Contenu :

Actualités / Paroles de députés

témoignage

Hélène Flautre (France) : "en matière de droits de l'homme, la voix du parlement européen commence à porter dans le monde"

Boite à outils de l'article :

Partager sur FaceBook Partager sur Scoopeo Partager sur Technorati Partager sur Digg Partager sur del.icio.us Partager sur Google

Boite à outils de l'article :

Hélène Flautre, député européen depuis 1999, siège depuis 2004 pour la circonscription du Nord-Ouest avec le groupe parlementaire des Verts/Alliance libre européenne. Elle est président de la sous-commission des Droits de l'homme.

Hélène Flautre, député européen Vert

"En 2007, après un an de bataille avec la Commission, nous avons obtenu la création d’un Instrument européen pour la démocratie et les droits de l’homme et son inscription au budget 2007-2013 en tant qu’outil séparé des postes habituels de politique étrangère. C’était très important, car l’Union européenne ne traitait jusque là qu’avec des Etats, ce qui nous empêchait de remédier à des situations périlleuses dans des pays aux gouvernements peu fiables.

Grâce à cet instrument, doté d’un financement de 125 millions de dollars jusqu’à 2013, nous pouvons directement sponsoriser des ONG, des associations ou des syndicats qui travaillent pour la justice, pour la liberté de circulation, pour les droits des femmes ou encore contre la torture.

Notre action comprend aussi un volet particulier attaché à la Turquie. Le respect des droits de l’homme est une condition incontournable d’admission, c’est pourquoi je m’y suis rendue une fois par an pour constater les progrès accomplis ou demander un renouvellement des efforts. A chacune de mes visites qui comprenaient des incursions dans les zones moins peuplées du pays, loin d’Istanbul ou d’Ankara, j’ai rencontré des personnalités politiques, des universitaires, des membres d’ONG ou des journalistes. Les points-clés sont la question kurde, la torture, la liberté d’expression et l’égalité homme-femme ; sans progrès réels sur ces sujets, l’admission reste fortement compromise et les Turcs doivent le comprendre.

La voix de l’Union européenne commence à porter dans le monde. Le parlement européen reçoit souvent des délégations étrangères qui viennent nous demander de changer nos déclarations à propos du non respect des droits de l’homme dans leur pays."

Propos recueillis par Claire Fallou

Vos réactions

  • marting a écrit le 06/06/2009 à 18:09 :

    • Entièrement d'accord, mais je précise que la sous-commission des Droits de l'Homme, présidée par Hélène Flautre, n'est pas compétente dans les frontières intérieures de l'Europe. Ce qui n'empêche pas cette députée d'aller fourrer son nez dans les centres de rétention notamment, et de militer pour un statut européen du réfugié.

  • Le Gueux a écrit le 04/06/2009 à 08:59 :

    • Si la Voix du Parlement devait commencer à se faire entendre en France, ce serait déjà pas mal... il suffit de voir l"état des prisons françaises, du sort des clandestins etc.. que le pays qui se considère ( à torts ) celui des Droits de l'Homme est une belle chimère !

Commentaires sur l'article

Pseudo :

Vous avez un commentaire à faire sur cet article ? Faites en part en remplissant le champ suivant :

CAC 40 : 4.006,24+0,72%
Recherche valeurs :

Pied de page :