Contenu :
![]() | Les plus commentés |
![]() | Les plus envoyés |
| Les plus lus |
Lien permanent vers cet article :
http://www.latribune.fr/actualites/politique/affaire-clearstream/le-proces-clearstream/20091013trib000432670/proces-clearstream-minute-par-minute-revivez-les-premieres-plaidoiries.html
La Tribune.fr - 13/10/2009 | 18:11 - 4907 mots

La première phase du procès Clearstream s'est achevée comme elle avait commencé : par une déclaration publique de l'ex Premier ministre Dominique de Villepin qui s'est dit victime d'un complot politique. Il a aussi dénoncé la différence de traitement entre lui et la ministre de la Justice (et auparavant de la Défense, puis de l'Intérieur) Michèle Alliot-Marie.
Auparavant, les juges ont pu assister à l'audition de l'ex-patron des RG (renseignements généraux, fusionnés avec la DST, direction de la surveillance du territoire, pour créer la DCRI), Yves Bertrand, qui a démenti toutes les accusations d'Imad Lahoud assurant avoir falsifié les fichiers Clearstream dans le bureau du maître espion, puis de l'ancien responsable de la stratégie d'Airbus (filiale d'EADS) qui a raconté sa vie professionnelle brisée par la bataille avec son ex ami devenu rival, Jean-Louis Gergorin, alors responsable de la stratégie chez EADS, soupçoné d'être à la fois le corbeau de l'affaire Clearstream et l'un des auteurs de la falsification.
Alors qu'ont commencé les plaidoiries, les pronostics des observateurs vont bon train sur le verdict final. Beaucoup s'attendent à un non-lieu pour Dominique de Villepin, qui a résisté aux attaques et aux soupçons. Il risque d'en aller différemment pour Imad Lahoud et Jean-Louis Gergorin.
9 h 23
Le grand moment des avocats commence. A compter d'aujourd'hui, ils ont désormais 6 jours, à peine entrecoupés par une demi-journée consacrée au réquisitoire du procureur, pour convaincre les magistrats de la culpabilité ou de l'innocence des accusés. Ce matin, la parole est aux avocats des parties civiles Clearstream, Martinez et Lasteyrie du Saillant. Chacune ciblant un des accusés Robert ou Gergorin. L'après-midi sera consacrée aux avocats de Gomez, Gaubert, Gaydamak, BFA, Madelin et EADS. Mais pour l'heure, la salle se remplit doucement et avec retard. Le premier à y pénétrer : Lahoud.
9 h 37
Le président arrive et donne tout de suite la parole à Maitre Belloc, avocat de Clearstream.
Maitre Belloc : un livre dit d'enquête est devenu passerelle vers la fiction. Mais ce livre déclenche l'affaire, le vol de Bourges et la manipulation de Lahoud. Surtout ce livre a accrédité les listings falsifiés auprès des plus hautes autorités. Ce livre auquel ni le Monde ni Libération, ni la presse étrangère n'y a cru. "c'est à la suite de mon livre que toute l'affaire s'est montée", dit Robert. Robert qui a été le premier informé de la manipulation. Ce fantasme est imprimé dans les esprits. Clearstream restera toujours synonyme de manipulation et d'affaire d'Etat.
Maitre Belloc : C'est donc sur les origines de l'affaire le vol et l'abus de confiance que nous allons nous pencher. Pourquoi Bourges? La question de l'argent ne l'intéresse pas. Il n'a jamais cru aux thèses de Robert sur les comptes publiés et non publiés. Il dit que Clearstream n'était pas au courant des erreurs informatiques. Bourges n'a jamais changé d'avis. En ce qui concerne le délit d'abus de confiance reproché à Bourges, les choses sont simples : il y a une clause de confidentialité. Elle a été signée par Bourges. Qu'importe la forme des documents transmis. En ce qui concerne les données transmises à Robert, Bourges reconnaît avoir transmis la base Excel. Il dit que cette liste est publique car Clearstream publiait cette liste sur Internet à l'époque. Je ne comprends pas très bien. Bourges a transmis cette liste et d'autres documents, des fichiers de transactions.
Au micro, ce qui est rare pour un avocat, Maitre Belloc enfonce le clou.
La liste des clients n'est pas celle publiée sous format PDF mais celle sous format Excel venue directement de la base de Cleartrseam, exploitable informatiquement. Si cette base était accessible au public, pourquoi Bourges aurait pris de telles précautions pour éviter que l'on puisse remonter à lui. Quant aux données remises à Lahoud, Bourges dit qu'il a tout conservé de son travail : fichiers clients, transactions, mémos. Ce sont bien les données brutes de Clearstream.
Maitre Belloc : Lahoud a même proposé d'indemniser Bourges. J'en viens à Robert. Je ne m'étendrais pas sur le recel puisqu'il ne le conteste pas. Il les a détenus et utilisés. Robert ne pouvait se méprendre sur l'origine frauduleuse des listings. Robert invoque en revanche la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'Homme sur la liberté d'information. Mais cette jurisprudence prévoit l'impunité seulement si le receleur est journaliste et journaliste de bonne foi. Robert a eu bien d'autres casquettes. Robert a été un acteur de cette affaire et un propagandiste du corbeau. Robert est intervenu dans cette affaire au moins à 4 reprises clés, sortant de son rôle de journaliste pour mener une croisade contre Clearstream.
