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La gamme Galaxy lui ayant porté chance en 2010, Samsung a décidé de la poursuivre en 2011, à la fois sur le haut de gamme et l'entrée de gamme. Le groupe a présenté en avant-première du Mobile World Congress, le Galaxy S II, successeur de son grand premier smartphone fonctionnant avec le système d'exploitation Android dans sa version 2.3 (« Gingerbread »). « En 2011, nous allons donner une nouvelle dimension au leadership de Samsung sur la rapidité, la qualité d'écran et le contenu, souligne dans un communiqué JK Shin, président et directeur de la division Télécommunications mobiles de Samsung. Le Galaxy S II, évolution naturelle du Galaxy S qui a remporté un véritable succès mondial, va établir un nouveau standard sur l'expérience visuelle, la performance et le design des mobiles ».

Cette nouvelle mouture utilise un écran de 4,27 pouces Super Amoled Plus et un processeur double cœur cadencé à 1Ghz. Il embarque une caméra de 8 mégapixels et plusieurs applications (livres, magazines, musique, accès aux réseaux sociaux et à divers comptes de messagerie dont Microsoft Exchange ActiveSync). La commercialisation de ce smartphone a été l'occasion pour Samsung de nouer des partenariats avec Cisco et Sybase, deux spécialistes de l'informatique professionnelle. Cela dénote des ambitions sur les marchés B2B.
Pour les tablettes, le Galaxy Tab 10.1, aussi grand que l'iPad et fonctionnant avec Android 3.0 (« Honeycomb »), sera commercialisé au printemps en partenariat mondial avec Vodafone. C'est un peu la déclinaison en tablettes du smartphone avec quasiment les mêmes composants dont le processeur double cœur. Les deux produits sont équipés de quatre capteurs : gyroscope, accéléromètre, boussole numérique, et détecteur de proximité.

La gamme Galaxy se décline aussi sur les matériels d'entrée et milieu de gamme avec trois nouveaux Smartphone, le Galaxy Ace, le Galaxy Gio et le Galaxy Mini. Tous sont équipés de la connectivité Wifi et du « Social Hub », qui permet aux utilisateurs de voir tous leurs contacts regroupés au même endroit (Facebook, Twitter, gmail).
L'année dernière, la division téléphonie mobile de Samsung a extrêmement bien performé avec un volume de 280 millions d'unités, soit une augmentation de 27%. En valeur, la progression n'est que de 10% pour un équivalent de 25 milliards d'euros avec une marge opérationnelle de plus de 10%.
Ces résultats traduisent une excellente adéquation des produits de Samsung à la demande du marché. En s'appuyant sur son centre de design mondial à Séoul et sur les informations remontées par ses filiales de vente locales, Samsung a su prendre la direction des écrans tactiles dès 2009 puis a commercialisé vers la mi-2010 trois nouveaux types de smartphones. Le premier était basé sur son propre système d'exploitation Bada (Océan en coréen, d'où son nom mondial de « Wave »). Le second s'est greffé sur le système d'exploitation Android de Google. Il s'agit du Galaxy S, qui s'est décliné en fin d'année en tablette Galaxy Tab. Le troisième utilise le système d'exploitation Windows Phone 7 Series de Microsoft. Wave et Galaxy S ont fait des étincelles même « s'il a fallu convaincre les opérateurs télécoms de la pertinence de certifier un autre système d'exploitation », note Philippe Barthelet, vice-président exécutif de Samsung France. Qui plus est, le Wave semblait manquer cruellement d'applications à ses débuts et Samsung a dû mettre les bouchées doubles pour convaincre les développeurs de programmes de ne pas occulter cette nouvelle plateforme.

« Nous avons bénéficié d'une offre pertinente et de l'absence de la concurrence sur ces marchés », poursuit Philippe Barthelet. Et il confirme des ambitions respectables pour l'exercice en cours avec « la commercialisation de 25 smartphones ». Ces appareils seront des déclinaisons des trois grands modèles existants. « En France, nous comptons vendre 12 millions de mobiles en 2011 dont 6 millions de smartphones », explique Philippe Barthelet. Sa maison-mère a laissé entendre des chiffres ambitieux à la communauté financière, à savoir 327 millions de téléphones portables dont 61 millions de smartphones. Pour y parvenir, Samsung a un avantage : producteur intégré d'écrans et de composants électroniques, il n'a pas à craindre de pénurie.
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