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Sommet G4

Le G4 d'accord pour soutenir les banques européennes

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Autour du chef d'Etat français Nicolas Saroky, la chancelière allemande Angela Merkel, les premiers ministres britannique Gordon Brown et Silvio Berlusconi italien, ont dressé samedi un catalogue de mesures pour faire face à la crise. Ils s'engagent à soutenir les banques européennes mais ont exclu l'idée d'un fonds commun de soutien. Ils ont appelé à un sommet international en vue d'une réforme du système financier mondial.

drapeau européen

Après les USA, les Européens dressent des mesures pour affronter la crise

Il a fallu environ trois heures de discussions pour que les dirigeants des quatre membres européens du G8 : France, Allemagne, Royaume-Uni et Italie, divisés ces derniers jours, se mettent d'accord sur les moyens à mettre en œuvre face à la crise financière qui secoue l'Europe.
« Ce qui est très important, c'est que devant une crise mondiale l'Europe existe et présente une réponse » a souligné le chef d'Etat Français, Nicolas Sarkozy, l'organisateur du sommet en tant que président en exercice du Conseil de l'Union européenne. « Nous avons tenu à prendre un engagement solennel des chefs d'Etat et de gouvernement de soutenir les établissements bancaires et financiers face à la crise », a-t-il déclaré. Tout en soulignant qu'"en cas de soutien public à une banque en difficulté, chaque Etat membre s'engageait à ce que les dirigiants qui ont failli soient sanctionnés".

Un soutien qui ne passera donc pas par un fonds européens de soutien refusé par l'Allemagne aux motifs que chaque pays « doit prendre ses responsabilités au niveau national », avait souligné fermement Angela Merkel.

L'occasion de pointer du doigt l'Irlande, pays au sujet duquel la chancelière a indiqué que les participants au mini-sommet avaient demandé à la Commission européenne et à la BCE (Banque centrale européenne) de se saisir. En effet, Dublin a irrité plusieurs pays, Grande-Bretagne en tête, en allant jusqu'à garantir l'intégralité des dépôts de ses banques, provoquant un afflux de clients vers leurs guichets. Et le communiqué publié à l'issue du sommet du G4 d'appeler à un « développement coordonné des règles européennes sur la sécurité des dépôts bancaires ».


Par ailleurs, les Etats européens entendent obtenir l'assurance que leurs banques ne seront pas pénalisées au moment où les Etats-Unis envisagent un assouplissement des normes comptables qui obligent les établissements financiers à évaluer une bonne partie de leurs actifs à la valeur de marché, un facteur qui a contribué à l'exacerbation de la crise.

A ce sujet, Nicolas Sarkozy a déclaré à l'issue du G4 que les normes comptables des banques devaient être modifiées « avant la fin du mois » afin de mettre ces dernières « sur les même ligne que leurs concurrentes internationales ». Il s'agit plus précisément de demander que les règles comptables relatives à la classification des actifs dans les bilans bancaires soient modifiées de façon à tenir compte de la durée de détention de ces actifs par les banques.

Ils ont appelé de leur vœu la réunion prochaine d'un sommet international en vue de s'attaquer « à une réforme réelle et complète du système financier international fondée sur les principes de transparence, de solidité bancaire, de responsabilité, d'intégrité et de gouvernance mondiale ».

Ils ont en revanche invité la Commission européenne à faire preuve de souplesse dans ses décisions sur les aides d'Etat aux banques en difficulté comme sur l'application des critères du traité de Maastricht en matière de dette et de déficits, ce qui n'est autorisé que des « des circonstances exceptionnelles ». Un point dont se réjouissait le camp du président Français. « Cela ne veut pas dire que l'on laissera maintenant filer les déficits », a toutefois tempéré Jean-Claude Juncker, premier ministre luxembourgeois et président de l'eurogroupe.

