'impunité"! Tous ces Organisations criminels et terroristes gagnent en France 150 milliards d'euros par an et mille milliards d'euros par an dans l'UE et trouvent l'aide et le soutien dans tous les niveaux de la société, complicité du monde financier, du pouvoir politique, etc..! Incompétence, incapacité et corruption se cachent partout, causent l'enracinement et le renforcement du mal et c'est plus facile qu'un chameau passe par le chas d'une aiguille! Sinon, GOD SAVE EU!
a écrit le 23/01/2015 à 18:25 :
En donnant l'argent aux gens et non aux banques, ils pourraient rembourser leurs crédits ou épargner, ce qui ferait des liquidités dans les banques... Mais ce raisonnement n'est bien sûr pas à l'ordre du jour. Les moutons seront tondus au profit, toujours, des mêmes. (Marco29)
Réponse de le 23/01/2015 à 22:58 :
Parfaitement. Tout est distribué aux marchés, donc aux banquiers et aux riches; rien pour l'européen moyen... Il faudrait prendre ce genre de décision primordiale de façon démocratique, par référendum; et alors l'argent serait distribué à la population et non pas attribué scandaleusement à quelques privilégiés. Il faudrait une nouvelle abolition des privilèges...
a écrit le 23/01/2015 à 15:45 :
Si la BCE avait fait cela en 2010, il est peu probable qu'il y ait eu une crise de la zone euro, car l'économie de la zone euro était celle qui était le moins impacté par la crise des subprimes. Il est même probable que la BCE n'aurait jamais eu besoin de le faire, si elle avait annoncé simplement sa volonté de le faire, si besoin est.
Maintenant, la BCE risque de devoir faire marcher la planche à billet sur une grande échelle, la zone euro a subi une récession qu'elle n'aurait jamais dû subir, les taux d'endettement ont explosé, comme le chômage, et personne ne voit réellement le bout de tout cela. On est juste en train de prier pour que l'économie mondiale ne tombe pas en crise. Merci à ce génie de TRICHET, déjà responsable de la récession en France de 1993.
a écrit le 23/01/2015 à 15:19 :
pour obliger les épargnants, les banques et les assureurs à prendre plus de risques en achetant des actions, des obligations risquées, de l'immobilier ou en plaçant leur argent hors de la zone Euro (ce qui fera baisser l'Euro).
Un déplacement important de l'épargne va se produire vers une masse d'actifs disponible très fortement diminuée en zone Euro de 1000 milliards (ce qui en augmentera le prix des actifs).
En compensation de cette augmentation de valeur du patrimoine (actions, obligations, immobilier etc...), les Français verront leur pouvoir d'achat diminué par la baisse de l'Euro qui augmentera les prix de la part importée de leurs achats.
Les entreprises à l'export hors zone Euro seront ravies et profiteront de l'aubaine pour augmenter leurs marges (dont elles feront ce qu'elles voudront).
Les entreprises placées uniquement sur le marché intérieur tireront un peu plus la langue car leurs coûts importés hors zone Euro augmenteront alors que les Français appauvris par la baisse de l'Euro achèteront moins (l'effet richesse par le patrimoine n'existe pas vraiment en France, car les prêts sont basés sur les revenus et non sur un collatéral dont le prix a fortement augmenté comme aux Etats Unis).
Les banques prêteront plus aux entreprises exportatrices devenues moins risquées et moins aux entreprises à marché local devenues plus risquées.
Un grand chamboulement avec quelques gros gagnants à l'export et beaucoup de petits perdants.
a écrit le 23/01/2015 à 13:52 :
Fin de l'Euro. L'Allemagne se retire (pas de mutualisation sinon sur les "vrais" fonds engrangés - les 8%). Fin de l'Union (les Grecs vont se faire voir). Tiens, l'Euro se rapproche de la parité avec le Dollar. Formidable, voilà le Tafta ! Avant 10 ans, l'Euro se fondra au Dollar. On aura une Union Transatlantique, nouveau leurre dont se saisiront les ex-eurolâtres qui alors continueront à nous expliquer que pour notre bien (le cercle de la Raison) il faut toujours se soumettre au plus fort. In Dollar we trust. Mais, peut-être que cette fois, la volonté de puissance allemande n'y trouvera pas son compte… Aïe !
a écrit le 23/01/2015 à 11:53 :
Une annonce juste avant les élections grecs pour dire que finalement Chypre et la Grèce sont exclus de cette orgie monétaire.
