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Chronologie

Avril 2004 : Rondot doute de la fiabilité des listings

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Les services de renseignement suisses informent le général de leurs premières vérifications : les listings seraient falsifiés. Villepin aurait donné instruction à Gergorin de les transmettre au juge Van Ruymbeke.

6 avril 2004 : Lors d'une réunion avec Philippe Marland, directeur de cabinet de Michèle Alliot-Marie, ministre de la défense, le général Rondot fait part de ses premiers doutes sur la véracité des listings que Jean-Louis Gergorin lui a transmis en lui affirmant qu'Imad Lahoud les a obtenu en pénétrant le réseau informatique de Clearstream.

Le même jour : Le général Rondot demande à Imad Lahoud de répéter devant lui cette pénétration. L'opération se déroule à partir d'un ordinateur portable dans le parc de Meudon puis au bureau de Lahoud à EADS. Selon Rondot, des listings défilent sur l'écran, qui continent des noms. Rondot déclare aux enquêteurs qu'il a été convaincu. Il exprime cependant ses doutes dans ses carnets. Le général Rondot, simple utilisateur d'ordinateur, n’est en rien un expert informaticien.

13 avril 2004 : Le général Rondot reçoit le compte rendu des premières recherches demandées aux services secrets suisses sur la véracité des listings Clearstream. Pour les Helvétiques, ils sont faux.

Le même jour : Le général Rondot rend compte de cette information à Philippe Marland, directeur du cabinet de Michèle Alliot-Marie. Marland donne instruction à Rondot de couper toutes relations avec Jean-Louis Gergorin et Imad Lahoud et de prévenir Dominique de Villepin de la fausseté des listings. Un compte-rendu sera rédigé à Michèle Alliot-Marie dressant le bilan des découvertes de Rondot. Cette note sera adressée à la ministre le 21 avril 2004.

14 avril 2004 : Le général Rondot convoque Jean-Louis Gergorin et Imad Lahoud au ministère de la Défense. Il les informe que les listings sont faux et qu'il soupçonne une opération de désinformation. Gergorin continue à affirmer sa certitude dans la validité des listings.

Entre le 6 et le 14 avril 2004 : Dominique de Villepin donne l'instruction à Jean-Louis Gergorin de transmettre des listings à un juge. Cette réunion est niée par Villepin.

14 avril 2004 : Jean-Louis Gergorin informe Dominique de Villepin qu'aux yeux du général Rondot, les listings sont faux. L’aparté se déroule après une cérémonie de remise de décoration à Gergorin par Villepin.


Note : Cette chronologie a été établie à partir de l’ordonnance de renvoi rédigée par les juges d'instruction D'Huy et Pons. Les accusés au procès Clearstream sont réputés innocents.

Suivez toutes ces prochaines semaines toute l'actualité du procès Cleastream sur votre site latribune.fr.

Pascal Junghans

Vos réactions

  • MDR a écrit le 29/09/2009 à 06:35 :

    • Le général Rondot a exprimé des doutes. Oh mais oui qu'il pouvait! Tellement c'était gros et grossier. Pour les Helvétiques, ces listings sont faux. Et ils ont dû tellement rire qu'ils doivent encore avoir des crampes aux abdos. Pourquoi ce sarcasme? Parce que Clearstream est une chambre de compensation. Une banque A doit verser un total de 15 millions vers une banque B mais doit recevoir de cette même banque 13,5 millions, alors Clearstream se charge d'organiser une unique transaction de 1,5 millions entre la banque A et la banque B. Et bien entendu, une chambre de compensation ne peut avoir comme clients que des institutions financières! Trouvez l'intrus dans le listing... Ah, Sarkozy n'est pas le seul nom de cette liste... Le suspens est court. Il existe une tradition de petites banques suisses ou le banquier est responsable sur ses propres biens de la bonne marche de sa banque. Ce banquier donne souvent son nom à sa banque pour l'afficher comme la garantie personnelle de sa gestion. Sarkosy n'est donc pas le seul nom, mais c'est le seul à ne pas être une banque. Cette affaire est ridicule et ridiculisante (pour la pseudo élite française). L'appât du gain a aveuglé tous les intervenants, de Villepin trop content à l'idée de pouvoir mouiller Sarkozy, à Lahoud trop content de jouer les agents secrets, à Gergorin (trop content d'avoir enfin édité une feuille excel, fût-ce avec l'aide d'un mathématicien qui possède un DEA de physique?) en passant par les juges trop contents de chasser du gros gibier politique_ ils pensaient pister Sarkozy, ils auront finalement la tête de Villepin.

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