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Renaissance

En route pour le "Bullway"

Source : La Tribune.fr - 18/02/2011 | 15:38 - 464 mots  | 
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Bull a présenté de bons résultats aidés par une progression de l'activité lors du quatrième trimestre. Le groupe cherche un moyen de monétiser son report à nouveau conséquent.

Grâce à une progression de 11,6% du chiffre d'affaires au cours du quatrième trimestre 2010, le groupe Bull a pu présenter de bons résultats sur l'exercice entier. Il n'a pas le même visage que l'année dernière car il a repris entre temps la société Amesys, spécialiste de la sécurité. Globalement, le chiffre d'affaires marque une progression de 12% (1,243 milliard d'euros) mais de seulement 2,7% en organique. L'EBIT ressort à 35,5 millions d'euros (avant retraitement divers), contre 27,6 millions un an plus tôt. Quant au résultat net, il ressort à 6,5 millions d'euros, contre 1,4 millions.
Bull a terminé l'année avec une trésorerie nette de 283,2 millions d'euros, traduisant une bonne capacité à générer du cash. « Nous voulons arriver à 80% d'Ebit converti en cash », a souligné le directeur général Philippe Vannier. Sur l'année, les commandes ont progressé de 11,4% (3,7% en organique) à 1,312 milliards d'euros, témoignant de la volonté du groupe de gagner des parts de marché. Quant au book-to-bill, qui est le ratio entre les commandes et les facturations, il est supérieur à 1, ce qui est de bon augure pour la suite.
De fait, Bull a de nombreux arguments à faire valoir. Le groupe est maintenant organisé en quatre lignes de métier : Innovative Products, Computing Solutions, Business Intégration Solutions et Security Solutions. La nouvelle équipe souligne que cela apporte plus de visibilité à une entreprise que les investisseurs ont occultée.


Récemment, l'Université technique de Rhénanie-Westphalie (RWTH) à Aix-la-Chapelle, vient d'acheter un super-calculateur Bullx après une compétition féroce entre Bull, IBM et Fujitsu. Ce système dispose de plus de 28 000 cœurs lui assurant une puissance de calcul d'environ 300 Tflop/s et de trois pétaoctets de stockage sur disque. « L'université met en place un campus qui permettra d'accueillir 10.000 emplois localement », note Philippe Vanier. Par ailleurs, son grand supercalculateur Tera 100 a été jugé comme le plus puissant d'Europe. De plus, le serveur d'entreprise virtualisé en partenariat avec VMware a été classé comme le serveur le plus rapide au moins, étant deux fois plus rapide que le numéro 2 (probablement HP Proliant). Et Philippe Vanier de préciser que Bull n'a pas à rougir des performances de ses matériels. Pour tirer parti de ses atouts, Bull compte engager 1000 personnes en 2011, moitié en France et moitié à l'étranger.
Enfin, il y a les déficits fiscaux énormes de 1,9 milliard d'euros, dont 1,6 milliard en France. Le groupe réfléchit à un moyen de monétiser ses déficits. Pour l'exercice 2011, la société table sur un chiffre d'affaires compris entre 1,35 et 1,45 milliards d'euros, dont 50% à l'international, et un Ebit compris entre 50 et 60 millions d'euros. Cette évolution s'inscrit dans le plan stratégique « Bullway » présenté en décembre dernier.

Pascal Boulard - 18/02/2011, 15:38  | 
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