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Oui, Dacia a vendu en mai 2010 trois fois plus de voitures, en France, qu’en mai 2009. Dacia, la crise, connaît pas. Ou plutôt, Dacia, la crise, j’en profite.
Dacia, rappelez vous, c’est une maqrue que vous ne connaissiez pratiquement pas il y a cinq ans. Aujourd’hui, sur vingt voitures vendues en France, il y en a chaque fois une au moins qui porte le logo de la marque roumaine ! Dacia, un succès foudroyant donc pour cette filiale « low cost » de Renault. Il y a d’ailleurs des files d’attente de plusieurs semaines pour pouvoir obtenir la livraison de son dernier modèle, Duster, un 4/4 low cost commercialisé depuis un mois.
Comment s’explique ce succès de Dacia ?
Par la montée de al « Dacia attitude », comme on dit dans les concessions de Renault. Dacia, je le disais, c’est un enfant de la crise, un enfant dopé par la crise. La crise rogne le pouvoir d’achat des Français. Elle a modifié, profondément, leurs comportements – dans tous les rayons. Les consommateurs sont devenus, par nécessité, des consommateurs radins, des consommateurs malins. Partout, ils se ruent vers les produits bon marché, des produits simples, des produits rudimentaires. Dans tous les secteurs, les prix bas prennent un poids croissant. C’est dans l’alimentaire, les marques de distributeurs, dans l’aérien les compagnies low cost, dans la pharmacie les génériques. Pour un produit, ce qui compte désormais, c’est son utilité, son rapport qualité prix, pas l’image qu’il dégage. Et cela, c’est vrai désormais même dans l’automobile. L’auto, c’était un élément de statut social, un signe de positionnement. Ca reste un peu vrai, de moins en moins. Dacia est donc un enfant de la crise.
Au départ, quand Renault avait acheté Dacia, c’était une marque, une gamme, des produits destinés aux pays pauvres. La marque connaît un succès foudroyant dans les pays riches.
PSA-Peugeot Citroen, envisagerait de se lancer aussi dans le low cost…
Oui, la déferlante du « low cost » est irrésistible. Alors, pour PSA, pas question de rater ce virage, de brouiller non plus son image – le groupe de Philippe Varin cherche en ce moment à monter en gamme. Parallèlement, il pourrait se lancer, avec d’autres marques sur ce marché du low-cost. Le problème, et il est général, c’est que les voitures low-cost, elles ne peuvent être produites que dans des pays à bas coûts – en Roumanie, au Maroc ou en Inde. Pas en France. C’est tout le problème de l’industrie française aujourd’hui. La France a des coûts élevés, les Français veulent des produits à bas coûts. Une contradiction dont il faudra sortir, d’une manière ou d’une autre !
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luxy68 a écrit le 02/08/2010 à 16:27 :
et pourquoi avons nous des coûts aussi élevés en France ? il serait bon de regarder de ce côté là pour réduire le prix des voitures "High Cost"
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et pourquoi avons nous des coûts aussi élevés en France ? il serait bon de regarder de ce côté là pour réduire le prix des voitures "High Cost"
par luxy68 le 02/08/2010 à 16:27
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