Il est plus que temps que la Grèce quitte donc cette mascarade Euro. Les pays qui ont refusé cette monnaie se porte très bien. Mais les vendus de Bruxelles, super Mario préféreront voir crever les peuples que de reconnaitre leur erreur criminel appelée Euro.
a écrit le 23/01/2015 à 10:58 :
Bon si je comprend bien toute les banques centrales font des QE. Elles amassent dans leurs propres bilans des obligations d'état qu'elles rachètent pour les soulager. A la fin de l'histoire les dettes rachetées par les banques centrales ne sont pas remboursées par les pays car ces derniers n'en n'ont pas la possibilité. alors Hop un nouveau Bretton Woods, les banques centrales par une écriture comptable effacent les dettes, car de toute manière elles ne peuvent pas faire faillite, car se sont elles qui fabrique l'argent....
a écrit le 23/01/2015 à 10:26 :
l'euro c'est notre monnaie mais c'est votre probleme messieurs les etasuniens.
Ils font imprimer je pense...
a écrit le 23/01/2015 à 10:24 :
Super Mario a été parfait: faire passer le message d'une possibilité d'intervention de la BCE, lourde éventuellement, et faire passer le message d'une limite aux gabegies: impossible pour les grecs de croire à Mario Père Noël qui rachèterait la dette grecque de façon illimitée. Le dosage est tout simplement Génial: Génial Mario!
a écrit le 23/01/2015 à 9:52 :
La bulle gonfle, gonfle, gonfle, toujours plus de papiers qui n'est pas réinjecté dans l'économie réelle, rend plus riches les "investisseurs"... ça va péter mais quand ? acheter de l'or physique et garder le chez vous pas dans la banque.
a écrit le 23/01/2015 à 9:13 :
J'en connais qui vont être heureux! Banques, financier... Si ce plan est un échec, cela montrera qu'il faut faire des réformes structurelles au delà des organisations des états et des réductions de coût déjà lancé surtout dans les pays du Sud. Reste plus qu'à attendre, et si j'ai bien compris je vais perdre du pouvoir d'achat à court terme ( les revalorisations salariales 2015 ne tiennent pas compte de ce paramètre).
a écrit le 23/01/2015 à 9:08 :
L'économie dépend de la relation entre cout du travail et prix de l'énergie.
a écrit le 23/01/2015 à 8:55 :
C'est un retour en arrière de la BCE par renationalisation des décisions pour une relance de l'UE ou sa fin! Chaque pays en décidera!
a écrit le 23/01/2015 à 7:55 :
Conclusion tout a fait correcte, ce n'est qu'une donnée supplémentaire et un changement d'échelle mais la monnaie ne circulera pas mieux!
a écrit le 23/01/2015 à 7:35 :
Une montagne de dettes aux frais de la population pour alimenter la spéculation pour remplir les poches des intervenants sur les marchés financiers: banquiers, actionnaires etc..
Draghi distribue l'argent des contribuables pour leur laisser in fine des dettes: une vaste escroquerie qui finira mal.
a écrit le 23/01/2015 à 3:04 :
C'est la dernière manœuvre de la BCE pour sauver l'Europe, une dernière tentative pour stimuler la croissance via l'inflation ni plus, ni moins. On l'attendait au tournant mais personne ne se doutait qu'il arrivait avec autant de cash, contrairement à ce que La Tribune laisse entendre, on tablait à 600, voir 700 milliards maximum.

Désormais c'est quitte ou double, à court terme vous payerez tout plus cher, toutefois la demande incompressible est censé stimulée l'offre qui, à moyen terme cette fois-ci, doit créer de l'emploi et entraîner des hausses des salaires. Un cercle vertueux enfaîte.

