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A bâtons rompus avec Ana Hunter (Samsung Foundry)

Source : La Tribune.fr - 27/04/2010 | 02:41 - 514 mots  | 
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A bâtons rompus avec Ana Hunter (Samsung Foundry)

Spécial Globalpress Electronics Summit 2010 : Ana Hunter commercialise l'activité Samsung Foundry (fondeur de silicium) aux Etats-Unis.

Quand Samsung a-t-il décidé de devenir fondeur de silicium, c'est-à-dire de fabriquer des puces logiques pour le compte d'autres sociétés ?

Nous sommes présents dans cette activité de fondeur utilisant des technologies avancées depuis 2005. Après plusieurs années d'étude, nous avons déterminé que cela pouvait devenir une autre activité de croissance pour Samsung. Nous sommes déjà numéro un dans les mémoires et lorsque nous avons regardé les possibilités liées aux semi-conducteurs, la fonderie avancée de silicium est apparue comme une bonne solution. Le marché est important, le potentiel de croissance existe, nos forces dans la production de semi-conducteurs sont reconnues et nous avons les capacités financières de le faire.

Est-ce une manière pour vous de mutualiser vos importants investissements dans les semi- conducteurs en lançant une activité connexe ?
Définitivement. Pour la technologie, nous nous sommes associés avec IBM car nous avons pensé qu'il était important de nous positionner avec une technologie reconnue. Nous travaillons avec IBM depuis le pas d'écartement de 90 nanomètres. Nous produisons en volume la technologie 45 nanomètres et nous allons commencer à prototyper la technologie de 32 nanomètres au cours du deuxième trimestre.

Qui sont vos clients ?
Parmi les entreprises qui ont annoncé être nos clients figurent Qualcomm à partir de la technologie 90 nanomètres et Xilinx pour 45 nanomètres et 28 nanomètres. Nous comptons d'autres clients mais ils nous ont demandé d'être discrets.

Est-ce que la rentabilité de Samsung Foundry peut se comparer favorablement à celle des autres divisions de l'entreprise ?
Dans l'activité Foundry, Samsung est relativement jeune. Nous investissons massivement pour maîtriser les nœuds technologiques de 32, 28 et 20 nanometres. Mais nous ne publions pas le taux de retour sur cette activité. Sachez que nous investissons pour le futur.

Est-ce que vous vous êtes donnés une dizaine d'années pour gagner beaucoup d'argent ?
Nous n'avons pas publié de chiffres mais Samsung est une entreprise assez agressive. L'objectif est inférieur à 10 ans.

Pour les besoins internes de Samsung en puces logiques, est-ce que vous les fabriquez exclusivement ?
Pas nécessairement. Chaque division peut avoir le sourcing qui lui convient. Elles sont totalement indépendantes et peuvent solliciter nos concurrents. Samsung représente une petite partie de notre production sur wafer de 300 millimètres. Nous réalisons la croissance de cette activité à l'extérieur. En revanche, Samsung absorbe une part plus importante de notre production sur wafer de 200 millimètres, notamment les pilotes d'écrans plats. Il nous reste pas mal de production en 200 millimètres mais notre activité de croissance est focalisée sur les nœuds technologiques inférieurs à 90 nanomètres et cela se passe sur des wafers de 300 millimètres. D'ici à la fin de l'année, la majorité de notre volume de production sera sur 45 nanomètres puis nous passerons à 32 nanomètres en volume fin 2011.

Comment voyez-vous GlobalFoundries ?
C'est un nouveau venu qui est aussi un partenaire technologique. Nos clients apprécient d'avoir d'autres fournisseurs utilisant les mêmes technologies.

Utilisez-vous la technologie Silicon on Insulator (SOI du français Soitec) ?
Non car nos clients ne nous le demandent pas. Ils sont satisfaits de la technologie CMOS. Si nos clients ont besoin du SOI, nous pourrons nous y intéresser.
 

latribune.fr - 27/04/2010, 02:41  | 
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