Que serait un programme Thatcher pour la France ?

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Et si la France adoptait une politique à la Margaret Thatcher ? (c) Reuters
Et si la France adoptait une politique à la Margaret Thatcher ? (c) Reuters (Crédits : Reuters)
Notre contributeur, Pierre Chappaz, se prend à rêver à des mesures dignes de la "dame de fer" pour sortir la France de sa crise économique et démocratique : sécu privée, suppression du code du travail, des 35 heures, du Smic et même de l'ENA, révolution fiscale avec flat tax... : un programme "libertarien"... qui ne sera pas forcément du goût de tout le monde !

Lorsque Margaret Thatcher est arrivée au pouvoir en Grande-Bretagne en 1979, l'île britannique était en faillite, étouffée par une économie étatisée. Une situation qui rappelle celle de la France en 2013. La France aurait pourtant, à mon sens, bien besoin d'une dame de fer. Malheureusement, je ne vois pas de pasionaria de la liberté parmi les dirigeants politiques les plus en vue.

En attendant, rien ne nous empêche de réfléchir à ce que pourrait être un programme Thatcher pour la France... Un programme de réformes économiques courageuses.

J'ai regroupé les principales réformes en 5 chapitres, en commençant par la libération du travail, si nécessaire pour redonner du pouvoir d'achat aux salariés et lutter contre le chômage.

1/ Libérer le travail.

 Augmentation de tous les salaires nets de 50%.

Comment est-ce possible? les charges sociales prélevées sur les salaires en France atteignent 82% du salaire net, contre 20 à 30% dans les pays occidentaux les plus performants (Suisse, Grande-Bretagne, ...). En limitant les prélèvements aux cotisations retraite et chômage, et en autorisant pour la santé les assurances privées (comme c'est la règle partout en Europe), il serait possible de rendre près de 50% de pouvoir d'achat aux salariés !

Suppression du Code du Travail.

L'hyper-règlementation du travail, illustrée par le très épais Code du travail (3350 pages), est l'une des causes du chômage car il crée un ensemble de contraintes compliquées et anti-économiques pour les entreprises. Irréformable, cette usine à gaz doit être supprimée, pour rétablir la liberté de contrat entre salariés et employeurs, comme elle se pratique dans de nombreux pays. Par exemple en Suisse, pas de code du travail, juste quelques dizaines de pages de règles à respecter.

Suppression des 35 heures.

Les 35 heures ont fait beaucoup de mal à l'économie française, tout le monde le sait, et pourtant aucun parti n'a le courage de remettre en cause cette législation anti-économique. Plutôt que de remonter la limite légale à 39 ou 40 heures, on peut envisager de la supprimer, et de confier aux entreprises et éventuellement aux accords de branche le soin de définir - en accord avec les salariés - les horaires et les conditions de travail les mieux adaptés à chaque activité.

Suppression du Smic.

La France fait partie des pays qui interdisent l'embauche en dessous d'un salaire minimum (à la différence de l'Allemagne, de la Grande-Bretagne, etc...), et de plus le Smic français est plus élevé que partout ailleurs. C'est l'une des raisons majeures du chômage, car beaucoup de personnes, notamment des jeunes, ne sont pas assez qualifiées pour justifier le coût d'une embauche au Smic. Avec la disparition du Smic, les smicards actuels ne souffriraient pas nécessairement, leur salaire pourrait rester inchangé. Mais les chômeurs peu qualifiés auraient une meilleure chance de trouver un emploi, fût-il mal payé, et pourraient progresser par la suite.

Arrêt des subventions aux syndicats.

Les syndicats, patronaux et salariaux, n'ont de légitimité que s'ils vivent en toute indépendance, des cotisations de leurs adhérents. L'arrêt des subventions et le retour au travail des dizaines de milliers de "permanents", notamment dans les entreprises publiques, serait une mesure éthique.

2/ Révolutionner l'impôt.

Impôt unique de 13%.

L'impôt sur le revenu, la myriade de taxes (TVA, habitation, télé, disques durs, boissons gazeuses, etc ... il y a en des centaines), l'impôt sur les plus-values, celui sur la fortune, tous ces impôts pourraient être remplacés par une taxe uniforme de 13% sur tous les revenus. Cela produirait un montant de recettes pour l'état égal au système actuel d'après certains calculs qui doivent être confirmés. Tous les citoyens deviendraient contribuables à partir du moment ou ils ont des revenus, même modestes, ce qui favoriserait le développement d'un esprit civique. Les niches actuellement exemptées, telles que la plus-value sur la vente d'une résidence principale ou d'œuvres d'art, seraient taxées au même taux de 13%. La France, au lieu de faire fuir les entrepreneurs et les investisseurs, les attirerait, ce qui relancerait vigoureusement la croissance.

Suppression des subventions et niches fiscales.

Les subventions et "niches fiscales" accordées aux entreprises n'ont plus lieu d'être à partir du moment ou le niveau des charges sociales et des impôts est réduit. De même pour les particuliers sauf pour les personnes incapables de subvenir à leurs besoins.

3/ Diminuer le coût de l'État.

Suppression de l'ENA

Je n'ai rien contre les grandes écoles (j'ai fait Centrale), mais je suis fondamentalement opposé à l'idée d'une école qui forme les dirigeants de l'État. Car cela crée une caste qui dispose de la réalité du pouvoir, quelle que soit la couleur du gouvernement. C'est un concept soviétique. L'ENA il ne faut pas la réformer, comme on en parle régulièrement, il faut purement et simplement la supprimer.

Suppression des ministères inutiles.

On compte 15 ministres dans le gouvernement Merkel, 18 dans le gouvernement Monti, 7 dans le gouvernement suisse, ... et 37 dans le gouvernement Ayrault. Les 2/3 de ces ministères, qui servent surtout à distribuer des postes et des avantages aux amis politiques, pourraient être supprimés sans grand dommage.

Diviser par quatre le nombre de députés et sénateurs.

Les Etats-Unis, plus de 300 millions d'habitants, élisent 435 représentants et 100 sénateurs. La France, 60 millions d'habitants, se paye 350 sénateurs et 577 députés! 50 sénateurs, et 150 députés ne seraient-ils pas suffisants, avec moins d'absentéisme?

Fusion des départements et des régions.

Tout le monde le reconnait, le millefeuille administratif français coûte trop cher, il faut réduire le nombre d'étages administratifs. Cette mesure avait été partiellement envisagée par Sarkozy, qui a reculé face à la bronca des élus locaux.

Réduire le nombre de fonctionnaires.

La France compte 90 fonctionnaires pour 1000 habitants, l'Allemagne seulement 50. Est-ce que l'administration française fonctionne mieux? je ne crois pas. Beaucoup des fonctionnaires français vont partir à la retraite dans les 10 ans à venir, c'est une chance. En ne les remplaçant pas, l'hexagone pourrait se rapprocher du niveau de l'Allemagne en une dizaine d'années.

4/ Limiter l'assistanat.

Indemnités chômage limitées à 1 an et maximum 2500 euros/mois.

Le chômage coûte d'autant plus cher que la France a la durée d'indemnisation la plus longue (2 ans, et 3 ans au-dessus de 50 ans), et le montant d'indemnisation le plus élevé (le maximum est à plus de 6000 euros/mois). Évidemment ce système n'incite pas à se battre pour retrouver rapidement un emploi. Il faut revenir à un niveau de protection plus raisonnable.

Attribution du RSA-socle sous conditions.

Deux millions de personnes touchent le RSA, certaines avec une activité, la majorité sans aucune activité, en tout cas déclarée. Pour ces personnes il semble juste de conditionner l'attribution du RSA-socle à un travail d'intérêt collectif (par exemple à mi-temps), selon les besoins définis par les mairies.

5/ Libérer le débat public.

Suppression des subventions à la presse.

La presse française est sous le contrôle du gouvernement qui lui distribue des aides de manière arbitraire, pour un montant annuel de 1 milliard 200 millions d'euros. Il faut mettre un terme à cette dépendance, la presse deviendra plus libre et devra se réinventer pour retrouver des lecteurs et s'adapter à Internet.

Privatisation des médias publics.

A l'époque d'Internet, conserver de couteuses télés et radios publiques n'a que très peu d'intérêt. Ces médias ne se différencient guère des médias privés, si ce n'est par un parti-pris idéologique comme France-Inter et France-Info.

Référendum d'initiative populaire.

Sur le modèle de la Suisse, le référendum d'initiative populaire serait institué. Les Suisses votent sur toutes sortes de sujets 3 ou 4 fois par an, ce qui favorise un bon niveau de conscience politique dans le peuple, qui tranche directement les débats économiques ou de société. Leur système, éprouvé, pourrait être repris tel quel:

- pour déclencher un référendum contre un projet de loi du gouvernement, la barre serait fixée à 500.000 signatures (c'est 50.000 en Suisse). Cela permettrait d'éviter de mettre la France dans tous ses états à propos de retraites ou de mariage gay. On discute, on vote, et c'est décidé.

- pour soumettre un projet de loi nouvelle aux électeurs, il faudrait 1 million de signatures (100.000 en Suisse).

J'en suis convaincu, le meilleur moyen de faire évoluer une société, et d'éviter la confiscation du pouvoir par les castes, c'est bien de donner au peuple souverain le droit de légiférer. En France ce droit a été confisqué.

Je défends ces idées libertariennes pour lancer le débat : comment sortir la France de l'impasse?

Pour ceux qui ne me connaissent pas et qui nourrissent peut-être encore des illusions au sujet du socialisme, je les informe que je viens d'un milieu familial communiste militant. Je connais cette idéologie intimement, la vie m'a appris sa dangerosité, et pas seulement à l'Est. C'est bien elle qui a conduit la France là ou elle en est aujourd'hui. L'étatisme a contaminé tous les partis, PS, UMP, gauchistes, FN, qui communient dans la lutte contre un "hyper-libéralisme" fantasmé, tout en continuant de faire grossir l'État et la dette. Je ne me reconnais dans aucun de ces partis.

J'espère qu'un jour une révolution libertarienne fera sortir la France de l'impasse historique dans laquelle elle se trouve. Pour cela il faut des idées ... en attendant un jour une dame (ou un homme) de fer qui aura le courage et la capacité de les mettre en œuvre, se rappelant la formule de l'ex-Premier ministre britannique : « Un homme a le droit de travailler comme il veut, de dépenser ce qu'il gagne, de posséder sa propriété, d'avoir l'État pour serviteur et non pour Maître » (Margaret Thatcher).

