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http://www.latribune.fr/blogs/blog-de-davos/20100129trib000468649/la-grece-fait-front..html
Face aux agitateurs, aux rumeurs et aux spéculateurs, restez imperturbables. Restez sur votre ligne, celle de la rigueur. Visiblement, alors que la crise menace de toutes parts, les deux hommes clés du gouvernement grec - le premier ministre George Papandréou et son grand argentier, George Papaconstantinou - suivent à la lettre les consignes de leurs communicants. Ce matin, face à quelques journalistes de la presse internationale, dans une salle trop étroite et entre deux rencontres avec le patron de la BCE, du FMI ou d'une grande banque d'affaires, ils ont l'un et l'autre conservé tout leur sang froid. Objectif: réduire le déficit de crédibilité dont souffre leur pays, "notre principal déficit", avoue George Papandréou. Ils sont restés sur leur ligne de défense. En trois temps.
Un. Un démenti à toutes les rumeurs. Ils disent même ne pas s'y intéresser. Après la Chine, l'Allemagne et la France auraient été approché pour mettre en place un plan de sauvetage du pays. "Rien de tel dans les tuyaux", affirment-ils en choeur. Goldman Sachs mandaté pour les aider à trouver des capitaux. "Nous discutons avec toutes les banques sans exclusive", rétorque le ministre des finances. Les risques sociaux dans le pays? "L'opinion nous suit. Notre plan d'austérité est accepté parce qu'il est juste", explique le premier ministre.
Deux. L'affichage d'une grande détermination. Le gouvernement grec a mis au point un plan de rigueur et il s'y tiendra. Baisse des salaires dans la fonction publique, réduction des effectifs, suppression de certaines administrations... Tous les engagements seront tenus, pour ramener de 12,7% du Pib l'an dernier à 8,7% cette année le déficit public. Les réformes annoncées seront engagées, la lutte contre la corruption sera menée, les investissements publics seront préservés, les statitisques seront de meilleure qualité - une agence indépendante va être créée.
Trois. Le tout dans le plus calme. Sans jamais le moindre geste d'agacement, d'énervement, d'inquiétude. Ne s'en prenant ni aux manifestants qui commencent à se faire entendre dans les villes du pays, ni aux journalistes du Financial Times qui semblent avoir trouvé avec cette crise la faille qui fera tomber l'euro, ni aux marchés toujorus avides de nouvelles proies. Tout cela suffira t il à ramener le calme, à faire baisser la température autour du cas grec. Dans ce combat, chaque faux pas peut coûter à leur pays quelques centièmes de point supplémentaires sur sa dette, quelque millions d'euros à chaque fois. Les deux George, deux sacrés héros!
Erik Izraelewicz
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