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Sophie Péters | 27/01/2012, 17:22 - 886 mots
Depuis le début de la crise, on n'échappe plus à l'équation chinoise crise = opportunité, tentant de trouver un coin de ciel bleu dans un horizon gris et plombé. L'exercice n'est cependant pas toujours si facile. Après avoir semé, semaine après semaine, quelques graines à faire pousser dans vos esprits pour considérer la vie au travail sur son versant le plus prometteur, voilà que ces "Mieux dans mon Job" sont en deuil. Vous le savez, La Tribune vit ses derniers jours de quotidien national économique. C'est toute une page de l'histoire du journalisme qui se tourne, un métier qui change de contours, une équipe qui va se séparer, non sans tristesse et douleur. "Cela n'arrive pas qu'aux autres". C'est souvent ce que l'on se dit le jour où l'on fait l'expérience d'un traumatisme. L'actualité est de plus en plus féconde en plans sociaux. Nous en sommes aujourd'hui un exemple de plus.
Bien sûr, il y a le principe de réalité, celui imprimé désormais par la vie économique. Bien sûr, il y a tous les discours et toutes les méthodes pour prendre un nouveau départ, se prendre en mains, aller vers de nouveaux horizons, cette fameuse opportunité comme on le rabâche à foison dans les manuels de développement personnel. Et bien sûr, ceux qui partiront comme ceux qui seront dans la future équipe s'en relèveront. "La réforme de vie ne peut qu'être accompagnée par une réforme de la mort", écrit Edgar Morin, liant la métamorphose qu'il appelle de ses voeux à une acceptation de notre condition de mortel. "Qui a appris à mourir a désappris à servir", disait de son côté Montaigne. Autrement dit : pour vivre libre, il faut apprendre à ne pas craindre la mort.
Perte de dignité
Il n'empêche. On ne se confronte pas impunément à ce qui relève de la perte, de la disparition, de la séparation et pour tout dire la mort. Alors oui, nous allons devoir faire un travail de deuil. Un deuil d'autant plus particulier qu'il ne touche pas seulement celui d'une entreprise, mais aussi celui d'un métier, fabriquer tous les jours un quotidien papier en vu dans les kiosques. Ici, à La Tribune, ce sont des dizaines de salariés qui vont dire adieu au métier de leur jeunesse. Celui qu'ils ont choisi avec cœur et dont le labeur jour après jour a construit leur fierté. Chagrin d'honneur donc. Car il relève de la perte de dignité de l'être et de son honneur, lié à ce que l'on fait, et de la reconnaissance par autrui de ses actes.
"En ce sens la disparition d'une entreprise indique de manière sibylline qu'on ne reconnaît plus la qualité et la valeur des individus qui la composent et provoque chez eux une perte de l'image de soi. C'est la légitimité du collectif qui est ici atteinte. A la fois parce qu'appartenir à un groupe en échec ébranle chacun dans sa valeur personnelle, mais aussi parce qu'un collectif dissout laisse les individus dans un sentiment d'abandon et de rejet. D'habitude l'individu part mais le collectif perdure. Ce dernier en disparaissant envoie un signal fort proche de l'anéantissement", analyse le psychiatre Davor Komplita, spécialiste de la souffrance au travail.
Travail de deuil
Chacun se voit alors dans l'obligation de revisiter ses référentiels, de réétudier ses besoins et ses marges de manoeuvre. Faire son deuil c'est pouvoir passer de la perte à l'adoption, franchir les cinq étapes définies par la psychiatre Elisabeth Kübler-Ross : le déni : "non, ce n'est pas possible", la colère : "ce n'est pas juste", le marchandage : "puisque c'est ainsi", la tristesse : "rien ne sera plus comme avant" - étape décisive où intervient le rebond -, l'acceptation : "c'est difficile, mais la vie continue". Mais autant ces étapes sont souvent bien accompagnées dans la vie personnelle par les proches lors d'un décès, autant la vie professionnelle dresse un voile pudique sur toutes les émotions attachées à la perte. "Si la souffrance d'un individu ne suscite aucun signe de compassion, son "je" n'existe plus. On ne souffre pas du travail, on souffre de n'être plus rien aux yeux des autres. Façon de dire aussi "je n'ai pas ma place dans ce monde là". Il y a beaucoup de tristesse, celle de l'effort fourni. Car il y a une trahison au sens clinique du terme. Quand on impose à quelqu'un un paradoxe on le trompe. On accule les individus à trahir leurs valeurs. Seuls règnent en maître les processus", poursuit Davor Komplita.
