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http://www.latribune.fr/actualites/politique/affaire-clearstream/le-proces-clearstream/20091019trib000434723/proces-clearstream-place-aux-requisitions-.html
La Tribune.fr - 19/10/2009 | 18:43 - 6474 mots

9 h 22
Au procès Clearstream, la semaine de tous les dangers commence avec ce lundi les plaidoiries des dernières parties civiles citées dans les listings falsifiés.
Ce matin, on entendra notamment les défenseurs des grands flics, Squarcini, Martini et Franquet, et de l'étrange Marchiani, ex-agent de la DGSE, ex-préfet, ex-élu européen.
Mais ce sera l'après-midi qui va retenir les attentions avec la plaidoirie de Me Herzog, avocat de Nicolas Sarkozy, et celles des avocats du groupe européen d'aéronautique, d'espace et d'armement EADS, maison-mère d'Airbus, au coeur de cette affaire avec les tensions entre ses dirigeants.
9 h 45
Pour la première fois depuis un mois, le président arrive avec 15 minutes de retard. Il donne aussitôt la parole à Me Maisonneuve.
Me Maisonneuve, avocat de Squarcini, Martini et Franquet : cette affaire s'inscrit dans une longue série d'affaires politique, les fuites, Markovic, et aussi de tentative d'instrumentalisation de la justice. On a essayé de jouer sur le temps médiatique. Et c'est ce qui était recherché. Le mal est fait. Et cela ne sera réparé que de façon très tardive. Que faire face à ce comportement ? Je suis assez sceptique. La vraie réponse c'est la réponse judiciaire juste mais vigoureuse. Ce qui m'a frappé lors de ce procès. Nous sommes à l'ouverture. Et on voit un ancien Premier ministre entouré de sa famille qui va dire qu'il est la victime d'un acharnement d'un homme. Transformant ce procès en un duel. Ignorant qu'il s'agit de deux magistrats instructeurs qui ont rédigé l'ordonnance de renvoi. Donc, c'est devant ce tribunal que nous allons demander du préjudice subi par ces trois hauts fonctionnaires.Le procureur de la république se serait exprimé sur une radio. Mais les avocats s'expriment avant, pendant et après l'audience.
Jean-Jacques Martini d'abord, il était chargé de la protection du patrimoine à la DST. Il va être visé par l'envoi du 23 novembre 2003 et dans les troisième et quatrième envois à Van Ruymbeke. Il va être convoqué par son directeur. Il est à un cheveu d'être suspendu à quelque mois de la fin de sa carrière. Seul le directeur de la DST Bousquet de Florian, en l'entendant, le mettra hors de cause. Mais pendant des mois, la rumeur va le suivre. Gergorin le stigmatisera longtemps à la suite de la déclassification de notes. Ce n'est pas Lahoud, c'est le différend important avec Gergorin.
Jacques Franquet, c'est quelque chose de mystérieux. Il apparaît tardivement.
Bernard Squarcini était à l'époque le numéro deux de la DCRG, aujourd'hui en charge de la DCRI. Son nom va être mentionné à plusieurs reprises dans les listings. Les raisons de sa présence : c'était la deuxième fois qu'on lui attribuait des comptes au Luxembourg. La première fois, c'était en 1997. Tout cela coïncide dans le temps avec sa nomination à la tête de la DCRG. Souhaité par Sarkozy et refusée par Chirac. Le contexte politique est particulier. Sarkozy a annoncé sa candidature à la présidence. Villepin a dit qu'il n'y avait pas de conflit avec Sarkozy. Chaque citoyen sait que le conflit etait déjà bien installé à l'époque. On ne souhaite donc pas que Squarcini soit à la tête des RG car il est porche de Sarkozy. Alors on lui attribue un compte avec des retrocommssions.
Sur Lahoud et Gergorin, c'est le bal des menteurs. Leurs responsabilités : Lahoud, on sait que vous avez détenu les listings, on sait comment ils ont été fabriqués, on sait qu'on les a retrouvés dans votre ordinateur. Cela ne pose pas de difficultés. Gergorin, on retrouve toutes vos cibles, tous vos ennemis dans les listings. Il a une responsabilité pénale évidente. Reste Villepin. Première observation, on dit parole contre parole. Mais il n'y a pas seulement des déclarations des uns et des autres. Il y a des écrits. Il y a des notes. Celles de Rondot. Villepin va qualifier ces notes qui lui sont opposées de ni crédibles, ni fiables. Je ne vois pas pourquoi Rondot viendrait dire à la barre qu'il a écrit des choses inexactes. Un entretien, un écrit. Un deuxième entretien, un deuxième écrit. Retranscrit dans un temps proche. Pas deux mois après. Les choses vont très vites. Après la rencontre du 1er janvier, on organise une réunion le 9 janvier.
Deuxième chose : le compte-rendu de la réunion du 9 janvier de Rondot, il y a les noms de Martini, de Squarcini. Il y a aussi Sarkozy, mais je ne suis pas l'avocat de Sarkozy. C'est un compte-rendu détaillé. Il est corroboré par d'autres pièces. Il y a le courrier adressé à Villepin le 12 janvier 2004 : "selon les propos du président tels que tu les as rapportés". Il y a le compte rendu de la rencontre avec MAM. Rondot écrit à sa ministre qu'il est recruté par Villepin. Il y a une autre note qui évoque la réunion du 9 janvier. Rondot va essayer d'entrer en contact avec le président de la république pour valider ces instructions. Il y a aussi une note de juillet 2004 "protéger DDV et le PR, si nous apparaissons, le PR et moi, nous sautons". Voilà ce qu'écrit Rondot dans ces notes. Ce qui me fait dire que Villepin est dans la vraie proximité des évènements. Mais il y a plus. Entendu comme témoin, sous serment, alors qu'il est Premier ministre. Mais là Villepin n'a pas dit la vérité. On lui demande s'il connaît Lahoud. Réponse, réponse sous serment : je ne connais pas Lahoud et son nom n'a jamais été cité devant moi. Villepin ne dit pas la vérité. Je prendrai l'épisode de la garde à vue de Lahoud (NDLR le 25 mars 2004). Il y a la note de Rondot, la parole de Rondot, ce que va dire Gergorin. La parole de Gergorin.
Pourquoi Villepin ne dit pas la vérité ? Parce qu'il veut éloigner Lahoud. Lorsqu'on est de bonne foi, on ne se préoccupe pas de la garde à vue de Lahoud. Villepin demande à Rondot de régler le problème de garde à vue pour éviter que Lahoud ne vienne raconter ce qui est en train de se tramer. Et ce que je sais, c'est qu'il y a mensonge devant magistrat instructeur. Et s'il y a mensonge c'est que l'on veut dissimuler ce qui s'est passé.
Il y a l'épisode Piloquet. Piloquet vient expliquer qu'il connaît Lahoud. Vous avez entendu Mme Piloquet qui a dit qu'elle connaît Lahoud à sa sœur (NDLR : l'épouse de Villepin) à la lumière de l'affaire Clearstream. Et Mme de Villepin n'aurait pas dit à son mari qu'elle connaît Villepin ? Encore une fois, il faut éloigner ce Lahoud. Parce qu'il y a de fortes possibilités de mises en cause.
Il fait prendre avec de grandes réserves ce qui a été dit par Villepin. Aucune information ne sera donnée à MAM, à Barnier (NDLR : successeur de Villepin au Quai d'Orsay), ni à Raffarin.
Silence sur ce qui s'est passé entre janvier et juillet 2004, lorsque Villepin parle au directeur de la DST, qu'on lui donne mission de s'occuper des listings. Si on est de bonne foi, on dit au directeur, j'ai déjà des éléments. On en parle. Pourquoi alors cette impasse. On ne le fait pas parce qu'on est de mauvaise foi. La responsabilité de Villepin est établie.
