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Crédit conso : Scrivener, Neiertz, Lagarde

Source : La Tribune.fr - 27/04/2010 | 08:24 - 430 mots  | 
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Après plusieurs mois de débats, l'Assemblée nationale doit adopter aujourd'hui la loi Lagarde sur le crédit à la consommation. L'objectif numéro un, c'est d'enrayer la spirale du surendettement. Ca va devenir plus difficile pour décrocher un crédit ?

Oui, disons que cette loi, fruit d’un difficile compromis, va permettre de mettre un peu d’ordre dans le crédit à la consommation.

En France, le crédit à la consommation n’était déjà pas très développé. Il a connu, l’an dernier, une année noire – un effondrement du nombre des nouveaux crédits accordés. Avec la crise, le nombre de ménages plongés dans une situation de surendettement, incapables donc d’assurer le remboursement de ses prêts, a explosé. Les contentieux sont devenus plus en plus nombreux.

Alors, au centre de ces situations de surendettement, il y a bien souvent du crédit revolving. Le credit revolving, c’est quoi ? C’est cette ligne de crédit renouvelable, sans échéance qu’accordent, pour un taux d’intérêt généralement très élevé, certains établissements. Certaines associations de consommateurs souhaitaient purement et simplement la mort, l’interdiction du credit revolving. Les banquiers le défendaient. La loi, ce sera finalement un compromis.

La loi ne tue pas le credit revolving, elle l’encadre néanmoins très sérieusement…

Oui. Il y a eu un donnant-donnant. Christine Lagarde a réussi à sauver le credit revolving – un instrument utile quand il est bien utilisé. Mais en lui imposant des contraintes très fortes. Le crédit revolving ne pourra plus être éternel – la ligne ouverte le sera pour une durée déterminée, 3 ou 5 ans. Le prix, les taux pratiqués, ne pourront plus être délirants – ils étaient de 20% au maximum aujourd’hui ; ils devraient tourner autour de 10% maximum demain. Les emprunteurs devront donner beaucoup plus d’informations, de justificatifs sur leur situation financière précise…

Bercy a d’ailleurs accepté la création d’un grand fichier dans lequel seront consignés tous nos emprunts…

Oui, c’est une autre concession de Bercy. Jusqu’à présent, les Finances n’étaient pas favorables à la création d’un tel fichier. Il y a déjà, à la Banque de France, le fichier des incidents de paiement – il vaut mieux pas y avoir son nom. Eh bien, il y aura, il pourrait y avoir, une commission a été chargée de le préparer, un autre fichier, autrement plus volumineux, un fichier positif, comme disent les experts, un grand fichier, national dans lequel seront inscrits tous les crédits que, vous et moi, nous aurons contractés. Ce dossier, les banques, avant de vous accorder un prêt, pourront le consulter. Un tel fichier, ce n’est pas l’arme absolue contre le surendettement. C’est une arme redoutable quand même.

Une loi qui encadre mieux le credit revolving. Une loi qui ouvre aussi la voie à un fichier national de nos emprunts. Tout cela, c’est, pour le crédit à la consommation, une véritable révolution.
 

Erik Izraelewicz - 27/04/2010, 08:24  | 
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Commentaires sur l'article

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  • Comparaconso a écrit le 28/04/2010 à 12:40 :

    • Cette réforme du crédit conso était importante. http://www.comparaconso.fr

  • EJ6277 a écrit le 27/04/2010 à 12:48 :

    • La CNIL n'a pas non plus l'air d'être enchantée de ce fichier positif. L'exemple anglo-saxon laisse entendre qu'un tel fichier n'engendre que plus de maux.

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