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Rachat du jour : entretiens avec Pascal Daloz (Dassault Systèmes) et François Bourdoncle (Exalead)

Source : La Tribune.fr - 09/06/2010 | 14:53 - 607 mots  | 
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Rachat du jour : entretiens avec Pascal Daloz (Dassault Systèmes) et François Bourdoncle (Exalead)

Dassault Systèmes vient d'annoncer le rachat d'Exalead pour 135,6 millions de dollars. Les deux sociétés ont appris à se connaître au cours des seize derniers mois, Dassault Systèmes intégrant les solutions de "search" d'Exalead chez certains de ses clients.

La Tribune - Comment Dassault Systèmes a-t-il découvert Exalead ?

Pascal Daloz - Il y a trois ans, nous avons intégré le moteur de recherche d'Autonomy sur notre solution Enovia V6 (gestion collaborative du cycle de vie d'un produit). Nous l'avons déployé chez une bonne centaine de clients dans l'électronique grand public, la mode, les équipements médicaux, l'aéronautique et la défense. Mais nous avons eu des problèmes avec Autonomy.

- Par exemple ?

Pascal Daloz - LG, qui est un cas extrême, compte 400 millions d'objets dans sa base, sans compter l'aspect configuration. On se rend vite compte de la complexité de gestion mais aussi de la complexité quand il s'agit de retrouver la bonne information dans différents endroits du monde où se trouvent les équipes d'ingénierie. LG est une entreprise relativement globalisée. Nous avons déployé Enovia et nous avons rapidement touché les limites d'Autonomy. Pas spécialement sur la technique sémantique mais simplement sur l'aspect technologie de base. Nous avons commencé nos investigations il y a un peu plus de deux ans et nous avons benchmarké plusieurs solutions. Nous sommes parvenus à la conclusion qu'Exalead était de loin la meilleure. Dans le cas de LG, la société voulait trouver non seulement des informations sur l'assemblage et le lieu de stockage mais aussi des liens de dépendance, c'est-à-dire trouver quelle est l'usine qui doit fabriquer un objet donné. Alors que la performance d'Exalead est relativement stable, celle d'Autonomy s'effondre rapidement dans des scénarios complexes. Au fur et à mesure de nos investigations, nous avons vu que nous devons un peu plus loin qu'un accord OEM (Original Equipment Manufacturer).

- C'est-à-dire ?

Pascal Daloz - C'est un domaine dans lequel nous croyons.

- La modernisation des applications ?

Pascal Daloz - Nous croyons beaucoup à la combinaison des activités de moteur de recherche et de search based application (application basée sur la recherche d'informations) avec les workflow et les process d'entreprise et des logiques de collaboration. C'est dans ce triptyque que la différentiation se fera.

François Bourdoncle - Exalead peut prendre les données les plus déstructurées et les rendre structurées comme dans le cas d'une application CRM Siebel. Nous pouvons aussi prendre de grande volumétrie comme dans le cas du PLM (Product Lifecycle Management). Nous sommes alors obligés de prendre les données structurées de la base de données relationnelle pour pouvoir les chercher et les exploiter.

- Comment Exalead s'est-elle positionné sur ce segment de marché ?

François Bourdoncle - Avec notre client Gefco qui est l'une de nos premières search based application. (spécialiste du transport et de la logistique, Gefco a utilisé CloudView d'Exalead pour permettre à ses collaborateurs sur le terrain d'assurer le suivi de la flotte. Auparavant, Gefco possédait un applicatif classique à base de langage SQL. Il fallait entrer les bonnes références dans le moteur de recherche pour obtenir un résultat. Sans bonnes références, le système ne fonctionnait pas. Avec CloudView, Gefco a indexé en texte libre tout ce qui était indexable dans sa base. Les utilisateurs de la solution peuvent retrouver facilement leurs véhicules et leur disponibilité). Ce sont les partenaires SSII qui nous ont aidés à mettre en place le concept. L'ambition de DS avec notre technologie est de pouvoir faire des applicatifs plus large en termes de couverture.

Pascal Daloz - Dans le cas des activités traditionnelles, on doit pouvoir récupérer des données non structurées générées à l'extérieur d'une entreprise, par exemple sur le Web, et être capable de les fusionner avec les données structurées interne. Autre exemple dans l'électronique grand public, la gestion du cycle d'obsolescence des composants est infernale. L'information disponible par certaines bases de données est obsolète par rapport à ce que l'on peut glaner sur le Web.

Propos recueillis par Pascal Boulard - 09/06/2010, 14:53  | 
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