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Interview

Xavier Bertrand : "les Français sanctionnent ceux qui ne proposent rien sur l'Europe"

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Le patron du parti majoritaire veut être "exigeant" vis à vis des députés européens.

Xavier Bertrand

Aux dernières européennes, l'UMP avait réuni 16,6% des voix. Quel est votre objectif pour le 7 juin ?

Ce qui est important pour le Mouvement populaire, c'est d'avoir le plus de députés européens possible. Des députés qui auront la même énergie que Nicolas Sarkozy pendant la présidence française de l'Union européenne et la même volonté de construire une Europe politique. C'est aussi pour cela que nous voulons des députés européens qui s'engagent différemment au Parlement européen.

C'est-à-dire ?

La présidence française de l'Union européenne n'était pas une parenthèse. Je l'ai dit à nos députés européens sortants: avec la crise et après la présidence française, on est plus exigeant encore vis-à-vis de l'Europe et on sera encore plus exigeant vis-à-vis des députés européens. On leur demandera de bousculer les torpeurs et les lenteurs de Bruxelles et de ses procédures. Juste un exemple: si Nicolas Sarkozy avait suivi toutes les procédures, il n'aurait pas eu le droit de réunir l'Eurogroupe car cela devait se faire au niveau des ministres de l'Economie et des Finances. Heureusement, il n'a pas hésité. J'attends la même chose des députés européens du Mouvement populaire.

Redoutez vous un vote-sanction contre Nicolas Sarkozy ? C'est le socialiste Jean-Christophe Cambadélis qui parle lui-même de "dix huit" listes d'opposition au chef de l'Etat, sur les dix neuf listes européennes...

Si leur seul projet, si leur seul moteur, c'est de s'opposer au président de la République, cela montre bien qu'ils n'ont rien à dire sur l'Europe. C'est dommage. Je pense que les Français n'hésiteront pas à sanctionner ceux qui n'ont rien à proposer sur l'Europe. Les socialistes se sont lourdement trompés depuis le début de cette campagne. Au début, ils voulaient voter contre Barroso, ensuite ils étaient animés par l'antisarkozysme primaire et puis ils ont voulu parler de l'action nationale, mais ils n'ont jamais parlé d'Europe. Il est vrai aussi qu'ils n'ont jamais réussi chez eux à dépasser la fracture ouverte par le référendum de 2005 et cela se ressent encore.

Le principal risque, selon les sondages, demeure l'abstention. Comment mobiliser l'électorat dans un délai aussi court ?

L'abstention n'est pas une fatalité non plus mais il est évident que les Français ne se trompent jamais d'élection. Si on leur parle d'Europe, si on sait se mobiliser pour une Europe plus proche, qui protège et qui ose davantage, il y aura moins d'abstention. Ce qui veut dire également qu'il faut que les messages soient complètement tournés vers l'Europe. Or, aujourd'hui, à part l'UMP, à part peut-être Daniel Cohn-Bendit et les Verts, je ne vois personne qui parle d'Europe.

Nicolas Sarkozy a réaffirmé son opposition à l'entrée de la Turquie dans l'Europe. Pourquoi le faire dans cette campagne ?

C'est une question qui nous est souvent posée dans cette campagne et c'est une question qui touche non seulement aux frontières de l'Europe mais surtout à son identité. C'est aussi une critique très nette portée contre un élargissement de l'Europe qui a semblé être un élargissement sans limites et sans approfondissement. L'Europe n'a pas vocation à avoir une frontière commune avec l'Iran et l'Irak parce qu'elle aurait intégré la Turquie. La Turquie est un grand pays avec lequel nous voulons avoir des relations de partenaire privilégié, mais l'adhésion, jamais. Sur ce sujet nous sommes les seuls à être aussi clairs. Les réponses de Martine Aubry tout comme celles des autres partis ne sont pas claires sur cette question.

A quels projets destinez vous le grand emprunt communautaire dont vous souhaitez la création ?

