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La Tribune.fr - 20/02/2009 à 19:36 - 817 mots

Le pessimisme reste de mise ce vendredi à Wall Street. Les indices new yorkais ont en effet ouvert à la baisse, alors que le Dow Jones est retombé jeudi à son plus bas niveau depuis octobre 2002, sous la barre des 7.500 points. Les inquiétudes récurrentes sur l'état de santé des grandes banques américaines et les perspectives moroses du secteur de la distribution pèsent sur les marchés. La conjoncture économique s'assombrit elle de jour en jour et peu d'investisseurs croient désormais à un succès du plan de relance de l'économie de 787 milliards de dollars promulgué en début de semaine par Barack Obama.
Vers 19h30, le Dow Jones cède 2,45% à 7.283 points, le Nasdaq abandonne 1,46% à 1.422 points et le S&P 500 perd 2,60% à 759 points.
Du côté des valeurs, General Motors plonge de 23,50% à 1,53 dollar, au plus bas depuis 71 ans. L'ancien premier constructeur automobile mondialn désormais devancé par le japonais Toyota, voit ainsi sa capitalisation passé sous la barre du milliard de dollars. Le groupe, en grandes difficultés financières, a prévenu mardi le Congrès américain qu'il pourrait encore avoir besoin de 16 milliards de dollars pour mener à bien sa restructuration. Le géant de Detroit a déjà reçu 13,4 milliards de dollars, dont 4 milliards ce mardi. GM a annoncé 47.000 suppressions d'emplois en 2009, dont 26.000 hors des Etats-Unis. Il a déjà annoncé la suppression de 10.000 postes administratifs et l'ouverture d'un guichet de départ pour ses 62.000 salariés affiliés à l'UAW, le principal syndicat du secteur automobile.
La dégringolade de Bank of America et de Citigroup se poursuit. Les deux banques américaines sont victimes de rumeurs persistantes et grandissantes de nationalisations. Elles chutent respectivement de 16,28% à 3,29 dollars et de 17,53% à 2,07 dollars, après avoir déjà plongé de 14% jeudi. Des rumeurs renforcées ce vendredi par les déclarations de Christopher Dodd. Le président de la commission bancaire du Sénat estime en effet que ce scénario pourrait être nécessaire. Le mois dernier, Bank of America a publié sa première perte trimestrielle en 17 ans, pénalisée par la reprise de Merrill Lynch. Citigroup, assommé par les créances douteuses et les actifs toxiques, a perdu 28,5 milliards de dollars au cours des 15 derniers mois. Elles ont chacune reçu 45 milliards de dollars d'aides publiques ces derniers mois.
Dans leur sillage, JPMorgan recule de 5,92% à 19,38 dollars et Wells Fargo cède 12,57% à 10,50 dollars. Les deux dernières banques d'affaires de Wall Street, Goldman Sachs et Morgan Stanley, abandonnent respectivement 3,03% à 82,95 dollars et 5,22% à 18,89 dollars. American International Group, l'ancien premier assureur mondial se replie de 11,86% à 52 cents.
Sur le secteur de la distribution, Lowe's perd 2,89% à 16,49 dollars. Le numéro deux américain des magasins de bricolage et d'aménagement intérieur a accusé un repli de 60% de ses profits au titre de son quatrième trimestre, à 162 millions de dollars. Une performance légèrement inférieure aux attentes des marchés, avec un bénéfice par action (BPA) de 11 cents, inférieur d'un cent au consensus. Pour le trimestre en cours, le groupe attend entre 23 et 27 cents de profits par titre, contre 31 cents escomptés jusque-là par les analystes. Son concurrent Home Depot, leader du marché américain, laisse de sont côté 1,29% à 19,90 dollars.
J.C. Penney recule de 1,54% à 14,69 dollars. La troisième chaîne américaine de grands magasins a pourtant dégagé un bénéfice net supérieur aux attentes, en baisse de 51% à 211 millions de dollars. Hors exceptionnels, il ressort à 94 cents par action, deux cents de mieux que les anticipations des marchés. Mais les marchés sanctionnent les prévisions du groupe, qui s'attend à une perte comprise entre 20 et 30 cents au premier trimestre de son nouvel exercice. J.C. Penney serait alors dans le rouge pour la première fois en cinq ans. Ses homologues se replient également ce jeudi: Sears perd 0,43% à 37,31 dollars et Macy's cède 0,91% à 7,59 dollars.
Après être tombé jeudi à son plus bas niveau en 13 ans, General Electric passe sous la barre des 10 dollars ce vendredi. Le conglomérat géant, considéré de part sa diversité comme représentatif de l'activité américaine, fait les frais des inquiétudes liés à la conjoncture économique mondiale. Il chute de 6,76% à 9,38 dollars. D'autres groupes diversifiés connaissent le même sort, comme United Technologies et 3M qui abandonnent respectivement 1,77% à 43,93 dollars et 1,15% à 46,53 dollars.
En fait les compagnies pétrolières, qui pèsent sur les indices en raison de leur forte capitalisation, reculent également au lendemain d'un très net rebond des cours du pétrole provoqué par la baisse suprise des stocks américains de brut. Exxon Mobil perd 1,34% à 71,25 dollars, Chevron cède 2,23% à 65,19 dollars et ConocoPhillips affiche un repli de 3,16% à 40,47 dollars. Le numéro un mondial de l'aluminium Alcoa recule de 1,42% à 6,26 dollars, après avoir touché en séance son plus bas niveau depuis plus de 20 ans.
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jeandupond a écrit le 20/02/2009 à 19:00 :
il est grand temps que l'on ne prenne plus wall stredt comme ourse de référence , car c'est par elle que tous nos maux sont arrivés . idem pour la momaie verte des usa . il est grand temps que nous les europééns nous nous prenions par la mains avec les pays qui on envies de nos suivre nt fini le temps ou les usa faisait la pluie et le beau temps
![]() | EDF | 18,415 € | +2,42% |
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![]() | CREDIT AGRICOLE | 5,151 € | -3,30% |
![]() | BNP PARIBAS | 33,905 € | -3,27% |
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