Je voudrai revenir un instant sur ce qui a été dit par Villepin dans la presse. Il parle de son honneur. En ce qui concerne l'honneur des trois hauts fonctionnaires. Je demande au tribunal de rétablir leur honneur en disant par qui et pourquoi ils ont été mis en cause.
10 h 21
C'est au tour de Me Boullier-Gallo, avocat de Chevènement. Je constate que la seule personne qui est de bonne foi est Rondot. Dès juillet 2004, sa religion est faite. Mais les envois continuent. C'est de l'acharnement. Les accusés continuent à comploter. Quelle impudence ! Chevènement c'est demandé : pourquoi moi ? Il a connu Gomez à l'ENA, au service militaire. Mais la vie est longue. Il est victime mais il se demande pourquoi. J'insiste sur un point essentiel : le seul capital d'un homme politique, c'est sa réputation. Son nom va être cité dans les grands médias. Il va être obligé de se défendre. Vous imaginez l'impact de ces citations. C'est un préjudice énorme et qui dure. Je trouve que c'est honteux !
10 h 31
Me Haik, avocat de Pierre Pasqua : ce qui ont choisi de citer le nom de Pierre Pasqua à cinq reprises l'ont fait de manière calculée pour trois raisons : déstabiliser Pierre Pasqua. Viser Charles Pasqua, le père. Le troisième objectif est plus important : crédibiliser l'intégralité du listing.
Me Vincensini, avocat de Charles Pasqua : certes, Pasqua n'est pas cité mais les notes Rondot font état de son nom. Laissons de coté Lahoud dont nul ne peut douter de la culpabilité. Prenons Villepin, dont je vais établir la mauvaise foi. Son implication est totale. Il n'y a pas d'élement qui puisse lui imputer la conception. Mais qu'il ait pris le train en marche, à aucun moment il ne l'a quitté. Villepin, bien venu au club des flingueurs flingués.
L'avocate de Geniteau :Geniteau est M. Nobody, personne ne le connaît. Pourtant, il a été cité dans les listings. Il faut que les personnes soient condamnées. Je vise Gergorin et Lahoud. Geniteau sait pourquoi il est sur les listings et parmi les premiers dénoncés. La question se pose de savoir si Gergorin est de bonne ou de mauvaise foi. Il ne peut être le simple pigeon, il n'est pas le simple malade qu'il se dit. Gergorin est intelligent, un esprit vif et construit. Gergorin, ce n'est pas "Oui-oui au pays des merveilles". Gergorin est le seul à connaître Geniteau, Gergorin est le seul à pouvoir avoir mis le nom de Geniteau dans les listings. Il dit que Lahoud a connu l'affaire Géniteau contre Lagardère dans la presse. Mais entre octobre 2002, date de la rencontre entre Lahoud et Gergorin, et novembre 2003, il n'existe pas une seule mention de Géniteau dans la presse.
Pourquoi le nom de Géniteau a été cité ? Le 8 octobre 2003, soit un mois après la remise des listings, la Justice allait être saisie à nouveau d'une affaire d'abus de biens sociaux impliquant Lagardère. Voilà la raison qui pousse Gergorin à le citer dans les listings. Non, Gergorin n'est pas de bonne foi. Vous le condamnerez pour les faits qui lui sont reprochés.
J'en viens à Lahoud. Si Lahoud est la "chose" de Gergorin, il est la petite main de Gergorin. Sur le préjudice de Geniteau, il jouit d'une respectabilité certaine, on le surnomme le "chevalier blanc de la finance". Il n'a pas la rancune tenace. Il demande un euro symbolique.
11 h 14
Me Morel, avocat de Me Kiejman : le nom de mon client évoque la qualité d'avocat et c'est à ce seul titre qu'il figure dans les listings.
L'avocat se lance dans un long panégyrique de son client âgé de 77 ans et qui travaille encore. Il en fait presque trop ! Où veut-il aller ?
Me Morel : il est tombé de sa chaise lorsqu'il a découvert qu'il était cité dans le listing de novembre 2003 remis à Rondot en lisant le livre de Robert. On lui attribue un compte occulte. Et puisque les duettistes Jean-Louis Lahoud et Imad Gergorin se renvoient la balle, je propose de prendre le code de la propriété intellectuelle et de les déclarer co-auteurs des listings. Pourquoi mon client est cité ? L'invraisemblance de cette présence n'a pu échapper à Gergorin. Et c'est en qualité d'avocat de Betty Lagardère. Car il a eu le tort de ne pas partager les conclusions de Gergorin sur la mort de Lagardère. C'est la rancune qui a fait agir Gergorin. Il n'est pas anodin que le nom ait été retiré. Son nom était connu en bonne part par le juge Van Ruymbeke. Cela aurait desservi la manipulation.
Il faut dire que Kiejman n'avait rien à faire dans les listings et que ceux qui l'ont mis doivent en répondre.
11 h 28
Me Ouarti, avocat de Mme Decatoire et de la société Barmont, citées dans les listings : ce procès n'a pas permis d'établir ce qui est vrai et ce qui est faux. Mme Decatoire est, selon son avocat, proche de Sarkozy. Je sollicite un euro de dommages et intérêts. Le président lui demande dans quels listings elle est citée. L'avocat : Cecilia, cité dans le dernier listing, c'est Mme Decatoire.
11 h 33
C'est au tour de Me Tremolet de Villers, avocat de Marchiani : il rappelle que Marchiani est bien connu et en bien de Rondot. Il est aussi connu de Villepin. Les listes sortent. Et Marchiani est réintégré dans la préfectotrale. Il y a schizophrénie. Il y a des opérations médiatico-politico-judiciaire où les listings sont un instrument. On agit toujours pareil : on ne dit pas ce que l'on sait et qui est à décharge. Mais d'un autre côté, on voit le pouvoir informer l'autorité judiciaire pour l'instrumentaliser à charge. C'est d'une gravité extrême. Comme l'affaire s'est plutôt bien terminée, je demanderai l'euro symbolique.
11 h 41
C'est au tour de M. Galli-Douani, une partie civile sans avocat qui se prétend lésée dans cette affaire. Il porte un dossier vert épais.
Les gendarmes pénètrent dans la salle d'audience. Au cas où ...
L'homme est bien connu des journalistes présents dans la salle. Il porte son affaire de soi-disant corruption dans un marché du ministère de l'intérieur depuis plusieurs années. Il demande un euro symbolique et la reconnaissance de ses droits.
11 h 48
Le président fait état du désistement de M.Guglielmi et de Guilloux. Il lève l'audience. Le procès reprendra à 14 heures.
13 h 54
Les dernières plaidoiries des parties civiles vont être prononcées cet après-midi. Et notamment celle très attendue de Me Herzog, l'avocat de Nicolas Sarkozy. La rumeur indique qu'il devrait plaider trois heures durant, soit largement plus que le plus bavard de ses confrères ayant parlé jusqu'à présent. Deux autres avocats plaideront : celui du groupe EADS et celui de la famille Lasteyrie du Saillant.
13 h 59
Le président s'installe. L'audience est ouverte. Et il donne la parole à Me Herzog.
Me Herzog : je me lève pour représenter M. Nicolas Sarkozy, partie civile et, alors même que je ne devrais pas apporter cette précision, je n'interviens pas en tant qu'ami, ni comme porte-parole mais comme avocat ayant conseillé de maintenir sa partie civile. Il eut été plus facile de lui donner le conseil inverse. Les juges jugeront cette affaire comme n'importe quelle affaire. A cet instant je dois dire au tribunal que dans l'ordonnance de renvoi, la conviction qui est la mienne est que tant Gergorin, Lahoud et Villepin se sont associés, se sont entendus. On ne peut passer sous silence des séquences antérieures.
