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http://www.latribune.fr/actualites/politique/affaire-clearstream/le-proces-clearstream/20091016trib000434131/proces-clearstream-les-enjeux-de-la-derniere-semaine-.html
La Tribune.fr - 16/10/2009 | 18:55 - 831 mots

La semaine prochaine sera la dernière semaine du très long procès Clearsteram, la semaine de vérité, la semaine où trois hommes vont apparaître en pleine lumière. Lundi, l'avocat Thierry Herzog plaidera la partie civile du président Nicolas Sarkozy ; mardi, le procureur de la République Jean-Claude Marin délivrera les réquisitions du Parquet et les peines qu'il propose pour les cinq accusés ; mercredi, enfin, l'avocat Olivier Metzner portera, avec ses trois autres collègues, la défense de Dominique de Villepin.
C'est ainsi. "Storytellers" (raconteurs d'histoires, les super-communicants), presse et magistrats se sont ligués pour que cette affaire d'Etat où plus d'une centaine de personnalités ont été citées dans des listings falsifiés se réduise à un affrontement entre deux fauves de la politique, grandis dans la même matrice. Le procès Clearstream a été un affrontement Sarkozy-Villepin.
La semaine prochaine, on oubliera vite, lundi, les plaidoiries des autres parties civiles, mercredi, celles de la défense de Bourges, le jeune auditeur accusé d'avoir volé les listings de la chambre de compensation Clearstream. Seront aussi oubliées, les plaidoiries de jeudi et vendredi, celles des défenseurs de Robert, le journaliste accusé de recel des listings, de Lahoud, le falsificateur supposé et de Gergorin, soupçonné d'être le maître d'œuvre de la manipulation.
Ne resteront donc que Herzog, Marin et Metzner à l'heure de vérité. Ils vont s'appuyer sur ce qui a été dit lors de quatre semaines de débats riches, parfois tendus, toujours complexes. Quatre semaines qui n'ont jamais permis de faire basculer le procès dans un sens ou dans l'autre. Les témoignages de Gergorin, venant du monde de l'industrie de défense, mondialisé, cryptographisé, avec ses fonds d'investissement, ses espions et ses mafieux, ont introduit plus de complexités que n'en pouvait traiter le tribunal.
Les mensonges successifs de Lahoud, d'un dîner avec Villpin aussitôt démenti à une falsification dans le bureau du patron des RG, immédiatement moquée, ont, d'abord donné le tournis, puis rendu le financier inaudible.
Les confrontations entre les accusés ont vu les uns et les autres camper sans frémir sur leurs positions. Et le témoignage tant attendu du général Rondot n'a pas été le moment central du procès. La défense de Villepin n'a pas été enfoncée. Au point que Maitre Herzog a regretté, devant nous, que le président n'ait pas suscité plus de confrontation entre l'officier et l'ancien Premier ministre.
Tout est donc à reprendre à compter de lundi. Et là, le procès va rentrer dans une autre séquence. Loin des envolées de prétoire et des menaces latentes, on va parler droit et faits. Thierry Herzog, trogne soucieuse du boxeur montant sur le ring, les épaules faisant craquer la robe, va, lundi, continuer sur la voie qu'il a suivie jusqu'à présent. Il va enclencher successivement les cotes du dossier, qu'il a soigneusement fait confirmer aux audiences par les accusés et les témoins, pour démontrer que Sarkozy était visé explicitement par la manipulation et que Villepin est le coupable absolu. Contrairement aux autres parties, Maître Herzog ne déposera pas de conclusions écrites auprès du tribunal pour soutenir sa partie civile. Ce sera aussi l'heure de vérité pour Thierry Herzog. Aidé - surveillé ?- par le conseiller à la justice de l'Elysée, le très fin magistrat Patrick Ouart, l'avocat joue une partie personnelle cruciale.
Jean-Claude Marin, visage rougeaud de bon vivant et parole incisive, celui dont les interventions ont été les plus percutantes lors de ces quatre semaines de procès, va devoir démontrer la culpabilité des cinq accusés. Ce ne sera pas chose facile pour au moins deux d'entre eux. Le procureur de Paris, esprit rompu aux syllogismes judiciaires, parviendra-t-il a analyser juridiquement les faits pour convaincre le tribunal ? quelles peines réclamera-t-il ? le silence seul répond aujourd'hui. Mardi soir, après quatre heures de réquisitoire, nous saurons. Et Jean-Claude Marin également qui vise le poste de procureur général de Paris. Le jugement dun procès Clearstream vaudra aussi jugement pour la suite de sa carrière.
Olivier Metzner, visage livide, démarche hésitante, peut être le meilleur spécialiste de la procédure pénale aujourd'hui, n'a prononcé que de très rares paroles au cours de ces journées. De très rares mots mais très pointus, soulevant un point, faisant confirmer un témoignage. Concluant systématiquement par un « nous sommes bien d'accord ? », lourd de conséquence. Il a laissé monter au front de la défense Villepin, maitre Brossolet, plus rarement maitre d'Antin et à une seule occasion la première maitre Leclerc. Mercredi, les quatre avocats disposeront d'au moins six heures pour défendre l'ancien Premier ministre qui joue avec ce procès son avenir politique. Les conclusions écrites de l'équipe, dont latribune.fr détient une copie, sont simples, efficaces et très juridiques. On reste dans le droit.