 

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a écrit le 19/09/2013 à 9:05 :
Super .mais pourquoi faire simple .quand on peut faire complique. ,,?
a écrit le 17/09/2013 à 9:01 :
Oui mais comment enlever tous les avantages de tant de personnes? !!
a écrit le 16/09/2013 à 18:43 :
Appliquer ces idées anglaises à la con fera devenir la France une Angleterre à la con...23% de taux de pauvreté au lieu de 13%... des riches immensément riches et une classe moyenne qui rame... Oui on trouve du boulot tout de suite en Angleterre, mais un boulot de misère.... Regardez la misère qui sévit dans le nord de l'angleterre, et les conditions dans lesquelles vivent des millions de retraités. Ce genre de proposition stupide ne peut être faitq ue par quelqu'un qui voit son interet immédiat, s'imagine (très hypothétiquement!) qu'il sera forcément du bon coté de la barrière et méprise tous ceux qu'il placera ipso facto du mauvais coté de la barrière. Son frère, son fils, son voisin, son ami, peut être...
a écrit le 16/09/2013 à 4:33 :
Pour que l'on arrête avec cette mascarade. NON, il n'y a pas plus de représentant / habitant en France qu'aux USA.

La France est subdivisée ainsi :

Etat (1 élu )
Gouvernement (entre 15 et 30 nommés)
Députés (577 élus )
Sénateurs (344 élus )
Conseillers régionaux (2040 élus )
Conseillers généraux (4042 élus )
Maires (36600 élus )
Conseillers municipaux (520 000 élus mais ces mandats ne sont que très rarement rémunérés, pour quelques centaines d'euros, et que dans les plus grandes villes)

Soit 44 000 élus rémunérés environ.

Les USA sont subdivisés ainsi :

Président Fédéral (1 élus)
Cabinet (15 nommés)
Représentant (435 élus)
Sénateur (100 élus)
Gouverneurs d'état (50 élus)
Officier d'état pour chacun des 50 états (le gouvernement de chaque état, plus les marshal, juge, attorney, à raison de 4 minimum par état(c'est beaucoup plus)
Les représentants des 3000 comtés ( au moins 1 élu pour géré les comptés, plus juge, attorney, Sherif, éventuellement d'autres élus au conseil ...,)
Les townships (16 500 conseils)
Les city councils (19 500 conseils)
Les districts (13 506 conseils)
Et enfin différentes élections, comme la police, les chefs des pompiers (35 052 conseils)

88 000 élus rémunérés en ne comptant qu'un seul élu rémunéré par comté, par townships, par city council, par districts, et par service.



Réponse de le 16/09/2013 à 14:32 :
oui mais en france on a aussi ces fonctions (chef de la police, juge ou pompiers), seulement elles sont pas liees a des elections (si on elisait les juges ou le chef de la police, on aurait certainement des politiques plus anti-deliquante)
Franchement dire qu on a pas trop de politiciens est une absurdite. La classe politique elle meme le reconnait en creux: la plupart cumulent 2 ou 3 mandats. c est bien la preuve qu ils ne croulent pas sous le travail
a écrit le 15/09/2013 à 9:26 :
La mentalité anglo-saxonne, chinoise, allemande, ... face au conservatisme età la jalousie français... ça fume dans les commentaires!
a écrit le 14/09/2013 à 12:01 :
Oui, mais non.
Certaines choses sont effectivement à changer en France- pour être précis, je suis d'accord avec la diminution du nombre de députés et de fonctionnaires, et pour la suppression de l'ENA. Pour avoir été fonctionnaire un certain temps, je sais à quel point nombre d'entre eux se contentent de s'asseoir à leur place habituelle, chaque jour, en ne faisant pas un tiers du travail qu'ils pourraient faire en une journée. Et ce parce qu'ils savent, comme tout un chacun, qu'un fonctionnaire n'est jamais viré, sauf faute extrêmement grave. Bien sûr, si on venait à parler de réduire leur nombre, ils ne manqueraient pas de faire remarquer que cela ralentirait toutes les procédures administratives. En réalité, ils faudrait en virer un maximum et les remplacer par des gens qui ont vraiment envie de travailler, pas de se la couler douce. Eux ont tellement l'habitude qu'ils ne savent plus ce que c'est que de bosser.
Pour l'ENA, je sis d'accord avec l'idée. En théorie, nous sommes en république, n'importe qui peut se présenter pour faire valoir ses idées et être élu. Le fait qu'il existe une école de formation va contre la notion même de république. Vous voulez devenir ministre ou président? Il faut faire l'ENA. C'est odieux.

Par contre, la suppression du SMIC...j'ai bien ri! Si cela venait à arriver, une grande majorité des patron diraient à leurs employés "bon bah maintenant tu travaille pour rien, ou alors t'es viré". Le pouvoir d'achat s'effondrerait. On deviendrait la Chine. L'Allemagne fait belle figure, mais un bon tiers de ses habitants vivent avec si peu de revenus qu'on ne peut pas vraiment dire qu'ils vivent...Sans parler de la privatisation des assurances, qui les rend 2 fois plus chères.
Je comprend votre idée quand vous proposez cela, mais il ne faut pas oublier que beaucoup de gens ne cherchent qu'à profiter au maximum du système pour faire leur petit profit, sans se soucier des autres. C'est d'ailleurs la raison de la taille de notre code du travail, même si j'admets volontiers qu'il devrait être réformé. Maintenant, il faut consulter un avocat pour connaître ses droits au travail....et les patrons n'en profitent que plus! Sérieusement, est-ce que quelqu'un ici l'a déjà lu??

Mais bon, si les Français connaissaient bien leurs droits, ils sauraient qu'ils se font avoir chaque jour. Et s'ils portaient plainte en plus....la justice est déjà tellement débordée! Là aussi, il y a sans doute quelque chose à refaire.
Par exemple, la plupart des gens ignorent que s'ils payent comptant, ils peuvent demander un escompte de 10%. Et bien sûr, aucun vendeur ne les en informera. Cela vaut aussi pour les paiement du type "en trois fois sans frais". Comme il n'y a pas de frais, ce n'est pas un crédit, juste un paiement en trois fois. Vous payez donc comptant à chaque fois et avez droit à une remise de 10% pour chacun des paiements.

Sauf que voilà, pour savoir tout ça, il faut connaître la loi. Et en France, la loi est loin d'être accessible à tous. ce n'est pas normal d'avoir à faire des études pour connaître ses droits et ses devoirs. Il faudrait réussir à simplifier tout cela, sans pour autant laisser d'ouverture aux escrocs et arnaqueurs qui profitent du moindre petit trou législatif.
Réponse de le 15/09/2013 à 9:36 :
Vous n'êtes pas bien infofmé:
J'ai eu une société en Chine; les employés ne sont pas du tout légalement vidables comme vous dîtes.
En Allemagne souvent on fait plusieurs petits boulots à la fois; la vie est aussi moins cher qu'en France.
a écrit le 14/09/2013 à 10:12 :
Excellent article qui montre très bien en quoi le "laisser-faire" libéral est une carotte joliment emballée. Très bel emballage, vraiment.
En tant qu'anarchiste (donc, ni à gauche, ni à droite, sinon ça n'a pas de sens) je pourrais me reconnaître dans tout ce joli programme si, et seulement si il ne lui manquait pas de menus détails.
Par exemple, ce laisser-faire ne constitue que dans le démentèlement de l'Etat et en aucun cas des pouvoirs pesants sur lui, ce qui n'a aucun sens sinon livrer le domaine public à la sauvagerie de structures déjà en place type transnationales ou haute finance.
Et bizarrement, cela ne m'étonne pas. La glaise libérale est faite à partir des rêves d'illimité de possédants qui dans le cas de la destruction en coupe réglée de l'Etat, se ferait une joie de capter à leur profit les débris de cet état. Sans une tabula rasa, il s'agit ni plus ni moins que de laisser le libre renard faire son marché dans le libre poulailler.
Ajouté une remise à zéro des comptes bancaires, et là d'un seul coup, "NON C'EST FASCISTE ON INTERDIT LE PETIT COMMERCE COMMENT VA T'ON FAIRE ?"... Car ce sont les entraves à la toute-jouissance des intermédiaires qui dérangent les libéraux : état, foi, morale. Tout est bon pour ça. C'est tellement visible.
a écrit le 13/09/2013 à 5:02 :
C'est tout de même terrible d'avoir fait de si belles études et d'avoir une reflexion aussi faible.
Réponse de le 15/09/2013 à 9:52 :
Mutuelles privées plus cher qu'avec un mécanisme public? Nombreux contrexemples dont Free/France telecom fut un des plus clairs.
Faire comme en Suisse pour nos "chers" élus : allez travailler pour gagner votre vie, députés et sénateurs est d'abord l'honneur d'avoir été choisis pour servir le pays; mais parlant Suisse un bon système de votation élargi permettrait chez nous de réduire le nombre des élus.
Réponse de le 17/09/2013 à 9:48 :
L'eau est un exemple à succès : pas d'investissement dans le réseau, surfacturation, .... La meilleure preuve du succès du privé : l'eau qui n'est pas gérée par les réseaux communaux / intercommunaux coûte plus cher !!!
Parlons aussi du succès du chemin de fer privatisé en GB ou des contrats à 0 h. Les assurances santés privées sont un réel succès de santé publique aux USA, et j'espère que vous aurez confiance dans votre médecin qui sera payé aux actes qu'il vous aura prescrit (non pas de conflit d'intéret puisqu'il a juré le serment d'hypocrate ;o) )
Franchement ça s'appelle la loi de la jungle ou la loi du plus fort, donc l'asservissement des masses pour les quelques maîtres 'libres'.
Le rapport Free / FT est stupide car FT (et nous au travers) a financé la construction du réseau, le cas de la fibre montre à quel point le privé est toujours un succès pour les travaux d'infrastructure et d'investissement. mais dans un monde le liberté ou chacun ne compte que pour sa gueule à quoi bon la notion de pays, village, famille ?