Si ces deux derniers points ne se réalisent pas, pour quelque raison que ce soit (confiance, disruption, ...), alors ca sera la fin du plus gros scandale économique que le monde n'ait jamais connu.
a écrit le 22/01/2015 à 23:05 :
Pourquoi pas u sondage d'opinion sur la popularité de Draghi ? Vu les messages lus ici et là, j'imagine du 10% d'opinions favorables pour Draghi, et 90% de mécontents ... Vite, un sondage SVP ! (un vrai sondage, pas un machin questionnaire sur internet qui ne respecte aucune règle statistique)
Réponse de le 23/01/2015 à 4:34 :
De quelles règles statistiques parlez-vous? La méthode des quotas non représentative de la population française? Le meilleur sondage que l'on est inventé, c'est le référendum et pour cela pas besoin d'institut de sondages orientés dans la direction du chèque du commanditaire.
a écrit le 22/01/2015 à 23:02 :
"Décevoir les marchés était donc devenu impossible pour Mario Draghi. C'était prendre le risque de voir des corrections fortes sur le marché." : ceci est EXTREMEMENT CHOQUANT ET SCANDALEUX. Les banques centrales n'ont pas à créer des bulles, ni à fausser les prix sur le marché; ceci est en contradiction totale avec les règles du libéralisme et avec le rôle des banques centrales.
a écrit le 22/01/2015 à 22:52 :
Faute de mieux, l'on se complait dans plus de cavalerie de fausse monnaie avec compartimentages sophistiqués ; traders et dealers vont jouir du labyrinthe construit.
a écrit le 22/01/2015 à 21:54 :
J'ai toujours pensé que 2015 serait une année importante, nous y voilà... ce remède sonne le début de la fin pour l'Europe et surtout pour l'épargne des européens!!!! Vive l'Europe!!!!!!
Réponse de le 23/01/2015 à 11:42 :
Mais 2015 c'est une année importante, bien entendu : c'est l'année de la disparition progressive de l'euro et par la suite de l'UE. Vive l'Europe…. des nations !!!
a écrit le 22/01/2015 à 21:45 :
Les champions de la croissance: Hollande, l'homme de la dette galopante qui la cherche, la croissance depuis toujours et qui a réussi à croître la croissance de la pression fiscale tout en assurant que les recettes fiscales baissent dramatiquement et maintenant Draghi, l'homme de l'interminable croissance monétaire, l'homme qui liquéfierait Italie et la France entière et qui va devoir faire face à une baisse des prix de l'énergie sans retrouver le nouveau Graal , la croissance des niveaux de prix! Quel couple effroyable de perdants nés; le culte de l'échec par excellence.
Réponse de le 22/01/2015 à 23:03 :
Votre "homme de la dette galopante" dont vous ne dites pas le nom, j'imagine que c'est Sarkozy avec ses 600 milliards de dette ?
a écrit le 22/01/2015 à 21:39 :
Les états vont pouvoir emprunter directement à leur banque centrale, comme avant 1973 pour la France. Les banques universelles françaises ne seront donc plus obligées de geler une partie de leur actif en obligations d'état. Elles pourront consacrer ces fonds rendus disponibles à l'économie ou plus probablement au casino des marchés qu'elles entretiennent. Dans ce dernier cas la taxe Tobin pourra jouer à plein.
a écrit le 22/01/2015 à 21:19 :
La question de l'exclusion des titres grecs et chypriotes est trouve releguée au second rang. Pourtant, cette decision pourrait tout simplement signifier le début de processus visant a mettre en quarantaine la Grece et Chypre.
a écrit le 22/01/2015 à 20:38 :
Faut relativiser, aussi. Ca ne fait "que" 3000 Euros de plus de dette par personnes de la zone euro.
Bon, d'accord, c'est en plus du reste de la socialisation des pertes. Mais pas vraiment grand-chose...
a écrit le 22/01/2015 à 20:08 :
A part aider Renzi et Normal à être réélus, les effets demandant 18 mois à se faire sentir, cette opération n'apportera guère plus qu'une dévaluation parmi d'autres.
A propos, M. Godin: de "bon augure" et non "de bonne augure". L'Augure était un prêtre qui, dans l'Antiquité, fixait les prix futurs des actifs, des valeurs mobilières et des commodités. S'il reste un actif à ne pas dévaluer dans ce pays, c'est sa langue, et c'est l'affaire de tous les opérateurs sur son marché.
a écrit le 22/01/2015 à 20:04 :
Bravo à Hollande qui a réussi à imposer en douceur ce qui est nécessaire pour la relance!
BRAVO!!
Comme les USA et la GB un peu d'inflation ne peut pas nuire à la relance…
YES!!
