Comment lutter à la fois contre la pauvreté et le changement climatique

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(Crédits : reuters.com)
La croissance économique des pays en développement peut s'articuler avec la lutte contre le changement climatique. Voici comment. par Sandrine Mathy, PACTE-EDDEN, Université Grenoble Alpes

Deux dossiers majeurs vont occuper la scène internationale dans les prochains mois. D'un côté la Conférence de Paris sur le changement climatique (CC) devra préserver les chances de limiter le réchauffement planétaire à 2°C et de l'autre les pays devront fixer de nouveaux objectifs de développement pour le millénaire à l'horizon 2030. Jusqu'à présent les deux processus sont restés distincts. Pourtant les enjeux sont inextricablement liés.

Les pays en développement (PED) n'ont eu de cesse de rappeler que la lutte contre le CC ne devra pas constituer une contrainte supplémentaire sur leur développement. A ce titre ils refusent d'adopter des engagements contraignants de réduction des émissions et n'acceptent de mettre en œuvre des actions de réduction des émissions que si elles sont soutenues financièrement ou technologiquement par les pays industrialisés.

 Le changement climatique fragilisera notamment les populations les plus vulnérables

Pourtant leur participation aux réductions d'émission est indispensable. Chine, Inde et Brésil sont respectivement les 1er, 3ème et 5ème pays émetteurs de GES en 2010. Mais ces chiffres agrégés au niveau national sont à considérer plus précisément : si un Chinois émet à peu près autant qu'un européen, un indien émet 5 fois moins et un brésilien 3 fois moins. Ceci traduit entre autres les niveaux différents de développement atteints dans ces pays. En effet, même si la pauvreté a significativement décru depuis les années 1990, en 2010 1,2 milliard de personnes vivait avec moins de 1,25 $ par jour[1] : 400 millions de ces personnes vivent en Inde, 400 millions en Afrique Subsaharienne et 230 millions en Chine. Cette pauvreté se double de forts déficits de satisfaction des besoins fondamentaux. 840 millions de personnes dans le monde souffrent de faim. 2,5 milliards de personnes ne disposent pas de services d'assainissement améliorés. 863 millions d'urbains vivent dans des taudis. En Afrique Subsaharienne, seuls 34% de la population ont accès à l'électricité, en Inde 75%. Il n'est donc pas étonnant donc que la priorité dans ces pays reste la satisfaction des besoins fondamentaux et non la lutte contre le CC.

Or les impacts du CC, même avec un réchauffement limité à 2°C seront multiples[2], fragilisant davantage encore les populations les plus vulnérables et le terrain gagné ces dernières années sur la pauvreté.

Lutter contre la pauvreté tout en intégrant une contrainte carbone

Le récent rapport du GIEC nous alarme sur la nécessaire neutralité carbone au niveau mondial dans la seconde moitié du XXIème siècle et le récent rapport Deep Decarbonization Pathways Project [3] sur la sévérité des trajectoires de GES d'ici 2050 pour préserver l'objectif de 2°C. Est-il alors possible que l'électrification des 300 millions d'indiens par exemple se fasse avec des centrales à charbon ? Étant donnée la durée de vie des infrastructures et des équipements, et afin d'éviter un gaspillage massif d'investissements, tous les moyens consacrés à la lutte contre la pauvreté devraient donc intégrer une contrainte carbone.

Autant la lutte contre le CC ne peut se faire sans prendre en compte le développement et la lutte contre la pauvreté, autant les politiques de développement ne peuvent s'affranchir d'une approche décarbonée et d'une prise en compte des besoins d'adaptation aux impacts du CC. Apparait ainsi l'opportunité de créer un agenda positif pour la mise en œuvre de synergies fortes entre négociations internationales sur le climat et nouveaux objectifs de développement pour le millénaire.

Inciter les pays en développement à combattre le changement climatique: un soutien financier sous conditions

Comment procéder ? Dans cette perspective, le futur accord de Paris en 2015 pourrait établir des mécanismes permettant de cibler directement la satisfaction des besoins fondamentaux par des modes de développement décarbonés et résilients aux impacts du CC, soutenus par du transfert de technologie et différents types d'aides. L'idée est de développer une architecture flexible et incitative à la participation des PED dans la lutte contre le CC.