Réponse de le 17/09/2013 à 11:56 :
Pourrait on sortir du débat public/privé ? A mon sens les 2 organisations ont fait de belles choses et font également régulièrement preuve d'inefficacité.
De mon point vue, le sujet est plutôt culturel. Faisons nous confiance aux gens qui font ? ou au contraire avons tendance à mettre en place de grandes bureaucraties pour contrôler que les gens font bien ce qui a été demandé ? (Mon parti pris ici est assez manifeste).
Réponse de le 17/09/2013 à 14:13 :
@pffffff
Concernant l'eau, je ne connais pas bien le problème; mais est-ce que les sociétés privées qui s'en occupent ne font pas des investissements que ne voulaient pas/plus faire les intercommunales? mais de toute façon c'est à l'Etat de contrôler les prix pratiqués, comme il le fait pour les autres sociétés privatisées; et il ne faut pas oublier qu'une société commerciale n'est par définition pas philanthropique, elle aura donc toujours tendance à maximiser son profit.
Concernant les mutuelles privées; ayant vécu à l'étranger je peux vous assurer que certaines assurent très bien les risques, pour un coût similaire à celui de la sécu; je ne comprends pas pourquoi le médecin serait payé à l'acte si l'Etat décide que non.
Concernant Free, son budget intègre bien sûr la redevance payée à FT pour l'usage de son infrastructure.
a écrit le 12/09/2013 à 15:12 :
J'aime plusieurs de ces idées surtout pour simplifier les régles, les organisations donc la compréhension des citoyens.
Il y a bcp de ménage à faire mais les politiques n'ont malheusement pas de courage en France et préfère l'attentisme à l'action sauf pour créer ou augmenter des impots.
a écrit le 12/09/2013 à 13:35 :
Mme Tatcher agit comme un repoussoir, utilisons la formule programme Shroeder, sinon le débat tourne à la caricature. Bon programme au demeurant mais si éloigné de ce qu'à entrepris l'UMP et son logiciel rose.....
a écrit le 11/09/2013 à 15:06 :
""Avec la disparition du Smic, les smicards actuels ne souffriraient pas nécessairement, leur salaire pourrait rester inchangé""

C'est bon j'ai arrêté là. Certaines personnes en allemagne "toute puissante" touchent 200 euros par mois
Article d'une telle mauvaise qualité que je crois plutôt à de la mauvaise foi de son auteur malhonnette.

Et la dame de fer...quelle référence! Antidémocratique, pour l'exploitation du peuple (poll taxe) attaque des faibles et respect des forts (argentine malouines vs Hong kong) bien triste souvenir a t-elle laissé après avoir détruit l'industrie de son pays...
Réponse de le 16/09/2013 à 14:29 :
200 ?/mois ca m etonne. ca doit etre un super temps partiel. Les mini jobs dont on parle souvent c est 400 ?/mois pour du temps partiel. A ces 400 s ajoute les prestations sociales, ce qui fait dire a certains que les societes sous paient les gens en comptant sur l etat pour completer, car en effet vous ne pouvez pas vivre avec 400?/mois, meme en RFA ou la vie est moins chere qu en france (on a pas eut un Sarkozy qui a decider d inciter les gens a etre proprietaires et a s endetter a fond)
a écrit le 10/09/2013 à 16:23 :
Peu importe la référence à la Dame de fer, ce qui compte c'est de formuler des objectifs de réforme en profondeur de l'État français et des comportements de certains de ses plus dangereux prédateurs politiques, syndicalistes et autres associations véreuses.
Vos propositions sont celles que formulent nombre de libéraux, qui n'ont rien d'ultra, sauf dans la vision dopée à l'argent "public" de tous ceux qui s'en repaissent grassement.
Mais il faut être lucide que tout ceci ne pourrait se faire sans casse et sans pousser à la rue pas mal de profiteurs du système actuel. Mais on ne peut rien (re)construire sans détruire (Shumpeter)...
a écrit le 10/09/2013 à 14:05 :
c est effectivement ce dont la France a besoin, et je me classe plutôt très au centre qu'aux extrêmes!
Réponse de le 10/09/2013 à 19:20 :
Sauf que le centre n'est pas libertaire, ni vraiment libéral...
a écrit le 10/09/2013 à 11:49 :
L'Angleterre sort de la crise. Avec des perspectives de vraie croissance, pas avec une croissance médiocre dont on se satisfait ici de 0.3%. L'Angleterre a défendu depuis trois ans la thèse que la rigueur et la croissance étaient compatibles, thèse attaquée en France par les grands penseurs économiques et par le gouvernement. Comme l'Allemagne avant elle, l'Angleterre gagne son pari

L'ÉCONOMIE ANGLAISE IS TURNING THE CORNER
C'est la phrase qu'a prononcée hier George Osborne, le ministre des Finances.
Rappelez vous le débat qui agitait tous les grands esprits il y a encore quelques mois. On nous expliquait qu'il fallait choisir entre austérité et croissance. Que l'austérité tuait la croissance et qu'il valait mieux ne faire aucun effort de rigueur pour permettre à la croissance de repartir. L'Angleterre, comme l'Allemagne avant elle, a choisi l'austérité et elle va avoir la croissance. Et pas une croissance ridicule comme les 0.3% avec lesquels nous nous pavanons en France depuis quelques jours.
Réponse de le 12/09/2013 à 13:15 :
C'est faux la croissance anglaise est à 0.3%
a écrit le 10/09/2013 à 11:35 :
Quand on voit la situation dans laquelle l'Angleterre se trouve ... je trouve ça plutôt douteux de citer en exemple les réformes de Thatcher, le parti pris est très très très subjectif et franchement je ne sais pas si les anglais sont vraiment ravis de leur système... On pourrait peut être leur demander, vous savez à ceux qui viennent se faire soigner dans nos hôpitaux !!
Réponse de le 10/09/2013 à 11:48 :
L'Angleterre sort de la crise. Avec des perspectives de vraie croissance, pas avec une croissance médiocre dont on se satisfait ici de 0.3%. L'Angleterre a défendu depuis trois ans la thèse que la rigueur et la croissance étaient compatibles, thèse attaquée en France par les grands penseurs économiques et par le gouvernement. Comme l'Allemagne avant elle, l'Angleterre gagne son pari

L'ÉCONOMIE ANGLAISE IS TURNING THE CORNER
C'est la phrase qu'a prononcée hier George Osborne, le ministre des Finances.
Rappelez vous le débat qui agitait tous les grands esprits il y a encore quelques mois. On nous expliquait qu'il fallait choisir entre austérité et croissance. Que l'austérité tuait la croissance et qu'il valait mieux ne faire aucun effort de rigueur pour permettre à la croissance de repartir. L'Angleterre, comme l'Allemagne avant elle, a choisi l'austérité et elle va avoir la croissance. Et pas une croissance ridicule comme les 0.3% avec lesquels nous nous pavanons en France depuis quelques jours.
Réponse de le 10/09/2013 à 12:07 :
D'ou sortez vous que le RU sortais de la crise??? ca ne ressort pas dans la presse cher ami, au contraire la dette publique continue d augmenter, pire celle du privé s accroit aussi nottement pour les personnes agees qui doivent financer leur fin de vie et pour les salaries modestes qui doivent financer leurs soins par exemple......Donc desole mais ce que vous dites n est pas vrai..... De plus aux dernieres nouvelles votre chere Allemagne subit le contre-cout de ses mesures, sa croissance diminue aussi..... Les reformes sont necessaires dans chaques etats de l ue et meme dans les instances de l ue.....
Réponse de le 10/09/2013 à 17:27 :
Les escrocs et contempteurs du socialisme néolibéral (privatiser les profits, socialiser les pertes) ont toujours tordu la réalité pour essayer de justifier leur enrichissement sans causes par de fumeuses théories. Quelques gogos les croient encore... Le règne des petits marquis de la finance folle va s'achever dans un cataclysme incommensurable : la banqueroute généralisée . J'espère juste qu'il y aura suffisamment de goudron et de plumes...
a écrit le 10/09/2013 à 10:55 :
Rien de nouveau sous le soleil toujours le même programme libéral avec un zeste de populisme: référendum et diminuer le nb de parlementaires et de structures (sur ce point je suis d'accord mais c'est plus symbolique qu'efficace mais de temps en temps le symbole à du bon) pour le reste rien que du classique. évidemment le salarié pourrait être séduit par le 50% de plus mais s'il réfléchit il voit aussi les contreparties: retraite incertaine contrat 0h etc. Toujours le même débat entre libéralisme et étatisme. La France énerve les libéraux car son modèle joue le poil à gratater. La vraie question de fonds est est-ce que le français moyen est plus heureux ou plus malheureux que le citoyen britannique moyen (en tout cas je préfère physiquement la "française moyenne à l'anglaise à la Tatcher!)". La réponse est subjective mais il faut éviter de succomber rapidement aux sirènes libérales assénées par tous les organismes internationaux aux mains des anglo saxons. mais évidemment un tel programme ne peut que séduire les "John Galt" de tout poil.
Réponse de le 12/09/2013 à 15:19 :
Sauf que la politique socialiste appliqué en GB de 1960 à 1977 a ruiné le pays, et la politique de tchacher a relevé le pays... Comme celle de Reagan, comme en Suède, comme au canada, australie, chili, corée du sud, etc ... Les faits sont là ... au fait, l'URSS s'est effondrée, mais savez vous pourquoi au moins ??
a écrit le 10/09/2013 à 10:32 :
Je ne sais pas si ce programme est spécialement thatcherien, en tout cas il me convient. D'un point de vue économique, en France, les cas sociaux associés aux parasites ont pris le pouvoir. Ils se partagent le gateau. Moi, à titre personnel, cela ne me dérange pas plus que cela. J'ai délocalisé mes affaires et j'ai mis ma famille à l'abri. J'aurai quand même le plaisir d'assister à l'effondrement du système.
Réponse de le 10/09/2013 à 13:57 :
un système qui s'effondre peut en entraîner d'autres dans sa chute ,et rien ne dit que vous seriez toujours à l'abri .
a écrit le 10/09/2013 à 9:17 :
oui pas mal du tout , mais vous oubliez trois points qui ont ete essentiels a l'epoque : reforme des droits syndicaux , vente des HLM a leurs occupants, et destruction des bastilles syndicales qui tenaient le pays , chez eux les dockers et les charbonnages, et chez nous ce serait l'education nationale, l'EDF, et la SNCF même si pour ces deux derniers les reformes SARKO de service minimum font leur effet ...
a écrit le 10/09/2013 à 9:17 :
oui pas mal du tout , mais vous oubliez trois points qui ont ete essentiels a l'epoque : reforme des droits syndicaux , vente des HLM a leurs occupants, et destruction des bastilles syndicales qui tenaient le pays , chez eux les dockers et les charbonnages, et chez nous ce serait l'education nationale, l'EDF, et la SNCF même si pour ces deux derniers les reformes SARKO de service minimum font leur effet ...
Réponse de le 15/09/2013 à 10:00 :
J'ai entendu à la radio que notre Education nationale coûte 30 milliards de plus à la nation, qu'en Allemagne et en Angleterre... j'aimerais une confirmation de ce qui semble un désastre.
Réponse de le 15/09/2013 à 19:35 :
On connaît parfaitement la situation de l'éducation nationale (2 rapports de la cour des comptes en 3 ans). La situation n'est pas celle que vous dites et comme toujours il faut éviter les simplifications à l'emporte-pièce. D'abord le choix du thermomètre : outre les questions de qualité qu'on peut discuter à l'infini, il faut pour les coûts prendre en considération le nombre d'année-élèves produites et les coûts totaux associés pour les produire (salaires des profs mais aussi dépenses des CL pour les bâtiments et autres personnels, coûts de structure, etc...). Le résultat de cette analyse est différent pour le primaire et la maternelle d'une part, pour le secondaire d'autre part. Si je résume :
1)Pour le primaire et la maternelle, le ratio était inférieur à la moyenne de l'OCDE..mais les résultats qualitatifs n'étaient pas bons (en particulier % important d'élèves ne disposant pas des savoirs fondamentaux à l'entrée en 6ème) et il n'y avait pas d'offre de scolarisation à 3 ans pour la maternelle. De plus gros pb de formation des professeurs des écoles. Sur le primaire et la maternelle, je partage l'avis de Luc Ferry (ancien ministre) qui est que le gouvernement a pris le bon tournant (heureusement car on courait droit à la catastrophe).
2)Sur le secondaire par contre nous sommes au-dessus des coûts moyens de l'OCDE à cause du trop grand nombre d'heures de cours inefficaces enseignées, en particulier avec les redoublements. Notre pratique du "gavage d'oie" héritée des réformes Haby et mittérandiennes faisant totalement fi d'une part des capacités intrinsèques des élèves et d'autre part des qualifications attendues en milieu professionnel aboutit à des résultats médiocres (sauf pour l'élite qui fera la prépa et sera en effet reconnue dans l'élite mondiale mais c'est très peu d'élèves) avec beaucoup de moyens qui sont en plus très inégalement répartis sur le territoire. Bien sûr il y a des besoins dans certaines disciplines (Français, Maths et Anglais)...mais pas mal de sureffectifs dans d'autres. Par contre en effet le salaire horaire des enseignants dans toute l'éducation nationale est en dessous de la moyenne de l'OCDE et le nombre d'élèves par classe est au dessus. c'est donc sur les contenus et l'organisation de l'enseignement secondaire qu'il y a pb...et là je ne sens pas le gouvernement dans la bonne direction...
Réponse de le 17/09/2013 à 13:57 :
Ce n'est pas ce que je dis, mais ce que j'avais entendu.
Pour la qualité, je soupçonne qu'il y a déjà beaucoup de thermomètres: nombre d'élèves en sortie des écoles professionnelles avec un diplôme, nombre d'élèves accédant à l'université, nombre de publications par les universitaires et classement de nos universités,...
Pour la dépense annuelle, j'ai lu entre-temps que l'Allemagne possédait beaucoup moins d'établissements que la France; ce regroupement lui ferait gagner beaucoup d'argent.
De même, mais c'est peut-être en partie une conséquence, beaucoup moins de personnel administratif.
Donc ce n'est peut-être pas uniquement sur les contenus et l'organisation qu'il faut travailler.


