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La Tribune.fr - 08/06/2009 Ã 11:41 - 355 mots

Le Parti de la liberté, dirigé par Geert Wilders, n'avait aucun siège dans le parlement sortant. Il talonne désormais aux Pays-Bas les chrétiens-démocrates au pouvoir qui, avec 19,9% des suffrages auront cinq élus, soit deux de moins que dans le parlement sortant .
Avec 12,1% des voix, le Parti travailliste arrive troisième et disposera de trois sièges au parlement européen, un net recul par rapport aux sept élus de la précédente législature.
Geert Wilders, député néerlandais selon qui la lecture du Coran incite à la violence, s'est dit à plusieurs reprises résolu à empêcher la Turquie d'adhérer à l'UE, question qui suscite de profondes divisions parmi les vingt-sept Etats membres. "Est-ce que la Turquie, en tant que pays islamique, doit pouvoir entrer dans l'Union européenne ? Nous sommes le seul parti des Pays-Bas à dire qu'il s'agit d'un pays islamique et que par conséquent, non, ni dans dix ans, ni dans un million d'années", avait dit Wilders jeudi alors qu'ouvraient les bureaux de vote. "Nous voulons nous battre pour le droit de choisir qui peut immigrer aux Pays-Bas et pour que Bruxelles ne soit pas l'instance décisionnaire", avait-il clamé dans la soirée après son succès annoncé par les sondages sortie des urnes.
Poursuivi pour incitation à la haine raciale après la diffusion sur internet de son film Fitna, très critique envers l'islam, cet ancien agent d'assurance âgé de 45 ans a fondé le Parti de la liberté en 2004 après un passage dans les rangs du Parti libéral. Menacé de mort, il se déplace entouré de gardes du corps. Le lieu où il dort est tenu secret.
Malgré leur tradition de tolérance, les Néerlandais se sont repliés ces dernières années par inquiétude face à l'immigration musulmane, à l'influence croissante de Bruxelles sur la législation libérale néerlandaise et au montant de leurs contributions au budget européen. Le débat autour de l'islam reste vif dane le pays, cinq ans après la mort du réalisateur Theo Van Gogh, assassiné par un extrémiste musulman à Amsterdam. Geert Wilders a par ailleurs tiré parti du mécontentement suscité par la crise économique, qui vaut aux "partis de gouvernement" un cinglant rappel à l'ordre.
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