La pierre angulaire d'un tel système serait un système de reporting qui regrouperait une série d'indicateurs témoignant du niveau de satisfaction de certains besoins fondamentaux, ainsi que les engagements des pays par secteur[4]. En dessous d'un certain seuil (à définir) de satisfaction de ces besoins fondamentaux, les pays seraient de facto éligibles à des soutiens soit financiers soit technologiques visant à réduire la précarité en échange de l'engagement sur un objectif de développement bas carbone dans le secteur visé. Si l'objectif à la fin de la période n'était pas respecté ou si le reporting n'était pas fait, le pays ne serait plus éligible au soutien financier ou au transfert de technologie dans ce secteur.

 Un menu d'engagements sectoriels

Cette approche s'inspire du Protocole de Montréal qui a permis une participation large notamment des PED et l'atteinte des objectifs grâce à : (i) une flexibilité sur le délai accordé pour l'atteinte des objectifs pour les pays ayant une consommation inférieure à un certain niveau de consommation des produits visés par le Protocole, (ii) un mécanisme de soutien constituant à la fois une incitation à l'action et un mécanisme de sanction (retrait du soutien en cas de non respect de l'objectif ou en cas de non reporting).

Cette proposition privilégie une approche par un menu d'engagements sectoriels selon les priorités de développement. Un pays peut d'abord cibler un secteur ou un besoin fondamental avant d'élargir progressivement son spectre d'action.

 Lever les points de blocage

Discutées dans le cadre des négociations internationales sur le climat, une telle architecture permettrait de lever simultanément plusieurs points de blocages. Tout d'abord elle répondrait aux préoccupations des PED qui ne veulent pas que la lutte contre le CC constitue une entrave au développement. Elle propose une forme d'incitation forte à la mise en convergence des priorités de développement avec la nécessaire lutte contre le CC et la résilience des modes de développements aux impacts du CC. Cependant la crédibilité du soutien financier ou des mécanismes de transfert de technologie serait primordiale pour entraîner l'adhésion des PED. Enfin ce type d'engagement des PED répondrait aux revendications des pays industrialisés les plus récalcitrants, autre point de crispation qui a empêché jusqu'à aujourd'hui la signature d'un accord climatique global.

 [1] définition de l'extrême pauvreté selon la Banque Mondiale.

[2] Cf IPCC AR5 WG2, 2013

[3] http://unsdsn.org/what-we-do/deep-decarbonization-pathways/

[4] Cette démarche est compatible notamment avec les equity reference framework proposés par le Climate Action Network.