a écrit le 10/09/2013 à 8:55 :
chiche je reviens vivre en France!!! Et avec le sourire en plus!
Réponse de le 10/09/2013 à 10:37 :
@nicohk On est très bien sans vous et votre sourire arrogant merci
a écrit le 10/09/2013 à 8:43 :
D'accord avec pas mal de points (notamment fusion départements/régions, baisse du nombre de députés/sénateurs et du nombre de fonctionnaires - je précise honnêtement que j'en suis une - ).

Par contre, totalement opposé à la Flat Tax qui frappe durement les bas revenus alors que les hauts revenus ont l'impression de lâcher une miette.

Je reste attachée au principe du "de chacun selon ses moyens".
a écrit le 10/09/2013 à 7:45 :
Preuve que La Tribune est ouverte à toutes les pensées économiques, même celles qui sont combattues en France par tous les politiciens et tous les lobbies. Rares sont les médias qui donnent une place à des positions aussi variées que Santi, Chappaz et d'autres, en laissant ses lecteurs en débattre très librement.
Réponse de le 10/09/2013 à 13:58 :
+1
a écrit le 10/09/2013 à 5:26 :
la suisse avec 3% de chômage a 56 % de charges patronales .. Renseignez vous et le salaire moyen 2800 euros. Par conséquent la tchequie ne m'intéresse pas
a écrit le 10/09/2013 à 1:35 :
Très bien l'idée du référendum.

Voilà douze propositions de référendums, justement :

http://sylvainjutteau.blogspot.fr/2013/01/douze-referendums-pour-rehabiliter-la.html

a écrit le 10/09/2013 à 0:51 :
Faut pas rêver ....... Ce sont les Énarques qui dirigent et non le peuple....
Mais cet essais est très intéressant..... et j'approuverai totalement ce programme....
a écrit le 09/09/2013 à 22:35 :
Les néo-libéraux rêvent toujours de mettre en pratique leurs intéressantes doctrines.
Il faut que les renards soient libres dans le poulailler libre.
Ces impudentes de poules ne veulent pas être croquées?
C'est qu'elles ne comprennent rien , si on veut les croquer , c'est pour leur bien.
Que dites vous ? Surtout pour celui des renards ?
Vraiment l'art de gâcher la fête .....

Réponse de le 09/09/2013 à 23:06 :
Si j´ai bien compris, les renards sont les politiciens, les fonctionnaires et les syndicalistes. Car les poules pondent des oeufs, les autres les mangent.
Réponse de le 10/09/2013 à 10:51 :
@ TITE-LIVE

Je comprends votre crainte des libertés économiques, mais votre fable du poulailler est mensongère, ...et se retourne contre vous !

Les libertés économiques se basent sur le contrat. La poule peut refuser d'être mangée.

A l'inverse, l'économie administrée se base sur la contrainte. Le renard mange la poule sans son consentement.