C'est une proposition que l'on fait si l'on décide de passer à la vitesse supérieure en matière de politique d'infrastructures européennes. L'idée est la suivante : aujourd'hui on sait pertinemment qu'il faut avant tout avoir des politiques concertées. Une politique commune, c'est forcément l'étape supplémentaire. Mais nous disons non, clairement non, à un impôt européen, alors que les socialistes ne sont pas clairs sur cette question. Nous préférons poser la question d'un emprunt européen.

Dans votre programme, vous faites effectivement part de votre opposition claire à tout prélèvement fiscal supplémentaire. C'est tenable alors que les déficits publics explosent ? Ce débat existe dans la majorité, on l'a vu avec les propositions de Pierre Méhaignerie ou Gilles Carrez...

Il y a quelques personnes, quelques voix seulement... Mais ce creusement du déficit, on le sait bien, est lié à la crise et cet effet de conjoncture se retrouve dans la plupart des pays européens. Bien évidemment, la sortie de crise va permettre de dégonfler à la fois les déficits et la dette et nous savons pertinemment qu'ensuite, nous devrons poursuivre la lutte contre les dépenses publiques inutiles. Il y a un constat que l'on peut porter sereinement, objectivement sur la France, d'avant la crise: trop de dépenses publiques inutiles, trop de prélèvements, trop d'impôts et pas assez de compétitivité. Ce constat, en sortie de crise, devra être pris en compte davantage encore. Et ce serait un contresens terrible que d'augmenter les impôts et la fiscalité à un moment où, on le sait bien, il vaut mieux avoir davantage d'argent dans l'économie. Parce que l'argent dans l'économie finira par profiter à l'Etat, avec des recettes de TVA et d'impôt sur les sociétés. En revanche, l'argent qui va directement dans les caisses de l'Etat ne profite pas directement à l'économie. C'est une règle simple qu'il faut non seulement rappeler mais mettre en pratique. D'autre part, nous savons aussi pertinemment que le modèle social français doit être conservé et modernisé. Ce modèle repose sur l'équilibre entre la création et le partage des richesses, sans oublier que pour partager les richesses, il faut déjà en avoir créé ! Il faut donc arrêter de pénaliser le travail comme on l'a fait par le passé. De plus, nous n'avons pas été élus, comme l'a dit Nicolas Sarkozy, pour augmenter les impôts ! Ce contresens priverait la France de toute chance de sortir de la crise en premier et même d'en sortir aux premières places. En 1993, la plupart des pays européens sortent de la crise en 1995, pas la France, qui n'en sortira qu'en 1997. Je n'ai pas envie qu'un tel schéma se reproduise.

Et donc vous excluez totalement ce que propose Pierre Méhaignerie, le relèvement du taux marginal de l'impôt à 45% pour les revenus supérieurs à 200.000 euros ? Une proposition qui séduit le socialiste François Hollande...

De nombreuses personnes m'ont écrit, lorsque ces propositions ont été faites, en soulignant que les augmentations d'impôts ne sont jamais temporaires et ne concernent jamais une petite frange de la population. Une augmentation d'impôt reste toujours durable et a toujours vocation à s'étendre aux classes moyennes. Voilà pourquoi il n'est pas question de remettre le doigt dans cet engrenage. Et les mêmes qui veulent augmenter les impôts vous diront qu'il faut relancer par la consommation ! M. Hollande n'est pas à une contradiction près ! De plus, on voit bien qu'un des enjeux de la sortie de crise sera de savoir attirer davantage les capitaux, les investisseurs. Or, un pays qui déciderait d'augmenter à nouveau les impôts continuerait à faire fuir les capitaux, donc ce n'est pas un modèle économique de réussite pour la France.

Pour qui demanderez vous aux élus UMP de voter à la présidence de la Commission ?

José Manuel Barroso n'est pas candidat sur les listes européennes. Ce n'est pas le sujet. En revanche, par rapport à la Commission européenne, je sais une chose, c'est que les parlementaires européens sont eux des vrais politiques. On a reproché à l'Europe d'être trop technocratique: eh bien il est impensable de passer à côté de l'occasion d'avoir une Europe politique ! Pour avancer, l'Europe a besoin d'une direction politique très forte. Je ne veux plus de comportement comme celui de M. McCreevy, commissaire au Marché intérieur, qui est capable de nous présenter une directive qui autoriserait les fonds spéculatifs installés dans des paradis fiscaux à exercer en Europe, alors qu'il y a eu le G20 ! Une directive comme celle-ci ne peut pas être présentée et, si elle l'est, les députés du Mouvement populaire ne la voteront jamais ! La question n'est pas la focalisation sur les personnes mais la création d'une Europe politique, qui protège. Par ailleurs, je note que M. Barroso bénéficie du soutien de nombreux chefs d'Etat et de gouvernements socialistes européens ! C'est une des contradictions supplémentaires du Parti socialiste européen.