La première intervention c'est lorsqu'il remet les fichiers à Lahoud. Il a, en plus, organisé une rencontre entre Bourges et Lahoud. Sans cette rencontre, qui n'était pas fortuite, il n'y aurait pas eu d'affaire. Il instrumentalise aussi une relation amicale avec un juge, une vraie légende, dans sa croisade. Il était essentiel, dans la manipulation, qu'un juge soit saisit et pas n'importe lequel.
Robert n'est pas un journaliste de bonne foi lorsqu'il publie un article dans le dossier du Point, point de départ médiatique de cette affaire. Il défend le corbeau dans cet article. Il n'a pas d'élément pour affirmer que ces informations sont exactes. Il sort une quatrième fois, lorsqu'il dissuade Bourges de témoigner devant les juges d'Huy et Pons (NDLR : les juges d'instruction de l'affaire Clearstream) car cela ruinerait sa thèse. Robert témoignera plus tard contre l'avis de Bourges. Comme le dit le procureur, Robert à un rapport à la vérité altéré. Robert est donc largement sorti de son rôle de journaliste de bonne foi. Il a contribué à bloquer la vérité. Pourquoi? Il l'écrit : "le corbeau a fait parler de l'essentiel". Dans l'univers halluciné de Robert, le corbeau a prouvé les assertions de Robert.
En conclusion, Robert a écrit : "ce qui me plait le plus dans les livres, c'est la capacité qu'ils ont à peser sur le cours des choses". Robert a été comblé au-delà de toutes ses espérances.
Maitre Malka, autre avocat de Clearstream : lorsque le général Rondot a dit qu'en France, les militaires ne jouissaient pas d'une bonne réputation, j'ai failli me lever en disant : les chambres de compensation luxembourgeoises non plus. Ce n'est pas grave. Jamais un juge en 40 ans n'a fait grief de malhonnêteté à Clearstream. Les accusations de Robert sont bidon. Mais nous ne ferons pleurer personne. Mais si on accepte ces accusations, que devient la vérité? Le militantisme va remplacer le bon sens. Et cette affaire va rendre fou ceux qui vont l'approcher. Des dirigeants, des hommes d'affaires ne croient plus ce qui est, il y a un vrai problème. Ce qui m'a frappé, c'est le gâchis monumental auprès de nos institutions et ce gâchis humain. Ni un Premier ministre, ni un dirigeant d'EADS n'ont de raison de se retrouver ici. Ni même un journaliste. Ni Bourges. Ils y sont en partant de rien, d'une chimère, d'une légende noire.
L'empathie a été une arme de manipulation massive. On donne à chacun ce qu'il a envie d'entendre. On donne frégates de Taiwan, un livre avec Eva Joly, Ben Laden. Mais tout était posé dès 2001. Article du 14 novembre 2001 : "selon Robert, Ben Laden se sert de Clearstream". On a rien inventé. On se sert de ce qui existe. On est dans du gloubi boulga. Ce gâchis, ce n'est pas au nom de Cleartsream que je vous demande de le réparer.
Autant Maitre Belloc était technique, autant Maitre Malka est enflammé. Son téléphone sonne. Il s'interrompt. Puis repart.
Maitre Malka : Le compte Gomez. Je n'en peux plus. Un coup de fil aurait suffit pour démonter. Mais personne ne l'a passé. Le juge suisse Bertossa a reconnu qu'il n'avait rien trouvé sur les chambres de compensation luxembourgeoises. De même avec Van Ruymbeke. Dès qu'on entre dans le concret, il n'y a plus rien. Le parquet du Luxembourg dit aussi qu'après enquête, il n'y a rien dans Clearsteram. Je souhaite bon courage à mes confrères pour dire que les Luxembourgeois sont tous corrompus.
Le terreau de l'enquête est là : des livres des films, des expositions de peintures, qui s'acharne?
Quant à Bourges, je le trouve très sympathique, il est jeune, immature. Mais il me semble incontestable que sa responsabilité est acquise. Comment une entreprise pourrait commander un audit si un stagiaire peut ensuite donner des documents à la presse? On fait à Bourges une grande injustice de dire qu'il est à l'origine de tout. Il n'y a Bourges que parce qu'il y Robert, mais la source de toute cette affaire, je suis le seul à pouvoir en parler, quelle est la source, qui a créer le corpus d'accusation? Qui a donné les premiers listings ? C'était un cadre de Clearstream, licencié depuis en 1983. C'est Ernest Backes. Il est devenu gérant de boucherie. On lit dans un livre de Robert qu'il a joué un rôle important dans la libération des otages américains, c'est lui qui a trouvé les fonds de Ben Laden, c'est lui qui est le correspondant habituel du FBI. Tout part de là. Backes est le co-auteur de Robert. Les avocats de Villepin se trompent, ce n'est pas pour Villepin le croc de boucher. Le croc de boucher, c'est pour Backes. Il lui est promis par Sarkozy. C'est ce qu'écrit Robert. Et ça fait huit ans que l'on est traîné dans la boue. Tout n'aurait jamais dû exister. Tout n'aurait jamais dû exister.
Maitre Malka, enflammé, plein d'un humour noir, s'attaque à la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH). Le micro tremble. Maitre Malka continue.
10 h 37
Sans désemparer, Maitre Malka traque la vendetta menée par Robert contre Clearstream.
