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Par Philippe Mabille
Le spéculateur américain d'origine hongroise veut sauver l'Europe de la déflation imposée par l'Allemagne qui, si la situation empire, pourrait entraîner une évolution autoritaire... à la hongroise dans les pays en crise. Sa solution : prêter à 1% à l'Italie et à l'Espagne.
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Le tombeur de la livre sterling affirme avoir pris sa retraite de spéculateur et avoue qu'il serait très embêté s'il devait gérer lui même sa fortune dans les marchés actuels, très volatils et incertains. Mais il n'a pas pris sa retraite de donneur de bonnes ou mauvaises leçons sur la crise mondiale. Devant les médias, Georges Soros a fait salle comble ce mercredi à Davos pour assurer lors d'un déjeuner la promotion de son nouveau livre ("Financial Turmoil in Europe and the United States", en fait la reprise de ses chroniques dans les principaux médias anglo-saxons).
Pour lui, la menace demeure d'un éclatement de l'euro, voire de l'union européenne, car on a toujours fait "trop peu et trop tard" pour convaincre les marchés. Sa solution, car il a un "plan" ne séduira pas Angela Merkel, qui interviendra un peu tard en ouverture du Forum : permettre, via une sorte de fusion du FESF et du futur mécanisme de change europeen, lesquels se financeraient aupres de la BCE, que l'Italie et l'Espagne puisse se financer en émettant des bons d'État à seulement 1%. Mais cette solution a un gros défaut : elle repose sur la bonne volonté de l'Allemagne de garantir ce montage. Or, Angela Merkel l'a bien repété y compris dans son interview du jour à plusieurs quotidiens europeens : pas question pour l'Allemagne de payer au-delà d'une certaine limite, car ce qui fragiliserait l'Allemagne pourrait mettre en danger la zone euro dans son ensemble.
Pas vraiment le point de vue de Soros qui craint un spirale déflationniste en Europe à force de plans d'austérité et met en garde contre le risque d'une évolution autoritaire à la hongroise en raison des tensions sociales et politiques qu'une aggravation de la crise ne manquerait pas d'engendrer... Ce qui venant d'un américain d'origine hongroise, mérite considération...
Le financier reste cependant optimiste, car la régulation viendra de l'Allemagne elle-même, attachée à la construction européenne, même si elle cherche à imposer sa vision. Donc, tout n'est pas encore perdu, la crise permet à l'Europe de s'organiser. Mais interrogé sur l'attitude américaine à l'égard de l'Europe en crise, il répond qu'en cette année présidentielle, c'est le "benign neglect" qui domine dans la classe politique americaine, surtout tournée vers ses propres problèmes.
Brodnik a écrit le 06/02/2012 à 07:10 :
Mais dans le totalitarisme , nous y sommes déjà...
assez a écrit le 26/01/2012 à 12:48 :
En quoi prêter à 1% résoudra les problèmes structuelles d'endettement de ces pays ? Cela ne fera que les inciter à emprunter encore un peu plus !
ou pas? a répondu le 27/01/2012 à 14:49:
Sauf qu'à 1% vous avez une chance de rembourser tandis qu'à 8 ou 10% votre créancier va prendre sa perte (c'est le cas actuellement pour la dette grecque)!
Bartg a écrit le 26/01/2012 à 12:31 :
Le probleme est simple : On a trop de dettes (donc creation monnaie trop importante) car on veut consommer sans produire (sans travailler) et faire du social avec des gens qui ne travaillent pas (chomeurs retraites et marginaux de tous poils...) Alors la solution parait simple....mais necessite du courage politique..voila la difference avec les pays de l europe du Nord...
rb a répondu le 29/01/2012 à 16:49:
Quelle analyse de fond,bravo! Bon vous avez oublie de signaler que la norvege etait un emirat du petrole de l'hemisphere nord,que leur demographie n'a absolument rien a voir avec la notre,que contrairement a ce ue vous dites,la finlande,la suede font enormement de ce que vous qualifiez de sociale. Et que les plus riches dans notre pays sont ceux qui payent proportionnelement moins d'impots et que les entreprises du CAC sont axes a 8%....les pme a 28% et les tpe a 33%. Pour un pays socialistes(voir communiste) comme le notre quel etrange paradoxe....
caprépublic a répondu le 29/01/2012 à 19:00:
Absolument il faut faire comme les pays de l'europe du nord il faut être exportateur! L'UE et sa monnaie unique ne marche que si tous les pays sont exportateurs. Donc ça marche pas!
churchill a répondu le 06/02/2012 à 09:31:
ce que rb oublie de dire, c'est que les pays du nord sont de petits pays, ou il est assez dur de tricher ( et ou en tt ca s c'est tres mal vu), avec de grosses ressources en matiere premiere pas comme certains pays plus au sud, si vous voyez a qui je pense, et dont le slogan est ' on n'a pas de petrole, mais on avait des idees avant'
A qui la faute a écrit le 26/01/2012 à 08:51 :
Vouloir limiter la dette budgétaire d'un pays, sans en limiter le déficit de la balance commerciale, conduit ce pays inexorablement à la pauvreté. La fuite de capital due au déficit de la balance commerciale n'étant ni contrôlée ni interdite, ces pays à la balance commerciale déficitaire pourront vivre pendant quelques temps de leur substance avant de sombrer dans la misère totale. C'est en améliorant la productivité de ces pays que nous pourront sortir de la crise. Pour arriver à augmenter la productivité il faut protéger l'économie de ces pays de la concurrence des économies plus fortes par des moyens autres que par le dumping des salaires. Au sein de l'Union Monétaire il est nécessaire d'arriver à une convergence des économies mais aussi des salaires. http://www.lemonde.fr/societe/infographie/2007/11/29/pourquoi-le-cout-du-travail-francais-est-l-un-des-plus-eleves-d-europe_983752_3224.html
Arminius a écrit le 26/01/2012 à 08:48 :
Pourquoi l'Allemagne se comporterait-elle autrement que par le passé? Y-a-t-il une seule raison rationelle qui permettent d'assumer que l'Allemagne a changé? Je n'en vois aucune et il n'y en a aucune.
En effet a répondu le 06/02/2012 à 22:23:
Historiquement, l'Allemagne a toujours voulu dominer toute l'Europe.
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Historiquement, l'Allemagne a toujours voulu dominer toute l'Europe.
par En effet le 06/02/2012 à 22:23
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churchill a écrit le 06/02/2012 à 09:29 :
"" Ce qui venant d'un américain d'origine hongroise, mérite considération"" soros est peut etre ne en hongrie, mais il reste americain; tous les americains voient l'europe eclater ( ce qui les arrangerait vu que ca va pas tres fort chez eux) par contre les americains ne voient pas les usa eclater, avec des dettes locales colossales en plus de la dette federale; marrant, hein?