Est-ce que Joseph Daul peut rester président du PPE ?

Joseph Daul a fait un travail remarquable au sein du Parlement en tant que président du groupe mais là encore, envoyer davantage de députés du Mouvement populaire au Parlement européen permettra de renforcer notre influence au sein du PPE. Voilà pourquoi je participe aussi à cette campagne au niveau européen: je me suis déjà rendu en Hongrie, à Berlin, ce week-end en Grèce et je serai le 1er juin à Madrid parce qu'il est important que le Mouvement populaire soit plus présent et plus actif au sein du PPE.

Vous souhaitez défendre les spécificités sociales de la France sans pour autant rester fermés à celles de nos partenaires à condition qu'elles puissent améliorer nos dispositifs. A quoi pensez-vous ?

Il y en a assez du dumping social. Il faut renforcer les garanties sociales dans de nombreux pays européens. Pendant la présidence française, nous avons fait avancer l'Europe sociale, avec une directive sur les travailleurs intérimaires, le travail maritime, la coordination des régimes de sécurité sociale. Mais, si l'Europe sociale consiste à abîmer le modèle social français, c'est non.

Vous assurez vouloir défendre et clarifier le champ des services publics auxquels nous tenons, en particulier les services sociaux, afin d'éviter l'application de règles aveugles de concurrence. Qu'est-ce que cela signifie concrètement ?

Les services publics ne sont pas une spécificité seulement française et permettent de prendre en compte l'intérêt général. Pour nous, il s'agit de construire un modèle européen dans lequel développement économique et développement social ne sont pas et ne peuvent pas être opposés. Les trois questions qui nous sont principalement posées en matière économique et sociale, c'est: "Qu'est-ce que vous nous garantissez pour qu'une telle crise ne se reproduise plus jamais?". C'est de mettre en application toutes les décisions du G20. Deuxième question: "Qu'est-ce que vous faites pour sortir de cette crise?". C'est à la fois penser le nouveau modèle de croissance et créer par exemple de nouveaux outils pour l'emploi comme un fonds d'ajustement à la mondialisation amélioré qui ne laisse pas dormir des centaines de millions d'euros dans les tiroirs. Troisième question: 3Quel modèle de croissance vous allez mettre en place ?". Moi, je crois à un modèle de croissance sur le modèle du Grenelle de l'environnement, un Grenelle au niveau européen, avec de nouveaux emplois !

Daniel Cohn-Bendit parle même de la création de dix millions d'emplois "verts"...

La preuve que le Grenelle de l'environnement est une superbe idée et une voie d'avenir ! Est-il possible, sur les idées qui sont les nôtres, de dégager des majorités, une fois finis les jeux de rôles électoraux de la part de certains... ?

Vous dites qu'il faut veiller à ce que le commerce international soit loyal et que les bénéfices soient réciproques, y compris sur nos propres valeurs des droits de l'Homme et de l'environnement, qu'il protège la propriété intellectuelle, l'innovation européenne et bénéficie à ses citoyens. Vous voulez fermer la porte aux produits chinois ?

L'Europe qui protège est aussi une Europe qui se protège. Une Europe utile, une Europe offensive, c'est aussi une Europe qui n'est pas naïve. Je note qu'une évolution est en train de se produire, la Chine est en train d'instaurer une protection sociale, cela fait longtemps que je pense que ça s'imposera.

Conserver en Europe un outil industriel performant, c'est apparemment l'une de vos priorités. Comment comptez-vous y parvenir ?