Maitre Malka : Robert publie un livre en 2001 puis un autre en 2002. Et il essaie de comprendre en 2003. On publie d'abord et on comprend après ! Est-ce que oui ou non, donner les listings à Lahoud sert à informer le public français? Et bien, non ! A-t-on suivi la déontologie? Non, rien n'a été confirmé par l'enquête menée en 2001 par le parquet du Luxembourg.
Le président fait une mimique : il en a marre. Il n'est pas président d'une audience de la chambre de la presse.
Maitre Malka : un mot sur le témoin Marson, j'en ai bientôt terminé. Marson haut cadre de BNP Paribas, témoin de la commission sur le blanchiment présidée par le député Montebourg. Il dit : "les chambres de compensation comme Clearstream ne sont pas les endroits où l'on fait du blanchiment". C'est une histoire de dingue. Et l'autre témoin, Joël Bucher, de la Société générale, témoin de Robert, il écrit : "je ne témoignerai jamais pour Robert". Il souligne le manque de sérieux de Robert et ses "intérêts mercantiles". Un mot quand même : la justice a fait son travail. Ce n'est pas facile de condamner un journaliste contre le méchant ogre luxembourgeois. La Justice l'a fait. Le premier jugement de condamnation, définitif, c'est en 2002. Deuxième décision définitive aussi en 2002.
Le président : concluez !!
Maitre Malka : en mars 2004, 50 pages de jugement, le système étrillé. Condamnations y compris de la CEDH. Il fallait du courage car on a joué l'opinion. J'ai reçu des injures mais les magistrats aussi. C'est ce terreau-là qu'il faut assécher.
J'en arrive à nos demandes dans cette affaire qui porte le nom de ma cliente, nul besoin d'insister sur le préjudice, mais il fait arrêter le gâchis. Il vous appartiendra de juger. Nous sommes usés par les huit années de procédure. Nous nous en remettons à la sagesse du Tribunal. Nous demandons la condamnation de Bourges. Nous ne réclamons rien. Pour nous, c'est fini.
Il est 10 h 57, le président accorde 5 minutes mais seulement 5 minutes de suspension d'audience.
Le président revient il est 11 h 03. Personne dans la salle. La greffière court rameuter les avocats et leurs clients
Le président : pressons nous ! Madame l'huissier, faites le nécessaire pour écouter maitre Garaud. Robert garde son rythme, paisible.
Maitre Garaud, avocat de Delmas : on a parlé d'un procès exceptionnel. Il l'est pour Delmas. Il savait que la calomnie est rarement poursuivie. Pourtant le préjudice est certain, il a perdu son travail, il l'a empêché de retrouver un autre. Il a attendu ce procès et il l'a attendu avec confiance. Il a fait un témoignage démontrant que Gergorin était responsable de la manipulation. Telle n'a pas été sa surprise que la seule contradiction qu'on oppose à son témoignage long et détaillé était l'émotion, les deux ou trois erreurs de chronologie, et le fait qu'il ait oublié d'avoir porté une jeune fille de 11 ans sur les fonds baptismaux.
On lui a opposé un passage d'un livre disant qu'il aurait tenté de déstabiliser Lagardère. Il y a un constat que Gergorin n'affronte pas la démonstration de Delmas en sa présence. Il ne fait que s'excuser. Mais le tribunal se rappellera l'audience du 29 septembre : il a enchaîné les explications les plus abracadabrantesques, le mensonge était respirable. Personne ne croyait Gergorin. Il a affirmé être trompé par Lahoud, qui ne peut garder une ligne de mensonge plus de cinq minutes. Que Lahoud ait pu monter un mensonge d'une complexité aussi grande est ainsi impossible. L'intelligence aussi fine et structurée, comme le dit un témoin cité par Gergorin, c'est celle de Gergorin.
Maitre Garaud procède sans effet de manche, presque paisible, avec sa haute taille.
11 h 17
Maitre Garaud poursuit : ce que cette affaire a montré, c'est que la capacité à mentir de Gergorin est avérée, stupéfiante. Il est très convaincant lorsqu'il ment. Et c'est un élément que devra retenir mon client. Je voudrais m'arrêter sur les dénonciations dont a fait l'objet Delmas. Vous avez, dans ce dossier, trois autres dénonciations venant directement de Gergorin, qui visent Delmas : une en 2002 et deux en 2004. Les vecteurs de presse sont les mêmes : d'abord le Spiegel, en Allemagne, et ensuite la lettre française "Intelligence on line".
L'une des lettres de 2004 a été évoquée. C'est une lettre de pression voire de menace sur Villepin. "L'objectif de la manipulation Fouks-Bauer-Delmas est évidement toi", écrit Gergorin. Il ajoute ce qui n'est que potentiel, ce n'est que le montant des retro-commissions qui seront prélevées. Dans toutes les affaires, Gergorin manipule, recule puis s'excuse. Il dit ne pas affirmer mais juste présenter des possibilités. Le tribunal appréciera.
En ce qui concerne la falsification, les possibilités sont limitées : soit c'est Lahoud qui a fait tout tout seul, soit c'est Lahoud et Gergorin. Le périmètre de la discussion est limitée. Et Lahoud n'a pu falsifier sans Gergorin. Les noms des listes ne peuvent venir que de Gergorin. Car ils nécessitent d'avoir des informations sur différents cercles que seul Gergorin connaît.