Pour la partie civile, la rencontre du 1er janvier, la note DDV, la garde-à-vue de Lahoud. Pour la partie civile, les cinq rencontres entre Gergorin et Villepin, les instructions d'avril 2004, l'enquête-prétexte de la DST, l'appel téléphonique de juillet 2004 de Rondot à Villepin. Et pour la partie civile l'année 2006. Je dis et j'affirme que je démontrerai ici que les mensonges, les accointances entre les prévenus dans cette affaire démontrent l'implication de ceux qui sont poursuivis.
14 h 06
Me Herzog : c'est une affaire correctionnelle comme les autres, un procès comme les autres et rien ne me fera détourner de ma route. Deux séries de faits de dénonciation calomnieuse avec comme auteur Gergorin et Lahoud, des faits de faux, abus de faux. Sarkozy figure-t-il dans deux envois à Van Ruymbeke ? La réponse est oui. Villepin figure-t-il dans l'ordonnance de renvoi ? La réponse est oui. On vient de nous dire que c'est une situation extraordinaire que le parquet renvoit Villepin pour d'autres faits contenu dans l'ordonnance. La belle affaire !
Cela se produit souvent, montre Me Herzog, à l'aide d'exemples.
Me Herzog : j'ai dit le premier jour que Sarkozy était une partie civile comme les autres. Et les prévenus des prévenus comme les autres. Partie civile qui n'est jamais intervenue au cours de l'instruction sauf une fois. A l'origine, trois plaintes déposées par Delmas, Gomez et Martinez. Sarkozy sera le quatrième plaignant, le premier homme politique.
14 h 13
Me Herzog : on apprend le retour d'une commission rogatoire qui innocente Sarkozy. C'est après qu'il dépose plainte. Il n'est point besoin de viser une partie civile parce qu'elle se constitue tardivement. Rien ne l'empêche de se constituer après l'instruction. La seule critique de Sarkozy est qu'il a fallu attendre quinze mois pour voir le retour de la commission rogatoire.
Partie civile mieux traitée : non. Une seule audition après la découverte des carnets Rondot et l'audition de Van Ruymbeke. Une seule exception à la règle de ne pas intervenir dans l'instruction. Lorsque Lahoud a cru devoir affirmer qu'il avait rencontré Sarkozy à deux reprises. J'ai joint les agendas et l'emploi du temps de Sarkozy. Plus rien ensuite. J'ai même déposé plainte pour dénonciation qui n'a pas prospéré.
Pourquoi toutes ses précisions ? J'ai eu l'impression que l'on voulait transfomer les victimes en coupables. Qu'il y aurait eu des interventions auprès des juges, auprès du Parquet auprès du tribunal. Non, non, aucun de ceux qui sont ici ne le sont par la volonté d'un homme. Ils sont présumés innocents.
Venons en aux faits. Je ne dépose pas de conclusions écrites (NDLR, comme latribune.fr le disait vendredi soir). Et je demande un euro conjointement à Lahoud, Gergorin et Villepin.
A partir de maintenant, je ne citerai que des pièces du dossier. Cette affaire n'existerait pas sans les enquêtes de Rondot, sans ces carnets. Pour la partie civile, Rondot dit la vérité, mais pas toute la vérité. Sans les notes sur ordinateur Ipaq saisie chez Rondot. Un rapport d'expertise dit que la mémoire Ipaq est vide et que la carte mémoire est effacée. L'expertise extraira tout ce qu'a pu contenir l'Ipaq et on saura que cet Ipaq contient l'annexe de la note DDV du 4 janvier 2004, la lettre adressée par Rondot le 12 janvier 2004, les notes Reflux et la note adressée à MAM. J'affirme ici que ce n'est que le 5 juin 2007 que ces éléments apparaîtront à la procédure.
14 h 29
Me Herzog : je dis qu'il y a des déclarations avant et après que ces notes aient été intégrées dans le dossier. Ces notes sont de style administratif. Elles font état d'une "opération réservée PR". C'est sa nièce qui tape ces notes pour le CROS (NDLR : Rondot). Sous la dictée du CROS. "C'étaient des notes tapées d'un temps très proche des événements relatés. C'était des notes d'étapes", dit cette nièce. Ces notes Ipaq ont une importance dans la procédure. Gergorin a eu trois versions successives. D'abord, celle de victime, lorsqu'il porte plainte. Puis, après son placement en garde à vue. Il ne fera jamais état de ce qui a pu se dire le 1er janvier ni le 9 janvier (NDLR : les réunions entre Gergorin et Villepin, puis Gergorin, Villepin et Rondot). Il assumera seul. Il y a une explication, donné après les notes Ipaq. "Je me sentais lié par le secret absolu que nous avait imposé Villepin. Ce secret a été rompu par la jonction au dossier des notes IPaq", dit Gergorin. Venons en au 1er janvier, deux prévenus qui sont les participants et déjà deux versions différentes. Pourquoi Gergorin va voir Villepin ? Avant les notes Ipaq : "je pensait que son influence personnelle sur Rondot pouvait rendre celui-ci plus actif et mobiliser les moyens de la DGSE", dit Gergorin. Il dit qu'il a cité les noms de Gomez et des oligarques russes. Il dit aussi j'ai certainement cité d'autres noms. Je savais bien entendu que ces patronymes de Nagy et Bocsa étaient ceux de Sarkozy. C'est la seule et première fois, c'est le seul présent ici à dire que Nagy et Bocsa font référence à Sarkozy ou a son père.
Deuxième version de Gergorin : Lahoud a cité les noms de Bocsa et Nagy qui auraient un compte couplé et j'ai donné ce nom à la réunion. Pour la partie civile, lorsque Gergorin est monté au Quai d'Orsay le 1er janvier, il est venu avec les étrennes pour Villepin. Il a cité Pasqua et les oligarques. Mais aussi Sarkozy qui aurait un compte couplé. Et Villepin lui a demandé le secret le plus absolu. A ce stade, il y a une version.
14 h 43
Me Herzog : mais Gergorin reconnaît depuis le début cette rencontre du 1er janvier. Quelle est la version de Villepin ? Cet échange a duré environ un quart d'heure. Il est passé comme cela. Pour la partie civile, c'est le 1er janvier que l'affaire aurait du s'arrêter. Le seul nom d'une personnalité politique, d'un industriel justifierait en soi que l'affaire s'arrête avant d'avoir commencé.
La note du 4 janvier, elle existe. Elle s'appelle note DDV, elle a été rédigée sur ordinateur de Gergorin. On dit que cette note n'est pas pour le ministre. Cette note est accompagnée de documents. Les derniers paragraphes sont essentiels. Dans cette note, il est dit : le document est un extrait de l'annuaire occulte. Bien que ces documents ne constituent pas de preuves au sens judiciaire, il s'agit de preuves. Néanmoins, leur diffusion serait catastrophique car elle nous priverait d'instrument de renseignement. Gergorin dit : j'ai rédigé cette note, conjointement avec Lahoud et je l'ai déposé moi-même à la secrétaire de Villepin. Rondot écrit que Gergorin a transmis une note.
Villepin, sous serment, dit qu'il n'a jamais reçu de document.
Me Herzog passe en revue l'agenda du ministre Villepin à l'époque.
Me Herzog : c'est une affaire à laquelle on ne comprend rien. Pourquoi le nom de Sarkozy aurait été évoqué ? C'est tout à fait crédible !! Un quart d'heure le 1er janvier, une heure le 9 janvier et plus rien jusqu'en juillet. Consultez l'agenda de Rondot. Il cite des entretiens téléphoniques avec Gergorin. Mais pourtant il n'y a aucune trace du rendez vous du 9 janvier dans l'agenda de Rondot.
