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Ni numéro trois, encore moins numéro deux mais certainement numéro un. Tel est le message asséné par SP Kim, ancien président de Samsung France et nouveau président de Samsung Europe, lors du Samsung Forum 2011. Cet événement annuel organisé cette année à Budapest a réuni les cadres européens de la firme et plusieurs grands clients européens. « En Europe, la marque Samsung a continué à croître en 2010, a souligné SP Kim. Samsung est déjà le numéro 1 pour les grandes télévisions LCD, les moniteurs, les lecteurs Blu-Ray, les systèmes Home Cinema et les gros réfrigérateurs (type américain). Nous sommes le challenger des premiers dans d’importantes catégories comme les téléphones mobiles, les imprimantes laser et les netbooks ».

La société est ambitieuse. Au cours des huit dernières années, sa grande force a été d’allier le design aux avancées technologiques. Cela a commencé avec la gamme de télévision « Rome » qui a été suivie de la gamme « Bordeaux » puis par les premiers écrans LED. Aujourd’hui, ces derniers sont en passe de remplacer les écrans LCD.
Et ce n’est pas tout, les télévisions se déclinent maintenant en mode 3D et en mode connecté. Comme il manquait singulièrement d’applications pour les télévisions connectées à Internet, Samsung a lancé un concours mondial doté d’un premier prix de 500.000 euros auprès de développeurs de programmes. Cela lui a permis de récupérer 400 applications dont certaines aux couleurs locales de ses marchés. L’idée est d’en compter un millier d’ici à la fin de l’année. « La localisation des applications est un effort clef pour rendre attractif nos produits », souligne SangChul Lee, senior vice-président ventes et marketing de la division écrans de Samsung Electronics.

L’homme a dirigé différentes filiales de Samsung en Australie, Italie et Benelux. Dans cette dernière, il a réussi à dépasser Philips en 2006.
Selon son analyse, la télévision connectée offre une dynamique novatrice à ses partenaires distributeurs puisqu’elle permet de vendre plus d’accessoires ou d’objets connectés. La vente d’un Home Cinema ou d’un lecteur Blu-ray est une évolution naturelle qui existe déjà mais Samsung ne s’interdit pas d’envisager une offre spéciale, télévision plus une tablette Galaxy Tab ou d’autres produits comme les appareils photo. Tous fonctionnent avec le protocole DNLA (Digital Living Network Alliance) c’est-à-dire qu’ils se reconnaissent facilement les uns les autres.
Cependant, cette vision se heurte à deux écueils. D’abord, il faut favoriser le travail inter-division. Cela peut être résolu mais aujourd’hui la Galaxy Tab dépend des télécoms et non des écrans. Ensuite, il faut convaincre les distributeurs de créer des espaces spécifiques (« shop in shop ») pour présenter un univers audio-visuel complet et cohérent. Sur ce point, Samsung a encore beaucoup de lobbying à faire.

L’autre grand axe de développement de Samsung est de renforcer sa présence dans les ventes professionnelles (« B2B, business 2 business »). Cela vaut pour les télévisions dans les hôtels, les écrans dans divers lieux publics, les PC et les grosses imprimantes multifonctions dans les entreprises. La branche télécom participe maintenant à cet effort. Lors du Mobile World Congress de Barcelone, Samsung a annoncé un partenariat avec Cisco et Sybase pour améliorer la sécurité et la gestion de son nouveau téléphone Galaxy S2. Bien que fonctionnant avec le système d’exploitation Android de Google, il peut synchroniser rapidement la messagerie Exchange de Microsoft.
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