a écrit le 09/09/2013 à 22:21 :
Moi, je suis pour la suppression de tous les avantages des politiques.
La France ferait une sacr?e ?conomie en cessant d'engraisser tout ?a..
Tous les ingr?dients sont r?unis pour refaire une r?volution. Il n'aura fallu grosso modo que 200 ans pour nous retrouver avec pire qu'un roi et sa cour...
a écrit le 09/09/2013 à 22:17 :
Certes. On la pendrait haut et court après l'avoir décapitée. Mais... les Anglais ne sont pas loin de la révolution, vu leur condition de vie misérable pour la majorité.
a écrit le 09/09/2013 à 22:15 :
La France a besoin d'une révolution libérale mais pas nécessairement d'une révolution haieckienne peu adaptée à l'esprit français et guère praticable ailleurs que dans les pays anglo-saxons. De nombreuses voies libérales dont certaines beaucoup plus à gauche existent (en fait le libéralisme n'est pas le contraire de la gauche mais plutôt le contraire du colbertisme, du bonapartisme...comme du marxisme bien entendu, tous pouvoirs aussi étatiques et centralisateurs les uns que les autres). Ainsi sur chacun des items mentionnés on peut dire ceci :
- Augmentation des salaires nets : eh bien non, ceci n'est pas une mesure libérale car le coût du travail s'établit pour les libéraux par le marché uniquement. Les libéraux de gauche proposent par contre un système de redistribution universel pour garantir un revenu minimum indépendamment du travail
- Suppression du code du travail : pas complètement car il faut quelques grands principes mais allègement très considérable au profit du contrat
- Suppression des 35h : en fait le quota d'heures légales n'a pas de sens pour les libéraux...on travaille quand il y a du travail et ce qui compte c'est le coût et la valeur produite par heure ou par livrable
- Suppression du SMIC : Il faut baisser le salaire minimum comme coût pour l'entreprise par contre il est possible de garantir un revenu minimum pour les travailleurs égal au SMIC net actuel en intégrant tout simplement le revenu de base qui lui est financé par l'impôt (ça fonctionne comme la PPE sauf qu'il n'y a pas l'inconvénient de la discontinuité aux limites)
- Impôt unique à 13% : on ne retiendra ici que la notion de "flat tax" c'est à dire un taux unique sur une assiette large (revenus ou patrimoine ou consommation ou combinaison des 3)...En effet les libéraux sont hostiles à la progressivité trop complexe et inefficace des composantes positives de l'impôt (c'est soit confiscatoire pour les tranches hautes et on atteint l'effet Laffer soit d'un rapport faible au regard du coût de gestion) : les libéraux de gauche parce qu'ils la rendent inutile avec le revenu de base et une combinaison linéaire de 2 prélèvements uniformes sur le revenu et le patrimoine en plus de la TVA (qui peut par exemple être dédiée à la retraite par répartition à points) et les libéraux haieckien parce qu'ils ne redistribuent rien et ne financent que le régalien strict
- Diminuer le coût de l'administration : là oui sur tous les items et pour tous les libéraux mais il est possible pour les libéraux de gauche de gérer des fonctions en agence ou EPA comme des entreprises avec tarif modéré par unité d'oeuvre vendue
- Limiter l'assistanat : l'allocation universelle règle la question car tout le monde en bénéficie...on peut aussi imposer pour tout le monde un quota d'activité (2 jours par semaines ?) au profit de la collectivité mais ce n'est absolument pas lié à l'allocation (même les rentiers ou conjoints dans un couple riche y seraient assujettis). En réalité on tendrait vers l'universalité pour les impôts ou obligations comme pour les aides car décider de qui doit davantage payer ou davantage toucher que les autres relève d'un pouvoir central discrétionnaire que les libéraux combattent
- Allocation de Chômage : le besoin diminue avec l'allocation universelle de toute façon...le solde n'est versé que si la collectivité n'a pas pu proposer une offre
- Débat public : OK, il faut redonner régulièrement la parole aux citoyens (pour ça il y a au XXIème siècle la démocratie 2.0 comme le proposent les partis pirates européens en faisant attention à la protection des données personnelles) en évitant toute reconstitution de castes intermédiaires
a écrit le 09/09/2013 à 22:14 :
La Suisse, comme modèle, ce n'est pas une mauvaise idée, tout au contraire. Mais le problème français est une intoxication à la culture économique marxiste: il n'y a pas de notion de création de richesse, mais l'idée que ce que qui est donné aux uns est ce qui est pris aux autres. Cela aboutit à des confrontations malsaines: patrons contre leurs employés, entreprises contre leurs consommateurs. Partout où il y a un échange, on devrait assister à un combat! C'est extrêmement embêtant car au lieu de voir l'autre comme une source de richesse, on peut être amener à le voir comme un ennemi. Et puis il y a un autre problème français, l'éducation. C'est bien beau de sélectionner par les maths, et la sélection est bonne, mais derrière les filières d'excellence il y a des filières de "rebut", et ces filières amènent également à des postes d'encadrement...
a écrit le 09/09/2013 à 21:42 :
Enfin un article qui offre une alternative digne d'intérêt et redonne de l'espoir
C'est bon de sentir qu'il existe une voie pour sortir la France de son marasme et les trop nombreux fonctionnaires de leurs bureaux inutiles d'où ils dépensent sans retenue notre argent.
Réponse de le 09/09/2013 à 23:07 :
+1, sans discussion.
Réponse de le 10/09/2013 à 7:03 :
Présentez-vous, je voterai pour vous.
a écrit le 09/09/2013 à 21:40 :
Thatcher, le seul chef d'état d''envergure de la seconde partie du 20eme siècle en Europe occidentale. Un exemple de courage et de vision politique.
Réponse de le 10/09/2013 à 7:39 :
Ben oui mais elle est canée mémère et vous, vous allez payer plus d'impôts, c'est ballot, hein ?
a écrit le 09/09/2013 à 21:39 :
de sarkosy , du libéralisme colbertien on est passé avec les socialistes à l'ére post soviétique; soviétisation des moyens de production, modèle orthodoxe, ena sectaire et endoctriné à la culture du tout état on a pas eu droit aux plans quinquénaux c'eest biizzarre ! comme c'eest biizzarre !
Réponse de le 12/09/2013 à 15:21 :
le libéralisme colbertien est une contradiction dans les termes.
a écrit le 09/09/2013 à 21:04 :
je suis très réservé, les mesures dans l'ensemble (à part peut être le référendum) s'approchent d'un modèle américain, hors aux US l'herbe n'est pas forcément plus verte qu'ici surtout pour les moins riches et la middle class...
Réponse de le 09/09/2013 à 23:29 :
Vous faites bien de parler d'UN modèle américain. Les USA ont en effet connu le welfare state jusqu'au début des années 80 et s'en sont collectivement plutôt bien porté puisque cette période a correspondu à l'émergence d'une middle class nombreuse et prospère. En fait c'est quand ils ont commencé à s'en éloigner que leurs ennuis ont commencé (et un peu les nôtres aussi, il faut le dire).
Réponse de le 10/09/2013 à 7:42 :
Vous racontez n'importe quoi comme tous les apôtres du reagano-thatcherisme... Vos gourous ont totalement appliqué leurs programmes de dérégulations qui ont conduit à la financiarisation du capitalisme, avec les résultats qu'on connait ... Et épargnez-nous vos sophismes habituels sur le "ruissellement" : les écarts de revenus et de patrimoine ont explosé depuis les années 80 aux USA et en UK !
Réponse de le 10/09/2013 à 10:39 :
Je vais attribuer votre méchante humeur et votre contre sens à un réveil difficile après une mauvaise nuit. Je soulignais à Aldo que les USA avaient connu différents modèles économiques et que le neo-libéralisme n'avait pas été le seul modèle que cette confédération avait connu. Avant le reaganisme, il y a eu un bon demi siècle de welfare state et c'est un modèle socio-économique qui avait apporté une forte prospérité à la classe moyenne. J'avais ensuite souligné que depuis que les USA avaient abandonné ce modèle au profit du neolibéralisme, ils avaient connu pas mal de déboires sociaux et économiques. Depuis le milieu des années 70 l'économie mondiale va de crises en crises, ce qui prouve bien que la dérégulation est une bêtise. Avant de me faire des procès d'intention et de préparer le bûcher, essayez donc de bien lire mes posts.
Réponse de le 10/09/2013 à 17:30 :
Mouais, enfin le welfare state commençait à prendre l'eau de toutes parts avant même les élucubrations de Ronnie et Maggie... De toutes façons la théorie de "la croissance infinie dans un monde fini" ne survivra pas au peak oil et à la guerre pour les ressources !
a écrit le 09/09/2013 à 20:04 :
Pas besoin d'avoir fait des études ou de s'appeler Thatcher... Reprendre le même modèle que celui du début de l?ère industrielle.. Lire Emile Zola voila.. tout simple . Quand a celui qui a écrit cet article perçoit-il un salaire? si oui il faudrait le diviser par 10 au plus tôt.. et je suis généreux on a même envie de lui donner des noms d'oiseaux...
a écrit le 09/09/2013 à 19:58 :
Réélire François Hollande.
a écrit le 09/09/2013 à 19:57 :
Beaucoup de propos et données sont inexactes...
a écrit le 09/09/2013 à 19:54 :
Reflexions d'un petit Pétainiste, ni plus ni moins...
Réponse de le 09/09/2013 à 20:37 :
Je ne sais pas si l'auteur a raison mais je n'ai pas vu une quelconque idée qui ait un rapport avec Petain ! Votre réflexion est par contre typique d'un petit gaucho-marxiste.
Réponse de le 09/09/2013 à 21:13 :
@ Harris Pétain était ultra étatiste, pire que les communistes ! Je le sais, j'ai fait du droit civil et c'est entre autres sous son gouvernement que les corporations étaient les plus puissantes, il était partisant des sociétés nationales, comme salazar ou franco d'ailleurs, et comme MARINE LE PEN !

Je souscrit à 200 % à ce programme libéral, si on en applique déjà 10 % ça serait pas mal !
a écrit le 09/09/2013 à 19:40 :
grosse erection à la lecture de cet article .... c'est ce qu'il nous faut.
Réponse de le 10/09/2013 à 7:45 :
Je vous conseille d'acheter une Audi A4 : mon Raymond en est fou, ça ne soigne ni sa prostate ni sa dysfonction érectile mais il est fier en allant rejoindre ses copains au club de boules !
a écrit le 09/09/2013 à 19:39 :
Félicitations, très bel article. Don ´t tread on me ! J'ajouterais qu'un libertarien est libéral économiquement et aussi politiquement. On en redemande !
a écrit le 09/09/2013 à 19:14 :
Super programme pour que les gens en bonne santé soient encore plus riches et que les autres crèvent encore plus la gueule ouverte. Une belle loi du talion d'une naïveté confondante qui fait fi des difficultés de tous ordres rencontrés par d'honnêtes gens qui font vraiment ce qu'ils peuvent et n'ont pas toujours la chance au rendez-vous. Et ce n'est pas deux ou trois axiomes simplistes qui résoudront les problèmes. OK pour la fusion régions-départements (en l'occurrence, suppression des départements, disons le tout net). OK pour le nombre de députés. OK pour limiter le montant du chômage. OK pour beaucoup de points que vous citez, mais pas pour les énormités sur le salaire minimum, la suppression du code du travail et l'imposition des hauts revenus et des plus-values à 13 % !!!
Réponse de le 09/09/2013 à 22:25 :
Rassurez-vous je suis moi-même beaucoup plus libéral que la droite française mais n'adhère pas néanmoins à cette fraction du libéralisme. Le libéralisme c'est TRES vaste, ça commence aux anars en passant par Proudhon puis Friedman ou van Parijs et Madelin en France et ça se termine par Bastiat et Haieck à droite...Autant de visions de la société très différentes. Un point commun cependant entre tous les libéraux et l'Angleterre sans qui nous ne sortions pas vivants des années 40 : aucune chance de voir arriver ni Hitler ni Staline avec de telles idées et rien que pour ça, elles méritent d'être prises en considération !
Réponse de le 10/09/2013 à 15:33 :
@balaf : et encore ! pour la limitation de l'indemnité chômage, vous convainquez comment les plus hauts salaires de continuer à cotiser ? Car c'est là le type d'une fausse bonne idée, un symbole qui n fonctionnerait pas : les montants d'indemnité chômage alloués aux plus petits salaires (quand en activité) dépassent le montant des cotisations des mêmes tranches de salaires. Par contre les mieux payés étant rarement au chômage (sauf peut-être les acteurs de cinéma), en acceptant de payer ils permettent d'équiliber (à peu près) le bilan !!!
a écrit le 09/09/2013 à 18:51 :
En attendant, j'ai fait une super fête à Londres le jour de ses funérailles pour mieux cracher sur son cercueil. Quelqu'un d'intelligent ne peut regretter un dictateur de sa trempe, elle qui a jeté les classes populaires aux lions féroces du capitalisme sauvage.
Réponse de le 09/09/2013 à 22:15 :
Si elle était dictateur ca se saurait. elle a été réélue démocratiquement 3 fois de suite.
Réponse de le 10/09/2013 à 0:14 :
Et tellement populaire qu'elle a été virée comme une malpropre par son propre parti en cours de mandat...
a écrit le 09/09/2013 à 18:39 :
Et si ça faisait reculer le chômage ?...
Réponse de le 09/09/2013 à 21:06 :
Et si ça faisait augmenter la précarité tout en creusant des inégalités pharaoniques ? Les USA - terre d'excellence du libéralisme, du néo libéralisme et du libertarianisme - ont déjà testé ces modèles: '' Aujourd?hui, les données indiquent que le rêve américain est un mythe. Aujourd?hui, l'égalité des chances est moindre aux États-Unis qu?en Europe ou que dans tout pays industriel avancé où ces données existent '' . Des réformes sérieuses sont à entreprendre, certes, indéniablement, mais sérieusement, c'est à ces derniers modèles que nous voulons aspirer ? http://lecercle.lesechos.fr/economistes-project-syndicate/joseph-e-stiglitz/221147669/etats-unis-champions-inegalite (de Joseph E. Stiglitz)