Vendredi soir, la première chambre civile sera rendue au fantôme de la reine Marie-Antoinette qui y a entendu sa condamnation à mort. Cette peine ne sera évidemment pas à la disposition du président Pauthe et de ses deux assesseurs. Vendredi soir, ils se retireront dans leur cabinet pour réfléchir aux mots échangés et aux pièces déposées devant eux. A partir de Vendredi soir, ils devront trancher.
Pascal Junghans
legal a écrit le 20/10/2009 à 13:20 :
Mais quelles sont ces supputations selon lesquelles De Villepin serait un homme politique. Il n'a jamais été élu à rien et il serait candidat à la présidentielle? Un trentaine de personne ont été calomniées pour avoir simplement déplu, le president n'est pas qu'une personne supplémentaire, on a voulu aller contre le suffrage universel du peuple. Si la manipulation est digne des pieds nickelés, l'enjeu lui est d'une gravité extreme.
paulhermin a écrit le 19/10/2009 à 08:23 :
J'ai fait très fort!J'ai lu les 435 posts!Plus les autres "journaux"c'est Enorme cette histoire,et qu'est-ce que ça doit couter cher!Bref,et si je comprend bien tout doit etre fait pour que Mr.DdV ne voit pas le jour en 2012 sur le plan politique s'entend!Peut etre aussi que Mr.NS ne sera pas au rendez-vous non plus,car à l'allure ou il va...avec toutes les erreurs accumulées d'ici là il aura perdu toute crédibilité depuis déjà longtemps!Il se sera donc mis "OUT"tout seul!
ACA a écrit le 19/10/2009 à 02:14 :
@ paulhermin Cette affaire est une fable montée par un individu en mal de reconnaissance. Ayant tendance à s'approprier les travaux de ses collègues, toute sa vie, il n'aura été qu'un "pipoteur". Par l'entremise de son épouse, il a été au contact de personnes qui sont aujourd'hui au gouvernement. Mr De Villepin est le seul personnage politique capable de terrasser le Sieur SARKOZY. Si la Justice met Dominique de Villepin hors de cause, c'est tout le système SARKOZY qui s'effondre. Déjà Mme LAGARDE prend du recul et elle n'est pas la seule. En 2010, la dette de l'Etat sera supérieure à 120 milliards d'euro et si la reprise tarde, 2011 sera de même ordre sauf à augmenter sérieusement les impôts. Le bouclier fiscal ne résistera pas et les familles "très riches" ne pardonneront pas pour 2012. Vu sous cet angle, la nomination de Jean SARKOZY à l'EPAD en attendant se nomination à la tête du Conseil Général des Hauts de Seine en 2011, prend tout son sens. Il garde la place pour son père.
ANTARES a écrit le 17/10/2009 à 19:25 :
@ CHRYSEIS / Monsieur : en l'instance il s'agit du citoyen Sarkozy et rien d'autre.Et la question de "pov'contribuable" est des plus pertinentes .
arnaud a écrit le 17/10/2009 à 16:13 :
le procureur Marin, n'est pas là pour la Justice, mais pour enfoncer DDV laisser la place libre à NS (2012) et par la meme occasion avoir un promotion futur Garde des Sceaux. le proc Marin est 1 de ces juges, qui ne jugent pas, mais condamne. Ne dit-on pas aujourd'hui que la Justice ne juge pas, elle codamne. et ce "procès" en est la confirmation. on est plus en République, mais en Sarkozie...
chryseis a écrit le 17/10/2009 à 09:33 :
je trouve mr Junghans fort mal élevé , la moindre des correction est d'ecrire Le president SARKOZY par respec pour sa fonction d'autant qu'il precise en fin d'article : " l'ancien 1er Ministre , un peu de dignité SVP
paulhermin a écrit le 17/10/2009 à 09:04 :
Bravo latribune.fr!L'article est clair,il n'y a rien à rajouter!Si je comprends bien les enjeux sont multiples,meme Mr le procureur peut avoir une promotion?Si je continue mon raisonnement IL FAUT,pour Mr le procureur que DdV soit condamné?On dirait que tout est joué d'avance?Non?Quelqu'un peut-il me rassurer?
guislain a écrit le 17/10/2009 à 08:35 :
ont ce fou de qui encore des français combien ça coute encore qui va payer encore les français deguaulle sort de ta tombe un instant et vient remettre de l'ordre dans la maison et punir ceux qui l'ont mis dans cette état en ce prétendant de vous
pov'contribuable a écrit le 17/10/2009 à 00:57 :
dans ce procès, Mr Sarkozy de Nagy Bocza intervient'il à titre privé, comme citoyen mis en cause avant d'être élu président, ou le délit a t'il été commis depuis mai 2007, portant atteinte au Chef de l'Etat en tant que tel dans ses fonctions et à son poste ? Sinon, de quel droit Mr de Nagy Bocza s'autorise t'il à faire payer par le contribuable le salaire de Mr Patrick Ouard, qui est censé travailler à l'interêt publice et non à défendre une personne privée dans une affaire privée ? Qu'est ce que c'est que cette République ? Pour qui se prend ce (petit) monsieur ? Pour l'incarnation de quoi ? Il va falloir lui rappeller qu'il n'est qu'un employé de statut particulier AU SERVICE DES FRANCAIS, et non propriétaire de la Nation.
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