L'incertitude entourant Ben Bernanke fait à nouveau chuter Wall Street

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Les places américaines ont terminé sur une nouvelle baisse conséquente ce vendredi, plombées par les valeurs financières et par les inquiétudes sur la reconduction de Ben Bernanke. Le Dow Jones cède 2,09% à 10.172 points, le Nasdaq abandonne 2,67% à 2.205 points et le S&P 500 laisse 2,22% à 1.092 points.

Même pas le temps de digérer la volonté de Barack Obama de s'en prendre aux grandes banques américaines que Wall Street a dû faire face à une possible non reconduction de Ben Bernanke à la tête de la Réserve fédérale américaine. Sans compter que le secrétaire au Trésor, Timothy Geithner, est lui aussi sur la selette. Et les marchés redoutent que la Chine ne prenne des mesures pour ralentir son économie, et éviter une surchauffe. Après leur fort repli de la veille, les indices new-yorkais ont donc à nouveau fortement reculé, toujours plombés par les valeurs financières.

A la clôture, le Dow Jones cède 2,09% à 10.172 points. L'indice phare de la Bourse de New York enregistre sa plus mauvaise semaine depuis mars 2009, qui avait marqué le début du rally des Bourses mondiales. Le Nasdaq abandonne 2,67% à 2.205 points et le S&P 500 laisse 2,22% à 1.092 points.

Du côté des valeurs, General Electic prend 0,50% à 16,10 dollars. Le conglomérat géant a mieux résisté que prévu lors du quatrième trimestre, n'enregistrant qu'une baisse de 19% de son bénéfice net à 2,94 milliards de dollars. Par action, cela représente 28 cents là où les analystes misaient sur 26 cents. Le chiffre d'affaires s'établit à 41,48 milliards de dollars, lui aussi légèrement supérieur au consensus (40,02 milliards). Le groupe, considéré comme un baromètre de l'économie américaine de part la diversité de ses activités, a par ailleurs confirmé que ses résultats devraient rester stables cette année.

McDonald's progresse de 0,30% à 63,39 dollars. Le leader mondial de la restauration rapide a fait état ce vendredi de profits de 1,22 milliard de dollars au quatrième trimestre. Une performance en ligne avec les prévisions des opérateurs. Après deux mois de repli, les ventes à nombre de restaurants comparables sont reparties à la hausse en décembre aux Etats-Unis. Et elles ont progressé de 2,3% dans le monde sur l'ensemble du quatrième trimestre. Le chiffre d'affaires a gagné 7% sur la période, à 5,97 milliards de dollars. C'est également conforme au consensus.

Forte baisse en revanche pour Google, qui chute de 5,66% à 550,01 dollars. Le numéro un mondial de la recherche en ligne fait les frais d'un chiffre d'affaires seulement en ligne avec les attentes, à 4,95 milliards de dollars (hors coûts d'acquisition de trafic, la part des revenus que le groupe reverse à ses partenaires). Les marchés avaient en effet revenu leurs espérances à la hausse ces derniers jours. De quoi faire passer au second plan le bond des profits, qui ont plus qu'été multipliés par cinq sur la période. Ils ressortent à 1,97 milliard, soit 6,79 dollars par action et hors éléments non récurrents. Le consensus tablait sur 6,44 dollars.

Advanced Micro Device (AMD) plonge de 12,35% à 7,88 dollars. Le numéro deux mondial des microprocesseurs est pourtant repassé dans le vert après douze trimestres consécutifs de pertes, profitant de l'accord à l'amiable avec son concurrent Intel pour mettre fin à ses poursuites de concurrents déloyales. Il a ainsi dégagé un bénéfice net de 1,18 milliard de dollars sur la période. Son chiffre d'affaires a atteint 1,65 milliard de dollars sur la période, contre1,5 milliard attendu. Mais AMD est sanctionné pour avoir prévenu que le trimestre en cours pourrait être difficile. Il est en plus pénalisé par les résultats d'Intel, qui avaient placé la barre très haut.

Dans le secteur financier, les grandes banques américaines plongent après leur dégringolade de la veille. Les investisseurs s'inquiètent toujours de la volonté du président Barack Obama d'imposer des restrictions sur leur taille et sur leurs activités. Bank of America recule encore de 3,68% à 14,90 dollars, JPMorgan abandonne 3,40% à 39,16 dollars et Wells Fargo laisse 2,64% à 27,26 dollars. Les banques d'affaires Goldman Sachs et Morgan Stanley chutent respectivement de 4,20% à 154,12 dollars et de 5,25% à 27,80 dollars.

American Express laisse 8,47% à 38,59 dollars. Le spécialiste des cartes de crédit a pourtant publié des résultats trimestriels supérieurs aux attentes, en raison notamment d'un repli de ses pertes sur crédits. Ses profits se sont élevés à 716 millions de dollars sur la période. Par action, cela représente 59 cents, soit deux cents de mieux que le consensus. Son chiffre d'affaires a légèrement reculé, à 6,5 milliards de dollars, alors que les opérateurs s'attendaient à un repli bien plus marqué.

Schlumberger s'affiche également dans le rouge, cédant 4,497% à 65,24 dollars. Le numéro un mondial des services parapétroliers a vu ses profits plonger de 41% au quatrième trimestre, à 817 millions de dollars. Le BPA ressort ainsi à 67 cents, là où les opérateurs misaient sur 64 cents. Ses revenus sont tombés à 5,74 milliards de dollars, en baisse de 16%. Les marchés attendaient seulement 5,44 milliards. Mais ces derniers sanctionnent la prudence du groupe pour l'année 2010.

Enfin, Johnson Controlsgrimpe de 2,18% à 29,48 dollars. L'équipementier automobile américain a réalisé 350 millions de dollars de profits au titre de son premier trimestre, contre une perte de 608 millions l'an passé. Ses ventes ont grimpé de 15%, à 8,4 milliards de dollars. Ces résultats sont bien meilleurs que ceux escomptés par les marchés. Le BPA ressort en effet à 43 cents, hors éléments exceptionnels, là où les analystes misaient sur 29 cents. Quant au chiffre d'affaires, il n'était attendu qu'à 7,47 milliards de dollars. En outre, Johnson Controls a nettement relevé ses prévisions pour l'ensemble de son exercice.

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Commentaires
a écrit le 22/01/2010 à 21:34 :
Comment rendre les choses simples savantes ? Il suffit de se rapprocher des juristes ou des financiers. C'est derniers sont toutefois plus imaginatifs, ils n'ont eu la facilité de se retrancher derriere le latin. Encore que, faire des papiers pour toujours suivre les évolutions en se reposant sur des % de hausse ou de baisse c'est pas si difficile. Et ce d'autant, que le systeme général fonctionne, avec l'accord de tous, sur le fondement d'un mot vieux comme le monde : la spéculation. Dans ce jeu, qui peut s'apparenter à l'avion ou à la chaîne, celui qui gagne c'est le premier entré, celui qui perd, c'est le dernier sorti.

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