Maitre Garaud : Il était important que l'arrestation de Delmas soit associée à l'inauguration de la chaîne d'assemblage de l'A380 pour gâcher la fête de Forgeard. Il était plus difficile d'appâter Van Ruymbeke avec le nom de Delmas, un nouveau dans l'affaire des frégates, qui pouvait débloquer son dossier.
Maitre Herzog consulte son portable. Des messages de son client Sarkozy ?
Maitre Poynard, avocat de Gomez, qui va plaider cette après midi, révise son texte inséré dans une chemise bleue clair.
Maitre Garaud : il a été demandé à Van Ruymbeke si Gergorin était transparent. Il a dit oui. Le tribunal ne pourra estimer que Gergorin a été transparent avec Van Ruymbeke.
Je souhaite en venir à Villepin. Venir dire à votre tribunal qu'il n'y a pas eu d'instruction du président est inexact. Dire que le nom de Sarkozy n'a pas été évoqué lors de la réunion du 9 est inexact. Tout cela est montré dans les notes Rondot et prouvé par la confrontation. Villepin dit : "je confirme que je n'étais pas informé de la situation judiciaire de Lahoud par Gergorin". La seule explication à ces contre-vérités est que Villepin ne veut pas être condamné.
Voilà pourquoi la demande en préjudice de mon client sera à l'encontre des trois prévenus (NDLR : Lahoud, Gergorin, Villepin). Le préjudice qui l'a affecté dans sa situation professionnelle. Delmas demande à être indemnisé du préjudice subi qui correspond à deux ans de l'écart entre sa rémunération actuelle et celle à laquelle il aurait eu droit s'il avait été nommé membre du comité exécutif d'EADS soit 920.000 euros, un montant important à la mesure du préjudice subi.
11 h 35
Maitre Garaud poursuit sa démolition de la défense de Gergorin.
Maitre Garaud : Lahoud ne peut pas être la personne qui a mis les noms avec une crédibilité suffisante pour abuser Gergorin. On ne voit pas comment le parcours de Lahoud dans la finance, un petit fond off-shore, aurait pu lui permettre de connaître le groupe Lagardère de l'intérieur. Quant à l'accès aux notes blanches des RG, invoqué par la défense, hier Brigitte Henry a démenti que Lahoud puisse en avoir détenu. La défense de Gergorin insiste sur le rôle d'éponge de Lahoud. Ce n'est pas sérieux. On a du mal à croire, connaissant la connaissance du secret de Gergorin, que celui-ci pourrait confier tous les secrets passés ou présents à un homme, Lahoud, sortant de prison. A ma connaissance, Lahoud n'a pas été embauché pour faire la stratégie, sous les ordres de Gergorin. Il ne pouvait y avoir de dialogue constant avec Lahoud.
Le président se tient le menton. Une de ses assesseurs note frénétiquement.
Maitre Garaud : la défense dit : regardez la chronologie de l'apparition des noms, vous verrez que je suis abusé. Il ne tient pas. Regardez la maigreur de ce qui est présenté en défense pour faire vivre la thèse de Lahoud le manipulateur. D'autant plus que le mobile est inexistant. La cupidité ? Lahoud est grassement rémunéré par EADS et, dans un acte suicidaire, il aurait monté une manipulation avec des chances de succès limité ? Ce n'est pas crédible. Cette affaire est centrée sur le mobile de Gergorin : abattre Delmas pour viser Forgeard, dans la lutte pour la présidence d'EADS. Il y a la théorie de l'appat. On cite les noms d'agents de la DST, des amis de Rondot, pour inciter le général à agir. On cite le nom de Sarkozy pour attirer Villepin. Mais ce qui est le plus symptomatique : c'est le ciblage. Il faut détruire un mythe installé par Gergorin : c'est le consensus avec Van Ruymbeke pour recevoir les listings de manière anonyme. Cela a explosé avec le témoignage de Van Ruymbeke qui a dit qu'en aucun cas il n'avait demandé une éventuelle transmission et sa forme.
L'autre assesseur du président se tripote les lèvres avec un crayon.
C'est au tour de Maitre Dupeux, avocat de Pierre Martinez, ancien de Thomson, cité dans les premiers listings.
Maitre Dupeux : Pierre Martinez est avant tout un haut fonctionnaire, devenu chef de la Brigade financière de Paris. Jusqu'en 1991. Alors il a été mis à la disposition du Crédit Lyonnais par son ministère de 1991 à 1995. Toute l'affaire des frégates se déroule loin de lui à cette période là. En 1995, il est mis en disponibilité et intègre Thomson, il occupe les fonctions de directeur de la sécurité en 2002. Il fonde un cabinet de consultants. Il y a les premiers noms que l'on voit dans les listings. Dans le premier, Martinez apparaît trois fois, trois fois. Il y a trois comptes, trois comptes. Ces comptes ont été falsifiés par le tandem Gergorin, d'une intelligence supérieure, et Lahoud, présenté par Gergorin comme un informaticien de génie. Dès le début Rondot a des doutes.
12 h 20
On s'aperçoit que le compte Martinez remis à Rondot, et que le compte Martinez dans les listings de Bourges est Gilles Martinez. Le compte Martinez remis à Rondot est habillé.
