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La publication des résultats d’Oracle pour son deuxième trimestre fiscal laisse supposer que Mark Hurd, l’ancien patron d’HP, doit être satisfait de diriger maintenant un éditeur dynamique. Et du reste, éditeur n’est plus tout à fait la qualité d’Oracle car l’entreprise vend maintenant du matériel performant et en vend beaucoup.
Sur le trimestre, le chiffre d’affaires a progressé de 47% pour atteindre 8,6 milliards de dollars. Les ventes de nouvelles licences d’exploitation ont progressé de 21% pour atteindre 2 milliards tandis que la maintenance a augmenté de 12% (3,6 milliards de dollars). Quant au matériel, c’est-à-dire les serveurs puissants de l’ex-Sun Microsystems, les ventes ont atteint 1,1 milliard de dollars (+13%). Cela a permis de dégagé un bénéfice net de 1,9 milliard, en augmentation de 28%.
Les analystes financiers ont été surpris par la vigueur des chiffres. Un des domaines particulièrement intéressant du compte d’exploitation d’Oracle est la transformation du matériel hérité de l’achat de Sun Microsystems. Globalement, Oracle a mis au point deux boîtiers, Exadata et Exalogic, et une gamme de gros ordinateurs SPARC Supercluster. Dans les trois cas, le matériel est intimement paramétré avec le logiciel et ce qui s’appelle le middleware, autrement dit un logiciel spécifique qui accélère la disponibilité des applications.
Lors de la téléconférence qui a suivi la présentation des résultats, Larry Ellison, patron d’Oracle, a fait les louanges de son matériel, se moquant de ceux d’HP mais concédant que les serveurs d’IBM étaient de formidables concurrents. Mark Hurd, quant à lui, a spécifié qu’Exadata permet d’accélérer une base de données par un facteur compris entre 15 et 50. Le carnet de commande pour Exadata et Exalogic est de l’ordre de 2 milliards de dollars. Mark Hurd et Larry Ellison sont persuadés que le rythme de vente de ces produits va s’accélérer. De plus, alors que la marge brute du matériel était de 40% du temps de Sun Microsystems, elle dépasse maintenant 50% et pourrait encore s’apprécier. Comme quoi l’intégration intime avec le logiciel a du bon. Avec des tels résultats, toutes les maisons de titres sont bullish sur Oracle. International Strategy and Investment Group a un objectif de cours de 39 dollars.
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