a écrit le 09/09/2013 à 17:59 :
Intéressant saut pour ce qui concerne la couverture sociale. Aux USA, les assurances santé sont horriblement chères et pour des prestations très médiocres. Il faut lutter contre les gaspillages de notre système mais attention à ne pas idéaliser ce qui se passe chez les autres.
a écrit le 09/09/2013 à 17:57 :
Pierre Chappaz est Toulonnais, c'est un faux Chappaz et même un traître à la solde des Anglais.Avec ses idées, on pourrait vendre, par exemple, le port de Toulon à la perfide Albion pour faire du pognon sous prétexte de libre concurrence... Les vrais Chappaz sont savoyards (et c'est un Dauphinois qui le dit) Gaullistes votant par défaut à l'UMP, mais certainement pas néo-libéraux tendance FN.
Il y a bien quelques séparatistes savoyards, mais la plupart sont attachés à la France, le plateau des Glières est là pour nous le rappeler.
Réponse de le 09/09/2013 à 20:40 :
Le Fn n'est pas du tout un parti néo liberal! C'est même le contraire. Vous racontez vraiment n'importe quoi.
a écrit le 09/09/2013 à 17:52 :
Je suis en gros tout à fait d'accord avec votre article sauf sur un point: : tout ce qui concerne l'immigration illégale, non contrôlée : sortir de SHENGEN, supprimer toutes aides directes ou indirectes aux immigrés: AME, CMU, entre autres, n'accepter comme au Canada que ceux qui sont capables de prouver des revenus, ou capitaux suffisants leur permettant de subsister sur notre territoire sans aides publiques. Aucune aide en allocations pendant les 5 ans de leur arrivée en France et pas de regroupement familial avant ce délai.
Revenir au droit du sang et supprimer le droit du sol pour la nationalité Française.
Pour avoir une THATCHER en France il faudrait d'abord changer les mentalités d'assistés qui fleurit dans ce Pays avec des idées gauchistes comme ESF, le MRAP, et autres associations.
Réponse de le 09/09/2013 à 22:33 :
Attention : les libéraux n'ont rien contre l'immigration (il y avait beaucoup d'immigrants à l'époque de Reagan). Encore une fois ne pas confondre les idées de la droite française avec le libéralisme. Rien à voir. En vérité, la France n'est pas libérale, ni à droite ni à gauche.
a écrit le 09/09/2013 à 17:52 :
Ding Dong the witch is DEAD !
Et que les sorciers vaudou libertariens la laissent pourrir en paix.
a écrit le 09/09/2013 à 17:32 :
On pourrait aussi présenter les mesures à prendre d'une autre façon:
supprimer l'école nationale gratuite (la privatiser), supprimer l'assurance maladie (la privatiser), supprimer 'assurance chomage (la privatiser), supprimer les universités et grandes écoles quasiment gratuites (les privatiser). Ces seules mesures permettront d'augmenter les salaires de 50%, de diminuer le nombre de fonctionnaires d'un million et demi, de diminuer les impôts de façon substantielle. ... mais présenté de cette façon c'est peut-être un peu moins vendeur que de montrer uniquement les bénéfices sans décrire les pertes ... une vrai réflexion est malheureusement plus complexe que ce pamphlet populiste. Nos politiciens nous habituent à des discours simplistes, à quand un retour d'une vrai réflexion politique ? mais l'habitude du zapping incessant, de la société du spectacle et de la fin de la culture ne la permet probablement plus. Même Thatcher ne pourrait plus se faire entendre !
Réponse de le 09/09/2013 à 22:44 :
Il n'est absolument pas utile de privatiser pour facturer les services publics et les rendre performants : le coût unitaire de l'année-élève ou les dépenses de santé par habitant sont très inférieurs en Suède par rapport aux US bien que la Suède ait un système public important (prélèvements obligatoires comparables aux notres mais pays avec croissance et peu endetté)...Mais le système public suédois est d'inspiration assez libérale en effet...
Réponse de le 10/09/2013 à 1:21 :
En Suède, 1% des emplois publics sont sous statut de fonctionnaire. Les autres sont employés dans des agences à capitaux publics ou mixtes, responsables de leur budget. Les emplois publics sont répartis dans 300 agences autonomes.
Réponse de le 15/09/2013 à 19:12 :
La Poste et ORANGE ont encore beaucoup de fonctionnaires mais avec des coûts unitaires corrects. C'est une affaire de gestion. Après on n'est pas obligé non plus de recruter des fonctionnaires ailleurs que dans les fonctions de défense/sécurité/justice..Je dis juste qu'il n'est absolument pas nécessaire de virer ceux qui sont là pour être performant, il faut juste les gérer.
a écrit le 09/09/2013 à 17:28 :
La sorcière est morte et tant mieux ! a part les MILORDS de la city qui se sont engraissés comme des porcs, le bilan de M.T est très mitigé, souvenez- vous de la POLLTAX où un propriétaire payait moins d'impôts qu'un locataire.
Réponse de le 09/09/2013 à 23:10 :
Heureusement qu'il y a des gens comme vous sur ce forum pour rétablir un peu la réalité des choses. Certaines réflexions font frémir par leur cynisme.
A titre personnel , j'ai vraiment été heureux le jour de la mort de la sorcière
Précision: je fais partie des 10% de Français les plus riches... J'imagine ce que doivent penser les 90% autres...Il est vrai qu'ils doivent ignorer ce forum. On ne les en blâmera pas.
Réponse de le 10/09/2013 à 0:09 :
Thatcher s'était rendue tellement odieuse qu'elle a été vidée de son poste par son propre parti. C'est dire si elle était aimée de son vivant et pendant son mandat. Mais ce détail semble avoir échappé à M. Chappaz, comme à beaucoup d'intervenants ici. Il se trouve que j'ai lu les mémoires de Thatcher et que l'impression que j'en ai tiré ressemble à son bilan. Il est rare de rencontrer quelqu?un qui a un égo aussi hypertrophié et qui a développé l'auto-satisfaction à un tel point. Cette bonne femme était persuadé d'avoir raison toujours et en tout lieux et n'était accessible qu'à ses obsessions neo-libérales d'inspiration reaganienne. Personne de sensé ne peut la regretter.
a écrit le 09/09/2013 à 17:27 :
Tout est dit, voila comment mettre les francais devant leurs responsabilités au lieu de vouloir tout le temps manger dans la gamelle du voisin
a écrit le 09/09/2013 à 17:14 :
"Révolution libertarienne". Néo-libérale est le mot juste. Une révolution au service des intérêts privés dans une totale dérèglementation où la loi du marché (donc du plus fort) domine. Comme dans la jungle, au pays des animaux. Des animaux humains dont on peut faire ce qu'on veut, et les exemples ne manquent pas (Chine-Inde-Bengladesh-Pakistan...). Je ne préjuge pas du courage des Français, mais personnellement, je me suis battu pour moins que ça. A bon entendeur...

Réponse de le 09/09/2013 à 20:43 :
On passera du pouvoir aux administrations à celui des entreprises. Franchement c'est pas pire!
a écrit le 09/09/2013 à 17:08 :
Article intéressant, qui mériterait d'être approfondi.
Dommage que certains exemples soient mal utilisés (le Smic français n'est pas plus élevé que partout ailleurs, http://epp.eurostat.ec.europa.eu/tgm/table.do?tab=table&plugin=0&language=fr&pcode=tps00155 ; mais il représente il est vrai un niveau très elevé du salaire médian) et que l'auteur se livre à une interprétation caricaturale des réalités économiques et sociales de la population, laissant par exemple supposé que les chômeurs se complairaient dans la précarité et renonceraient à un retour à l'emploi, quand bien même leurs indemnités leur feraient perdre un tiers de leur pouvoir d'achat ...
Réponse de le 09/09/2013 à 20:49 :
Pas d'accord avec vous en ce qui concerne le chômage. Il ne s'agit pas d'une complaisance volontaire mais les statistiques prouvent qu'un très grand nombre de chômeurs retrouvent du travail dans les derniers mois d'indemnisation. 2 ans c'est beaucoup trop ! Cela démobilise les chômeurs. Cela ne devrait être accepté qu'en cas de formation ou situation exceptionnelle.
a écrit le 09/09/2013 à 17:05 :
Le fer ça se forge, par le feu, le marteau et l'enclume. Les Anglais n'ont pas battu le fer pendant qu'il était chaud, mais rien ne dit qu'ils ne remettront pas un jour le fer au feu et que marteaux et enclumes ne soient de nouveau opérationnels. En France nous n'avons que du fer doux, plus malléable, nous ne devrions pas avoir besoin de ressortir les outils du passé.
Le néo-libéralisme est condamné, suite logique de la chute du communisme.
a écrit le 09/09/2013 à 16:56 :
Formidable! Il est temps de donner à l'individu son droit de choisir. Arretons cette approche tout etat.
Réponse de le 09/09/2013 à 17:22 :
@John
Formidable John... sans Etat et un minimum d'organisation tu fais quoi? Rien et t'as intérêt à regarder derrière toi à chaque fois que tu sors, surtout si tu es un peu plus aisé que la moyenne. Si tu es vraiment riche, une police privée pourra te garantir une certaine sécurité, mais tu seras aussi une cible de première catégorie. Regarde ce qui se passe dans tous les pays où l'état est faible, le bruit des armes n'est jamais bien loin.
Réponse de le 09/09/2013 à 20:52 :
Comme d'hab vous êtes dans l'excès. Je ne crois pas que l'on puisse dire que l'Allemagne, les Usa ou la Gb n'ait pas d'Etat! D'ailleurs le leur est pmus efficace à bien des égards!
a écrit le 09/09/2013 à 16:42 :
Une république solidaire et sociale, ou l'état a toute sa place, voilà qui peut nous offrir des lendemains radieux; le délitement de nos sociétés, aussi bien sur un plan environnemental qu'humain (et même économique et industriel), est assez criant sur ces dernières années, et la potion "libertarienne" que vous appelez de vos v?ux, chez monsieur, y a toute sa part.
Les derniers événements mondiaux auraient du conforter le rôle de l'Etat, en toute logique (sauf que ce monde est fou), mais les orthodoxies idéologiques ne sont pas si facile à combattre (quand ce n'est pas le culte pur et simple de l'argent).
a écrit le 09/09/2013 à 16:39 :
Un article intéressant. De nombreuses propositions paraissent évidentes et relativement aisées à mettre en oeuvre. A quand un gouvernement qui voudra se retrousser les manches et mener les actions nécessaires ? Ce programme est de plus en plus urgent et il faudra bien un jour le mettre en place. A quoi bon le repousser ?
a écrit le 09/09/2013 à 16:12 :
Chiche !
a écrit le 09/09/2013 à 16:08 :
Qui aura le courage de mettre en place de t'elle réforme existe t'il ou existe t'elle en FRANCE???
a écrit le 09/09/2013 à 15:57 :
Ca m'a fait du bien de lire cet article. Il ne s'agit pas d'un programme réalisable en claquant des doigts, de plus il remet complètement en cause notre modèle de solidarité. En tout cas je crois qu'il rebâtir notre pays en exploitant une partie de ces propositions. C'est un peu la démarche de François Fillon.
a écrit le 09/09/2013 à 15:51 :
"Que serait....?" Peut-être salutaire? Mais les politiques français sont - peut-être - courageux mais pas suicidaires! Ils préfèrent gagner les prochaines élections!
a écrit le 09/09/2013 à 15:47 :
C'est que propose Attali depuis longtemps (qui est socialiste) !!
Réponse de le 09/09/2013 à 16:35 :
ahahah
Réponse de le 09/09/2013 à 19:44 :
@ clemher : allez-y proposez des solutions ! On attends de voir vos lumières ... ou encore un nantis priviliégié !
a écrit le 09/09/2013 à 15:45 :
Exactement ce qu'il faudrait d'urgence pour la France mais ce n'est pas la tete de moineau de NONO Hollande qui pourrait le mettre en oeuvre.
a écrit le 09/09/2013 à 15:30 :
C'est un excellent résumé des réformes que les autres pays ont entrepris ces dernières années pendant que la France s'est endormi et n'a rien changé. Ces autres pays récoltent aujourd'hui les fruits et sont jalousé par la gauche française.
Réponse de le 09/09/2013 à 15:56 :
c'est vrai qu'en Angleterre tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes !!!merci de bien vouloir citer ces pays où l' herbe est si verte, dans lesquels tout le monde peut travailler ,se loger facilement ,s'éduquer,se soigner ,est bien rémuméré .... etc...
Réponse de le 09/09/2013 à 16:41 :
l'angleterre n'est certes pas un exemple, mais certaines des idées proposées ci-dessus n'entameraient pas l'action des services publics dans les domaines clés. Leur action serait certainement facilitée par ailleurs.
Réponse de le 09/09/2013 à 17:44 :
L'allemagne a fait beaucoup de réforme tel que décrit dans l'article. La Suisse y est cité comme exemple, voilà ce qui a été fait:::: http://agefi.com/fileadmin/user_upload/documents/Hollande_en_Suisse/Agefi_Supplement_France_19.11.2012_PDF_light.pdf
Réponse de le 09/09/2013 à 20:57 :
@@pml'allemagne . 25% des travailleurs allemands sont des travailleurs pauvres . les inégalités se creusent.précarité ,salaires à 1 euros ..... démographie , retraites etc..etc..la Suisse...à mourir de rire .
Réponse de le 09/09/2013 à 22:21 :
J'aime beaucoup les gens qui parlent de l'Allemagne et de la Suisse et qui n'y ont jamais mis les pieds. Faites-le et vous changeriez d'avis!!
a écrit le 09/09/2013 à 15:26 :
j adhère !
mais ce serait une bien trop grande revolution pour le dernier pays socialo communiste de l OCDE .
trop de gens a commencer par les politiciards,,syndicats et médias n ont interet au changement , ils vivent de la subvention ,sur le dos de la bete .
le libéralisme fait peur a un peuple qui passe son temps a vouloir se proteger .
a écrit le 09/09/2013 à 15:19 :
Le discours d'un illuminé ( mais d'accord sur certains points). Le rôle de Thatcher est assez controversé (demandez les anglais hors la City). La meilleure chose, c'est l'impot de 13 %. A ce moment un foyer de 4 personnes dont deux enfants paye 13 % d'IR à partir d'approx. 100.000 euros net/an. Donc, 13 % pour tous, c'est la hausse de l'impot pour 80-90 % de ménages français :)) Un vrai libéralisme :)
a écrit le 09/09/2013 à 15:06 :
Mémoire sélective, quand tu nous tiens. Le néolibéralisme a déjà contribué à précipiter nos économies occidentales dans la plus grande crise économico-financière depuis 1929. Et maintenant, la mouvance libertarienne vient nous balancer sa propagande en ressortant le spectre du thatchérisme ? (A)http://www.dailymotion.com/video/xz2y01_glenda-jackson-les-mots-qu-il-faut-pour-le-dire_news (B) http://www.pauljorion.com/blog/?p=52250
Réponse de le 10/09/2013 à 1:32 :
Les bulles de 1929 et 2008 et leur funeste éclatement sont dus à l'excès de crédit à l'initiative de ... ?