Je reviens à la première lettre, tout y est (voir sur latribune.fr, le listing remis au général Rondot, et le premier envoi au juge Van Ruymbeke). On sait que Gergorin en est l'auteur. On y accuse de corruption et de nuisance aux intérêts stratégiques de la France. Ce sont des propos sans nuance, terrible, terrible. Dans cette lettre du 3 mai, on voit apparaître des parrains russes et ouzbekhs et deux comptes ouvert au nom de Pierre Martinez. Le premier est un compte réservé et le second dans une banque Julius Baer. Ces listings sont remis au juge alors que Rondot est de plus en plus perplexe. Troisième courrier du 24 août, postérieur aux certitudes de Rondot.
Voilà les dénonciations qui ont été faites. Gomez et Delmas ont fait la même démonstration. Gergorin cherche des cautions, comme Rondot. Quand l'une le lâche, il en cherche une autre. Qui participe à la réunion du 9 janvier 2004 ? Rondot, général, caution morale et Villepin, ministre auréolé par son discours à l'ONU pour arrêter la guerre en Irak. Rondot doute, il est remplacé par Van Ruymbeke, autre forte personnalité. Après avoir échoué à manipuler Rondot, il tente de manipuler Van Ruymbeke.
Qu'est-ce qu'une dénonciation calomnieuse ? Gergorin considère que Martinez est l'homme lige de Gomez, qui s'est opposé à Lagardère, l'homme pour lequel il vit. Il considère que Martinez manipule la Brigade financière pour la mener à accuser Lagardère. Il y a une triple dénonciation. Il faut faire fuiter. Il y a l'article du Point qui publie la lettre adressée à Van Ruymbeke. On choisit de publier des passages du tableau où figure deux fois le nom de Martinez. La dénonciation boucle sa boucle : Rondot-Van Ruymbeke-la presse. Voilà la dénonciation qui touche Martinez au cœur. Il a passé sa vie à combattre la corruption. On l'accuse d'être un corrompu. Alors cela vous explique que nous avons choisi de cantonner un préjudice moral ; un préjudice estimé à 100.000 euros. Je vous remercie.
Le président suspend l'audience. Il est 12 h 40.
Le procès reprendra à 14 h15
14 h 06
L'audience de cette après-midi est à l'image des listings : un patchwork. Le tribunal va entendre les plaidoiries des avocats des parties civiles de Gomez, ancien patron de Thomson, Gaubert, Gaydamak, BFA, le cabinet de commissaires aux comptes, qui a eu Bourges comme stagiaire, Madelin et EADS. Tout cela.
14 h 12
Le président arrive en avance. Et reprend l'audience. Et donne la parole à Maitre Poynard, avocat de Gomez
Maitre Poynard : nous avons dans ce pays des souvenirs qui ne sont pas glorieux, des souvenirs de lettres anonymes. Des souvenirs judiciaires qui ne sont pas glorieux avec le corps d'un enfant dans la Vologne. On aborde ce dossier avec une méfiance très instinctive, lorsque quelqu'un se cache dans l'ombre pour occulter ce qui est légitime. Lorsque plus tard nous allons découvrir que le corbeau est un brillant diplômé X, ENA, Harvard, et que cet homme a réussi à mobiliser à cette audience le gotha du monde politique et économique et bien on est passé avec cette méthode pitoyable mais une intelligence supérieure à cette affaire hors norme. Cela apparaissait comme un usage, une méthode, on a parlé de « gergorinade » pour préserver l'entreprise EADS. Mais c'est un chef d'œuvre de l'artisan, n'est ce pas Gergorin. L'enquête menée a été aussi hors normes et a abouti à une ordonnance de renvoi aussi exemplaire.
Pourtant j'ai l'impression que mon dossier et celui de mon client n'est pas si compliqué. Gomez qui a été le président historique de Thomson de 1982 à 1996. Clarifions les choses. Nous poursuivons un objet simple : aider le tribunal à asseoir sa décision. Nous ne sommes pas concernés par Bourges et Robert. Nous n'avons pas d'opinion sur le cas de Villepin. En revanche, en revanche, il y a d'abord Lahoud. Il a tellement menti qu'on finit par oublier l'essentiel, c'est qu'il devenu la main guidée, le clavier guidé. Et à côté de lui, plutôt au dessus de lui, il y a Gergorin. Dans le mensonge, on doit saluer la virtuosité de Gergorin. Il nous intéresse, pourquoi ? C'est une vieille connaissance. Le système de défense de Gergorin, s'est de passer du corbeau au pigeon. Mais si on prenait pour principe le fait que la source de Gergorin lui aurait indiqué les dessous du système de corruption, Lahoud aurait pu, de sa seule initiative, apporter la quasi totalité des gens que Gergorin n'aime pas sur un CD. Imaginez la scène exceptionnelle. Cette scène n'existe pas. Elle ne peut exister, la thèse pitoyable de la bonne foi.
14 h 27
Maitre Poynard, de sa voix prenante, continue à dresser le portrait au noir de Gergorin. Il tente de regarder Gergorin.
Maitre Poynard : On sait que sa patte est là. Prenons les textes. Le premier étage de la fusée, qu'avons-nous là ? C'est le florilège des termes les plus accablants. Gomez est l'initiateur d'un système de corruption. Cela se fait avec la force dans les épithètes. Quand, voyez vous Gergorin, vous écrivez, vous affirmez. Quand on vous interroge, vous supposez. On doit faire le contraire. Le dossier montre une quête désespérée et pathétique de preuves a postériori par Gergorin. Elles sont où les recherches menées par Willing ? (NDR : un consultant en intelligence économique chargé de mener des recherches pour Gergorin pour vérifier la validité des listings). Comme on ne trouve pas avec Willing, on va chercher Baussard (NDR : patron d'un fond d'investissement dans la presse, bon connaisseur de la Russie). Gergorin veut savoir si Gomez est en relation avec des Russes. Alors que vous le citez dans les listings en relations avec des mafieux russes.
