Contenu :
Avant de s'interroger pour savoir s'il est réaliste, il faut dire que c'est un objectif qui s'impose, qu'on n'a pas le choix ! Pas parce que la France s'est engagé sur cet objectif à Bruxelles. Non, pour une raison plus simple, plus basique même : personne, nulle part ne peut durablement dépenser plus qu'il ne gagne. Ni vous, ni moi. Un chef de famille le sait. Vous ne pouvez pas, pendant trente ans, dépenser plus que vous ne gagnez. La règle s'applique aussi à un chef d'entreprise ou à un chef d'Etat. D'abord parce que le déficit, ça fait de la dette et que la dette, à force de s'alourdir, elle finit par peser. Il faut rembourser la dette, payer les intérêts. Il risque de ne plus rien rester à la fin pour faire ses courses. Ensuite parce que l'on risque de ne plus trouver de prêteur, de se trouver précipiter dans l'incapacité de rembourser ses dettes. C'est le scénario grec. On voit bien que si l'on veut éviter la cure à la grecque, il faut s'y prendre dès maintenant, réduire impérativement notre déficit donc.
Pas la peine quand même de précipiter les choses. On risquerait d'étouffer la reprise !
Alors, c'est vrai que le rythme de réduction des déficits envisagé par le gouvernement est un rythme diabolique. Trouver 100 milliards d'économies, baisser le déficit de 5 points de Pib en trois ans, on ne l'a jamais fait, en France. Ca veut dire réduire de 1,7 point de Pib chaque année pendant trois ans ce déficit, dès 2011, on n'a jamais vu. Thierry Breton, l'ancien ministre de l'économie, rappelle, ce matin dans « La Tribune » que le mieux que l'on ait fait, en France, au cours du siècle dernier, c'était une baisse de 0,7 point par an pendant les années 2004 à 2007.
Un objectif impossible donc ?
Non. D'abord, dans le passé, certains pays y sont parvenus. C'est le cas de la Suède et du Canada par exemple. La Suède avait, en 93, un déficit qui représentait 12% de son Pib. Elle l'a ramené à 2% en 97 - quatre ans après. Elle avait fortement raboté dans ses dépenses publiques. On va le faire. elle avait fortement augmenter certains impôts - d'une manière ou d'une autre. On va le faire. En remettant en cause par exemple certaines niches fiscales et sociales. Mais c'est vrai que ce qui a beaucoup aidé la Suède, comme le Canada, c'est la croissance. La Suède, elle avait retrouvé 4% de croissance. Ca aide à augmenter les recettes. Qu'avez fait alors la Suède ? Deux choses : une dévaluation de sa monnaie d'abord, une libération des énergies ensuite. La dépréciation de notre monnaie : avec la baisse de l'euro, on y est. La libération des énergies. C'est la partie du plan qui n'est pas évoquée directement aujourd'hui à l'Elysée. C'est pourtant peut-être la plus importante. Indispensable en tout cas pour résoudre cette impossible équation !
> retour haut de page
thom a écrit le 21/05/2010 à 09:29 :
Qu'est ce que la "libération des énergies" ?
> Retour haut de page
![]() | Les plus commentés |
![]() | Les plus envoyés |
| Les plus lus |
Pied de page :