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Jean-Christophe Chanut | 09/11/2011, 09:45 - 400 mots
Le président de la république a trouvé son credo pour tenter de se succéder à lui-même à l'Elysée au printemps 2012 : apparaître aux yeux des Français comme un rigoureux père protecteur, capable de leur tenir un langage de vérité sur l'état des finances publiques. Une sorte de réincarnation de Georges Clemenceau ou de Winston Churchill, avec son fameux "du sang et des larmes". Une façon aussi de marginaliser le candidat socialiste, François Hollande, qui s'est lui-même qualifié de président "normal".
Or, la majorité présidentielle n'aura de cesse de le marteler dans les mois à venir, la période actuelle n'a rien de "normale". La crise financière et économique obligerait à rompre avec tout ce qui a été pratiqué depuis trente ans : les déficits publics filent et on vit à crédit. Les hussards du sarkozysme vont donc tenter de convaincre les Français qu'avec sa réforme fiscale et son souhait d'augmenter les impôts "des plus riches", François Hollande reste cantonné aux vieilles potions et n'a rien compris aux défis actuels et futurs.
La France ne souffrirait pas d'un manque de recettes mais bien davantage d'un surplus de dépenses. A l'inverse, bien entendu, Nicolas Sarkozy, avec son discours rigoureux sur la nécessaire limitation des dépenses - de protection sociale notamment - et le risque de perte du "triple A", se posera en rempart contre la descente de la France en deuxième division.
La majorité en place ne va donc pas hésiter à distiller de façon récurrente une crainte chez les Français avec une simple et fausse interrogation : "voulez-vous que la France finisse comme la Grèce ?". La réponse s'imposant d'elle même, il faudra donc bien accepter des sacrifices pour préserver le principal, améliorer la compétitivité et diminuer le coût du travail. Bref, tendre vers le nouvel horizon sarkozyste, à savoir l'Allemagne, "un système qui marche", a dit le président.
Il reste donc a François Hollande et aux socialistes à mettre au point un contre discours. La rigueur, certes, mais au service d'un projet de société. Et aussi démontrer que la majorité en place joue au pompier pyromane en criant haro sur les dépenses alors qu'elle a accordé quelque 75 milliards de "cadeaux fiscaux" depuis 2007. Dans ce contexte, Xavier Bertrand a raison : le thème de la justice (sociale, fiscale, économique) sera au centre des débats de la campagne, car les Français n'accepteront pas la rigueur s'ils la jugent frappée d'injustice.
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milou a écrit le 28/06/2012 à 11:05 :
on commence a regretter car les français n'avaient peut être pas compris que notre pays était encore dans la crise, pour ma part, je n'avais pas changé ma politique et croyais que le gouvernement de monsieur Sarkosy qui nous avait permis de rester dans l'euro, continuerait à le faire.
milou a écrit le 28/06/2012 à 11:05 :
on commence a regretter car les français n'avaient peut être pas compris que notre pays était encore dans la crise, pour ma part, je n'avais pas changé ma politique et croyais que le gouvernement de monsieur Sarkosy qui nous avait permis de rester dans l'euro, continuerait à le faire.
zappe a écrit le 02/06/2012 à 15:09 :
la campagne est close
GABUZO a écrit le 21/04/2012 à 10:41 :
n'est pas Churchill qui veut! depuis 5 ans c'est ligne Pétain qui a été la ligne directrice de NS de et comme en 1944 d'un coup la majorité des français deviennnet des résistants!
deception ... a écrit le 17/12/2011 à 10:42 :
il pourra dire ce qu'il veut en avril 2012 il finira comme gisgard en 1981 la différence c'est que lui est vraiment inconpétent... comment à t on été aussi NAIF vous se faire endormir en 2007 ce qui est certain pour 2012 il faut mieux un bayerou ou un hollande voir un villepin q'un sarko voir même autre ??
Thierry_R a écrit le 18/11/2011 à 16:45 :
Comment ose t'il ? La seule évocation du nom de Winston Leonard SPENCER-CHURCHILL dans la bouche de N.S est une insulte à cet homme illustre. W.C aimait son pays et c'était un visionnaire, il avait de l'honneur, il n'a jamais été la risée de toutes les chancelleries.
Lundi a écrit le 09/11/2011 à 20:36 :
Cette attitude « churchillienne » de Sarkozy avait été annoncée dès la mi-septembre par La Lettre du Lundi dans son billet Timeo Danaos : voir http://lalettredulundi.fr/2011/09/page/2/
balzac a écrit le 09/11/2011 à 15:36 :
ce monsieur n'a rien a voir avec clemenceau qui disait ' les politiques c'est comme les chaussettes , c'est quand elles puent qu'il faut en changer ' , là on est dans la continuitée de l'imbecilitée europenne , le triple AAA est dejà perdu de toutes manieres , lui faire confiance sur l'economie quand on a un bilan aussi depensier et aussi aveugle c'est faire confiance a une cigale , comparer avec churchill c'est meme offensant envers cet homme qui avait vu venir le peril en allemagne , là on est juste dans les sondages et la communication , mais rien de visionnaire , que du court termisme , c'est desolant
com a répondu le 09/11/2011 à 17:42:
et affligeant d'oser une telle comparaison les communicants devraient revoir leurs cours d'histoire!
loulou de russie a écrit le 09/11/2011 à 14:46 :
C'était 2007 qu'il fallait dire cela... Et le faire : l'occasion, UNIQUE, était la crise, naissante en 2008/2009. Maintenant, il est tard, beaucoup trop tard. Le petite caporal ne sera jamais général! C'est la raison pour laquelle je ne revoterai pas pour lui; sachant qu'avec son remplaçant cela ne sera pas mieux, sinon pire...
lespiedsdansleplat a écrit le 09/11/2011 à 13:41 :
Monsieur le Président oublie que sous sa Présidence l'endettement a explosé. Que nous avons un Euro / Mark est trop fort pour l'économie française et gràce à cet Euro qu'il vénère, chaque semaine annonce son lot de licenciements Et puisque son modèle ce sont nos cousins germains, qu'il fasse un référendum pour rattacher la France en tant que 17 ième lânder Allemand
napoleon a écrit le 09/11/2011 à 11:17 :
on veut de l'exportation et du travail ! pour l'addition c'est comme au restaurant chacun doit payer sa part avec une certaine justice.
candide a écrit le 09/11/2011 à 10:58 :
Depuis 2007, les gouvernement Sarkozy ont fait exploser les déficits passant de budget avec des déficits de l'ordre de 15/20% à des déficits supérieurs à 30%- la palme pour le budget 2010 où le déficit budgété était de 55,5 %. Après tant d?incompétence et d'irresponsabilité, ce gouvernement est très mal placé pour donner des leçons de gestion financière. On pourrait même se demander si cela n'a pas été fait exprès d'augmenter les dettes pour mieux mettre aux pas le pays : les accords de Lisbonne pour une privatisation des secteurs publics étant plus facile à être avalée.
loulou a répondu le 13/06/2012 à 12:27:
on nous donne des chiffres mais où est la vérité car n'oublions pas que nous vivons depuis 2008 une crise et qu'il a fallu prendre des décisions. Si il y a eu dépenses pour redresser le pays je ne suis pas contre mais attendons les prochaines années...