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Commentaires
a écrit le 18/01/2016 à 8:22 :
En ce qui concerne la pauvreté, je viens juste de découvrir des listes de bon nombre de sites fiables, concernant les sondages rémunérés, ainsi que des travaux en ligne sur les sites de Roger de www.gagnersonargent.fr!
a écrit le 07/09/2014 à 14:23 :
Il faut lire le rapport du comité de Perthuis pour avoir les principes d'une solution, en particulier la page 12. Que nos économistes nous l'expliquent. Merci.
a écrit le 18/08/2014 à 12:51 :
Cet article est très intéressant et mérite un examen plus complet, Il y a bien deux aspects, l'écologie et l'économie qu'il faut relier dans une même relation à niveau constant. Il semble que la transition énergétique laisse la place à ce nouveau raisonnement.
a écrit le 17/08/2014 à 9:35 :
"Un certain seuil", cette notion est fondamentale; elle correspond à un équilibre entre cout du travail et prix de l'énergie. C'est long à expliquer.
a écrit le 17/08/2014 à 8:44 :
La France doit donner l'exemple en liant l'écologie et l'économie, en basculant la fiscalité du travail sur la fiscalité énergétique. C'est l'objectif de Nicolas Hulot.
a écrit le 16/08/2014 à 20:46 :
Méfiez vous des dogmes ! (mais où est passé le cartésianisme ?). Les travaux scientifiques récents montrent que l’apparence d’un d’un réchauffement qui s’est manifestée à la fin du XXème siècle, s’est arrêtée il y a maintenant environ 18 ans. Les spécialistes de l’étude du soleil (qui en valent bien d’autres !) pensent qu’un très fort refroidissement interviendra entre 2020 et 2040 (minimum de Maunder). Nous seront alors confrontés à de gros problèmes énergétiques, d’autant que France prétend de plus en plus se tourner vers l’électricité, et ce ne sont pas nos moulins à vent qui nous sauveront. Quant au GIEC, ce n’est pas un organisme scientifique, même s’il se sert, parfois contre leur gré, de chercheurs reconnus. Ses positions alarmistes étaient fondées sur les courbes de Mann (les fameuses courbes en crosses de hockey). Nous savons aujourd’hui que ces courbes résultaient d’une manipulation abusive et scandaleuse des données. Elles sont aujourd’hui totalement rejetées par la communauté scientifique. Il faut se méfier des modélisateurs. Les modèles mathématiques valent ce qu’ils valent, c’est à dire pas grand-chose, car on peut leur faire dire tout ce que l’on veut. Cessez aussi de tout ramener à la finance et aux acteurs industriels. Ou alors il faut revenir à « l’âge de la pierre » !
Réponse de le 18/08/2014 à 1:21 :
Vos arguments sont déjà anciens et dépassés. Il a déjà été largement répondu à propos des courbes de Mann qui ne sont pas une manipulation. Vous refaîtes un débat qui a de nombreuses années, c'est sans intérêt vues les avancées, vous perdez du temps, on voit que vous tentez de brouiller les pistes plutôt que de chercher la vérité. On dirait du Jpebe 29 alias Jean Pierre Bardinet. A propos des manipulations les lobbies pollueurs sont champions en terme de manipulations, il existe plusieurs rapports entiers sur ce sujet réalisés par plusieurs universités. Pour rappel des élements que vous citez un site convivial et plutôt bien fait parmi d'autres :