14 h 37
Maitre Poynard : voila l'homme qui se renseigne après avoir dénoncé. Avec Willing et Baussard, c'était de l'artisanat. On passe ensuite à l'industrie. On apprend que le département dirigé par Gergorin a consacré pour Hakluyt, une société de consulting, plus de 4 millions d'euros, pour enquêter sur les listings. Quand on épluche tous les documents de Hakluyt, on ne retrouve pas le nom de Gomez. Vous êtes dans la quête désespérée des preuves pour le jour où vous serez accusé. Ce qui m'intéresse, c'est que lorsque vous dénoncez, vous n'avez pas de preuves.
C'est le comportement de Gergorin qui m'intéresse. La seule chose à peu près vraie que vous avez dit un jour, c'est que vous serez jugé dans l'affaire "coupez les ailes de l'oiseau". Vous mentez sous serment. Vous refusez de dénoncer la source. Le corbeau devient exemplaire. Il va faire attendre les juges jusqu'à l'expertise informatique. Puis il prépare le juge à faire croire qu'il a été manipulé. Car il sait ce qui va se passer plus tard. Je sais qu'il a une carte dans sa poche qui est la suivante. J'ai entendu Van Ruymbeke croire à la sincérité de Gergorin. Le tribunal aussi. Là il a sa carte. Il va se laisser passer pour un déséquilibré qui va susciter la commisération du Tribunal. Quant voulez vous que nous vous croyons, Gergorin ?
14 h 56
L'avocat de Patrick Gaubert, eurodéputé UMP, président de la Licra et un des amis de Sarkozy, va parler. Difficile après la brillante prestation de Maitre Poynard, qui est en sueur après sa plaidoirie.
L'avocat de Gaubert réclame un euro de dommages et intérêt
Maitre Poynard : Dans toutes les déclarations que vous faites il n'a jamais été expliqué pourquoi vous attendez de vous dénoncer ? Car vous attendez que l'affaire "coupez les ailes de l'oiseau" soit jugée. Imaginez qu'en plus de vos petits trafics avec la DST vous apparaissiez comme le corbeau, vous imaginez le tableau. Un autre volet plus sordide, quelqu'un que vous avez recruté chez EADS, un fils d'un de vos amis. Il se trouvait de notre côté dans l'affaire "coupez les ailes de l'oiseau". Et c'est peut être une taupe, vous avez fait cela avec le fils d'un de vos amis. Ce n'est pas reluisant.
Maitre Poynard est poignant.
Maitre Poynard : je n'ai pas de sympathie pour votre acolyte Lahoud, mais c'est vous qui dirigez. Vous ne nous ferez jamais avaler que vous êtes le Virenque de l'industrie de l'armement. C'est la preuve que vous êtes un véritable danger public. Autrefois, c'était l'ère du papier. Aujourd'hui c'est celle de la toile. Gomez est googleisé. Il est marqué d'un fer rouge. J'ai fait une demande d'indemnisation qui est à l'importance du préjudice.
Il réclame 150.000 euros à Villepin, Gergorin, Lahoud.
15 h 14
L'avocat d'Arkady Gaydamak souligne que son client est juridiquement empêché d'assister à son procès et qu'il est "l'homme le plus calomnié de France". Rien n'effacera le préjudice qu'a subi mon client car cela a été écrit par la presse, c'est l'autorité de la chose écrite.
15 h 32
C'est au tour de l'avocat de BFA, l'employeur de Bourges, le salarié voleur.
16 h 15 l'audience est suspendue. Elle reprend à 16 h 25. Un clampin fait un esclandre. La gendarmerie intervient pour le dégager.
Maitre Fedida, avocat d'Alain Madelin, peut plaider. Il le fait d'ailleurs immédiatement. Son client est présent, toujours aussi en forme.
L'avocat : Le Point se fait la motocrottes de la diffamation parisienne. Les accusés sont là pour tuer, ce ne sont pas seulement des "border lines". Les coupures de presse ne cicatrisent jamais.
L'avocat signale que Gergorin est venu saluer Madelin avant l'audience.
Madelin secoue la tête. Maitre Brossolet, un des avocats de Villepin, ricane ouvertement.
Maitre Fedida (en se penchant vers le tribunal) : la meute était lancée.
Je vois Monsieur le procureur que vous avez un ordinateur sur votre bureau, je me demande ce que vous regardez.
Il est 17 h 22 le président lève l'audience. Le procès repend demain à 9 h 30 avec la poursuite des plaidoiries des parties civiles dont Brice Hortefeux, ministre de l'Intérieur.
latribune.fr
gamel a écrit le 15/10/2009 à 11:04 :
Il est préférable de mettre fin à cette mascarade.Aucun parmi ces gens ne sera condamné. c'est une affaire interminable.
mike a écrit le 15/10/2009 à 09:30 :
MR D de vilepin sortira gagnant et innoncenter. boncourrage
marcel a écrit le 14/10/2009 à 18:47 :
Villepin doit être innocenté
Amirene a écrit le 14/10/2009 à 11:24 :
panier de crabes ! à ce niveau c'est à vomir ! personne..... ni accusé ( DDV ) ni accusateur ( suivez mon regard ) n'en sortira grandi ..... ( c'est une image ! ! ! ! ! )
gilburt a écrit le 14/10/2009 à 11:05 :
Pour l'instant DdV semble être progressivement rejeté sur le bord extérieur du maelström. Tout dépendra de l'orientation et de la force du vent que soufflera prochainement l'avocat de NS. Car si DdV n'est manifestement pas à l'origine de cette affaire de PIEDS NICKELES, il a quand même pris le train en marche -cela se démontre bien- mais sans savoir exactement dans quelle direction il se dirigerait. Au fait, CROQUIGNOL, vous vous souvenez?