Tracer sa route
Ne reste plus alors qu'à tracer sa route en faisant preuve de sérendipité, c'est-à-dire en combinant intelligence des situations et attitude d'ouverture devant ce qui surgit. Il ne s'agit pas de "rebondir" comme on l'entend partout, comme si nous étions des ballons, des ballons de Baudruche. Mais de se (re)trouver et d'avancer. C'est l'occasion de penser notre rapport au travail et de le partager avec d'autres, de "revaloriser l'actuel", comme disait Freud. Pas seulement avec Pôle Emploi. Parler de nos projets, de nos désirs, de nos envies est la première manière de les faire exister. En gardant à l'esprit que les plus grandes opportunités ne se présentent jamais là où nous les attendons et sous la forme que nous attendons. Prenons acte de la phrase de Mao : "quand la situation est bloquée ou dangereuse, agissez ailleurs". C'est désormais ailleurs que nous allons agir.
verite 69 a écrit le 15/02/2012 à 16:58 :
ça fait bizar quand ça vous touche. Après des dixaines d'articles expliquant les raisons de plans sociaux dans de nombreuses entreprises dont l'activité devenait obsolete je suis surpris de lire un article aussi larmoyant. Aux salariés je dirais seulement Ne vous inquietez pas... vous n'etes pas seuls, La lucha sigue...
yvan a écrit le 01/02/2012 à 13:12 :
Je vous signale (vous devez l'avoir vu) cet article du Monde : (merci de ne pas trop supprimer les passages à la ligne) http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/02/01/la-tribune-et-le-pluralisme_1637353_3232.html Et j'en retiens ceci car c'est votre CAPITAL : ""le journal de l'honnête homme intéressé par l'économie"." Et, ils vous enterrent en première classe par la suite : "pour compenser la place laissée vacante par La Tribune." VOUS devez continuer à exister sur le net car VOUS êtes une référence bien plus que les autres journaux propagandistes. Restez FACTUELS.
riton8369 a écrit le 31/01/2012 à 17:54 :
Je vous souhaite sincèrement à tous de pouvoir agir dans un ailleurs bien plus favorable, loin des imbéciles et des escrocs qui ont bousillé votre ailleurs précédent qui a fait si longtemps notre plaisir . Courage !!!!
On vous adore ! a écrit le 31/01/2012 à 12:07 :
Un commentaire sur certains postulats des dits-psychiatres : "En ce sens la disparition d'une entreprise indique de manière sibylline qu'on ne >>>> reconnaît plus la qualité et la valeur des individus qui la composent" : C'est totalement débile, faux et cynique quant à votre valeur dont tout les commentaires attestent. Votre travail est formidable, et j'en veux pour témoin l'ancienneté et la fidélité de nombre de vos lecteurs (dont moi depuis +20 ans). Je pense que pas un seul d'entre nous, ni même de vos confrères n'a un instant songé à remettre en cause la qualité de votre travail dont nous nous sentons les prochains orphelins. Ce dénouement provisoirement douloureux ne vous rend que plus dignes, à la hauteur du travail accompli. Franchement, vous êtes mon journal de confiance en matière économique. Mais c'est un symbole qui tombe et qui finalement fera réfléchir, précisément par votre valeur symbolique. Dans l'air du temps, et même à l'ère du temps électronique, c'est la simple équation du papier contre l'électron qui vous rend victimes collatérales de notre sur-consommation déraisonnable où les mathématiques financières écrasent le même individu qui les a inventé. Groupez-vous en coopérative et montez le médiapart économique des ex-Tribuns :-), lancez la Fribune (Ça aussi c'est dans l'ère du temps) ! A voir les témoignages que vous récoltez, gageons que vous aurez des souscripteurs et de fidèles soutiens et abonnés d'un seul coup d'un seul. Surement des sponsors...et peut-être des mécènes. Profitez d'un dernier n° pour que l'on vous attribue une énoooorme page de pub, pour nous communiquer l'adresse ! Je sais que les conseillers ne sont pas les payeurs, mais tout de même, n'entamez pas votre dignité, ni votre VALEUR. Courage, on vous adore ! A tout de suite dans la Fribune, avec abonnement NewsLetter ! Courage, courage, courage !
Tulipe a écrit le 30/01/2012 à 21:52 :
Encore une mauvaise nouvelle pour la démocratie et son pluralisme. Aussi pour la clarté, et le côté pratique. Le papier se lit partout, moins un écran. On ne sera plus attiré par un titre d'article. Mais, bonne chance à tous dans cette évolution. Un ancien abonné de La Cote Desfossés (l'une des composante de la Tribune avec le Nouveau Journal).