Que s'est-il passé le 9 janvier ? On s'est moqué de Rondot. Et de ses notes. Mais le 9 janvier 2004, d'abord et c'est une question à se poser.Gergorin a-t-il sorti un listing ? Non, car j'avais déjà communiqué une note à Villepin mais je me suis appuyé sur un annuaire de Clearstream. Rondot dit : il a sorti un listing, le même qu'il m'avait remis en 2003 et Gergorin a dit qu'il s'agissait de la liste des comptes Clearstream.
Y a-t-il eu une instruction présidentielle ? Gergorin : l'instruction présidentielle donnée par Villepin en début de réunion indiquait implicitement mais clairement que l'ensemble des éléments actuels et à venir était concerné par les investigations de Rondot. Gergorin dit : pour moi, il était très clair que Rondot était chargé d'une double mission : l'une pour Marland, donc pour MAM, concernant les personnels de la défense, l'autre, décidée par le président de la république et communiquée par Villepin et concernant l'ensemble des personnes cités dans les listings.
L'avocat du président lit des notes Rondot, et de ses déclarations à l'audience, qui enfoncent le clou de l'instruction présidentielle.
15 h 06
Me Herzog passe ensuite sur la mention POL (NDLR : Patrick Ollier, compagnon de MAM). On oublie qu'il y avait la constitution de Ollier qui, pour des raison sur lesquelles je ne veux pas m'étendre, a retiré sa partie civile. Mais il a été entendu et il a dit : je pense qu'à travers moi, c'est MAM qui a été visée. C'est en mars 2005 que j'ai été mis en cause à propos d'un contrat Thales. Mais pour Rondot, le nom de POL apparaît dès le 9 janvier.
J'en viens à la mention compte couplé Bocsa Nagy. Gergorin dit : il a été indiqué par Villepin, il faut le vérifier. Rondot dit aussi que le nom de Sarkozy a été évoqué mais qu'il n'y a pas eu de fixation particulière sur ce nom. Le nom de Sarkozy est cité à de nombreuses reprises dans cette réunion du 9 janvier, quatorze fois. Le premier thème, le premier nom qui apparait, c'est Sarkozy et c'est l'enjeu politique.
Et Me Herzog cite et recite les mentions de Sarkozy dans le verbatim de Rondot. Et défend Rondot, rappelle sa bonne santé.
Me Herzog : et c'est dès le 9 janvier que Rondot montre ses doutes et il l'écrit. Concernant Lahoud, je laisse à son conseil de trouver son mobile. Concernant Gergorin, je laisse à une autre partie civile, Delmas, de trouver le mobile qui a l'a animé. Quant au mobile de Villepin, Rondot écrit : On le tient. Il note l'exaltation de Villepin dans cette affaire. Que dit Villepin sur le contact qu'il aurait eu avec Chirac sur cette affaire ? Il dit : rien. Il dit qu'il n'a eu aucun entretien sur cette affaire. Les juges lui demandent s'il a informé MAM ? Réponse : non. Et on en vient à l'apparition d'un compte Sarkozy-Bocsa le 9 janvier. Que dit Villepin ? Il n'a été aucunement question du compte Bocsa Nagy. Qu'elle conclusion en tirer ? Gergorin dit n'importe quoi. Rondot dit n'importe quoi. Rondot écrit n'importe quoi. Mais lors de la confrontation, Rondot maintient ce qu'il a dit. Et Gergorin qu'il a bien entendu.
Je m'attacherai aussi à démontrer que MAM a ignoré les agissements de Rondot en relation avec les instructions présidentielle, même si je ne suis pas son conseil. Lorsqu'on est accusé, on fait citer Marland (NDLR : le directeur de cabinet de MAM, à la défense, à l'époque), on fait citer Alliot-Marie. Rondot dit : Je n'ai jamais indiqué à Marland qu'il a été fait allusion par Gergorin, le 9 janvier, d'un compte couplé Nagy Bocsa. Rondot confirme les déclarations de Marland.
Me Herzog reste accroché à son banc, debout face au micro. Il ne bougera qu'une fois.
15 h 29
Me Herzog : l'affaire n'aurait pas du se poursuivre au-delà du 9 janvier 2004. Le nom de Bocsa est entré dans les oreilles de chacun. Même si le nom de Nagy apparaît plus tard. Des vérifications ont été demandées. Gergorin est le seul à dire mais c'est Lahoud qui m'a dit que Nagy et Bocsa, c'était le nom du père de Sarkozy. Rondot marque : vérification orthographique. Sa nièce dit : "je me souviens d'une fiche manuscrite rédigée par Rondot où figurait le nom de Bocsa et j'ai vérifié sur le "Who's who" l'orthographe du nom". Quant l'affaire fait "flop", Gergorin affirme aussitôt qu'il s'agit du père. Au dessus du nom de Nicolas figure le nom du frère, mais quant on regarde le who's who, Nicolas, Stéphane de Nagy-Bocsa, c'est Sarkozy. Ils sont les fils de Paul Sarkozy. Voilà ce qui est marqué. Donc on sait que c'est Gergorin le donneur d'ordre et Lahoud la petite main informatique.
Rondot dit : comment un militaire peut-il se prévaloir d'instruction si ceci est faux ?
A ce stade, je rappelle concernant la réunion du 9 janvier, il n'y a aucune trace d'un contact entre Rondot et Villepin. Et pourtant, Rondot s'est rendu le 9 janvier chez Villepin.
Il y a eu d'autres rencontres. Rondot note : 20 janvier : téléphone de l'officier de permanence de Villepin. Il note : 26 janvier : opération Reflux, directive PR (flèche) DDV. Rondot dit au tribunal : opération Reflux à DV directive PR à DDV.
15 h 44
Me Herzog cite les carnets Rondot sur l'instruction présidentielle, il note que MAM n'est pas contente de cette instruction. Elle a très mal pris la chose. Il insiste sur ce fait et le conflit entre Rondot et MAM. En clair, Rondot estime qu'il pouvait se rendre à un rendez vous du président mais à une rencontre avec Villepin seulement avec l'autorisation de MAM.
Me Herzog : j'en reviens à la note Ipaq numéro un : Opération réservée PR objet opération Reflux ; il s'agit d'une note d'étape (NDLR : dans le jargon Rondot, Reflux est le traitement des listings Clearstream). Au cours de cet entretien du 9 janvier, dont la note fait le compte rendu, Rondot insiste sur l'instruction présidentielle ; pour le moment je n'arrive pas à distinguer le but et ses maîtres d'œuvre. Marland, interrogé, indique qu'il ignorait le terme d'opération Reflux. Rondot dit : je ne me souviens pas avoir indiqué le nom de Reflux à Marland. J'ai déjà expliqué à ce stade qu'il me suffisait d'établir un contact.
Me Herzog montre qu'il pourrait y avoir eu des contacts autres que ceux du 9 janvier et 1 janvier entre Rondot et Villepin.
Me Herzog : en ce qui concerne Lahoud, je note qu'il a porté le nom de Bocsa et Nagy à la demande de Gergorin. C'est Lahoud la veille du 9 janvier qui donne à Gergorin la précision que Bocsa est le nom de Sarkozy. Le tribunal appréciera !! Quant est apparu Nagy et Bocsa ? Rondot répond : c'est Lahoud qui m'apporté des listings où figuraient les noms de Bocsa et Nagy. A quelle date avez-vous rendu compte ?, demande-t-on à Rondot. Il répond : très tardivement, car je ne voulais pas faire de recherche sur des personnels autre que ceux de la défense. La présence des patronymes de Sarkozy m'apparaissaient suspectes.