Le protectionnisme qui amplifié les effets de l'éclatement de la bulle en 1929 était le fait de .... ?

Réfléchissez un peu avant de monter sur vos grands chevaux.

Merci.
Réponse de le 10/09/2013 à 10:04 :
Encore une mémoire sélective d'un néo libéral ? (1) http://www.finyear.com/1929-2008-ressemblances-et-differences_a7011.html (2) http://www.podcastscience.fm/dossiers/2011/08/03/le-keynesianisme-contre-le-neoliberalisme/ (3) http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2009/03/09/la-dereglementation-du-marche-et-ses-consequences.html . Vous devriez peut-être trouver ce que vous cherchez. Suite à la crise de 1929, on pourra toujours remercier le New Deal (entre autre, la mise en place du Glass-Steagall Act). Certes, qu'à partir des années 70, les structures économiques relativement rigides issues de l'après-guerre ont été démantelées par les tenants d?une liberté économique sans limites. Ils sont parvenus à mettre en place une triple déréglementation, monétaire, commerciale et financière, liée par l'idéologie et des intérêts croisés. Et certes, l'étalon or sera classé au rang de relique barbare en contribunant à ouvrir la voie à la financiarisation. Mais dès les années 80, on a assisté à une accélération de la déréglementation financière jusqu'à ce que les échanges financiers soient 50 fois plus importants que ceux de marchandises (avec comme corollaire l'abrogation du Glass Steagall Act et toutes les dérives qui en ont découlé). De ce fait, la haute finance s'est acccaparée les pleins pouvoirs.1) Sur les politiques 2) Sur l'économie réelle. Le capitalisme contemporain fut donc classé au rang des mythes par le capitalisme actionnarial ouvert à tous les excès. Merci qui ? Le néolibéralisme. Par contre, ce que je ne savais pas, c'est que le libéralisme '' prônait '' la socialisation des pertes et la privatisation des profits (à moins qu'il s'agit là d'une forme de communisme inversé). Mais en fin de compte, avions-nous tellement le choix à laisser nos économies totalement s'effondrer suite au crach de 2008 et des conséquences directes pour le Vieux Continent (sans parler encore des attaques de Hedge Funds en zone euro, en 2009)? Non. Donc, depuis des décennies, nos économies occidentales (et nos politiques - gauche comme droite - démocrate ou républicain) sont bien devenus les otages d'une doctrine néolibérale débridée sans foi ni loi. (Pour faire extrêmement cours)
Réponse de le 10/09/2013 à 11:02 :
neo-liberalisme et libertarianisme ne sont pas les mêmes concepts. De même que capitalisme et neo-liberalisme ne sont pas similaires...
Réponse de le 10/09/2013 à 12:22 :
Merci pour votre réponse argumentée. Même si nous avons du chemin à faire pour trouver un point d'entente, au moins, vous, vous étayez votre position.
J'ai lu l'article de la première référence que vous citez (http://www.finyear.com/1929-2008-ressemblances-et-differences_a7011.html). Cet article est écrit par un dénommé Monsieur Bernard Marois. Je remarque avant tout qu'il omet d'évoquer le fait que le commerce mondial a été massacré en 1929 par l'élévation de barrières protectionnistes. Cette erreur de 1929 a été évitée en 2008.
Quant à la deuxième référence (http://www.podcastscience.fm/dossiers/2011/08/03/le-keynesianisme-contre-le-neoliberalisme/), que j?ai lue aussi, elle reprend à son compte l?erreur qui consiste à dire que les Etats ont réinjecté « d?énormes quantités d?argent dans le système financier néolibéral pour le sauver ». Or un système financier qui à la source produit des excès d?argent par la baisse des taux, et qui maintenant a une banque centrale qui rachète en masse des obligations (« Quantitative Easing ») est tout sauf néolibéral. C?est de l?interventionnisme de bout en bout.
Et pour ce qui concerne le troisième texte que vous mettez en lien (http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2009/03/09/la-dereglementation-du-marche-et-ses-consequences.html), il est celui d?un auteur qui regarde la réalité à travers un filtre idéologique. Il écrit : « Notre combat idéologique passera également par les mots et il nous revient de qualifier ce qu?est vraiment cette évolution de ce capitalisme sauvage : la loi de la jungle, la loi du plus fort ou l?anarchie néolibérale. Pire, certains ont réussi à faire passer ce retour en arrière pour moderne. Il s?agit d?une arnaque incroyable tant cette idéologie tend à revenir au capitalisme sauvage du tournant du siècle, celui d?avant les grandes conquêtes sociales. » Cette diatribe se base sur des émotions. Son erreur fondamentale est de confondre la société du contrat et la société de la contrainte. Dans la société du contrat librement consenti, nul ne peut se faire manger sans son accord. Même le plus faible a le droit de refuser de donner sa signature. Tandis que dans l?économie administrée, l?action est contrainte, et l?argent est prélevé sous la menace de la sanction, avec toute la force de la puissance publique s?imposant à l?individu au nom d?un projet de société idéalisé.

Enfin, vous écrivez de votre propre plume : « Mais dès les années 80, on a assisté à une accélération de la déréglementation financière jusqu'à ce que les échanges financiers soient 50 fois plus importants que ceux de marchandises (avec comme corollaire l'abrogation du Glass Steagall Act et toutes les dérives qui en ont découlé). De ce fait, la haute finance s'est accaparée les pleins pouvoirs. ». Je suis d?accord à 100% avec vous sur le constat actuel et les excès de la finance. Nous sommes en pleine période d?adoration du veau d?Or. Mais prenons quelques secondes notre souffle. Respirons, le monde va souvent trop vite pour bien réfléchir. D?où vient cet argent en surabondance ? D?où vient cette folie de la finance ? Pour répondre à cette question, il suffit de savoir qui garantit la valeur de cet argent et qui le produit, qui injecte le plus d?argent en s?endettant ? Oui, les financiers ont perdu la raison, mais qui leur a fourni la « came » en excès ?
A mon sens, la croissance de la masse monétaire devrait suivre la croissance de la valeur produite selon le mécanisme décrit dans l?article suivant, qui évitera les excès de la finance :
http://sylvainjutteau.blogspot.fr/2011/08/crise-financiere-je-connais-le-vrai.html

Cordialement.