On a souvent dit qu'on ne voulait pas d'une France sans usines et sans entrepreneurs; on ne veut pas non plus d'une Europe sans usines et sans entrepreneurs. Cela veut dire conforter nos filières industrielles, et je pense notamment à l'automobile. Le plan automobile conçu par la France n'était pas un outil franco-français mais qui va bien profiter à toute l'Europe. Cela veut dire également valoriser l'innovation et la recherche pour permettre la création de nouvelles entreprises, et permettre au tissu PME-PMI de grandir, de pouvoir davantage exporter. Le modèle de croissance qu'on doit mettre en place pour l'après-crise est basé sur l'innovation, la recherche, l'intelligence. Ceux qui pensent qu'on pourrait garder uniquement des centres de recherche en oubliant le secteur secondaire se trompent. Une filière, c'est le grand groupe, la PME-PMI et la petite entreprise.

 

 

propos recueillis par Hélène Fontanaud

Vos réactions

  • LouLoute_65 a écrit le 08/06/2009 à 00:46 :

    • Les députés UMP votent des lois sans savoir de quoi il sagit, une honte ! un exemple ? Hadopi Le pire du pire de l'assemblée nationale > http://www.dailymotion.com/video/x94ta5_hadopi-le-pire-du-pire-de-lassemble_news

  • Mémoire_Courte a écrit le 07/06/2009 à 08:14 :

    • ON DEPENSE DE L'ARGENT ! ON FAIT UNE ENQUETE DE POLICE ! ON CONVOQUE UNE INTERNAUTE,PARCE QU'ELLE A laissé un commentaire sur une vidéo sur daylimotion au sujet de Mme Nadine Morano "HOU LA MENTEUSE" ALORS QUE L'UMP A DIT 10000000 FOIS PIRE QUE CA ! Mr Devedjan,UMP à dit pire,souvenez-vous se qu'il à dit de Mme Comparini. Un petit rappel des faits en vidéo,Mr DEVEDJAN EN ACTEUR PRINCIPAL > http://hern.over-blog.com/article-11117049.html

  • Français_Espionnés a écrit le 06/06/2009 à 18:23 :

    • MOI JE VOTE CONTRE L'UMP,LE PARTI QUI A créé LA LOI HADOPI ET LOPPSI. Imaginez,deux personnes au poste de police,une pour avoir dit "hou la menteuse" sur un site internet(en parlant de Mme Morano)et une qui à dit "Sarkozy je te vois" alors imaginez avec la loi LOPPSI,Vous ne pourrez meme plus donner votre avis sur le nouvel obs sans voir debarquer la police chez vous ! ! Et attention interdiction d'écrire "Sarkozy" sur internet sous peine de sanction immédiate ! ! VOTEZ CONTRE LOPPSI CONTRE HADOPI > VOTEZ CONTRE L'UMP !

  • La_Réalité a écrit le 06/06/2009 à 18:22 :

    • Lorsque Mr Bertrand dit que Mr Bayrou ne sait pas garder son sans froid,et que c'est une des choses les plus importante pour un homme politique,il me fait bien rire ! ! Qu'il me dise alors,Si notre Président Nicolas Sarkozy,à su garder son sans froid, lorsque au salon de l'agriculture,il dit à un Français "Casse-toi,pauvre con" ! De plus moi je trouve que Mr Bayrou à su garder son calme,et son sans froid,car lorsque vous vous faîtes traiter de minable, et que l'on dit que vos propos son ignoble, juste parce que vous relater un fait>ce que Mr Sarkozy à dit à Mr Cohn-Bendit à savoir "On se téléphone souvent,vous êtes venu déjeuner trois fois à l'Elysée..." JE DIT BRAVO BAYROU pour ton sans Froid,à mon avis Sarkozy l'aurai traité de "sale con" Cohn-Bendit

  • Internaute_Voteur a écrit le 06/06/2009 à 18:22 :

    • INTERNAUTES > DEVENUS " DES VACHES A LAIT" A l'heure où la presse écrite traditionnelle peine à trouver un modèle économique pour faire vivre ses rédactions,le journal Libération a présenté aux grands quotidiens nationaux un projet de licence commune, par laquelle une taxe payée par les internautes aux FAI serait répartie entre les sites d'information, selon leur trafic.Une idée qui avait été souffler par l'élysé,qui n'est pas tombé dans les oreilles de sourds !!! Internautes Espionnés,traités de voleurs et maintenant taxés ! ! ! MERCI L'UMP !

