L'autorité de sûreté nucléaire vient indirectement de servir la cause d'Alstom et de Schneider alliés pour le rachat d'Areva T & D (transmission et distribution) que doit vendre à son corps défendant le groupe public nucléaire dirigé par Anne Lauvergeon. Ils sont en concurrence sur ce dossier avec l'américain General Electric (GE) et le japonais Toshiba. Or, Londres vient d'émettre des doutes sur la sécurité des futurs réacteurs nucléaires EPR et AP1000 proposés respectivement par Areva et Toshiba pour moderniser le parc britannique. Ce faisant, les autorités anglaises soulignent un fait que ne cessent de rappeler Alstom et Schneider : Areva est directement concurrence par Toshiba (ainsi que pas GE d'ailleurs). Dès lors, est-ce intelligent de vendre une filiale qui marche à des rivaux, étrangers de surcroît,, qui peuvent en profiter pour tirer du cash qui viendra nourrir la conception et la commercialisation des centrales concurrentes de celles d'Areva ? Question transmise par les intéressés aux pouvoirs publics .