Titus a écrit le 14/10/2009 à 10:50 :
A Zoro, Rire !!! Il y a quelques mois, le dénommé Colona a été condamné à la perpétuité avec bien moins que ça !
linéand a écrit le 14/10/2009 à 10:45 :
D. de Villepin est le seul opposant possible à la dynastie Sarkozy, aussi tout est mis en oeuvre pour qu'il est une condamnation qui l'empêche de se présenter à la prochaine présidentielle.
mezzomorte a écrit le 14/10/2009 à 10:23 :
Ce procès ne sert que Mr Sarcozy, il met la pression sur ses amis pour qu'ils ne se retournent pas contre ses décisions.
samir maroc a écrit le 13/10/2009 à 18:56 :
j pense k person dentre nous ne peut au moins alheure actuelle préjuger sur la victime ou le coupable on doit prendre du temps ce né k le début de plaidoirie....
zorro a écrit le 13/10/2009 à 17:25 :
comment ne pas y voir un procès stalinien contre DDV ? pas de preuve , pas de témoignage crédible , une instruction entièrement à charge , un procureur qui dément ses subordonnés et donne le verdict avant le procès , un président de la république ( je rêve ) qui fait de même et depuis l'étranger , mais dans quel régime sommes nous tombés ?
longjumeau a écrit le 13/10/2009 à 17:18 :
je pense que monsieur le premier ministre DE VILLEPIN et un homme innocent ce lui qui avait fais venir nicolas sarkozy au pouvoir!de son beau coeur,donc il est innocent faire gagnez longjumeau
Soulan a écrit le 13/10/2009 à 16:48 :
Avec un peu de recul, on peut penser que DDV, sachant qu'il n'avait aucune chance d'être choisi comme candidat lors de l'élection par les adhérents UMP, avait de bonnes raisons pour tenter d'écarter Nicolas Sarkosy. Et le fait qu'il soit acquité ou pas n'aura aucune conséquence sur le vote des adhérents UMP qui aura lieu fin 2011., ce qui écarte l'idée d'une crainte Que DDV inspirerait au Président de la République, dont il faut rappeler qu'il à déposé plainte avant d'être élu.
Amouli a écrit le 13/10/2009 à 16:29 :
La thèse de Villepin consiste à dire qu'il ne savait rien, il a tout découvert quand s'était trop tard. Pourtant, il a besoin de mentir: sur le contenu de la réunion du 9/1/2004 comme le prouve les note du Gal Rondot. Il joue au grand seigneur donneur de leçon comme il l'a fait à l'ONU avec le résultat que l'on sait. Quand on a raison, on n'a pas besoin de pérorer comme il l'a fait dans l'unique but de se mettre en valeur au risque de se rendre insupportable aux yeux de ceux que l'on ne cherche même plus à convaincre. D'autres on su se montrer tout aussi ferme et plus diplomate. Il est plus que certain que dans cette affaire, il s'est fait couillonner et il a perdu tout sens critique car ce n'est pas une homme d'état.
LesVrais_Coupables a écrit le 13/10/2009 à 15:51 :
TOUT LE MONDE SAIT QUE CETTE affaire à été construite de toute pièce pour éloigner Villepin de l'élection Présidentielle ! Curieux,à l'époque des faits,des personnes qui ont mangé plusieurs fois avec ceux qui rejette la faute sur Mr Villepin sont maintenant devenus ministre dans le gouvernement Sarkozy,je finis par me demander qui est réellement la victime ?
clara a écrit le 13/10/2009 à 15:50 :
pour ma part son non-lieu ne changera rien à ma conviction il n'a rien d'une victime
UnScandale a écrit le 13/10/2009 à 15:45 :
VILLEPIN A TOUT A FAIT RAISON "Il a aussi dénoncé la différence de traitement entre lui et la ministre de la Justice (et auparavant de la Défense, puis de l'Intérieur) Michèle Alliot-Marie" CE PROCES C'est UNE MASCARADE UN VERITABLE SCANDALE ET LA JUSTICE JOUE LE JEU DE SARKOZY ET DE SES HOMMES DE MAINS. UN PROCES QUI COUTE DES MILLIONS DEPUIS DEUX ANS QUE CA DUR ! PENDANT QUE DES FRANCAIS N'ARRIVENT PAS A BOUCLER LEUR FIN DE MOIS ALORS QU'ILS BOSSENT DURS ! DEUX PROCUREURS PENDANT DEUX ANS,UNE SECTION DE POLICIER POUR LES ENQUETES,DES EXPERTISES CERTAINES A PLUS DE 100 000 euros,DES PERQUISITIONS.............LAMENTABLE TOUT CA POUR QUOI ?
