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Chronologie

1° juillet 2004 : l'affaire devient judiciaire, publique et politique

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Le dirigeant d'Airbus, Philippe Delmas, accusé par les listings, porte plainte pour dénonciation calomnieuse. La DST est désormais convaincue de la fausseté des listings. L'hebdomadaire le Point en « révèle » le contenu. Le nom de Nicolas Sarkozy est cité.

1° Juillet 2004 : Philippe Delmas porte plainte pour dénonciation calomnieuse contre X. Il vise les fichiers transmis, le 3 mai 2004, au juge Van Ruymbeke. L’enquête sur cette plainte sera confiée le 3 septembre 2004 au juge d'instruction Jean-Marie D'Huy. Le 27 février 2006, le juge Henri Pons lui sera adjoint pour l'aider devant l'ampleur du dossier. C’est le début de l’enquête judiciaire qui aboutira cinq ans plus tard au procès qui va s’ouvrir le 21 septembre 2009.

5 juillet 2004 : Dominique de Villepin, devenu ministre de l'intérieur, demande à la Direction de la surveillance du territoire (DST, service de contre-espionnage dépendant du ministère de l’intérieur) de vérifier si les listings sont vrais ou faux. Le nom d'un fonctionnaire de la DST, Jean-Jacques Martini, figure dans les listings.

8 juillet 2004 : l'hebdomadaire le Point publie un dossier sur l'affaire avec les listings faux et un article de Denis Robert affirmant que le corbeau dit en partie la vérité.

Juillet 2004 : Le nom de Jean-Louis Gergorin commence a être cité comme l'auteur des envois au juge Van Ruymbeke.

Mi-juillet 2004 : Pour la première fois, Dominique de Villepin et Michèle Alliot-Marie s'informent sur les enquêtes ordonnées par le premier à la DST et par la seconde au général Rondot. Le 19 juillet, avec l'accord de Michèle Alliot-Marie, Rondot rend compte à Villepin des résultats de son enquête.

Mi-juillet 2004 : Dominique de Villepin dit au journaliste Franz-Olivier Giesbert, patron du Point, qui a révélé les faux listings : « Sarkozy, c’est fini. Si les journaux font leur travail, il ne survivra pas à cette affaire là ». « Cette phrase faisait référence à une analyse politique et psychologique concernant Nicolas Sarkozy, tout à fait indépendante de l’affaire Clearstream », indique Villepin, lors d'une audition par les juges d'Huy et Pons.

21 juillet 2004 : Le directeur de la DST, Pierre de Bousquet de Florian, informe Pierre Mongin, directeur de cabinet de Dominique de Villepin, ministre de l'intérieur, que l’affaire est un montage et Jean-Louis Gergorin le probable manipulateur. Le Directeur général de la police nationale, Michel Gaudin, proche de Nicolas Sarkozy, est également informé.

27 juillet 2004 : Les services de renseignement suisses transmettent au général Rondot la fin de leurs vérifications. Leur conclusion est nette : l’affaire des fichiers est un montage. Rondot en informe Philippe Marland, directeur de cabinet de Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense, ainsi que Dominique de Villepin, ministre de l'Intérieur, et la DST.


Note : Cette chronologie a été établie à partir de l’ordonnance de renvoi rédigée par les juges d'instruction D'Huy et Pons. Les accusés au procès Clearstream sont réputés innocents.

Suivez toutes ces prochaines semaines toute l'actualité du procès Cleastream sur votre site latribune.fr.

Pascal Junghans

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