Sarko en rêvait, Hollande l'a fait….
HOURRAH !
a écrit le 22/01/2015 à 19:53 :
Qui a dit que l'union Européenne ne pouvait pas dévaluer sa monnaie ?
Les potentats de La Tribune, avec force arrogance d'ailleurs.
Espérons maintenant que nous aurons assez d'encre et de papier !
Réponse de le 23/01/2015 à 4:41 :
Les promesses n'engagent que ceux qui veulent y croire! Attendez le mois de Mars avant de vendre la peau de l'ours non dépecé...
a écrit le 22/01/2015 à 19:49 :
Draghi a sorti un bazooka pour tirer sur nos économies … BOOUUUUMMM
La zone euro est désormais à risque …
§§§
En Allemagne, c'est la levée de boucliers générale et Merkel est très pointée du doigt par les professionnels du crime, pardon, de l'économie …
§§§
Réponse de le 23/01/2015 à 4:46 :
En même temps en réalisant l'élargissement à l'Est les allemands s'attendaient à quoi? Ils ont bu la tasse après l'absorption de la RDA et il est normal que ce soit de même pour les ex-républiques soviétiques. Ils n'avaient qu'à faire valoir leur droit de veto à l'élargissement tout azimut au lieu de pleurnicher après coup!
a écrit le 22/01/2015 à 19:47 :
Bon les Suisses "rarement stupides" avaient bien vu le coup venir, ils ont préféré jeter l'éponge et perdre des milliards. Nous voila en plein délire de photocopieuse avec de Euros totalement bidon, hahahaha c'est trop drôle ! Solution top génial ! Mais au fait on est pas en pleine négo sur TAFTA alors un Euro pour un dollars ce serait pas le top ... Franchement tout ça est tellement gros ! Bref on a tous compris que tout cela ne rimait plus à rien.
Réponse de le 22/01/2015 à 20:05 :
….encore une tafta ?
Réponse de le 22/01/2015 à 20:28 :
c'est surtout votre commentaire qui ne veut rien dire
Réponse de le 23/01/2015 à 11:44 :
….. encore une TAFFFTA ?
a écrit le 22/01/2015 à 19:42 :
Pour simple rappel de base, l'Union Europénne existe pour souder les pays fraternellement, pas pour les mettre en concurrence, pas pour les soumettre à un dictat monétaire privé, pas pour exclure la Russie et encore moins pour financer des extrémistes comme Porochenko et ses nazis...
All right, Mario ?
a écrit le 22/01/2015 à 19:31 :
Tout cela est bien joli, mais qui va payer? Une fois de plus on nous endette et après c'est nous qui paieront ?
Une fois de plus les banques vont avoir l'argent et nous auront qu'a pleurer.
Il faut revenir au régime de banque centrale de france et surtout sortir de l'Euro.
Et dire que ce monsieur n'est meme pas élu, bizzare ?
a écrit le 22/01/2015 à 19:30 :
Il faut bien que le 1% continue à posséder plus que les 99...
a écrit le 22/01/2015 à 19:28 :
Regardez, c'est très important ce signal de Mario Draghi. Si l'on retourne l'acronyme d'assouplissement quantitatif en anglais à l'envers, on va découvrir le nom de la nouvelle monnaie européenne. Expérimentez.
C'est génial, bravo, Mario !!
Réponse de le 22/01/2015 à 19:43 :
EQ….. l'écu ?
a écrit le 22/01/2015 à 19:22 :
Babi : dis, papa, mais d'où viens tout cet argent ?
Papa : de l`imprimante, chouchou.
Maman : hmmm… moi aussi je me pose la question.
Papy : de la planche à billets, Babi !
a écrit le 22/01/2015 à 19:18 :
j ai demandé 60.000 euros a une banque allemande ,je ne rembourserais pas ,mais j acheterais une mercedes !!
Réponse de le 22/01/2015 à 19:24 :
excellente idée, moi je vais en faire de même…. avec une BMW nickel.
a écrit le 22/01/2015 à 19:16 :
Rire ou pleurer ?
Sans être un économiste prix Nobel, il y a ici des réactions qui sont effrayantes ....
Vous avez tous un moteur de recherche .... servez vous en ....
