La Tribune

Tennis-Angels cherche des sponsors sur la Toile

Virginie de Kerautem  |   -  462  mots
Ce nouveau site participatif demande aux internautes de financer le parcours d'un joueur ou une joueuse de tennis professionnel et promet à un retour sur investissement.

La naissance de Tennis-angels.com il y a un mois s?inscrit dans la lignée de tous les sites participatifs que l?on voit éclore sur Internet ces derniers temps et qui consistent à demander aux internautes de financer un projet quand les voies traditionnelles sont insuffisantes. Il peut s?agir par exemple de financer un film, un album, un livre ou bien même une bande dessinée.

Dans le cas de Tennis-angels, les internautes peuvent devenir, à partir de 20 euros minimum, les sponsors d?un joueur ou d?une joueuse de tennis déjà professionnel inscrit dans le circuit international classé entre la 200e et 300ème place mondiale et de les hisser à la 100ème place au moins en trois ans. A condition de récolter 150.000 euros, soit 50.000 euros par an et par joueur pour payer les déplacements du joueur, l?hôtel, un préparateur physique, mental, un coach?

Ce sur quoi insiste Jean-Marie Loinard, le président de Tennis-angels, c?est qu?il ne s?agit pas d?un simple acte de mécénat puisque le site promet à l?internaute un retour sur investissements et de plusieurs façons : des remises auprès de partenaires choisis par Tennis-angels. Mais également un intéressement aux gains annuels du joueur. C?est-à-dire qu?en se faisant financer de cette façon, les joueurs s?engagent à reverser 30% de leurs gains annuels à leurs sponsors au prorata de leur apport.

Le retour sur investissement concerne également le site lui-même car chaque joueur que sélectionne le cofondateur Dimitri Lorrain, lui-même tennisman professionnel devra également reverser entre 10 à 15% de ses gains annuels à Tennis-angels qui se rémunère de cette façon. Le joueur se gardera pour sa part un peu plus de la moitié. Il faut savoir qu?en 2008, en gagnant un tournoi international, un tennisman, 200ème mondial, touchait 111.000 dollars (75.000 euros) - moitié moins pour les femmes. Sur cette base, la start-up espère pouvoir toucher 300.000 euros de chiffre d?affaires sur un an.

En attendant, le site démarre tout juste mais se trouve déjà sollicité de toute part et notamment par des business angels. Une prochaine levée de fonds n?est donc pas à exclure même si les fondateurs ne privilégient pas forcément ce scénario. Un partenariat est également en cours avec la Fédération française de tennis.

Les fondateurs se donnent 6 mois avant de dresser un premier bilan et décider de continuer ou pas en fonction des sommes récoltées. En cas d?échec, Tennis-angels promet de rembourser les sponsors. Pour l?heure, 211 internautes sont devenus sponsors à raison de 60 euros en moyenne. Il sera également intéressant de voir dans les mois à venir si les internautes jouent le jeu.

Réagir