L'accès au financement des entreprises s'est encore dégradé en 2012

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Dunya Bouhacene, Women Equity for Growth, DR
Dunya Bouhacene, Women Equity for Growth, DR (Crédits : DR)
Women Equity for Growth et CFnews publient la deuxème édition de leur baromètre annuel de la féminisation des portefeuilles du capital-investissement en France. Résultat ? Les PME dirigées par des femmes sont de plus en plus sous-estimées.

Selon le deuxième baromètre réalisé par Women Equity for Growth et CFnews, les PME dirigées par des femmes rassemblent seulement 4 % des financements alors qu'elles représentent 15 % des entreprises indépendantes en France. Elles sont toujours fortement sous-représentées dans les investissements réalisés par les acteurs du Private Equity en France. Elles ne totalisent que 5% des quelques 800 opérations cumulées de capital-risque, capital-développement et LBO réalisées en 2012, alors même que ces entreprises représentent 11 à 18% des PME en France (18% des 20-49 salariés, 11% des 100 - 249 salariés - APCE). L'Indice de féminisation de ces opérations s'établit en 2012 à 92 (sur une base 100 en 2008). L'accès au capital est plus difficile pour ces entreprises en période de crise ; il serait a minima trois fois supérieur si le nombre de transactions portant sur les PME dirigées par des femmes était proportionnel à leur présence dans l'économie, témoignant d'un accès au financement équilibré.
Cette détérioration de l'accès au financement ne fait en réalité que s'accentuer ces dernières années puisque le nombre d'opérations de capital investissement les concernant, chute à nouveau en 2012 de 14%, après avoir subi un repli de 9% en 2011 (à titre de comparaison le nombre des transactions augmente de 8 % pour les sociétés dirigées par des hommes).
Véritable frein au développement et au passage à une taille plus importante, cette réticence à financer les PME dirigées par les femmes est d'autant plus absurde que les chiffres sont là pour en attester : ces dernières surperforment et résistent mieux à la crise. Entre 2007 et 2010, les PME françaises ont enregistré une contraction moyenne de 4,4 % de leur activité, alors que celles dirigées par des femmes ne sont en repli que de -0,6 %. No comment.
 

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