Kinkwind a écrit le 30/01/2012 à 21:44 :
Merci ! Vous faisiez du bon boulot
Liza a écrit le 30/01/2012 à 18:58 :
Réponse à Olivier en colère : On vous comprend, mais les journalistes vendent des idées, de la prose, des analyses, tout ce qu'on voudra d'abstrait, mais PAS du papier. Ce support a un concurrent imbattable dans trop de domaines (internet) pour ne pas être vaincu à la longue, sauf par exception. L'automobile n'a pas tué tous les chevaux. Il y en a moins sur les routes, c'est tout. L'essentiel, c'est la circulation des idées. PAS la pâte à papier.
capcha a écrit le 30/01/2012 à 16:51 :
Merci à toute l'équipe de la Tribune pour tout ce qu'elle a fait paraitre. Vous avez su (je copie Voltaire) comme les paysans d'autrefois parler des choses compliquées avec des mots compréhensible par tous. Sans le savoir vous avez formé de nombreux lecteurs à l'économie, vous leur avez appris à mieux analyser le monde dans lequel nous vivons. J'avais déjà fait la remarque dans un commentaire précédent, mais, lorsque toute la presse sera au numérique, la part sera belle pour les extrémistes de tous bords qui imposeront leur loi en sabotant les sites.... Ce jour là, on pensera bien fort à vous. Bon courage et surtout bon vent à toutes et à tous qui ne pourront pas continuer.... Merci encore
M.DELATTRE a écrit le 30/01/2012 à 16:02 :
MERCI.
Merci à tous ! a écrit le 30/01/2012 à 15:25 :
Merci à l'équipe de ce journal pour une information de qualité.
WRONSKI a écrit le 30/01/2012 à 14:44 :
Est-ce que LA Tribune est comparable à Le Jaby ? Oui, si on prend en compte la délocalisation dans le temps et non dans l?espace. Je suis né à une époque où le journal en général terminait, coupé en huit, dans les cabinets obscurs. Il y avait peu de radio et aucune télé?Où serais-je si je ne m?étais pas adapté ? En 80 ans j?ai même changé de planète? Qu?a fait La Tribune ? J?ai en mémoire les essais sur le Web : un mini Bloomberg TV que je m?étais empressé d?encourager?Je revois encore ce joli minois qui commentait l?actualité, puis plus rien : la délocalisation dans le temps a avortée pour revenir à un défilé d?informations (de qualité certes et qui mérite ma reconnaissance) avec possibilité de réactions directes (dont j?use et abuse encore) Mais, pour moi, ce n?est pas novateur donc ce ne sera pas compétitif donc pérenne. Et je tiens beaucoup à la pérennité de MA tribune : ne pleurez pas, bon dieu, innovez pour survivre, pour accoucher une tribune numérique novatrice et ECHANGISTE (le lecteur a un besoin monumental de s?exprimer). Vous avez déjà un client, vieux, fidèle, plein d?espoir et qui vous remercie encore.
sauver la presse a écrit le 30/01/2012 à 14:34 :
et voilà, encore une mauvaise nouvelle : on restera assis son son cul devant son écran. Et si la presse française faisait un appel à don annuel pour pérenniser les journaux sous format papier ? Dans cette attente, bon vent !
patrick a écrit le 30/01/2012 à 14:15 :
Plus de 25 ans de lecture papier dans le cadre de mon travail (banque) c'est encore une page qui se tourne au moment où je pars en retraite...Merci pour vos infos et à toutes les équipes
bartg a écrit le 30/01/2012 à 11:54 :
25 ans de lecture entre Les echos, Le Figaro et Libe a la maison au bureau avion train....Rien est eternel ...on est tous de passage...mais il rest e toujours qqchose a faire :-)))))
laurent a répondu le 30/01/2012 à 13:04:
On a le droit de rêver...
RUBIS a répondu le 30/01/2012 à 13:40:
Rien est eternel mais pour les personnes qui travaillent a LA TRIBUNE il y a de quoi s'inquieter quand meme vous voyez ça de votre bureau confortablement assis ds votre fauteuil ......
Liza a écrit le 30/01/2012 à 11:14 :
Cette fin est bien triste pour vous tous, mais elle était présivible, et cela depuis fort longtemps. L'information sur le net est ahurissante, en qualité, quantité, diversité et gratuite ou très abordable. Je m'aperçois que ne lis plus de journaux papiers depuis plusieurs années, et lis de plus en plus de livres sur Kindle. Ceux qui font comme moi, simplement par intérêt personnel et commodité sont sans doute des égoïstes, mais ainsi va le monde. Faîtes-nous un site internet splendide, et on continuera à vous suivre. En payant ? C'est moins sûr si l'option gratuite est permise. A méditer, n'est-ce pas ? Bonne chance à vous tous.