  • jed a écrit le 26/05/2009 à 18:29 :

    • Les Français devraient en premier lieu sanctionner ceux qui ont baffoué leur vote contre la "constitution" européenne rennommée traité de Lisbonnes, pour être adoptée par nos élus contre la volonté des électeurs!

  • N'ImpOrtN@w@k a écrit le 26/05/2009 à 17:57 :

    • Rendez vous le soir du 7 mai pour les résultats, nous verrons bien si les Français sanctionnent le gouvernement (pardon l'UMP) et ses belles et multiples propositions. Au fait, quelles sont vos propositions Mr Bertrand ?

  • Français_En_Danger a écrit le 26/05/2009 à 17:21 :

    • SARKOZY VEUT TOUT CONTROLER, LES MEDIAS, LA TELEVISION, LES JOURNAUX, INTERNET............... MOI JE VOTRE CONTRE L'UMP qui à créé la loi HADOPI ET QUI EST EN TRAIN DE CREER LA LOI Loppsi ! Loppsi, ou Lopsi 2, loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (Loppsi, ou Lopsi 2), qui montre ce que prévoit le nouveau texte commandé par Nicolas Sarkozy : installation de mouchards électroniques sans vérification de leur légalité par les services de l'Etat, légalisation des chevaux de Troie comme mode d'écoute à distance, création d'un super-fichier "Périclès" regroupant de nombreuses données personnelles (numéros de carte grise, permis de conduire, numéros IMEI des téléphones mobiles, factures...), création d'un délit d'usurpation d'identité, pouvoir de géolocaliser les internautes, ... ET DEMAIN CA SERA QUOI ? LA MISE SUR ECOUTE DE NOS MOBILES, LA LECTURE DE NOS SMS, UNE PUCE GPS DANS LES FESSES DE CHAQUE FRANCAIS POUR SUREVEILLER LEURS DEPLACEMENTS ! UMP = DERIVES TRES DANGEREUSES

  • Patrick a écrit le 25/05/2009 à 18:16 :

    • L?EUROPE OU LE NEANT Certes, l'hymne européen n'est pas d'une gaité folle. Aussi au moment où les Français sont appelés à élire, le 7 juin prochain, leurs 72 représentants au Parlement européen sur fond de crise financière économique et sociale au niveau mondial, AWI livre son opinion sur une construction à 27 dont on discerne encore assez mal l'essence et la portée. Créée en mai 2005, la webradio indépendante "AWI" ne doit pas son nom au hasard. AWI résumait un état d'esprit: " Ne pas dire non à la paix et aux projets européens" Dans une enquête Eurobaromètre réalisée pour le Parlement européen entre la mi-janvier et la mi-février auprès de 27.218 citoyens des 27 pays membres de l?Union européenne, seules 34% des personnes interrogées se déclaraient prêtes à aller voter. L?état d?esprit des européens au regard du scrutin a t?il évolué depuis cette période et des éléments convaincants ont ils été apportés par nos futurs représentants pour que nous prenions acte de la nécessité de nous rendre aux urnes le 7 juin prochain : rien n?est moins sûr ! Alors qu?on estime que 47% des électeurs français iront « probablement » voter, le taux d?abstention aux élections des députés européens aura valeur de test : pour la France et pour la suite de l?histoire européenne. La crise financière économique et sociale mondiale qui frappe tous les pays y compris ceux qui semblaient les plus à l?abri, montre à quel point l?entente et la cohésion d?actions coordonnées au niveau des pays membres peut être déterminante. Car, en cas de succès, démonstration serait ainsi apportée de l?intérêt de prendre part à la construction et au fonctionnement d?un modèle européen. Mais d?ici le 7 juin, il y a peu de chance qu?un tel événement se produise : le risque d?une abstention significative est donc bien réel. Pour suivre la chronique sur la webradio AWI, rendez-vous sur www.awi1.com

  • Ploom a écrit le 25/05/2009 à 17:19 :

    • Le Francais est ingrat par nature il est donc meilleur de faire du passage en force et de pousser l'Europe sans le consentement d'une population intellectuellement appauvrie qui se regarde le nombrile comme seul horizon. Vive le Roy!