Et je vais en terminer avec ma première partie. je m'excuse d'être un peu long mais je suis seul contre quatre.
16 h 09
Me Herzog : Rondot dit : "il était possible à la demande de Gergorin de manipuler les listings et d'injecter des noms". La question est donc à poser : pourquoi il continue sinon qu'il est dans la logique d'une instruction présidentielle.
Gergorin fournit une information qui prend une importance pour la partie civile : Villepin a été intéressé (par l'apparition du nom de Sarkozy) cela allait rendre difficile les investigations sinon celles menées par un juge. Cette phrase a été prononcée lors d'une réunion dans la semaine du 21 au 28 mars 2004.
J'en viens à la garde à vue du 25 mars 2004 de Lahoud. Rondot dit : "Villepin m'a téléphoné. Villepin n'ignorait pas qui était Lahoud et m'a demandé de le sortir de là. Et Lahoud était au piano et Villepin craignait que Lahoud parle". Rondot fait aussi référence à cette intervention dans une note officielle à Marland qui sera remise à MAM. Et on pense que Rondot s'amuse à écrire cela à sa ministre si ce n'est pas vrai. A ce stade, il faut citer Villepin. Il est entendu à nouveau et il dit devant les juges "j'ai eu Rondot et j'ai coupé en disant voyez ce qu'il en est".
Que dit Gergorin de cette source ? Que Villepin dit ignorer, "je pense que dès le départ j'avais dit que la source était un personnage complexe. Je n'ai donné le nom qu'ultérieurement, Imad Lahoud. Je lui ai précisé qu'il avait été mis en examen".
Alors il reste un point : c'est la proximité voire l'amitié qui a lié les Piloquet à Villepin. Un beau frère cachottier et une belle sœur cachottière. Mme Piloquet a été témoin de la perquisition chez Villepin.
Le président : vous avez pris deux heures trente pour votre première partie. Je vous demande de plaider trois quart d'heure pour votre deuxième partie.
Me Herzog : combien la défense aura de temps ?
Le président : les parties civiles ont eu trois jours.
Me August (avocat de EADS) : nous plaiderons un quart d'heure et même plutôt 10 minutes.
L'audience est suspendue cinq minutes.
16 h 47
Sans désemparer, Me Herzog reprend après la suspension d'audience. Au cours de celle-ci, Villepin est resté debout dans la salle, légèrement soucieux.
Me Herzog : Villepin sait-il que les listings sont falsifiés lorsqu'il demande à Gergorin de dénoncer l'affaire à un juge ? Rondot, dans ses verbatim, montre que les listings sont falsifiés et dit qu'il faut prévenir Villepin afin que Villepin ne persiste pas dans l'erreur. J'ai fait part de mes doutes à Villepin dès avril 2004. On a essayé de retrouver les deux documents de vérification de la DST du 6 et 8 avril 2004, dans lesquels Rondot demande à la DST de vérifier via les suisses la validité des listings. Jean-François Clair (NDLR, le directeur adjoint de la DST, à l'époque) dit qu'il s'agit de documents classifiés qu'ils seront transmis à la commission du secret de la défense nationale. Elle a indiqué qu'elle n'avait pas été saisie de ces vérifications. Quel regret !!
Pressé par l'injonction du président, Maitre Herzog met le turbo !
Me Herzog : j'ajoute et j'en termine avec le mois d'avril. Une note va être faire pour MAM le 21 avril 2004. Rien n'est mentionné sur les hommes politiques. Le nom de Gergorin n'y figure pas, ni celui de Villepin à propos de la garde à vue. Rondot écrit : "j'ai tenu régulièrement informé le directeur de cabinet de cette affaire en rappelant que le président de la république m'a imposé de ne rendre compte qu'à lui-même". Puis il a reçu l'ordre de sa hiérarchie de tout arrêter. On constatera ici que Rondot ne va pas arrêter. Il rédige une note Ipaq 3 où il note les rebondissements de l'affaire. Rondot note : Gergorin a décide de parler à Van Ruymbeke. Et il note que les services suisses ont fait savoir que les listings sont falsifiés. On ne voit pas pourquoi il note cela pour lui-même. Il note aussi que Villepin est apparu jubilatoire après la diffusion des listings. Rondot note aussi qu'un article est prévu. Rondot n'a pas fait lire cette note à Marland. La note pose des questions. La note IPaq 4 Rondot note : "le PR dont on ne sait pas ce qu'il sait aujourd'hui". Il est aussi écrit : selon la source Mahdi (NDLR, Lahoud), Villepin aurait reçu instruction du PR de balancer Sarkozy. Et Rondot note qu'il faut parler au président Chirac de cette affaire malsaine. Et il le répète. Il note qu'il n'a jamais eu de retour sur ce souhait urgent de rencontrer Chirac pour savoir ce qu'il savait.
C'est le 6 juillet 2004, que celui qui n'a plus rien à faire dans le dossier, celui qui ne sait rien depuis le 9 janvier, va sonner le clairon et avertir Raffarin pour dire que Bocsa et Nagy sont le nom de Sarkozy.
17 h 21
Maitre Herzog : L'enquête de la DST n'est rien de moins qu'une enquête-alibi. On ne dit pas à Bousquet (NDLR : alors patron de la DST) qu'il faut voir Rondot. Villepin lui dit de regarder ce qu'il y a derrière. La DST va investiguer. Mongin (NDLR : directeur de cabinet de Villepin lorsqu'il était ministre de l'intérieur) faisait lire les notes de la DST à son ministre. Le 13 juillet 2004, une note de la DST dit : selon la source, c'est le nom de Sarkozy qui est apparu sous les noms de Nagy Bocsa. Or, on notera que Villepin indique sur des « post-it » qu'il a connaissance le 7 de la correspondance Nagy Bocsa et Sarkozy par la DST. C'est impossible car la note de la DST est ultérieure.
Il y a encore une note de la DST du 21 juillet 2004 qui fait l'objet d'un oubli fâcheux dans sa transmission à la justice. C'est la troisième note de la DST qui disparaît. Je dois rendre hommage aux juges qui ont demandé une deuxième demande de déclassification.
Le tribunal retiendra qu'après la sortie du Point, celui que l'on convoque, c'est Rondot. Mais Rondot sait par les services suisses que les listings sont faux ; il en informe Villepin. Que penser de cette mention : « si nous apparaissons, le PR et moi, nous sautons » ? Rondot a dit qu'il voulait, avec cette mention, protéger Villepin et Chirac des turpitudes de Gergorin. Mais comment imaginer que celui qui n'est pour rien soi-disant peut formuler une telle crainte ?
Maitre Herzog reprend la défense de Villepin sur cette citation. Et il dit c'est la seconde fois que Sarkozy intervient dans la procédure pour démentir les déclaration de Villepin disant que c'est Sarkozy qui a dit : '"si j'apparaît le PR et vous vous sautez ".
Maitre Herzog : j'ai dit que je m'intéresserai à 2006 après 2004. A cette date Rondot a pris sa retraite. Rondot dit qu'il n'a eu aucun contact avec les autorités sur l'affaire Clearstream. Son neveu dit qu'il voulait protéger Villepin et par delà Chirac. Mais sur son agenda, il y a plusieurs mentions de contact entre Villepin et Rondot après la plainte de Sarkozy, en 2006. Rondot fait référence à des entretiens téléphoniques entre Lahoud et Mme Lahoud. L'agenda fait aussi référence à des entretiens téléphoniques entre Rondot et Juillet (NDLR : ancien directeur du renseignement de la DGSE qui a participé au recrutement de Lahoud). Il y a deux pièces de procédures : en 2006, Rondot demande a être témoin assisté, il cite 14 fois Villepin dans cette lettre. Rondot n'a pas dit toute la vérité car il doit protéger Chirac, chef des armées, et avant lui Villepin.