laurent a répondu le 30/01/2012 à 12:59:
Suis pas d'accord, moi j'aime mieux le papier. Je zappe juste pour faire un tout d'horizon et après je lis dans la cuisine ou dans le salon ou bien dehors et après mes journaux ont une seconde vie. ..
olivier a répondu le 30/01/2012 à 16:18:
moi j'arrive pas à lire si je touche pas le papier, pouvoir sentir l'odeur de l'encre, du papier, le reprendre en main, le plier comme je veux dans ma saccoche, pouvoir le reprendre dans le train, l'avion (comment tu fais avec une tablette, ton iphone si la batterie est pas chargée..., qui sont les idiots qui veulent penser tout numérique ?, y a une limite.? je pense que la TRIBUNE reparaitra sous format papier...bientot.
osheridan a écrit le 30/01/2012 à 10:59 :
suite de mon message de 9h58. Bien sur je comprends que changer l'orientation du journal, le faire passer d'un journal franco-français, 80-90% des infos economiques ont une origine française, à un journal européen où au moins 70% des infos economiques traitées n'ont rien avoir avec la France, de près ou de loin, ca peut choquer. La transformation peut etre tres difficile pour les salles de rédaction mais au moins le journal perdurerait et le sentiment de dignité ne serait pas atteint puisque la perte d'emploi ne viendrait pas d'un manque de qualité rédactionnel des journalistes de La tribune mais plutot d'un changement de cap éditorial. Inévitablement, quand il y a transformation il y a des personnes qui ne peuvent pas retrouver leur place, il y a trop de journalistes qui couvrent l'actualité française au détriment de l'actualité européenne sans rapport avec les entreprises ou politiques françaises. Je repete mes Les echos, le fig, le monde etc.. sont deja largement pourvus en journalistes d'infos économiques françaises, la tribune n'est qu'un journal de plus. Sans compter les magazines économique qui font aussi concurrence (l'expansion, capital, Challenges le particulier etc..), les journaux télévisés ou le web sur smartphone. il faut donc un journal avec des infos européennes pour se démarquer de tous les concurrents et se faire acheter des lecteurs qui vivent en France mais qui ne sont pas forcément français ou qui le sont mais qui veulent savoir ce qui se passe ailleurs qu'en France sans qu'il y ait obligatoirement un lien avec la France. Quand on regarde le journal télévisé, on n'apprend rien de plus que ce qu'on a lu dans la presse. Quand on lit la Tribune on apprend rien de plus que ce qu'on lit dans les autres médias qui traitent de l'économie en France. La tribune pour continuer de vivre doit trouver une place pas encore prise et de cette place grossir au point d'écarter les autres.
laurent a répondu le 30/01/2012 à 13:05:
Ce n'est pas qu'un journal de plus, c'est un journal en plus...
C'est pas fini a écrit le 30/01/2012 à 10:43 :
Je vais vous dire un truc, l'avenir ce n'est certainement pas un journal économique version Les Echos, conservateur, toujours dans le sens de ses clients à commencer par les banques et le secteur financier, et peuplé de conformistes comprenant finalement très peu l'évolution des choses, les éditoriaux sont plus que navrants, affligeants. Et puis il y a régulièrement des conneries et pas des moindres, prétendre dans un article récent que si la BCE devait prendre ses pertes (22 milliards) il n' y aurait aucun problème vu le montant des fonds propres de la BCE et des réserves de réévaluation de ....500 milliards, est une imbécilité grave. D'abord avant d'affirmer ce genre de bêtise on va voir le bilan de la BCE largement accessible sur le net, et là que voit on que le vrai chiffre est au mieux de 80 milliards et encore, et que ce journal a repris une information sans la vérifier, car l'ordre de grandeur du chiffre (500 milliards) dont on parle se trouverait plutôt de côté des banques actionnaires de la BCE c'est à dire les banques centrales de la zone euro et d'autres banques centrales européennes qui ont un part du capital de la BCE. Donc ça fait peur.
gudule95 a écrit le 30/01/2012 à 10:43 :
Et merde....bonne chance :(
Orphée a écrit le 30/01/2012 à 10:23 :
Je vous salue et vous souhaite le meilleur. Un grand MERCI
Leo a écrit le 30/01/2012 à 10:22 :
Un grand merci a la tribune et toute l?équipe.