  • pfff a écrit le 25/05/2009 à 17:18 :

    • Ce ne sonts pas les cervaux du PS qui peuvent changer quoi que ce soit à Bruxelles!!!!!!!!

  • Français_Espionnés a écrit le 25/05/2009 à 17:18 :

    • Dérives dangereuses de l'UMP Si on laisse faire,bientôt des puces dans le derrière de tous les Français pour surveiller leurs déplacements ? Le gouvernement nous fait un excès de parano ou alors il veut surveiller chaque Français,et avoir la main mise sur tous les médias ? La france bientôt pire que la Chine,si ça continue ! Alors que le Michèle Alliot-Marie doit présenter mercredi en conseil des ministres son projet de loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (Loppsi), qui prévoit notamment le filtrage du net au niveau des FAI et l'installation de mouchards sur les ordinateurs, Numerama propose une page spéciale loppsi.numerama.com, qui vous permettra de suivre les développements jusqu'aux débats parlementaires.

  • awi a écrit le 25/05/2009 à 17:18 :

    • L?EUROPE OU LE NEANT Certes, l'hymne européen n'est pas d'une gaité folle. Aussi au moment où les Français sont appelés à élire, le 7 juin prochain, leurs 72 représentants au Parlement européen sur fond de crise financière économique et sociale au niveau mondial, AWI livre son opinion sur une construction à 27 dont on discerne encore assez mal l'essence et la portée. Créée en mai 2005, la webradio indépendante "AWI" ne doit pas son nom au hasard. AWI résumait un état d'esprit: " Ne pas dire non à la paix et aux projets européens" Dans une enquête Eurobaromètre réalisée pour le Parlement européen entre la mi-janvier et la mi-février auprès de 27.218 citoyens des 27 pays membres de l?Union européenne, seules 34% des personnes interrogées se déclaraient prêtes à aller voter. L?état d?esprit des européens au regard du scrutin a t?il évolué depuis cette période et des éléments convaincants ont ils été apportés par nos futurs représentants pour que nous prenions acte de la nécessité de nous rendre aux urnes le 7 juin prochain : rien n?est moins sûr ! Alors qu?on estime que 47% des électeurs français iront « probablement » voter, le taux d?abstention aux élections des députés européens aura valeur de test : pour la France et pour la suite de l?histoire européenne. La crise financière économique et sociale mondiale qui frappe tous les pays y compris ceux qui semblaient les plus à l?abri, montre à quel point l?entente et la cohésion d?actions coordonnées au niveau des pays membres peut être déterminante. Car, en cas de succès, démonstration serait ainsi apportée de l?intérêt de prendre part à la construction et au fonctionnement d?un modèle européen. Mais d?ici le 7 juin, il y a peu de chance qu?un tel événement se produise : le risque d?une abstention significative est donc bien réel. Pour suivre la chronique sur la webradio AWI, rendez-vous sur www.awi1.com

  • CROMAGNON a écrit le 25/05/2009 à 14:19 :

    • Des députés européens UMP pour quoi faire ? aider à la liquidation du service public, faire de la poste, de la SNCF, d'EDF, de la santé , de l'éducation un business pour que le marché s'en empare et fasse du gras avec au dépend de la sécurité, de la solidarité, de la citoyenneté. L'énergie, le transport, l'éducation, la santé, la recherche,... sont des activités essnetielles à une indépendance nationale maîtrisée comme le pensait le Général de Gaulle l'UMP toujours gaulliste ?????

  • emdé a écrit le 25/05/2009 à 11:12 :

    • pourquoi leparlement europeen ne peut,il pas voter pour que les commissaires soient elus pareux et non choisis par les chefs d états ;ça serait plus politique et democratique?

  • pierrot a écrit le 25/05/2009 à 11:11 :

    • Comment gerer autant de contradictions. Le problème est que l'on continu de naviguer à la godille, il n'y a pas de projet . la règle est simple: démocratie = médiocratie.

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