Hollande n' y est pour rien , La chancellière Allemande non plus , lisez le statut de la BCE ...
Ensuite , bien sûr que le seul but est de rassurer "LE MARCHÉ" … z'avez-vous vu comment les bourses ont grimpé depuis cet après-midi ?
Mais pour comprendre de quoi , quelques rares comentaires sont dans le vrai .

C'est un transfert de dettes sur un marché secondaire où le "Crédit" de la BCE S'AUTORISE !

Comme je disais à la radio hier soir, c'est la dernière mesure que peut prendre l'Europe. Cela n'augmentera pas la productivité, cela ne réduira pas le déficit de la France, cela n'engendra qu'une croissance artificielle.
...
MAIS cela permettra à Hollande de défendre son bilan. Un joli tour de force des politiciens pour essayer de se faire réélire. MAIS (il y a un autre mais) nous allons payer plus cher le pétrole, le gaz et tout ce que nous importons....
a écrit le 22/01/2015 à 19:15 :
l' Allemagne va se barrer de l'euro !
Réponse de le 22/01/2015 à 19:28 :
super ,j ai pris 20% avec le franc suisse si l allemagne degage là je prends50%!!
a écrit le 22/01/2015 à 19:08 :
Et comment Poutine…. euh pardon, comment le PS utilisera-t-il cet argent? Pour imprimer de petits livres roses contenant la doctrine officielle républicaine à suivre?
Réponse de le 22/01/2015 à 19:16 :
de ne pas squatter mon pseudo !
a écrit le 22/01/2015 à 19:06 :
Je suis dans l'industrie du luxe français et je ne me sens nullement inquiété. C'est une situation où tout le monde doit s'adapter, nous examinons différentes solutions mais nous n'allons pas changer de stratégie. On va continuer à produire et à vendre et nos chiffres d'affaires va encore augmenter. Et nos fortunes, naturellement.

Nous continuons à vendre le luxe de qualité aux plus fortunés de ce beau monde. Nous avons de clients dans le pays les plus riches de la planètes, tous des francophones et francophiles, admirateurs du savoir-faire français, bien entendu.

Je suis sûr qui si l'industrie sait rester efficace avec ses produits, elle va rester proche du cœur des clients. Et c'est la France qui gagne, tous azimuts. Nous sommes très bien implantés dans le monde musulman, ce qui permet de vendre dans différentes monnaies et de moins dépendre du rapport entre l'euro et ses monnaies.

J'aime ma profession, j'en vie, j'en respire, j'en suis passionné et croyez-moi, il n'y a rien, absolument rien de plus réjouissant qu'une villa avec quelques limos dans les jardins, des Rolls-Royce, Bentley ou Mercedes et d'autres Ferrari, Maseratti. La vie est belle, voyons, arrêtons avec le pessimisme, cela ne nous ménera nulle part.
Réponse de le 23/01/2015 à 11:45 :
se doute que le commerce orienté vers les fameux 1% ne peut qu’être lucratif.
a écrit le 22/01/2015 à 18:57 :
encore heureux ( mutualisation des emprunts à hauteur de 20 %) au regard de l´ardeur à réformer ( évolution du déficit budgétaire et dette publique francaise ) des pays du club Med !
Vivent les bulles !
a écrit le 22/01/2015 à 18:49 :
Il me doit encore 16 mois de non inflation à 2 % .
a écrit le 22/01/2015 à 18:47 :
c'est pas pour autant que les banques vont prêter du fric !
a écrit le 22/01/2015 à 18:37 :
c'est de l'hébreux : action mutuelle du chacun pour soi ? sont forts ces économistes ! Faut encore voir la qualité de ce qui sera racheté , ce que l'âne qui n'a pas soif en fera , et combien il faudra éponger in fine sur le dos des manants .
a écrit le 22/01/2015 à 18:26 :
Heureusement que c'est un Italien qui se trouve à la tête de la BCE, ce plan d'assouplissement quantitatif (un nom déjà mi-figue mi-raisin) est très risqué et si il tourne mal, alors là nos journalistes pourront se déchaîner à coeur joie, ce qui ne serait pas le cas si Draghi était Français.
a écrit le 22/01/2015 à 17:52 :
Comme on ne veux pas réformer l'Europe on fait tourner la planche a billet
La chute sera encore plus grande

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