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Justice

Affaire Clearstream : le juge d'Huy, acharné à la poursuite de son enquête

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Le juge d'instruction Jean-Marie d'Huy aurait poursuivi son enquête dans l'illégalité. Portrait d'un homme décidé à connaître la vérité dans une affaire encore ténébreuse.

Le juge d'Huy qui, avec son collègue Pons, était en charge de l'instruction de l'affaire Clearstream, aurait continué son enquête après la clôture officielle de l'instruction de cette ténébreuse affaire de dénonciation calomnieuse de personnalités, dont Nicolas Sarkozy. Le juge aurait poursuivi son travail hors procédure, raconte Le Parisien de ce jeudi 10 septembre 2009, interrogeant Imad Lahoud, le financier accusé d'avoir falsifié les listings, puis Jean-Louis Gergorin, accusé d'avoir transmis les listings falsifiés au juge Van Ruymbeke et au général Rondot, alors que le procès de cette affaire débute le 21 septembre.

Ce dérapage s'expliquerait-il par l'acharnement caractéristique de ce magistrat âgé de 53 ans ? Jean-Marie d'Huy est un ancien enseignant, devenu inspecteur des impôts, puis juge d'application des peines et enfin juge d'instruction. C'est à Evry qu'il s'est familiarisé avec les affaires pénales financières et a commencé à se faire connaître en mettant en examen l'ex-PDG du groupe Alcatel, Pierre Suard, condamné en mars 1999. C'est aussi à Evry qu'il a travaillé avec le futur président du procès Clearstream, Dominique Pauthe.

Le juge d'Huy a ensuite été affecté en 2003 au pôle financier de la rue des Italiens à Paris, qui traite la plupart des affaires politico-financières les plus croustillantes. Il s'est attaqué notamment à l'affaire du comité d'entreprise d'EDF, au sein duquel des détournements auraient été opérés. Spécialisé dans les dossiers financiers, il les a souvent traités avec son collègue Henri Pons, 46 ans. Avant de s'attaquer à l'affaire Clearstream, ils ont affronté de concert les dossiers Rhodia ou Vivendi.

Cette "enquête parallèle" du dossier Clearstream s'expliquerait-elle par le refus du juge d'Huy de voir son enquête clôturée abruptement par leurs supérieurs ? Alors qu'il s'attaquait, avec Henri Pons, à des gros morceaux, comme la perquisition du bureau et du domicile d'Yves Bertrand, ancien patron des RG, menée le 15 janvier 2008, les deux juges ont dû achever leur enquête et rédiger leur ordonnance de renvoi, qu'ils ont rendue le 17 novembre 2008. Il est vrai que leur instruction sur une simple affaire de dénonciation calomnieuse avait débuté le 1er juillet 2004, soit plus de quatre ans auparavant, mobilisant deux juges et plusieurs services de police.

Or, à lire cette ordonnance et le dossier d'instruction, comme latribune.fr l'a fait, cette affaire Clearstream apparaît encore aujourd'hui bien incompréhensible. Justifiant ainsi la volonté de savoir du juge. Le seul problème, c'est qu'il a agi en dehors de la loi. Ce qui pose question pour un juge.

Pascal Junghans

Vos réactions

  • Démosthène a écrit le 20/09/2009 à 11:49 :

    • Que de haine !!! Je parle des commentaires et des commentateurs.

  • Milou a écrit le 16/09/2009 à 13:01 :

    • De toutes façons, vu que Monseigneur Sarko veut créer une néo-mafia à la française en supprimant les juges d'instructions pour magouiller au doigt et à l'oeil, il pourrra se sortir de cette affaire sans encombre. PAUVRE FRANCE, on est dirigé par des MARGINAUX qui veulent imposer leur loi !

  • gfs a écrit le 15/09/2009 à 06:01 :

    • daccor

  • l'emmerdeur a écrit le 14/09/2009 à 09:38 :

    • il faut aller jusqu'au bout. Tant mieux si le travail d'un juge "dérange "un "ex". S'il est innocent, il en sortira grandi . s'il est coupable, qu'il disparaisse du paysage politique. raz le bol de ces menteurs et ..... voleurs.

  • iciailleurs a écrit le 14/09/2009 à 09:38 :

    • Pur un homme ou une femme politique, il y a deux possibilités : servir la France ou se servir de la France. J'ai l'impression qu'n grand nombre de politique a chois la première possibilité.

  • Tetricvs a écrit le 14/09/2009 à 09:37 :

    • Je reconnais qu'il faudrait pour votre site une certaine audace pour publier ceci qui est la version qui ne sera connue que dans une vingtaine d'années... Bref, tout est clair? un scénario bien pervers, comme son instigateur N. Sarkozy, on fabrique un faux listing dont on espère que Villepin, naïf, en fasse usage contre son supposé futur concurrent. C?est absolument, génial, du bon travail car Sarkozy, comme dans ses affaires de pots de vin ne laisse jamais de traces (ex. Les retrocommissions de Karachi)? Dans tout cela N. Sarkozy est servi par une presse aux ordres et une justice au service. Dans le procès Villepin ne pourra donc pas jouer cette carte mais se préserver du «croc du boucher»? Sa haine de Villepin, qui est maladive, ne puise pas ses forces dans l?outrage de la probité suspectée (qu?a-t-il de près ou de loin avec la notion d?honneur ? Notion qui lui est complètement étrangère et qui doit lui paraître bien ringarde ?cf. «l?important c?est d?être réélu»-) non c?est sa vieille haine du plus cultivé, du plus beau, du plus grand, une haine d?immature...

  • Tetricvs a écrit le 14/09/2009 à 09:36 :

    • J'ai gagné !!!!

  • qui sait? a écrit le 14/09/2009 à 09:28 :

    • Si un juge s'obstine autant en se mettant meme hors la loi, c'est qu'il a un interet personnel quelque part. Il est donc partial dans le dossier et doit etre desaisi de l'affaire.

  • Michel P. a écrit le 13/09/2009 à 11:38 :

    • Comme le dit le dicton "Quand on veut étrangler son chien on dit qu'il a la rage" et quand on veut vraiment avoir la peau d'un homme on se met "hors la loi" si nécessaire. C'est curieux cette conception d'obtenir (à défaut d'aveux) la vérité non?

  • jcm a écrit le 11/09/2009 à 16:44 :

    • Pour qu'un magistrat s'obstine de la sorte,il doit avoir de bonnes raisons. Cette affaire Clearstream,digne d'un roman d'espionnage,fait la démonstration de la duplicité des hommes politiques entre eux, de la façon dont le pouvoir s'exerce, de la façon dont on sert en démocratie des mêmes méthodes que dans les pays de l'ex Urss. Si nous avons une justice qui se dit indépendante du pouvoir, et notamment de l'éxécutif, le comportement du juge semble l'indiquer au risque de se voir sanctionner. En revanche, rien ne dit si cette même justice a les ressources suffisantes pour faire toute la lumière sur cette ténèbreuse affaire. Et pour conclure saura-t-on un jour la vérité?, c'est à espèrer pour peu que la presse fasse un travail honnête loin du sensationnel,que la justice ne se laisse pas diriger par cet executif dont sait de la conception qu'il se fait de la séparation des pouvoirs.

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