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"Bullish" sur Siemens

Source : La Tribune.fr - 16/12/2010 | 12:54 - 390 mots  | 
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Le groupe allemand a engagé une politique de simplification de son portefeuille d'activité. Il ne veut conserver que les affaires qui procurent une bonne rentabilité des capitaux investis.

Copyright Reuters
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 Pour résumer la transaction annoncée hier par Atos, disons que Siemens récupère 15% d'un groupe Atos élargi contre un business qui lui a coûté 2 milliards d'euros au cours des dix dernières années, qui a perdu de l'argent une année sur deux et dont les marges, les bonnes années, n'ont jamais dépassé 2%. Une autre mesure du deal est de dire que Siemens peut maintenant économiser 200 millions d'euros par an. Appliquons un multiple de 10 et cela nous donne un potentiel de 2 milliards d'euros de market cap en plus. C'est toujours bon à prendre.
La vente des services informatiques n'est qu'une des parties de l'effort engagé par Siemens pour redimensionner son portefeuille d'activité. Le but est de ne conserver que des affaires qui procurent une rentabilité sur capitaux employés de 15% à 20%. En 2008, Siemens a ainsi vendu 80,2% de Gigaset (téléphonie fixe sans fil) à Arques et vient de conclure un accord pour la cession des 19,8% restant. Le groupe avait aussi vendu ses téléphones cellulaires à BenQ.
Plusieurs autres blocs de participation sont à vendre, notamment les 34% d'Areva NP (sans doute pour 2 milliards d'euros), les 35% de Voith Hydro (énergie hydro-électrique), 49% de Krauss-Maffei
Wegmann GmbH (véhicules blindés), 49% d'Enterprise Networks Holdings (téléphonie d'entreprise), 100% des prothèses auditives et 50% de Nokia Siemens Networks (NSM). Cette dernière branche vaudrait au bas mot 10 milliards d'euros. Elle pourrait être introduite en bourse ou accueillir un grand fond de private equity dans son capital.
Reste à déterminer le cas de la division Osram (éclairage). Fort contributeur aux profits de Siemens (569 millions d'euros en 2010 et 12,2% de marge), elle fait partie de la branche Industrie du groupe. Pour rester en pointe, Siemens devra y investir substantiellement au cours des prochaines années. Une introduction en bourse est possible. La valeur d'entreprise d'Osram serait d'au moins 5,3 milliards d'euros, soit 7% de la valeur d'entreprise de Siemens.
Outre ces travaux sur le portefeuille de participation, Siemens apparaît aujourd'hui comme un groupe focalisé sur les mégatendances de la planète : démographie (augmentation et vieillissement de la population, migration), urbanisation, changement climatique. Et ce n'est pas tout, le groupe a engagé des travaux pour améliorer l'efficacité de sa chaîne logistique et de sa chaine d'approvisionnement. Connu comme un géant industriel, il devient assez rapidement un géant vert. Rentable.

Pascal Boulard - 16/12/2010, 12:54  | 
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