Phenix a écrit le 30/01/2012 à 10:12 :
Bravo à votre journal dont je ne partageais pas les orientations idéologiques, mais dont la qualité d'analyse, et l'objectivité forcaient le respect.n Victime de la technologie et sutout de la logique économique impitoyable. J'espère que vous pourrez continuer, d'un façon ou d'une autre, car vous le méritez. Bonne chance à vous tous!
jmk.steed a écrit le 30/01/2012 à 09:39 :
J'ai été abonné à la Tribune pendant au moins dix ans, puis la rédaction a perdu de son objectivité économique pour prendre une teinture polémique pour ne pas dire politique et là j'ai changé de quotidien. L'arrêt d'un quotidien papier est quelque chose de très triste mais c'est l'art d'un bon comité de rédaction d'offrir aux lecteurs ce qui correspond à leurs attentes.
josé a écrit le 30/01/2012 à 09:22 :
Pourquoi il n'y aurait plus de papier ? Aujourd'hui peut-être ; c'est la mode du web mais le web ne fait pas tout et on n'emporte pas son ordinateur partout. Le papier est quand même plus lisible, plus mobile... demain on y reviendra. Soyez attentifs et combattez. Le soleil se lève tous les matins. A bientôt , je vous espère. Libre tribune, libre expression.
osheridan a écrit le 30/01/2012 à 08:58 :
Je n'arrive pas à trouver le moyen d'ecrire au rédacteur en chef. J'aimerai dire deux choses : -la premiere, évidemment c'est mes remerciements pour ce journal que je lis depuis des années et mes encouragements pour le futur de la Tribune -la deuxième, c'est qu'il y avait moyen je pense, non j'en suis certain, de sauver le journal version papier. Les rédactions n'ont pas su trouver la solution à leur problème de perte de part de marché et donc recul des ventes. Je pense que la solution c'était la cible de la Tribune. La Tribune était, du point de vue des lecteurs, trop ressemblante avec ses concurrents que sont Les échos ou Le figaro sans compter Le monde ou Libération qui font aussi pour une grande part une large place à l'économie. Je pense que la solution aurait été de différencier clairement et tres visuellement La tribune de ses concurrents par une modification sensible de son lectorat. Moi par exemple, l'idée que je voulais proposer à votre rédacteur était de faire de La tribune le premier journal européen d'économie. C'est à dire que La tribune découpe son journal avec une page consacrée à l'economie allemande, une à l'economie britannique, l'autre à celle italienne, l'autre à celle des pays d'europe du nord, une autre à celle de l'Espagne, une ou deux bien evidemment à la France puis ensuite pour l'europe en général, les USA, et une autre pour le reste du monde. Enfin c'est pas le nombre de pages qui compte mais l'important c'était de segmenter les pages du journal pour faire un journal economique véritablement européen. En France, vivent beaucoup d'étrangers qui lisent la presse étrangère pour trouver leur "bonheur", meme chose sur internet où beaucoup de français ou de résidents français lisent les sites d'informations d'économie étrangers. Les échos, le Figaro comme La Tribune actuellement donne une trop grosse part à l'information économique française. De plus les trois ont aussi le défaut de ne pas compartimenter les infos selon les pays mais plutot selon le thème économique (finance, industrie, médias, agroalimentaire etc..), si La Tribune justement segmenterait ses thèmes par pays (Allemagne, Royaume-Uni etc..) ou région économique (Amérique du Nord, Asie par exemple), les lecteurs pourraient plus rapidement aller vers les pages qui les interressent parce que ce ne sont bien souvent pas le domaine économique qui les interresse mais la nationalité de l'entreprise ou de l'initiative politique. Bien souvent les lecteurs lisent toutes les pages du journal pour trouver l'article qui va les interresser sur leur pays ou le pays qui les interresse. Donc pour moi la solution serait pour La Tribune de se différencier par rapport au Fig' ou aux échos sur la géographie de l'information et ensuite de consacrer presqu'autant de pages ou à peine quelques une de plus à l'economie française qu'à l'economie des autres pays. Les autres pays ont tous les jours de l'actualité économique, le nombre de pages devraient toujours etre fixe. L'erreur serait qu'un jour il y ait deux pages consacrée à l'economie allemande et le lendemain zéro parce qu'il n'y a pas d'actualités ou que l'actualité française est trop importante. Grosse erreur. Le lecteur a besoin de voir toujours le meme nombre de pages, toujours les memes pays qui apparaissent pour s'imprimer dans la tete que le journal est vraiment un journal d'economie européenne et pas française presqu'exclusivement. Bref je vais m'arreter là, j'espere que mon message sera lu.
Binaire a écrit le 30/01/2012 à 08:34 :
Voilà ou conduit le tout numérique, véritable progrès technique mais complètement dévastateur au niveau social. Ne vous leurrez pas, ce qui a commencé dans les années 80 avec le textile n'est qu'une suite logique aujourd'hui avec l'édition et demain avec les services informatiques. QUI peut concurrencer des gens qui travaillent 15h/jours et qui touchent un faible salaire ? Le monde s'inverse, demain les industries reviendront en Europe car nous serons obligé d'accepter le salaire qu'on nous proposera, c'est à dire celui d'un chinois aujourd'hui ....... mais attention les 35 heures vous les ferez en 3 jours !! Bonne chance à toute l'équipe pour l'avenir, il en faudra !!
