La Tribune

Winston Churchill, héros de la campagne électorale

Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Jean-Christophe Chanut  |   -  434  mots
Du sang, des larmes et de la sueur pour éviter le pire... Ce principe "churchillien" sera au cœur de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.

Le président de la république a trouvé son credo pour tenter de se succéder à lui-même à l'Elysée au printemps 2012 : apparaître aux yeux des Français comme un rigoureux père protecteur, capable de leur tenir un langage de vérité sur l'état des finances publiques. Une sorte de réincarnation de Georges Clemenceau ou de Winston Churchill, avec son fameux "du sang et des larmes". Une façon aussi de marginaliser le candidat socialiste, François Hollande, qui s'est lui-même qualifié de président "normal".

Or, la majorité présidentielle n'aura de cesse de le marteler dans les mois à venir, la période actuelle n'a rien de "normale". La crise financière et économique obligerait à rompre avec tout ce qui a été pratiqué depuis trente ans : les déficits publics filent et on vit à crédit. Les hussards du sarkozysme vont donc tenter de convaincre les Français qu'avec sa réforme fiscale et son souhait d'augmenter les impôts "des plus riches", François Hollande reste cantonné aux vieilles potions et n'a rien compris aux défis actuels et futurs.

La France ne souffrirait pas d'un manque de recettes mais bien davantage d'un surplus de dépenses. A l'inverse, bien entendu, Nicolas Sarkozy, avec son discours rigoureux sur la nécessaire limitation des dépenses - de protection sociale notamment - et le risque de perte du "triple A", se posera en rempart contre la descente de la France en deuxième division.

La majorité en place ne va donc pas hésiter à distiller de façon récurrente une crainte chez les Français avec une simple et fausse interrogation : "voulez-vous que la France finisse comme la Grèce ?". La réponse s'imposant d'elle même, il faudra donc bien accepter des sacrifices pour préserver le principal, améliorer la compétitivité et diminuer le coût du travail. Bref, tendre vers le nouvel horizon sarkozyste, à savoir l'Allemagne, "un système qui marche", a dit le président.

Il reste donc a François Hollande et aux socialistes à mettre au point un contre discours. La rigueur, certes, mais au service d'un projet de société. Et aussi démontrer que la majorité en place joue au pompier pyromane en criant haro sur les dépenses alors qu'elle a accordé quelque 75 milliards de "cadeaux fiscaux" depuis 2007. Dans ce contexte, Xavier Bertrand a raison : le thème de la justice (sociale, fiscale, économique) sera au centre des débats de la campagne, car les Français n'accepteront pas la rigueur s'ils la jugent frappée d'injustice.

Réagir

Commentaires

L'Aigle de la Lumière  a écrit le 26/05/2013 à 19:24 :

Ce que je souhaitais dire est déjà écrit. Je le fais donc d'une façon détourné et plus détaillé.
Un matin, à l?accueil, au restaurent Copenhague, « Maison de Danemark », aux Champs-Élysées, j'ai aperçu un homme plus déterminé que jamais. Je ne le reconnu pas immédiatement, mais pourtant, je savais que je l'avais déjà vu quelque part, ailleurs. Après son départ, son nom m'est revenu à l'esprit : j'avais eu sous mes yeux Mr. Nicolas SARKOZY ! Un homme déjà très populaire à l'époque. Au temps de Mr. Jacques Chirac, lorsque dans son Gouvernement, il était en difficulté, Mr. SARKOZY était là pour seconder. Je n'ajouterais rien de plus, car tout le monde doit en savoir long sur ce sujet. Il avait les qualités requises pour devenir Premier Ministre, mais dans un accès de revanche, Mr. Chirac ne le choisit pas. Cependant lorsqu'il y avait un souci dans le Gouvernement d'alors, Mr. SARKOZY, choisit pour seconder, réussissait avec succès. Mais à l'élection de 2007, entre plusieurs candidats, Mr. SARKOZY le devint. Je souhaiterais ajouter qu'il a réussi aussi un peu grâce au travail efficace de son équipe et sa détermination. Il fut ensuite choisit par le peuple avec brillance pour le poste de Président de la République. A ce moment encore, je vis qu'il avait la même détermination qu'autrefois. Or, peu après son élection, les médias et autres commencèrent petit à petit à se montrer distant. Ils ne réussirent pourtant pas à le faire flancher. Il y a des choses qu'il est vital de dire, même si elles blessent parfois, mais grâce à ça, nous pouvons par la suite corriger nos erreurs. Je souhaiterais de plus ajouter que le Gouvernement actuel, plus les partisans du PS, n'ont pas gagné la partie. Ils n'ont remporté cette partie qu'à cause du sentiment des médias et du peuple envers l'ex-président. Enfin, je termine en disant que, à l'avenir, par exemple pour l'élection présidentiel de 2017, il ne faudra commettre la même erreur en ne pensant qu'à assouvir ses désirs personnels, mais à penser au bien de tout le peuple. La jalousie ne conduira jamais à rien.

milou  a écrit le 28/06/2012 à 11:05 :

on commence a regretter car les français n'avaient peut être pas compris que notre pays était encore dans la crise, pour ma part, je n'avais pas changé ma politique et croyais que le gouvernement de monsieur Sarkosy qui nous avait permis de rester dans l'euro, continuerait à le faire.

milou  a écrit le 28/06/2012 à 11:05 :

on commence a regretter car les français n'avaient peut être pas compris que notre pays était encore dans la crise, pour ma part, je n'avais pas changé ma politique et croyais que le gouvernement de monsieur Sarkosy qui nous avait permis de rester dans l'euro, continuerait à le faire.

zappe  a écrit le 02/06/2012 à 15:09 :


la campagne est close

GABUZO  a écrit le 21/04/2012 à 10:41 :

n'est pas Churchill qui veut! depuis 5 ans c'est ligne Pétain qui a été la ligne directrice de NS de et comme en 1944 d'un coup la majorité des français deviennnet des résistants!

deception ...  a écrit le 17/12/2011 à 10:42 :

il pourra dire ce qu'il veut en avril 2012 il finira comme gisgard en 1981 la différence c'est que lui est vraiment inconpétent... comment à t on été aussi NAIF vous se faire endormir en 2007 ce qui est certain pour 2012 il faut mieux un bayerou ou un hollande voir
un villepin q'un sarko voir même autre ??

Thierry_R  a écrit le 18/11/2011 à 16:45 :

Comment ose t'il ? La seule évocation du nom de Winston Leonard SPENCER-CHURCHILL dans la bouche de N.S est une insulte à cet homme illustre. W.C aimait son pays et c'était un visionnaire, il avait de l'honneur, il n'a jamais été la risée de toutes les chancelleries.