skepticalscience.com/argument.php
Réponse de le 21/08/2014 à 18:30 :
Vous me paraissez bien embêté ! Je confirme que les courbes de Mann sont aux oubliette. Vos sources bibliographiques semblent bien pauvres et anciennes. je ne vous sens ni scientifique, ni cartésien ! Quant aux lobbies,, voyez un leu les lobbies écolos et ce qu'ils recouvrent au point de vue politique, financier et affairiste.
Réponse de le 24/08/2014 à 4:36 :
Si vous n'avez que l'invective comme seul et unique argument vous touchez le fond. Quant aux lobbies tout le monde sait que ceux des énergies polluantes et fossiles mettent bien plus de fonds dans leur propagande depuis toujours. Lisez entre autres les rapports de l'AIE qui pourtant est très modérée à cet égard, c'est édifiant.
a écrit le 16/08/2014 à 19:31 :
Tant que ça rapporte, il faut tout supprimer sur terre.
a écrit le 16/08/2014 à 19:30 :
Tant que ça rapporte, il faut tuer tout sur terre.
a écrit le 16/08/2014 à 3:55 :
D'après les travaux publiés jeudi sur le site internet de la revue Science, le réchauffement climatique imputable à l'homme a été responsable de plus des deux tiers (69%) de la fonte des glaces entre 1991 et 2010, contre seulement 25% sur la période 1851-2010, ce qui signifie que l'impact des variations climatiques naturelles était prépondérant auparavant. Jusqu'ici les chercheurs n'étaient pas parvenus à estimer l'effet de l'homme sur la fonte des glaciers, qui mettent des décennies -voire des siècles- à réagir à l'élévation des températures ou aux modifications des chutes de neige ou de pluie. "Il y a davantage de preuves de l'influence de l'homme sur le climat", a déclaré à Reuters Ben Marzeion, de l'Université d'Innsbruck en Autriche, qui a dirigé ces travaux. Ils ont ainsi pu estimer à 13,3 cm l'élévation du niveau des mers imputable au retrait glaciaire entre 1851 et 2010.
Réponse de le 16/08/2014 à 20:48 :
Au cours du dernier interglaciaire, la mer est montée nettement plus haut que l'actuel (c'est ma spécialité en recherche !).
Réponse de le 18/08/2014 à 1:09 :
Ce n'est pas le problème.
a écrit le 15/08/2014 à 21:09 :
à Bioman
Méfiez vous des dogmes ! Les travaux scientifiques récents montrent que l’apparence d’un d’un réchauffement qui s’est manifestée à la fin du XXème siècle, s’est arrêtée il y a maintenant environ 18 ans. Les spécialistes de l’étude du soleil (qui en valent bien d’autres !) pensent qu’un très fort refroidissement interviendra entre 2020 et 2040 (minimum de Maunder). Nous seront alors confrontés à de gros problèmes énergétiques, d’autant que France prétend de plus en plus se tourner vers l’électricité, et ce ne sont pas nos moulins à vent qui nous sauveront. Quant au GIEC, ce n’est pas un organisme scientifique, même s’il se sert, parfois contre leur gré, de chercheurs reconnus. Ses positions alarmistes étaient fondées sur les courbes de Mann (les fameuses courbes en crosses de hockey). Nous savons aujourd’hui que ces courbes résultaient d’une manipulation abusive et scandaleuse des données. Elles sont aujourd’hui totalement rejetées par la communauté scientifique. Il faut se méfier des modélisateurs. Les modèles mathématiques valent ce qu’ils valent, c’est à dire pas grand-chose, car on peut leur faire dire tout ce que l’on veut. Cessez aussi de tout ramener à la finance et aux acteurs industriels. Ou alors il faut revenir à « l’âge de la pierre » !
Réponse de le 24/08/2014 à 5:15 :
@ Robinson : Les vrais "spécialistes de l'étude du soleil", si vous sortez un peu de votre île, vous expliqueront que le refroidissement que vous évoquez sera plus que compensé par le réchauffement lié à l'effet de serre. Pour un soi-disant "scientifique" voir des dogmes dans les pavés de travaux élaborés pour le GIEC notamment est bien étrange. Le GIEC n'a jamais dit qu'il était un organisme scientifique mais par contre depuis le début des travaux sur le réchauffement climatique plusieurs dizaines de milliers de scientifiques de plusieurs disciplines se sont succédés sur le sujet pour en arriver aux conclusions que rapporte également le GIEC. Les courbes de Mann n'étaient pas une manipulation comme vous le reportez faussement sans avoir visiblement étudié le sujet qui date d'ailleurs. On ne travaille pas qu'avec des modèles en climatologie vous semblez ignorer ce dont vous tentez de parler. Bioman n'a pas à "cesser" quoi que ce soit sous aucun prétexte fallacieux. A vous lire on a plutôt l'impression d'avoir à faire à un imposteur ridicule qu'à un scientifique sans vouloir vous vexer.
a écrit le 15/08/2014 à 13:37 :
Compte tenu de l'accumulation des problèmes et de lincompétence des politiques nous courrons droit dans l'abîme... Sans compter l'aveuglement des peuples
a écrit le 14/08/2014 à 10:56 :
au lieu de livre des armes aux pays en guerre? livrons des nouvelles tekcnologies aux pays en voies de developement; pour eviter la pollution a grande echelles que ces pays produissent? CAR LA TERRE ENTIERE EN SUBIRAS LES CONSECANCES ,de plus il faut faire tres vite CAR 11% DU P I B MONDIAL EST PERDU CHAQUE ANNEE???
Réponse de le 14/08/2014 à 12:51 :
Il y a des gens qui se fichent de la pollution et préfèrent les guerres. L'écologie est souvent une problématique de pays développé. Quand on a faim c'est loin d'être la priorité même si la solution des 2 est souvent compatible.
Réponse de le 15/08/2014 à 13:34 :
Vous seriez émouvant si votre orthographe n'était pas aussi approximative. Un petit effort n'a jamais tué personne!
a écrit le 14/08/2014 à 4:33 :
Les synthèse du GIEC sont plutôt modérées. Il y a bien effectivement réchauffement climatique d'origine principalement anthropique comme le démontre à la fois la montée de la température de l'atmosphère, la montée de la température des océans, la montée des niveaux des océans qui est pasée à plus de 3 mm par an ces derniers temps avec les dégâts que l'on observe de plus en plus partout dans le monde et la tendance vers l'acidification des océans. Les centrales à combustibles fossiles tels le charbon qui sont encore le plus souvent de type ancien sont à l'origine de nombreux décès et nuisances depuis l'extraction jusqu'à l'exploitation, sans parler d'indépendance énergétique. Quand on constate que le charbon est moins compétitif que le solaire en Inde par exemple, lui même plus compétitif que les générateurs à fuel en Afrique et autres, qu'il est préférable d'utiliser le biogaz, les fours solaires etc que de couper le bois et stériliser des zones entières où une agriculture était viable, on voit mal l'intérêt de prôner encore le charbon et faire la publicité pour les pollueurs comme le fait systématiquement depuis des années jipebe29 alias Jean Pierre Bardinet dont la formation est bien éloignée de ces domaines de compétences mais qui pourtant persiste à jouer les climatologues amateurs et diffuser des informations erronées ou tronquées. Pour plus d'infos précises et conviviales voir entre autres sites souvent mis à jour : skepticalscience.com/argument.php
Réponse de le 14/08/2014 à 12:31 :
voici un document qui devrait vous plaire:

https://kin152.gadz.org/climatologie/verites.pdf
Réponse de le 14/08/2014 à 12:59 :
Je connais votre document que vous ne cessez de diffuser, le problème est encore une fois qu'il est truffé d'erreurs, de données partielles, d'éléments tronqués avec toujours les mêmes arguments maintes fois développés auxquels il a été maintes fois répondu dans le détail. Pour faire simple ici le site suivant que vous connaissez répond bien et chaque fois souvent plus en détail aux points que vous soulevez :

skepticalscience.com/argument.php
Réponse de le 17/08/2014 à 13:01 :
Mon document, 22 vérités qui dérangent, réfute un à un les contre-arguments de MM Bréon et Poitou (site "sauvons le climat"), contre-arguments foireux que l'on retrouve sur le site de propagande réchauffiste skepticalscience.com.

Mais, très probablement, vous n'avez pas bien lu mon document, sinon votre réponse n'aurait pas été d'une platitude navrante..
a écrit le 14/08/2014 à 4:32 :
Les synthèse du GIEC sont plutôt modérées. Il y a bien effectivement réchauffement climatique d'origine principalement anthropique comme le démontre à la fois la montée de la température de l'atmosphère, la montée de la température des océans, la montée des niveaux des océans qui est pasée à plus de 3 mm par an ces derniers temps avec les dégâts que l'on observe de plus en plus partout dans le monde et la tendance vers l'acidification des océans. Les centrales à combustibles fossiles tels le charbon qui sont encore le plus souvent de type ancien sont à l'origine de nombreux décès et nuisances depuis l'extraction jusqu'à l'exploitation, sans parler d'indépendance énergétique. Quand on constate que le charbon est moins compétitif que le solaire en Inde par exemple, lui même plus compétitif que les générateurs à fuel en Afrique et autres, qu'il est préférable d'utiliser le biogaz, les fours solaires etc que de couper le bois et stériliser des zones entières où une agriculture était viable, on voit mal l'intérêt de prôner encore le charbon et faire la publicité pour les pollueurs comme le fait systématiquement depuis des années jipebe29 alias Jean Pierre Bardinet dont la formation est bien éloignée de ces domaines de compétences mais qui pourtant persiste à jouer les climatologues amateurs et diffuser des informations erronées ou tronquées. Pour plus d'infos précises et conviviales voir entre autres sites souvent mis à jour : skepticalscience.com/argument.php
a écrit le 14/08/2014 à 1:50 :
Toute cette analyse ne repose que sur une hypothèse non vérifiée, à savoir le réchauffement climatique anthropique, c.à.d. sur l'hypothèse que nos émissions de CO2 auraient une action significative sur la TMAG (température moyenne annuelle globale), et sur des projections de modèles numériques dont la crédibilité est nulle, compte tenu des observations dérangeantes...
Comme il est de plus en plus avéré que les thèses du GIEC sont inexactes et que nos émissions de CO2 n’ont aucun impact mesurable sur la TMAG, laissons les PED se développer avec des centrales à combustible fossile, et l’accès à l’électricité pour les plus démunis sera un facteur majeur de lutte contre la misère, la faim et la maladie.
Réponse de le 18/08/2014 à 3:00 :
Ben voyons Jean Pierre, "comme il est de plus en plus avéré". C'est sans doute encore le résultat d'une de vos approches scientifiques des plus douteuses ? "Laissons les PED se développer avec des centrales à combustibles fossiles" : ridicule ! Dans les appels d'offres en Amérique latine l'éolien est plus compétitif que le gaz pourtant peu cher localement, en Inde le solaire est plus compétitif que le charbon pourtant peu cher aussi, en Afrique le solaire est plus compétitif que les générateurs fuels etc Avec du pétrole on fait des composés à hautes valeurs ajoutées et souvent recyclables bien plus utiles que la combustion à faible rendement pour l'avenir de ces pays. Non content de vous étaler sur le web depuis des années avec des théories et raisonnements climatosceptiques des plus douteux, vous voila maintenant à donner des conseil en énergie et développement. Heureusement qu'il y a généralement des gens plus qualifiés dans les PED car s'ils doivent se tourner vers "Jean Pierre Bardinet Conseil" ils peuvent faire une croix sur leur développement !