Azza a écrit le 30/01/2012 à 07:25 :
Je vous souhaite une bonne transition pour certains et beaucoup de courage pour les autres. Maintenant que vous êtes totalement en format électronique, pensez que le format d'un écran d'ordinateur correspond à une rotation à 90° de votre format papier. La mise en page doit changer sinon on va encore avoir le droit à «L'aberration du blog à molette» où l'on passe son temps à jouer de l'index pour lire un article qui ne prend même pas la moitié de la page. Un bon article est déjà un article visuellement agréable. À bon entendeur?
Wilfried a écrit le 30/01/2012 à 06:53 depuis un Iphone :
La tribune qui disparaît , c'est vraiment dommage. Des article de qualité, un journal vraiment au top. Je vous souhaite à tous et à toutes bonne continuation. Ne lâcher rien!!! Et vive la tribune!
Lennart a écrit le 30/01/2012 à 05:34 :
Dommage qu'un titre comme la Tribune disparaisse, la "Démocratie" c'est aussi le pluralisme de la presse.
deleyssac a écrit le 30/01/2012 à 05:09 :
Vous étiez LA référence. J'appréciais d'aller me procurer votre journal à mon kiosque depuis des années (j'habite en Suisse). Vous allez nous manquer... l'édition papier étant à mes yeux très importante. Bonne continuation à tous et à toutes! Je vais m'abonner en ligne, en espérant que certains(es) pourront être réintégrés(es) au sein de l'équipe...
Michel P. a écrit le 30/01/2012 à 04:13 :
bel article de Sophie Péters. Un quotidien national de qualité disparaît, un peu de démocratie en moins. C'est plus que grave. Bon cheminement à toutes et tous !
Alain a écrit le 29/01/2012 à 23:29 :
Je salue toute l'équipe de la tribune et merci beaucoup pour le droit d?expression. Ne perdez pas le courage et continuez.BRAVO à VOUS.
Pierre a écrit le 29/01/2012 à 22:44 :
Sans changer votre ligne principale vous auriez pu faire une petite place aux esprits libres et ne être toujours politiquement correcte. Maintenant vos lecteurs sont des gens informés et voit bien les problèmes liés à la France
Warren a écrit le 29/01/2012 à 22:43 :
Bravo et merci pour votre remarquable boulot, j'espère vous lire encore longtemps sur le web, que vous restiez une référence de l'info éco.
DA a écrit le 29/01/2012 à 21:51 :
La Tribune était un grand journal à l'écriture libre. En pleine tempête économique et financière, son éclairage manquera. Je ne ratais jamais La vie au travail telle que la commentait Sophie Pèters. Cela aidait à relativiser en périodes difficiles. Avec toute ma sympathie et bonne chance à tous.
NN a écrit le 29/01/2012 à 20:40 :
c'est triste.....bonne route
ck a écrit le 29/01/2012 à 19:21 :
Pendant près de 12 ans j'ai arpentée les couloirs, vu les merveilleux journalistes bosser, j'ai vu mon père travailler d'arrache pied sur ses articles, j'ai jouée et dessinée sur les bureaux. Quand il a été enlevée j'étais attristée de ne pas voir ceux avec qui il avait travaillé à nos côtés. Mais pas de rencoeur ici, juste une tristesse et une peine qui vient du fait que je sais qu'il aurait été très attristé de voir que ce journal pour lequel il aimait tant écrire disparait désormais de nos kiosque. Courage à vous amis journalistes. Ecrivez ! Je sais que c'est ce qu'il aurait souhaité. Canelle Kieffer
Nane a écrit le 29/01/2012 à 16:38 :
Le support change mais l'info reste : restez mobilisés pour faire de la bonne info, et vous trouverez du sponsoring, du contenu payant, le moyen de monétiser votre savoir-faire sur internet. Courage
Soutien a écrit le 29/01/2012 à 16:33 :
La Tribune est un très bon journal. Réactions rapides et pertinentes. C'est bien dommage que les financiers n'assurent pas leur vrai rôle pour maintenir ce quotidien. Bon courage à toute l'équipe !
Commentateur a écrit le 29/01/2012 à 14:24 :
Eh oui...... La Tribune était - peut-être un peu trop partiale pour être intéressante et pour tenir la route face à 'Les Echos'....