17 h 53
Maitre Herzog : Il y a une deuxième pièce, une note chronologique sur les corbeaux. Ce qui m'a frappé c'est la date de cette note du 17 mai 2006. Après que le général a décidé de ne plus parler.
Puis l'avocat se lance dans une analyse détaillée d'une note IPaq à un seul exemplaire publiée sur le site de France info. C'est forcément le destinataire de cette lettre qui a pu donner la lettre à un organe de presse, note Herzog. Puisque l'ordinateur IPaq de Rondot a été vidé. Qui a pu connaître ces notes IPaq de Rondot sinon le destinataire ? insiste l'avocat de Sarkozy. Il vise Villepin.
Maitre Herzog finit sur les faits. Quatre heures touffues, techniques, destinées au tribunal, aux juristes qui vont juger. Un travail de revisite de l'instruction pour échapper aux accusations de mener un procès politique. Il passe à la fin de sa plaidoirie.
Maitre Herzog : il y a mes convictions selon lesquelles Villepin a été l'instigateur de cette manipulation pour empêcher Sarkozy d'accéder à la tête de l'UMP. Je cite Villepin qui dit qu'aucun document d'étape ne lui a été remis par Rondot. Et je cite Monod, proche collaborateur de Chirac, dans un livre : Villepin « s'occupait beaucoup des affaires, il le traumatisait, je suis sa cervelle, disait-il. Il a trahi Chirac quand Chirac a su pour Clearstream. Villepin n'a pas de principe ».
L'avocat de Sarkozy vient d'achever une plaidoirie sur le fil. La plus longue et de loin des autres parties civiles.
18 h 09
C'est au tour des avocats d'EADS de prendre la parole alors que la salle est encore sous le choc de la plaidoirie de Maitre Herzog : il y a un grave préjudice à notre égard et une déception à l'égard de Gergorin. Lahoud est plus dur qu'il n'apparait. Il aime l'argent. EADS qui travaille dans un secteur très spécifique a subi un préjudice incalculable. Que demander quand on est EADS sinon que justice soit rendue ? Nous demandons donc un euro à Gergorin et un euro à Lahoud.
18 h 23
L'avocat de la famille Lasteyrie du Saillant plaide dans l'indifférence totale. C'est la dernière partie civile. il demande 5000 euros de dommages et intérêt.
L'audience est levée à 18 h 33. Le procès reprend demain à 13 h 30 avec les réquisitions du ministère public qui va demander les peines pour les prévenus.
latribune.fr
ali a écrit le 20/10/2009 à 15:50 :
Mauvais théâtre, Ah! ma France je connais ta souf-france....
julpo a écrit le 20/10/2009 à 15:01 :
En tout cas les internautes s'ammusent en attendant a donner à villepin des Tuyaux pour s'en sortir en prison XD ici : http://bit.ly/2Lt0W
carambouille a écrit le 20/10/2009 à 13:22 :
Difficile de se faire une idée d'une plaidoirie de quatre heures au travers de cette retranscription forcément partielle. Herzog as t'il montré que Villepin savait que les listings étaient faux et quand l'a t'il su ? A t'il demandé à Gergorin de les transmettre ? Que disent les fameuses notes Ipaq ? On n'en sait pas plus maintenant.
Sage? a écrit le 20/10/2009 à 12:26 :
Je suis surpris par le manichéisme des commentaires, la promptitude et la certitude engagée dans les évaluations des uns et des autres. Comment se faire une idée valable à partir de la retransmission très partielle des propos tenus lors des audiences et encore plus partielle des informations concernant les peuves matérielles présentes au dossier d'instruction? N'a de convictions que celui qui n'a rien approfondi, comme l'écrit Cioran. Pour ma part, je me contenterai de remercier la Tribune pour ce premier travail de retranscritpion d'audiences, qui nous permet, à nous simples citoyens, de soulever légèrment le voile des pratiques politiciennes de notre époque. Cette affaire, et sa courverture médiatique, n'est-elle pas un pas vers une plus grande transparence politique? Je l'espère, car l'ignorance fait le lit du mal; en dépit de la vérité qui ne laisse transparaître qu'une trame assez floue et de trop nombreux "trous de mémoire" (pas d'agenda, effacement informatiques, perte et destructions de documents, etc), le jugement, quel qu'il soit, me paraîtra toujours meilleur que celui d'un tribunal populaire... Bien cordialement.
arnaud a écrit le 20/10/2009 à 11:48 :
merci encore à la Tribune pour ses retransmissions, j'ai constaté qu'aucun journal ne l'a fait! BRAVO. je ne suis pas de droite, mais trouve que NS va loin, très loin, abaisser l'institution judiciaire rien que pour faire "tomber" DDV, est-ce digne d'1 pdt, de la FRANCE, avec tt les frais pr les contribuables. quand on sait qu'il y a tellement de pb plus urgents : suicides (25) à france télécom, pour moi c'est plus important de se pencher sur ces problemes que la guéguère que se livre NS drapée ds sa dignité de victime. salutations.
Jacky a écrit le 20/10/2009 à 09:38 :
une derniere précision au sujet de la note de Rondot soi disant écrite pour lui-meme retrouvée sur france info. en mai 2006..la justice ne peut pas etre l'orginie de la fuite puisqu'elle n'a jamais trouvé cette note ... Elle ne la redecouvriira qu'en 2007 grace au expert .. Donc en 2006 si la note se retrouve dans la presse c'est que quelqu'un qui avait cette note la envoyée à france info ... mais qui l'envoye ?? Rondot lui meme .. en tant que militaire je le vois mal envoyé sa soi disant propre note .. MAM ? pour se tirer une balle dans le pied c'erst pas mal ... Villepin ? eh oui ! un n ieme coup tordu de Villepin voulant accuser MAM de tout connaitre de l'enquete Rondot ... eh oui ! c'était lui qui connaissait tout de l'enquete via les 4 notes de Rondot et les entrevues avec Gergorin ...
Jacky a écrit le 20/10/2009 à 09:27 :
Valère, crois tu sincèrement que ce soit Rondot qui ait envoyé à france info sa note soit disant personnel (la note qui avait comme mention opération pr EXEMPLAIRE UNIQUE diffusion interdite )???? Si tu étais à l'audience du 6 octobre... souvien toi ce qu'il a répondu lorsqu'on lui demande pourquoi il écrit deux notes à sa ministre en octobre sensiblement identique à l'excetption de quelques paragraphes .. ? Rondot répond : il y en a une que la ministre peut diffuser autour d'elle et l'autre plus détailliée pour son information personnelle avec la mention "diffusion interdite" Encore une fois on retrouve cette mention prouvant bien que ces mentions était écrite pour un destinataire et non pour lui meme ... C'est bien la preuve en tout cas que sa note avait un destinataire ... Enfin, lors de l'affaire du compte japonais en 2001, Villepin avait demandé à Rondot de lui faire des notes qu'il transmetterait au président de la république.. Ce mode opératoire n'est pas nouveau ni pour Rondot, ni pour Villepin ...
marevientos a écrit le 20/10/2009 à 09:11 :
Combien aura couté toute cette affaire ? Nos impots sont une nouvelle fois bien utilisé!
marevientos a écrit le 20/10/2009 à 09:10 :
Heureusement le ridicule ne tue pas ... Franchement vu de l'etranger, c'est tout à fait navrant. Que peut-on vraiement éspèrer aujourd'hui de notre pays qui en l'espace de deux à détruit tout ce qui faisait la grandeur de la France depuis l'après guerre. Mr le president de la Republique est un despote sans elegance et sans conviction autre que detruire tout ceux qui le derangent et augmenter son pouvoir. Despotisme, nepotisme, ridicule.
