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Lourde défaite du parti de Gordon Brown

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Nouvelle déroute électorale pour les travaillistes britanniques. Ils n'arrivent qu'en troisième position des élections européennes, derrière le parti europhobe Ukip. Ce scrutin est marqué par la forte poussée de l'extrême droite, qui remporte ses premiers sièges d'eurodéputés.

Royaume-Uni

En pleine tourmente après le scandale des notes de frais des élus, le Labour du Premier ministre britannique Gordon Brown a pris une véritable claque électorale. De 23% des voix en 2004, il tombe à seulement 15% (-8 points) et surtout se place en troisième position dans le paysage britannique. Les résultats définitifs de l'Ecosse et de l'Irlande du Nord ne seront connu que dans la journée.

Largement distancés par les conservateurs, avec 29% des voix, les travaillistes voient aussi le parti europhobe Ukip lui chiper la deuxième place, avec 17% des suffrages exprimés. Mais l'estocade vient du BNP (British National Party), l'extrême droite britannique, qui enregistre une forte poussée. Forte de son slogan "des emplois britanniques pour des travailleurs britanniques", le BNP a rassemblé 6,5% des voix, contre 4,9% en 2004. Il est en mesure d'envoyer, pour la première fois, deux députés au Parlement européen de Strasbourg.

Les libéraux démocrates affichent un léger recul avec 14% des voix et les Verts enregistre 9%.

Ce lundi matin, la presse britannique n'épargne pas le Premier ministre Gordon Brown, qui a déjà connu une défaite électorale cinglante jeudi dernier. "Jugement dernier", titre ainsi le quotidien "Guardian", plutôt orienté politiquement du côté des travaillistes. Le "Daily Telegraph", lui, estime que "la carrière politique de Gordon Brown est sous assistance respiratoire".

John McDonnell, un député du Labour, estime qu'il faut "un changement radical de direction politique". Des députés travaillistes font d'ailleurs circuler une pétition, promettant de réunir les 70 signatures nécessaires pour déclencher l'élection d'un nouveau leader du Labour.

latribune.fr

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