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"La Ruche qui dit oui" lance l'achat groupé bio

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Delphine Cuny  |   -  339  mots
Le site promeut le commerce direct entre producteurs maraîchers et consommateurs.

Le concept de la start-up "La Ruche qui dit oui" tient à la fois du site d'achat groupé Groupon, du réseau social Facebook et du site d'e-commerce français de produits du terroir Regioneo, à la sauce bio. Le site promeut le commerce direct entre producteurs maraîchers et consommateurs. L'idée du fondateur, un passionné de cuisine petit-fils d'agriculteur, Guilhem Chéron, est de créer des communautés actives de 30 à 50 personnes, baptisées des "ruches", qui commandent directement à des producteurs locaux, dans un rayon de 75 km, des fruits, des légumes, ou du miel, plutôt bio, "à des prix moins chers que le supermarché du coin" promet-il. En achetant à plusieurs, on réduit les intermédiaires, donc les coûts, mais aussi les émissions de gaz à effet de serre.

Un réseau social de terrain

L'achat groupé ne donne pas lieu ici à une association anonyme et ponctuelle sur une bonne affaire mais prend "une dimension communautaire de vrai réseau social de terrain".  Chaque ruche, "qui dit oui " lorsqu'un niveau minimum de commandes est atteint, a son espace personnel, son forum. Le site, qui met en relation ces communautés et ces producteurs, conserve une commission de 10 % sur la vente, tout comme le responsable de la ruche. Il cible plutôt les familles en zones pavillonnaires périurbaines, sensibles à l'idée de " manger mieux, manger juste", le slogan du site, plus que les "bobos" urbains qui privilégient la livraison à domicile et ont plébiscité le site TousPrimeurs.com. Les premières ruches commenceront à recruter des membres au 1er février, l'objectif étant d'aider à la création de 500 ruches à fin 2011. Le concept de Guilhem Chéron a séduit Marc Simoncini, le fondateur de Meetic, qui a investi à titre personnel, comme celui de Marmiton.org, Christophe Duhamel, ainsi que le fonds de Xavier Niel et Jérémie Berrebi, Kima Ventures, qui ont tous participé à une première levée de fonds d'une centaine de milliers d'euros. Une prochaine levée plus importante devrait intervenir l'été prochain.

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