Jean Pierre a écrit le 20/10/2009 à 01:14 :
Maitre Herzog parle durant des heures. Mais ou sont les preuves pour accabler Mr De Villepin ... aucune preuve, que du vent ou des suppositions . Aucun faits. Pourquoi ne convoque t ont pas MAM aussi. Je comprend que Lalouhd et Gergorin soient coupable d avoir falsifie le listing. A qui a profite le crime sinon a Mr Sarko qui au courant de l affaire du faux listing a soigneusement tendus un piege a son rival (pour la presidentiel). Je m etonne aussi du fait que Mr Herzog partie civil pour Mr Nicolas Sarkozy partenaire et amis ait eus droit a 4 h de plaidoirie alors que les autres parties civil ont eus de bref 15 mn voir moins ... est ce que les autre parties civil ont moins de droit que Mr Sarkozy. N est ce pas une personnel vendetta contre Mr De Villepin. Maitre Herzog ami et avocats de mr Sarkozy a tenter en vain de charger contre Mr De Villepin, cependant aucun faits n a ete demontrer prouvant la culpabilite de Mr villepin. Je vous rappelle aussi que Maitre Herzog a ete aussi l avocat de Mr Jean Sarkozy dans l affaire du Scooter ... Je n attend rien d autre qu'une relaxe pour Mr De Villepin, Un homme qui a sus dire non a la Grande Amerique de Mr Bush, dire non a Mr Sarkozy le nouveau Roi Soleil en France.
CHEVREUL a écrit le 20/10/2009 à 01:04 :
VILLEPIN est coupable cela ne fait aucun doute porquoi un général mentirait il?DE PLUS COMPTER sur son physique pour infuencer le peuple et critiquer quelqu' un sur son physique c'est du racisme une sorte de racisme qui sévit de plus en plus!!!!!le physique n'a rien à voir en politique sinon ou allons nous?
SarkPin a écrit le 20/10/2009 à 00:26 :
Ah ah sacre maitre herzog venir doner son interpretation sans les etayer simplment par uen interpretation accusatrice.Exemple:la belle soeur de de villepin connait lahoud .Elle en parle a sa soeur qui n en parle pas a son mari dominik.c est bizarre qu il ne soit pas au courant donc de villepin cache quelque chose.......Lahoud dejeune 15 fois avec perol .Perol est l ami de sarkozy.Donc qd lahoud est avec les piloguet il parle forcemeent de sarkozy etdu complot mais qd il estr avec Perol ami de sarko victime du complot , il parle dela pluie et du beau temps...Si sarko nie cela c 'est quil y aussi une chose a cacher ...Ah sacre maitre Herzog
robert a écrit le 19/10/2009 à 23:09 :
Si nos responsables politiques avaient un peu de dignité, cette affaire n'aurait jamais dû se produire.
alexco a écrit le 19/10/2009 à 22:59 :
Si pour une fois, en France, une Affaire politique pouvait se solder par un procès avec des coupables qui payent nous aurons fait un grand pas ! Rien que ça c'est une rupture salutaire avec le passé.
fosco a écrit le 19/10/2009 à 22:57 :
Je n'ai pas de sympathie particulière pour Sarkozy Mais Villepin a été un intriguant dangeureux toute sa vie. Il a faillit nous mettre dans le camp des ennemis des USA au même titre que Cuba et la Corée du Nord lors de l'affaire de l'Iraq à l'ONU. Il a fait des coups en douce derrière le dos de Jacques Chirac qui lui accordait toute sa confiance. Villepin a l'art des opérations tordues et loupées (cf Dissolution de l'AN). Il ne fait aucun doute de sa culpabilité TOTALE dans l'affaire. Son crime le plus odieux est amha de vouloir rendre les victimes de ses magouilles coupables alors que c'est lui et Gergorin qui ont manipulté tous les listings. Quelle bande de pieds-nickelés. Lahoud le mytho, Gergorin le parano et Villepin l'intriguant. Tous en taules c'est ce qu'ils méritent
Thierry la fronde a écrit le 19/10/2009 à 22:28 :
Bon courage à la justice pour dénouer ce sac de noeuds politico-judiciaire. C'est vraiment grave ce qui se passe à la tête de l'Etat. Comment les citoyens peuvent-ils faire confiance à un gouvernement qui ne cesse de mentir, de se battre en duel pour s'accaparer du pouvoir de l'Etat et faire n'importe quoi. J'espère que le Juge Van Ruymbeke demandera des dommages et intérêts pour le fait de s'être fait rouler dans la farine par les prévenus. Voilà, qui voulait prendre...est pris. Il est très fort ce juge et surtout très honnête. Bravo!!
émia a écrit le 19/10/2009 à 22:09 :
oui, effectivement, il y a un seul coupable... et ce n'est pas Monsieur DE VILLEPIN, je laisse le soin à ce si "brillant" avocat comment s'appelle t-il déjà "th" le soin de dire la vérité vrai, sans amitié n'est ce pas!!! Mais sachez Monsieur DE VILLEPIN que bon nombre de français sont derrières vous et vous soutiennent, ils en ont assez de tous ces bonimenteurs, des promesses non tenues!!! je pense à cette pauvre Marie Antoinette qui a été décapitée pour moins que cela!!!! à méditer!!! et encore bon courage cher Monsieur DE VILLEPIN
Phild a écrit le 19/10/2009 à 21:27 :
Grace à cette plainte Sarkozy a gagné la présidentielle, mais cela ne marchera pas à chaque fois.Heureusement De Villepin se relevera et il faudra compter avec lui.... Courage
Maisbiensur a écrit le 19/10/2009 à 21:12 :
Il y a deux ans, sans état d'ame, je ne croyais que Villepin. Aujourd'hui plus du tout. A l'époque j'étais persuadé que le nom de Bosca n'avait pas été prononcé le 9 janvier. Aujourd'hui je sais que c'est faux. De Villepin le dit lui même en juillet 2004, puisque depuis janvier il n'a plus parlé de l'affaire avec Rondot, comment peut-il le dire à Raffarin que l'article du Point qui va paraitre cite Bosca-Nagy ... qui est Sarkozy.
fatigué a écrit le 19/10/2009 à 21:05 :
on est fatigué du procès du prince alors que les plaintes des contribuables finissent dans les poubelles du parquet. chaque fois que des sentiments animent le monarque , il y a une affaire d'état suivie d'une frenésie mediatique. Triste republique. La France n'est plus crédible
Jacky ! a écrit le 19/10/2009 à 20:47 :
Rondot écrit 4 notes opération reflux - opération PR - exemplaire unique - diffusion interdite ... Soi disant pour lui meme. Villepin lui demande de les effacer en juillet 2004. On se demande pourquoi ?? L'un d'entre elle apparait sur france info en 2006 pour mouiller MAM... Mais qui peut envoyer cette note à france info a part son destinataire qui n'était que Villepin ... Démonstration du flingueur flingué ...
Valère a écrit le 19/10/2009 à 20:42 :
j'écoutais 3 journalistes dont celui de France Info.Interrogé par ses collègues à ce sujet,il a répondu"Rondot ment"Sa collègue lui a posé la question si c'était DdV.Il lui a répondu ne pas vouloir citer sa source mais qu'en aucun cas ça n'était lui,ajjoutant"ce n'est pas un politique" En fin de journée,alors que les journalistes désertent la salle tellement ils s'ennuient,terminer sur Villepin instigateur de cette manip!Quels sont les éléments?Les convictions de Me Herzog!