RUBIS a répondu le 29/01/2012 à 15:32:
Je prefere "LA TRIBUNE" aux echos car l'on peut s'exprimer plus facilement et les informations sont bcp plus interessantes - (ex : le proces Kerviel fut tres suivi en son temps - les informations sur les centrales nucleaires du JAPON ? Reportages remarquables etc .....)
Dave90000 a écrit le 29/01/2012 à 12:51 depuis un Iphone :
Le mieux maintenant est de s'abonner à la tribune web espérant que le succès de l'édition web pousse à réembaucher les salariés qui seront licenciés ... Courage !
PESTIFER a écrit le 29/01/2012 à 10:19 :
SEMPER TALIS la terre tourne, CONTINUEZ support format technique importent peu Usque non Ascendet
Pierre a écrit le 29/01/2012 à 07:01 depuis un Iphone :
Battez-vous , je connais le sujet , NE PAS RENONCER .... COURAGE ! ! Face aux dominants .....
Philippe Aachen - Allemagne a écrit le 29/01/2012 à 00:17 depuis un Iphone :
Je pense a vous et vous souhaite que du bien pour l' avenir!
Yoh a écrit le 28/01/2012 à 21:23 :
Heureusement que ça continu sur internet! Je dois dire que la tribune est mon journal préféré, par la qualité des articles et aussi par le fait que la voix est libre dans les commentaires! Merci
Alfred a écrit le 28/01/2012 à 19:52 depuis un Iphone :
Bien triste nouvelle car La Tribune est un très bon journal. Bon courage à vous tous.
philanthrope a écrit le 28/01/2012 à 17:56 :
(-86 jours avant) Mille regrets ne pourront que constater la fuite en avant de notre société. Nous devons nous habituer à perdre tout ce qui fait notre culture et la qualité de nos vies. Les économies libérales, poussent à resserer tous les budgets et les gens sont conduits à une vie restrictive, canalisée. Le journal en fait les frais aujourd'hui. Cela n'est qu'une étape, où bien d'autres viendront s'échouer sur l'écueil de ce libéralisme.
Noblejoué a écrit le 28/01/2012 à 14:59 :
Ceux qui trouvent que la comparaison avec le deuil n'a pas lieu d'être ont tort. Toute perte renvoie à la mort. D'autre part, vivre un échec est être humilié ou autrement dit, même si l'expression est un peu passée "mortifié". Je souhaite donc bon courage aux personnes restant dans la Tribune, et surtout, ils en ont plus besoin, aux autres. Et à tous, merci.
oncologie a répondu le 28/01/2012 à 18:23:
Sans doute ne connaissez-vous pas les services d'oncologie et de traitements palliatifs.
Noblejoué a répondu le 30/01/2012 à 16:38:
@Oncologie. On ne connait jamais que sa souffrance. Mais il n'y a pas que celles provoquées par la maladie. Sinon pourquoi les harcellés au travail se suicideraient-ils ? Les amoureux éconduits ? Les dépressifs ? Les paysans endettés de l'Inde ? La liste serait sans fin.
Pilou a écrit le 28/01/2012 à 14:36 :
En se faisant l'avocat du diable, on peut ainsi dire que vous expérimentez le cycle complet de vie d'une entreprise... Votre regard sera désormais différent sur l'actualité financière, sur les plans sociaux visant à maintenir une rentabilité supérieure à 10%... J'espère que cette mésaventure renforcera chacun de vous et lui permettra de prendre recul sur l'actualité, sur ses choix personnels et politiques qui finissent toujours par avoir un impact sur la vie économique réelle. Bon courage à tous !
hades a écrit le 28/01/2012 à 14:28 :
j'ai l'impression qu'aujourd'hui vous etes plutot en train de boire l'apero que de valider les commentaires !! ! ! ! a moins que le valideur soit deja parti ? courage a vous ... vous etiez bon, restez le . !
Tartanpiom a écrit le 28/01/2012 à 13:47 :
Suis d'accord pour souscrire à une édition électronique payante car votre journal est de loin le meilleur dans sa catégorie. Il faut continuer absolument. Nous sommes nombreux à vouloir vous venir en aide car c'est vraiment pour nous des informations indispensables.
apusousous a écrit le 28/01/2012 à 13:43 :
.............Je suis de gauche mais je dois admettre que "la Tribune" est un bon quotidien et très supérieur à son rival sarkophile "les Echos" J'espère qu'elle trouvera un repreneur .........étonnant paradoxe ce quotidien est victime du système qu'il illustre sinon défend!
voltaire51 a écrit le 28/01/2012 à 13:17 :
Bonne chance à tous et courage.