Enfin, l'unité de ces quatre « grands » reste à faire partager aux 23 autres membre de l'UE. Des « petits » dont l'absence au sommet est regrettée par Gunther Cappelle-Blancard, professeur d'économie à l'Université Panthéon Sorbonne. « les quatre appellent à plus de coordination mais se gardent de convoquer » les autres pays européens, estime-t-il, « surtout que l'Irlande et l'Espagne n'en sont pas et sont très touchés par la crise ».

 

 

 

latribune.fr

Vos réactions

  • Trapegeer a écrit le 06/10/2008 à 16:37 :

    • Quid du remboursement des sommes avancées aux banques pour les maintenir à flots ? Quid des modalités de remboursement si remboursement il doit y avoir ?

  • giantpanda a écrit le 06/10/2008 à 21:21 :

    • Concernant: "Un soutien qui ne passera donc pas par un fonds européens de soutien refusé par l'Allemagne " Trop facile à accuser un pays. A savoir combien la France aurait été prête à mettre dans la corbeille pour sauver la Hypo Real Estate avec des pertes possible de Euro 100 milliards. Je vois difficilement Mr. S. soutenant ceci devant les Français, ou même au niveau européen. Cordialement, giantpanda

  • Georges a écrit le 06/10/2008 à 21:21 :

    • Vu la dette des pays du g4 (je savais même pas que ça existait...) comment vont-ils sauver les banques? En faisant fonctionner la planche à billets (de monopoly)...

  • Parfois je me demande... a écrit le 06/10/2008 à 21:21 :

    • Le G4 d'accord pour soutenir les banques européennes, qui ont fait n'importe quoi, c'est vraiment pas le capitalisme que je m'imaginais...

  • mjgd a écrit le 06/10/2008 à 21:22 :

    • N.Sarkozy injecte des milliards des contribuables les plus modestes aux banques toutes clientes de chambre de compensation luxembourgeoise entre autre. Bonjour la transparence mais aucun média n'en parle!

  • Lauriston a écrit le 06/10/2008 à 21:23 :

    • Les titres de la presse sont éloquents quant aux résultats obtenus, d'une part, et aux réactions de l'Elysée, d'autre part. Unité de façade, unité européenne formelle. catalogue de mesures, ces titres indiquent qu'en fait le G4 n'a fait qu'avaliser ce qui avait été fait - et bien fait, selon le gouverneur de la BCE, Jean-Claude Trichet - pour sauver Fortis et Dexia. Quant à l'adaptation du pacte de solidarité aux circonstances actuelles, qui aurait constitué une nouveauté, elle a été immédiatement relativisée par Jose Manuel Barroso et Jean-Claude Juncker. On a donc bien affaire à un ravalement de façade ou à ce que les Anglo-Saxons désignent sous le nom de window dressing en matière de bilan. Une autre série de titres, L'Elysée jubile et Guaino claironne, Sarkozy bouscule l'Europe, satisfaction à l'Elysée, notamment, illustre la propension au cocorico du chef de ll'Etat, quel que soit le sort réservé à ses initiatives. On est pourtant loin de la "refondation du capitalisme" et d'un fonds commun euroipéen.

  • el che a écrit le 06/10/2008 à 21:23 :

    • Je ne vois qu'une révolution qui puisse vraiment modifier les choses, elle serait violente et sûrement avec des conséquences catastrophiques.I ls tergiversent sur les mesures à prendre, sur le besoin de réguler les systèmes financiers, alors qu'ils ont laissé faire un fonctionnement dont ils connaissaient depuis longtemps les risques. Pour ce qui est du partage des richesses, de baisser le train de vie de l'Etat, rien à ce sujet. Nous devons interdire l'enrichissement personnel (artistes, sportifs, grands patrons, etc.). Laisser à chacun de quoi vivre convenablement et ne pas accorder des salaires démesurés à des personnes sans scrupules. Pour que les hommes soient égaux en droit, il faut qu'ils le soient en moyens.

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