Découvrez qui achète la dette européenne destinée à sauver l'Irlande

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La première émission de 5 milliards d'euros destinée à financer l'aide à l'Irlande a attiré mardi 44,5 milliards d'euros d'ordres. Le Japon a à lui seul acheté 20 % de l'émission.

Lancé mardi pour financer le plan d'aide financière à l'Irlande, le premier emprunt du Fonds européen de stabilité financière (FESF) créé en mai dernier a rencontré une demande exceptionnellement forte des investisseurs. Selon un communiqué du FESF, le livre d'ordres de l'émission obligataire de 5 milliards d'euros a finalement clôturé avec 44,5 milliards d'euros de souscriptions en provenance de plus de 500 participants. Soit un ratio de couverture considérable de près de 9 euros demandés pour un euro émis. « Je suis très satisfait du résultat de cette émission inaugurale. L'immense intérêt des investisseurs confirme leur confiance dans la stratégie adoptée pour restaurer la stabilité financière de la zone euro », s'est félicité Klaus Regling, le directeur général du FESF. Un dynamisme de la demande d'autant plus positif que le FESF a prévu d'émettre 16,5 milliards d'euros cette année, puis encore 10 milliards l'an prochain.

des titres Notés « AAA »

Outre ce plébiscite symbolique en faveur de l'Europe et de la zone euro, cette forte demande a permis de placer ces obligations de maturité 5 ans dans les meilleures conditions. « Le livre d'intention a été ouvert lundi dans une fourchette de 8 à 10 points de base au-dessus du contrat swap de référence, que nous avons abaissée entre 6 et 8 points à l'ouverture officielle du livre d'ordres en raison de la demande », souligne Frédéric Gabizon, responsable des marchés primaires obligataires chez HSBC, qui a dirigé l'émission aux côtés de Citigroup et de la Société Généralecute; Générale. Soit un rendement de 2,89 %, contre respectivement 2,30 % et 2,59 % pour les taux des obligations d'État à 5 ans allemandes et françaises. « Le FESF fait partie de la catégorie des émetteurs supranationaux, dont la qualité de crédit et la liquidité des encours de dette sont un peu moins bonnes que celles des meilleurs emprunteurs, et il est donc normal que l'émission soit assortie d'un rendement supérieur », explique le responsable de la plate-forme dette de Natixis Alain Gallois, pour qui « le marketing de la signature et sa venue sur le marché ont été remarquablement organisés ».

Notés « AAA » par les trois grandes agences de notation, les titres émis par le FESF ont attiré une très forte demande de la part des banques centrales et des organismes internationaux, qui ont acquis à eux seuls 43 % du placement. Attirés par un couple rendement/risque intéressant, les gestionnaires de fonds ont pour leur part acquis 31 %, suivis par les banques (13 %) et les assureurs (6 %). En termes géographiques, 38 % des titres ont été placés auprès des seuls investisseurs asiatiques. Le Japon a, à lui seul, acheté 20 % des titres émis par le FESF, conformément aux propos tenus le 11 janvier par son ministre des Finances, Yoshihiko Noda.

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a écrit le 06/10/2011 à 8:07 :
Dire qu'un pays est endetté ne suffit pas : il faut analyser cette dette.

La plupart des pays sont endettés avec pour créancier d'autres états, et des intérêts privés extra-nationaux.
Le Japon a une dette constitué à 90% de créance dans des banques ... japonaises. Il a donc une bien plus grande maîtrise de sa dette et, à la limite, pour la rayer d'un trait de plume ou tout du moins faire marcher la planche à billets.

Sa situation est donc, toute proportion gardée, bien moins critique que bien des pays avec des dettes au volume pourtant moins important.
a écrit le 20/02/2011 à 9:25 :

Mrs les journalistes de la TRIBUME pouvez vous nous donner une explication comment fait le JAPON pour racheter la dette alors que lui même serait en dificultée je ne comprend plus rien ??? ou alors .
Réponse de le 20/02/2011 à 11:05 :
Je vous propose le jeu des changes qui fluctue et aussi les taux de crédits et peut être ce sont des banques privées japonaise ....
Il font de l'argent sur nos pauvres dos de travailleurs...
Je plaisante pour la dernière phrase
Réponse de le 01/03/2011 à 9:04 :
Ils émettent des bons du trésor a 2% d?intérêt, ils vendent ces titres à leurs population qui épargne, et après ils achètent des bons du trésors de pays en difficulté qui se font prêter de l'argent a 3,5% voir plus en intérêt, ainsi, il couvre leur propre dette! A la sortie de l?opération pour une somme importante le remboursement que fait l'Etat européen au Japon couvre les intérêts de leurs dette! Simple et efficace! L'Allemagne et la France font pareil avec le Portugal, la Grèce etc...
a écrit le 08/02/2011 à 16:07 :
Message à Mme Merkel; Vous êtes à l?origine du problème, les banques qui sauteront en premier ce sont les vôtres, il serait urgent que vous trouviez une solution comme de continuer à financer le reste de l?Europe et à déréglementer à toute allure les secteurs ou vous n?étes pas concurrentiels pour nous permettre de vous vendre quelque chose. Etre créditeur, ne vous donne aucun droit spécial tant vous avez été nuls dans la distribution des crédits
a écrit le 28/01/2011 à 20:14 :
Le Japon a un déficit abysmal et une économie au bord du gouffre. Impriment-t-ils de l'argent pour acheter ces titres ? Dans quel but ? Serait-ce comme ceux qui passent d'une carte de crédit à uen autre pour sans cesse rééqulibrer le trou qui ne fait que grandir ???
Réponse de le 29/01/2011 à 0:05 :
Dans quel but ?,c'est la bonne question.Implantation de sièges sociaux avec faible IS ? On ne sait pas trop.
Malgré tout le montant est faible.Le Japon est propriétaire de sa dette ,ce qui n'est pas le cas de la France .A contrario les Français ont le contrepoids de l'assurance vie ,presque equivalent à la dette abyssale de l'état.

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