Ruru2705 a écrit le 28/01/2012 à 13:12 depuis un Iphone :
Putain lutter!..........
jordan a écrit le 28/01/2012 à 13:09 :
Rien à dire. Le meilleur journal économique français du net. J'ai 21 ans. j'ai appris à me passioner de l'économie grâce à votre travail quotidien. Merci de perdurer ce plaisir encore lontemps. Un lecteur fidèle. Bon courage à vous.
Polo a répondu le 29/01/2012 à 14:19:
Salut Jordan - Pourquoi écrire un commentaire moi-même alors que je pourrais reprendre le tien mot pour mot? Toutefois, je ne suis pas sûr que les mauvaises surprises s'arrêtent à la disparition progressive de la presse écrite. On passera à des écrans de plus en plus petits, de l'ordinateur à la tablette, de la tablette au smartphone, avec des articles de plus en plus réduits, moins nombreux, moins coûteux à produire par deux ou trois google, et qui tendront vers le twitt pas cher. Alors, vu ton âge, bon courage!
PAQUITO a écrit le 28/01/2012 à 10:57 :
DEVENEZ LE MEILLEUR JOURNAL ECO DU NET , OU PLUTOT RESTEZ LE ! LA VIE NE S'ARRETE PAS , LES TEMPS CHANGENT ET LES SUPPORTS AUSSI;
marc a écrit le 28/01/2012 à 10:54 :
Nous continuerons à vous lire sur le net et encouragerons d'autres personnes à le faire. Merci pour votre travail.
debogari a écrit le 28/01/2012 à 10:48 :
Vieil adage et sempiternelle vérité:"Ce sont toujours les meilleurs qui partent." Encore mille fois merci et bon courage.
LaGuigne a écrit le 28/01/2012 à 10:39 depuis un Iphone :
Merci. La version numérique est très bonne. Par contre, la comparaison avec le "décès d'un proche", "faire le deuil", ... n'est pas très appropriée. Il faudrait un jour dans ce pays que l'on comprenne (surtout pour des journalistes de presse économique) que les choses se créent, disparaissent sans arrêt. Il faut savoir rebondir. En vous souhaitant d'y arriver. Merci.
stef london a écrit le 28/01/2012 à 10:17 :
vraiment le meilleur journal ! articles gratuits et bien détaillés.
xx a écrit le 28/01/2012 à 10:08 :
Des dizaines d'années au service de la propagande du capital et ça découvre la vraie vie
Eights a écrit le 28/01/2012 à 09:53 :
Merci et bon courage à vous tous
Anaxagore a écrit le 28/01/2012 à 09:51 :
Je lisais avec plaisir tous les jours la version électronique. Je suis aujourd'hui attristé de cette nouvelle mais aussi culpabilisé, car je n'ai jamais contribué aux finances du journal puisque la version électronique, gratuite, correspondait exactement à mes attentes. Je ne peux m'empêcher de penser à Kodak qui, dit-on, a périclité parce qu'ils n'ont pas su prendre le virage numérique. Est-ce comparable ? Mes pensées vont d'abord et avant tout à l'équipe du journal. Bonne chance! Mais la chance ne suffit pas.
vigneron a écrit le 28/01/2012 à 09:46 :
Bonjour a toutes et a tous,je pense être raisonnable en prédisant la reprise de votre journal dans de bonnes conditions,je souhaite que votre aventure perdure,vous le méritez!!du fond de ma bourgogne cernée de vignes,je suis de tout c?ur avec vous!! je croise les doigts!!!
fj75 a écrit le 28/01/2012 à 09:36 depuis un Iphone :
c une perte de plus pour la presse libre. ne reste plus que l autre journal, propriete du grand capital, ami du fouquet's...j achetai regulierement la tribune justement pour echaper a cet autre. j espere que la version electronique continuera encore longtemps a porter cette autre voie et suis pret a payer plus pour lire plus et différent.
Toto 30 ans a écrit le 28/01/2012 à 09:11 :
Voilà je suis triste. La Tribune, rare quotidien économique et souvent de grande rigueur intellectuel va fermer. Je suis à la fois triste et en colère. Contre moi. Car comme tout un chacun je préférais lire les articles de La Tribune sur internet que d'acheter le quotidien. Aujourd'hui c'est la Tribune, demain sera un autre. Il restera Le Figaro, Les Echos, Métro et autres gratuits, tous ceux qui ont su si bien démontrer leur servitude envers le pouvoir dominant et la domination des masses. Alors oui, je suis triste mais je vous dit merci. Un grand merci pour votre rigueur intellectuelle c'est si rare dans le métier.
Brodnik a écrit le 28/01/2012 à 08:47 :
Merci ; soyez assurés de toutes mes pensée pour que chacun retrouve une activité et de la sérénité.