a écrit le 13/08/2014 à 18:19 :
A Bioman: Ceux qui étudient l'histoire du climat savent que celui ci a toujours extrêmement changé, et à toutes échelles de temps. Quant aux professionnels de la terre, ils ont toujours mis en avant ces soi-disant dérèglements, d'autant plus qu'ils sont dans l'attente de subventions !
Réponse de le 14/08/2014 à 4:52 :
Le problème est qu'il change vite actuellement en grande partie à cause de nous cette fois et que nous occupons une telle place que nous sommes de plus en plus touchés. Nous ne pouvons donc fermer les yeux sans rien faire en attendant que çà empire et alors que beaucoup peut être fait si certains pollueurs ne faisaient pas tout pour imposer leurs intérêts industriels et financiers de court terme au dépens de tous et de l'avenir.
a écrit le 13/08/2014 à 15:22 :
Tout ça est faux et biaisé .Encore une fois le vrais probleme est occulté pour je ne sais quelle raison .C'est le probleme de la demographie humaine .1970,3.5 milliards d'habitants peu ou pas de probleme de pollution .2014, 7 milliards d'habitants et les problemes s'accumulent .Combien en 2050 ,alors que rien que les projections sur l'Afrique montre que les africains serront le quart de la population mondiale .On aura beau faire des efforts sur les emissions de co2 ,ils serront annihilés par l'inexorable augmentation de la population . Pire meme .Il est bien beau de dire qu'on va lutter contre la pauvreté ,mais c'est quoi lutter contre la pauvreté ? Il demande quoi un pauvre !Il demande de l'argent pour consommer et ameliorer ses conditions de vie c'est tout .Et derriere cette consommation il y a quoi !D'incontournables consommations d'energies donc de co2 (il compris indirectement en nucléaire ) des pressions de plus en plus fortes sur les ressources naturelles ,sur l'environnement ext ......De plus ,le charbon est la ressource la plus abondante et la moins chere quand on voit comment c'est orienté la politique energetique allemande pays riche et developpé !Il n'y a aucun exemple d'un pays qui se serrait developpé sans avoir recours aux energies fossiles ,sans avoir eu recours et avoir recours à la consommation ,à la société de consommation et tout ce que cela implique !Faut il donc que se soit la consommation de M tout le monde dans le monde occidental qui baisse pour que celle des pays pauvres augmente !Et jusqu'ou ?7 milliards à l'heure actuelle 15 milliards dans 35 ans en attendant la suite ?Qui peut croire à cette folie et parmi tout ceux qui s'offusquent ,qui serront les premiers à montrer l'exemple d'une reduction drastique de leur consommation ,de leur mode de vie ..................
Réponse de le 14/08/2014 à 5:03 :
L'argument est juste mais il n'est pas très simple de régler le problème de la démographie au plan mondial pour de multiples et diverses raisons selon les pays, cultures, religions, intérêts géopolitiques, équilibres financiers, retraites etc. La Chine est un bon exemple et l'Afrique y est exposée donc plusieurs pays y pensent et conseillent de ne pas avoir trop d'enfants. Parmi d'autre l'Académie des Sciences britannique a aussi souligné l'importance de devoir gérer la démographie. Mais cà n'empêche pas non plus en même temps d'agir sur les émissions de gaz à effet de serre qui sont trop rapides et donc créent de plus en plus de problèmes comme on le constate.
a écrit le 13/08/2014 à 10:38 :
Bravo, Madame.