Valère a écrit le 19/10/2009 à 20:36 :
A 17h53:l'analyse d'une note IPac publiée sur France Info,c'est forcément le destinataire qui a pu lui donner la lettre.Herzog vise Villepin. Et bien NON Lundi 5 oct.(j'ai assisté au procès les 5 et 6)Rondot venait à la barre.Il a été dit que cette note(la chronologie remise en cause)a été versée,grâce à la vigilence du Parquet,à l'instruction le 16mai2006,n'appartiend pas à la procédure. Rondot a rétorqué"je ne m'explique pas que ces notes aient pu sortir de mon bureau" Le lendemain,attendant d'entrer,j'écoutais 3 journalistes
bakounine a écrit le 19/10/2009 à 20:21 :
Article intéressant. Herzog attaque en effet, mais il en fait un peu trop. Ce déluge de détails, la longueur (exagerée) de sa plaidoirie montrent sa capacité de construire une thèse précise qui sert finalement de...repoussoir. L'attaque est tellement "grosse" que l'édifice est chancelant.
basbousa a écrit le 19/10/2009 à 20:15 :
pouquoi la censure????
basbousa a écrit le 19/10/2009 à 20:13 :
il est inadmissible qu'un avocat parle au nom du président sarko alors que ce dernier est le chef suprême de la magistrature comment voulez-vous que les juges soient neutres sauf s'ils ont des c........bien placées
jacky a écrit le 19/10/2009 à 20:12 :
pour résumer Rondot clame que ces notes IPAQ qui mouille devillpin nétait que des notes à usage personnel .. et villepin n'était au courant de rien .... Mais comme l'une d'entre elle s'est retrouvé dans la presse, on se doute bien que ce n'est pas Rondot qui envoyé cette note à la presse mais bien le destinataire qui n'est rien d'autre que Villepin ... Pauvre DDV il voulais mouiller MAM en 2006 en envoyant cette note à france info mais c'est lui meme qu'il a mouillé ...
dodo a écrit le 19/10/2009 à 20:04 :
@zorro : il y en a un seul de "pour moi" dans cette page
Baroin a écrit le 19/10/2009 à 20:04 :
Villepin reste le dernier opposant valable contre le petit président de notre grand pays. J'espère qu'il sortira blanchi de cette affaire. Mes hommages. (PS:Il est pour toi celui-là Don Pasquale)
dufour a écrit le 19/10/2009 à 19:42 :
exellent compte rendu,excellent herzog,excrecrable prevenu!!!!!!!!!!!!!!
petersmith a écrit le 19/10/2009 à 19:38 :
Si Villepin était coupable, il demanderait immédiatement à être jugé par la cour de justice... Sarkozy est de mèche dans toute cette histoire... Vraiment lamentable.
Sauvelarepublique a écrit le 19/10/2009 à 19:17 :
Encore une lecture triviale des faits sur la base de la crédibilité des notes de Rondots (Relecture de note plus que synthétique écrite par un septagnénaire et revue 5ans après)...corroboré par la parole de Gergorin qui a mainte fois prouvé la "valeur" de sa parole...Lecture qui commence par un pieu mensonge "NS est une partie civile comme les autres"...Navré Me Herzog, mais le PR n'est pas un citoyen comme les autres en particulier devant la justice (Et c'est bien ainsi...)! Pardonnez-moi, mais je trouve cela audacieux de penser que TH a demontré quoique ce soit...au plus TH a livré son interpretation qui était déja connu au départ...La tribune fait un beau travail en nous livrant un compte-rendu détaillé (mais incomplet) des séances...j'oserai dire que Rondot devrait aller faire un stage à la tribune, et bruler ses notes cryptiques :). Sans présumer de la culpabilité de DDV ou non, ni des conclusions des juges, je compatis largement à leur situation avoir la responsabilité de trier le bon grain de l'ivraie me parait un exercice de haute voltige...Bon courage Messieurs.
paulhermin a écrit le 19/10/2009 à 19:04 :
Un sentiment étrange m'envahit...Cet avocat Me.Herzog pas mal pour raconter,je dirai comter les histoires.Ilo y en a qui traite avec l'affabulation!Les avocats ont le droit d'inventer aussi!Si!si!pourvu que cela "enfonce"la partie adverse!Sacrée équipe de menteurs RG compris!
Extra a écrit le 19/10/2009 à 18:53 :
C'est un vrai procès et très bien écrit merci. Villepin est très très fort et cela montre comment la politique fonctionne, comment faire confiance à des personnes qui promettent, jurent ... et qui en réalité n'ont aucunes morales, pas facile quand on est un citoyen avec le pouvoir "du vote" de faire un choix et certainement pas facile non plus si l'on est un homme politique avec de la morale de trouver sa place.
arnaud a écrit le 19/10/2009 à 18:51 :
d'accord avec zorro, bcp de "pour moi" de Me herzog, il devrait plaider pour des faits divers (accrochages de scooter...)il présente NS comme s'il était un enfant de coeur! Merci à la tribune de nous faire faire vivre cette "affaire".
ursule a écrit le 19/10/2009 à 18:51 :
Très jolies ces histoires "c'est pas moi c'est l'autre...".Des années d'instruction et deux mois d'audiences pour savoir si c'est Dudule qui a entubé Tatave ou le contraire et pendant ce temps l'affaire des frégates avec ses commissions, les grosses et les petites et ses rétrocommissions, le meilleur de l'affaire, tout cela se perd sous l'épais manteau du secret défense. Et l'autre question, beaucoup plus importante qu'une histoire de diffamation,la question de savoir si Clearstream est une machine à laver ou pas, à qui faudra-t'il la poser, à Darty?
elgfin a écrit le 19/10/2009 à 18:44 :
Très bon PV bravo!
LA VERITE a écrit le 19/10/2009 à 18:28 :
Rackham, votre appréciation n'est pas si évidente que çà ! Il est vrai que l'affaire Piloquet a semé le doute !!! En effet, comment Delphine Piloquet n'a pas pu en parler à sa soeur ? Et comment sa soeur n'a pas pu en parler à son mari ?
FORMULE1 a écrit le 19/10/2009 à 18:27 :
jE TROUVE CELA NAVRANT; POUR LE PAYS SI ON beneficie de l'imunite on ne fait pas parler son avocat devant un Tribunal aux frais des contribuables. Ou sont les preuves? regardez la presse etrangère qui se gausse de tout ce cinéma.
albert a écrit le 19/10/2009 à 18:24 :
démonstration brillante et irrefutable de la culpabilité de villepin.Aucun effet de manches des faits précis et incontestables mis bout à bout pour éclaircir ce que d'autres voulaient embrouiller.Bravo T.H!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Rackham a écrit le 19/10/2009 à 17:42 :
VILLEPIN est tellement coupable que cela saute aux yeux. On pourrait d'aiileurs en ce qui le concerne évoquer le concept de FUSIBLE "ACTIF" Toute sa dramaturgie c'est du pipo... Je fais confiance à la justice de mon pays pou le punir et cela loin de toute considération politique car je ne suis pas un pro Sarko.
le Berger..... !!!! a écrit le 19/10/2009 à 17:32 :
Tres bien cette transcripton de l'audience tres interessant je vous remercie
la suite a écrit le 19/10/2009 à 17:00 :
la suite !
MGHBRI a écrit le 19/10/2009 à 16:41 :
ILS SONT COUPABLES TOUS LES TROIS LA PLUPART DES AVOCATS QUI ONT PLAIDES LE DEMONTRE.
Titus a écrit le 19/10/2009 à 16:25 :
Pas de commentaire...
zorro a écrit le 19/10/2009 à 16:15 :
il y a bcp de "pour moi " dans la "démonstration " de maitre herzog , non ?
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