Némésis a écrit le 13/10/2009 à 14:42 :
Chirac et De Villepin font la paire. Combien de secrets partagent-ils ? Les juges n'ont pas fini de se poser des questions sur ce Grand Comédien. Je crois bien qu'il aura droit au Esse que le Nicolas a mis de côté.
quipayelahoud a écrit le 13/10/2009 à 14:34 :
Le tribunal va-t-il enfin se poser la question de savoir qui paye lahoud??? A qui ou quel organisme lahoud doit-il quoi ? Qui le menace de quoi ? Et pourquoi? Courage tribunal de la république !
finir par y voir clair a écrit le 13/10/2009 à 13:35 :
la démonstration de Garaud est remarquable, elle mène à penser que DDV, à force d'aller renifler la présence ou non d'un met appétissant, se serait fourvoyé. Si c'est le cas, alors, comme disent les anglo-saxons, il a été "outsmarted"., il s'est fait avoir
Titus a écrit le 13/10/2009 à 12:37 :
Maitre Garaud : il a été demandé à Van Ruymbeke si Gergorin était transparent. Il a dit oui. Le tribunal ne pourra estimer que Gergorin a été transparent avec Van Ruymbeke. Je souhaite en venir à Villepin. Venir dire à votre tribunal qu?il n?y a pas eu d?instruction du président est inexact. Dire que le nom de Sarkozy n?a pas été évoqué lors de la réunion du 9 est inexact. Tout cela est montré dans les notes Rondot et prouvé par la confrontation. Villepin dit ?je confirme que je n?étais pas informé de la situation judiciaire de Lahoud par Gergorin?. La seule explication à ces contre-vérités est que Villepin ne veut pas être condamné.
Padbol a écrit le 13/10/2009 à 12:35 :
Reprenons la chronologie : Septembre 2003 : Lahoud copie les vrais listings. 9 janvier 2004 : réunion DDV Rondot Gergorin. 15 Mars : sortie des faux listing 25 Mars : Lahoud en garde à vue, DDV appelle Rondot 31 Mars DDV devient ministre de l'intérieur (contrôle des RG) 14 Avril : Rondot informe lahoud et Gergorin que les listing sont faux. 15 Avri l : contact avec Van Ruynbeck 16 Mai : Gergorin envoie les listings au juge 1er juin : Lahoud embauché par EADS Eté 2004 : Casanova (contact RG de Lahoud) se suicide 24-25 avril 2005 : destruction massive des fichiers Gergorin et Lahoud, prévenu par la police. les RG ? Qui contrôle les RG ? Le ministre de l'intérieur... DDV 28 avril perquisition chez Gergorin et Lahoud. 31 Mai : DDV devient 1er ministre. Juillet 2005 : Gergorin propose un poste à Henry (RG). La chronologie et les faits sont troublants.... Même si DDV n'est pas coupable, il n'est pas forcément tout blanc : il est au centre du début à la fin...
Amaren a écrit le 13/10/2009 à 11:35 :
L'avocat de D.de Villepin peut-il encore, à ce stade de la procédure, faire venir à la barre M.me la Garde des Sceau ainsi que M. Pérol.Sans doute ont-ils des choses intéressantes à dire au Tribunal
JABOU a écrit le 13/10/2009 à 11:22 :
Dominique de villepin est innocent comme le dit Emia et ce n'est pas lui qui devrait se trouver sur le ban des accusés mais celui qui a imposé au procureur de reprendre l'affaire alors que les deux juges l'avait fermée. Il en est de meme de Delmas qui n'est que la victime du complot Gergorin et consort (vous voyez de qui je parle
Danton a écrit le 13/10/2009 à 11:02 :
Cher Saint-Just, c'est la version Sarko des diamants, cf. Jean Bedel Sarkosy (qui, c'est un scandale, n'a pas reçu le Nobel de ll'économie)
Douli a écrit le 13/10/2009 à 10:45 :
Je vais suivre les plaidoiries que vous publiez pour essayer de ma faire une idée. Actuellement je suis incapable de me forger une opinion.Que Villepin et Sarkosy ne sont pas de grands amis est un euphémisme. J'espère avoir une vue plus claire de l'affaire à la fin du procès.
émia a écrit le 13/10/2009 à 10:25 :
Monsieur Dominique de Villepin est innocent, non seulement il doit être blanchi de toutes accusations, mais indemniser, ce procès est une honte pour la FRANCE, une magouille de plus de ns, quand toute cette mascarade prendra fin... la justice, quelle justice, celle du seigneur!!!! ce n'est guère joli, allez messieurs les juges, ouvrez les yeux et vous finirez par vous apercevoir de la supercherie. Encore plein de courage à Monsieur de VILLEPIN
Saint-Just a écrit le 13/10/2009 à 10:03 :
D. de Villepin est innocent des crimes dont on l'accuse dans l'affaire Clearstream. Les craintes qu'il inspire à l'actuel locataire de l'Elysée semblent être la cause de sa présence sur les bancs des accusés. Après l'affaire Cleartream, puis celle de F. Mitterrand arrive maintenant celle de son fils Jean qui doit être nommé à l'EPAD (quartier de la Défense). Cette dernière affaire sera-t-elle pour N. Sarkozy ce que fut l'affaire des diamants pour V. Giscard d'Estaing c'est à dire le commencement de la fin?
yane a écrit le 13/10/2009 à 08:13 :
qui est le coupable, qui est la victime , peut-être pas celui que l'on pense, à qui a profité le crime?
Pied de page :