Pourvu que cet article soit lu à l'Elysée, et devienne une source salutaire d'inspiration pour la négociation CC.

Il est rare de voir les sujets pauvreté et écologie au sens large évoqués ensemble, alors qu'ils sont étroitement liés comme le montre notamment cet article.
a écrit le 13/08/2014 à 8:30 :
cette "affaire" de "réchauffement climatique" est aujourd'hui de plus en plus contestée par les scientifiques sérieux et relève d'une monumentale escroquerie ! (escroquerie scientifique, médiatique, politique, financière et fiscale).
Réponse de le 13/08/2014 à 9:00 :
Avant de parler "d'escroquerie" ,vous devriez parler avec des gens de la terre comme les gens de l'ONF ou des viticulteurs ! Ils sont les premiers à vivre et à subir les changements qui s'opèrent implacablement ....Serait-ce pour vous "une vérité qui dérange" ?
Réponse de le 13/08/2014 à 11:13 :
La vérité est que les changements climatiques, à toutes échelles de temps, ont toujours existé et existeront toujours. Il faut arrêter de voir les choses par le petit bout de la lorgnette !
Réponse de le 13/08/2014 à 13:55 :
La préoccupation ne concerne pas le changement climatique mais la rapidité inédite à laquelle il a lieu. Essayez de vous informer un peu lorsque vous souhaitez participer à un débat.
Réponse de le 14/08/2014 à 5:34 :
C'est le problème du Web, vous lisez tout et n'importe quoi sur la propagande climatosceptique et vous imaginez qu'il s'agit d'une "escroquerie" ou d'un "complot". Au début les climatosceptiques disaient : "il n'y a pas réchauffement" Pourtant vous pouvez constater que les océans montent partout, les gens qui ont les pieds dans l'eau où voient la mer arriver à leurs portes (Souliac sur Mer etc) se trouvent sur la majorité des côtes, hormis les rares très minoritaires qui montent du fait par exemple de la disparition des glaciers (Scandinavie). Vous l'expliquez donc comment cette montée des eaux ? Les vrais climatosceptiques (honnêtes donc agréables à écouter et qui ont encore quelques arguments recevables pour contester l'origine anthropique) sont de plus en plus rares mais ne contestent pas le réchauffement. Les faux climatosceptiques (qui ont des titres scientifiques souvent empruntés ou hors sujet et dont on s'apercoît qu'ils sont souvent financés par des pollueurs qui tentent de constituer des listes et ont souvent été pris la main dans le sac pour leurs escroqueries par diverses universités qui les ont étudiés comme celle de San Diego entre autres), sortent des théories chaque fois réfutées ou tronquées qu'ils répètent sans arrêt même si vous leur donnez toutes les précisions scientifiques les plus avancées et confirmées. Il n'est alors pas difficile de constater qu'ils sont limités et travaillent pour des lobbies. Vous avez aussi quelques diffuseurs du type Jean Pierre Bardinet alias jpbe29 qui répète à l'envie les mêmes arguties et qui est autiste à toutes les démonstrations scientifiques les plus avancées ou récentes. Il ne change pas de disque depuis plusieurs années et ne reconnait jamais ses erreurs, pourtant il en a écrit des bêtises depuis qu'il est présent sur le web. Si vous avez une maison à Souliac sur Mer, n'hésitez pas à lui vendre car il répète tout le temps que les océans ne montent pas plus de 1,7 mm/an depuis 1 siècle, donc pas de souci il achètera votre bien en bord de mer mais fournissez lui quand même un gilet de sauvetage !
a écrit le 12/08/2014 à 20:27 :
simple : on irrigue les desserts et on y mets les réfugiés climatique a y planter des arbres fruitiers afin de leur donner du travail tout en faisant des puits a carbone .
...mais bon ...
on a bien dépensé 30 000 à 40 000 milliards de dollars pour faire la crise financière soit de quoi irrigués plusieurs fois les déserts ...
Réponse de le 14/08/2014 à 17:50 :