Réponse de le 10/09/2013 à 15:21 :
Si j'abonde sur bien des points concernant le billet de votre blog, j'aurais néanmoins apprécié plus de développement concernant les dévoiements de la financiarisation à outrance (émergence du système dit : à réserves fractionnaires. L'abrogation du Glass Steagall Act a précisément permit la déviance - qui a conduit à l'usage abusif des crédits à effet de levier (1 : 15?) par l'intermédiaire de produits dérivés ou structurés toxiques. Ou dérivés sur taux d'intérêts. Ou encore encouragé la spéculation débridée à l'aide d?instruments de couvertures à l'instar des CDS à nu - en détournant l'attention du commun des mortels sur les risques réels via le truchement (tronqué) de la titrisation. Ou encore en camouflant d'autres risques par le biais des opérations hors bilan. Tout un système ayant prit racines afin de satisfaire les enjeux politico-économiques d'une mondialisation et d'un libre marché ?? hors de contrôle ??, puis aidé grâce aux nombreux délits d?initiés ? copinages dans les arcanes des hautes instances de quelques gouvernances (autorités de surveillances ? politiques ? banques centrales ? agences de ratings [?]. Enfin, il est exact que la politique dite ?? Keynésienne ?? est souvent appelée à la rescousse lorsque le système dérape (certes, pas sans risques sur un point surtout en l'absence de garde-fous, comme c'est le cas actuellement) mais si l'on se penche un peu du coté de Milton Friedman nous pourrions également être étonné : [Il a été reproché à Friedman de préconiser l'interventionnisme étatique: la Grande Dépression des années 1930 aurait pu être évitée, selon lui, si la Réserve fédérale avait injecté suffisamment de liquidités dans le système. Pour les économistes « autrichiens », Friedman est un étatiste du point de vue monétaire, partisan du contrôle de la monnaie par une banque centrale et d'une augmentation régulière de la masse monétaire par voie étatique. Certains se demandent même dans quelle mesure Friedman ne pourrait pas être considéré comme keynésien] Par ailleurs, il est également amusant de se souvenir de la métaphore de M. Friedman (oui, Milton Friedman) : ?? lâchage par hélicoptères de la monnaie dans l?économie pour lutter contre la déflation ??. En outre, on se rappellera également des propos d'Alan Greenspan - devant le Congrès américain, le 23 octobre 2008, où il reconnait publiquement avoir trouvé un défaut dans son système consistant à faire du marché libre le meilleur moyen d'organiser l'économie. Pour terminer, oui, les assouplissements quantitatifs comportent un risque si les mesures profitent essentiellement à la finance au détriment de l'économie réelle. Et s?est le cas. Merci les lobbies néo-libéraux qui n'ont retenu aucune leçon depuis cinq ans ! J'aurai pu également aborder la problématique de l?évasion fiscale, des paradis fiscaux, de la politique des prix de transfert qui par effet de manche vient accroître la fiscalité des contribuables (personnes physiques et morales) les plus honnêtes. Les travailleurs et les entrepreneurs pour être plus précis, et non pas les rentiers du capital qui gagnent sur tous les fronts. Et j'étais personnellement un libéral. Mais je ne m?y retrouve absolument plus dans cette idéologie devenue prédatrice. A)http://investir.ch/2013/09/09/sondage-le-graphique-que-tout-le-monde-devrait-connaitre-avant-la-reunion-de-la-fed-18-09-13/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=sondage-le-graphique-que-tout-le-monde-devrait-connaitre-avant-la-reunion-de-la-fed-18-09-13 B)http://fr.wikipedia.org/wiki/Milton_Friedman C) http://investir.ch/2013/09/09/sondage-le-graphique-que-tout-le-monde-devrait-connaitre-avant-la-reunion-de-la-fed-18-09-13/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=sondage-le-graphique-que-tout-le-monde-devrait-connaitre-avant-la-reunion-de-la-fed-18-09-13
D) http://www.rtbf.be/info/chroniques/detail_cette-ere-de-bulles-paul-krugman?id=8073430&chroniqueurId=5032403 . Cordialement et merci pour cet échange.

Réponse de le 10/09/2013 à 16:17 :
@Sylvain Jutteau: Haa juste un p'tit complément qui tombe à point nommé (argent ? dette ou '' marchandise '' ? ) au hors bilan. Pour comprendre le repurchase agreement (en souvenir de la transaction '' repo '' 105 de feu Lehman Brothers) http://www.pauljorion.com/blog/?p=58268#more-58268
Réponse de le 10/09/2013 à 17:22 :
@Sylvain Jutteau : Ceci devrait également vous intéresser: A) http://www.finance-investissement.com/nouvelles/gens-de-l-industrie/nomination-chez-ostc-canada/a/nouvelles/produits-derives-12-fois-le-pib-mondial/a/41075 . Et qui - aux USA - bloque le financement des réformes exigées par la Loi Dodd-Franck et la nomination des directeurs des nouvelles agences (créées par cette même loi) ?
Réponse de le 12/09/2013 à 15:17 :
@ propret : Un certain milton Friedman et un certain murray rothbard ont déjà tout expliqué sur les pourquoi et comment de la crise de 1929, pourquoi y revenir ? Friedman a même reçu un prix nobel pour cela ... Et l'origine de tout cela, c'est encore une fosi l'interventionnisme étatique et banque centrale ... comme à chaque bulle ...
Réponse de le 14/09/2013 à 23:31 :
Un autre prix Nobel d'économie, le Français, Maurice Allais, n'avance pas du tout les mêmes causes pour la crise de 1929 et sur ses séquelles. En fait, il dit quasiment l'inverse de Milton Friedman.
Je rappelle à John Galt que l'économie n'est pas une science exacte, et que l'idéologie y prend une place considérable. Friedman était un idéologue pur jus, pas étonnant qu'il ait vu les choses à sa manière.
a écrit le 09/09/2013 à 14:59 :
Un programme Tatcher pour la France c'est ce que font l'UDF le RPR, l'UMP et le PS avec leurs nez rouges Nouveau Centre déguisés en UDI, c'est à dire écraser les français qui travaillent de plus en plus pour gagner la misère ... pour faire des cadeaux somptueux à leurs amis intime de la voyoucratie financière ..organisés en bandes
a écrit le 09/09/2013 à 14:59 :
+1.000.000
a écrit le 09/09/2013 à 14:44 :
On oublie souvent de dire que Mme Thatcher a eu le pétrole de mer du Nord pour se payer une grosse partie des réformes et que les anglais émigrent vers leurs anciennes colonies quand ça va mal, en particulier en Australie (sur les 8 ingénieurs que j'y gérais, 3 étaient anglais)
Demandez l'avis des anglais, vous verrez qu'ils sont très partagés sur cette politique, surtout quand ils ne sont pas à la City.
Ceci écrit, simplifiez l'état, refondre la fiscalité, réduire le nbe de fonctionnaires, pourquoi pas et même bien d'accord, mais certaines fonctions doivent rester gérées pas l'Etat
Réponse de le 09/09/2013 à 15:16 :
Certes mais la France doit être réformer sinon on ira dans le mur. Madame Thatcher n'a pas fait que des trucs biens mais nous on est pas dans le bon chemin . Voir réforme des retraites
Réponse de le 09/09/2013 à 16:01 :
Mr Lum. Entièrement d'accord avec vous, ce n'est pas parce qu'il y a beaucoup de dommages collatéraux avec Maggie qu'il ne faut pas essayer de réformer chez nous, notamment notre millefeuilles politiques, les impots, le code du travail, les relations locataires propriétaires, etc.... Ceci étant, il ne faut pas sacrifier ce qui marche bien chez nous, car clairement et je le sais pour avoir eu pas mal de collègues britanniques dans les sociétés où j'ai travaillé, il vaut mieux entre autres être malade en France plutôt qu'en GB; de même, élever une famille (pas de quotient familial en GB) et faire faire des études à ses enfants est plus simple chez nous (et bien moins cher) que de l'autre coté.
Réponse de le 09/09/2013 à 16:07 :
@Mr LUM
Entièrement d'accord avec vous, ce n'est pas parce qu'il y a eu beaucoup de dommages collatéraux avec Maggie, qu'il ne faut pas essayer de réformer chez nous. Je pense au mille feuille des administrations territoriales, aux impôts, au code du travail, au marché locatif, etc....; un peu de liberté ne ferait pas de mal. Ceci étant, il ne faut pas bazarder ce qui marche bien chez nous, car comme m'ont dit les très nombreux collègues rosbifs et UK Citizen que j'ai eus (et avec qui je m'entendais très bien), il vaut mieux entre autres tomber malade en France, fonder une famille (pas de quotient familial en GB), et faire faire des études à ses enfants (ça coûte la peau des fesses de l'autre coté du Channel)
Bref, réformons ce qui mérite de l'être et avec ça il y a déjà bcp à faire
Réponse de le 09/09/2013 à 17:32 :
@mjj et Lum
Vos propos sont raisonnables, mais si on laisse faire les néo-libéraux, ils seront jusqu'au-boutistes avec leur programme, un peu comme les islamistes intégristes et la Charia...
L'Etat est le garant de la démocratie donc de nos libertés. Moins d'Etat, contrairement à ce qu'on veut nous faire croire, c'est plus de risques pour nos libertés. Ceci dit, un Etat fort ne passe pas non plus par un administration pléthorique et des simplifications sont en France nécessaires.
Réponse de le 09/09/2013 à 20:59 :
L'Etat est le garant de la démocratie? Ha! Ha! Elle est bien bonne celle là. Vous en parlerez avec des personnes ayant vécue en Urss, en Allemagne nazie ou à vos grands parents s' ils étaient en France au moment de Vichy. Passer un certain niveau, l'état devient une dictature. Nous sommes sur le fil en France. L'omniprésence de l'administration est d'ailleurs l'un des critères qui caractérise les dictatures.
Réponse de le 14/09/2013 à 23:35 :
Non, l'Etat n'est pas garant de la démocratie, c'est la République qui l'est. La différence est de taille !
Réponse de le 17/09/2013 à 4:17 :
Y a du très bon dans l'article. Seul problème l'impôt unique à 13%. Le libéralisme est la machine la plus performante pour la production de richesse, cependant pour maximiser le bien être globale offert par la magnifique machine du liberalisme économique : il faut redistribuer cette richesse !
Réponse de le 17/09/2013 à 10:48 :
Ah non alors là pas question !
Machine la plus performante dîtes-vous ? L'Europe n'a jamais été aussi libérale, on voit le résultat ! Calamiteux !
C'est une machinie qui se détruit elle-même tant économiquement qu'écologiquement. Donc pour la performance sûrement pas !

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