Et on irrigue avec quel eau génie ?
a écrit le 12/08/2014 à 16:39 :
Comme le dit l'économiste Américain J.Ryfkins ,nous sommes que nous le voulions ou pas face au déclin de la 2ème révolution industrielle permise par le pétrole.La solution face à un tel enjeu tout comme celui des effets liés au changement climatique réside dans la 3ème révolution énergétique : société sobre en carbone, énergies renouvelables et efficacité énergétique.Pour terminer , ne plus dépendre des autres mais relocaliser nos propres moyens de production qui plus est fortement décentralisées et non centralisées comme actuellement .L'emploi en plus ! Cessons d'enrichir les pays producteurs de produits fossiles !!!
Réponse de le 12/08/2014 à 19:27 :
+100, tout bon. Les politiques le savent mais cachent cet état de faits au peuple.
Réponse de le 13/08/2014 à 18:16 :
le climat a toujours changé, à toutes les échelles de temps, et il changera toujours, sans qu'il y ait un quelconque "dérèglement". Quant aux professionnels de la terre, ils ont toujours cette "impression" de "dérèglement" du climat, d'autant qu'ils attendent des subventions !
Réponse de le 15/08/2014 à 21:11 :
à Bioman
Méfiez vous des dogmes ! Les travaux scientifiques récents montrent que l’apparence d’un d’un réchauffement qui s’est manifestée à la fin du XXème siècle, s’est arrêtée il y a maintenant environ 18 ans. Les spécialistes de l’étude du soleil (qui en valent bien d’autres !) pensent qu’un très fort refroidissement interviendra entre 2020 et 2040 (minimum de Maunder). Nous seront alors confrontés à de gros problèmes énergétiques, d’autant que France prétend de plus en plus se tourner vers l’électricité, et ce ne sont pas nos moulins à vent qui nous sauveront. Quant au GIEC, ce n’est pas un organisme scientifique, même s’il se sert, parfois contre leur gré, de chercheurs reconnus. Ses positions alarmistes étaient fondées sur les courbes de Mann (les fameuses courbes en crosses de hockey). Nous savons aujourd’hui que ces courbes résultaient d’une manipulation abusive et scandaleuse des données. Elles sont aujourd’hui totalement rejetées par la communauté scientifique. Il faut se méfier des modélisateurs. Les modèles mathématiques valent ce qu’ils valent, c’est à dire pas grand-chose, car on peut leur faire dire tout ce que l’on veut. Cessez aussi de tout ramener à la finance et aux acteurs industriels. Ou alors il faut revenir à « l’âge de la pierre » !
Réponse de le 18/08/2014 à 3:10 :
Pourquoi les océans montent-ils toujours à raison de 3,2 mm par an si le climat ne se réchauffe plus ? Les courbes de Mann n'ont pas été manipulées. Le GIEC n'a rien d'alarmiste, il est plutôt modéré par rapport à de nombreuses universités, organismes et équipes plus alarmistes, il expose un résumé des moyennes des travaux. Les travaux sur le climat sont loin de reposer que sur des modèles et font appel à de nombreuses disciplines.
a écrit le 12/08/2014 à 15:36 :
rien a foutre de l écologie , j ai même pas un euro pour me payer une baguette , c est pas eux qui vont me donner a bouffer avec leur lois a 2 baled
Réponse de le 12/08/2014 à 16:33 :
Vous avez pourtant le temps de vous défouler sur le site LA TRIBUNE et de plus d'avoir un abonnement Internet donc d'avoir un ordinateur ! Commentaire indigne de figurer sur un journal économique !
Réponse de le 13/08/2014 à 10:54 :
Mange des brioches.
a écrit le 12/08/2014 à 14:37 :
"En dessous d'un certain seuil (à définir) de satisfaction de ces besoins fondamentaux" Déjà que les chiffres économiques sont largement trafiqués... Essayez de passer votre temps à autre chose. Quand tout le monde aura un écran plat, il n'y aura plus d'air respirable. Qui sont les pays qui sont 2 et 4 ème..??

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