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C'est un fait. Malgré le mouvement de reprise observé dans le compartiment bancaire depuis début octobre, les actions du secteur n'ont jamais été aussi mal valorisées. En valeur absolue, l'action Société Générale, tout comme Crédit Agricole, cotait, hier encore et avant la publication trimestrielle du jour, en-dessous de ses niveaux du 9 mars 2009, correspondant au point bas atteint par les marchés européens six mois après la chute de Lehman Brothers. Depuis le début de l'année, l'indice Euro Stoxx Banks a rendu plus de 35%, portant ainsi à près de 80% par rapport à l'été 2007, époque où les indices européens évoluait à des plus hauts historiques.
D'un point de vue relatif, le constat reste le même : la valeur des actifs des banques est historiquement peu prise en compte dans leur cours de Bourse. Avant la crise financière de 2008, les établissements européens cotés recensés par le cabinet AlphaValue valaient 1,65 fois leur valeur d'actif net (« price to book »). Depuis, et malgré l'enveloppe de 300 milliards d'euros consacrés aux recapitalisations des banques européennes entre 2007 et fin 2010, le « price to book » du Stoxx 600 banks est retombé à 0,6. En l'espace de trois ans, la faillite de Lehman Brothers le 15 septembre 2008 couplée à l'éclatement de la crise des dettes souveraines en zone euro a sensiblement dégradé le profil de risque des acteurs de la profession.
Mais à force de trop broyer de noir, les investisseurs ont fini par intégrer des scénarios catastrophes dans leur calcul d'actualisation sur les valeurs bancaires. Au point de saluer, comme ce mardi, la publication de résultats trimestriels pourtant décevants de Société Générale, qui pour corser le tout, a annoncé la suppression des dividendes au titre de l'exercice 2011. En tout cas, le marché semble bien avoir accueilli cette perspective d'assainissement de la structure des fonds propres mise à rude épreuve avec le durcissement des contraintes réglementaires liées à Bâle III.
Voici la liste des banques européennes, dont la capitalisation boursière est au moins égale à 10 milliards d'euros, qui affichent les plus petits "price to book" du secteur.

Raoul31 a écrit le 21/11/2011 à 19:19 :
8/11 et 13 jours après ou en sommes nous ? la bourse vend tout et surtout trop peu d'acheteurs qui broient du noir et les valorisations, avec un CAC à peine à 2900 pts. Quand il sera sur 2300/2500 pts, ou en seront les banques (et les samll&mids caps qui chutent sévère actuellement ?).
... a écrit le 09/11/2011 à 17:15 :
c'est quoi un price to book?
pour expliquer a répondu le 11/11/2011 à 23:11 :
Je croix que c'est le rapport entre la valorisation de l'entreprise (son prix, price en anglais) et sa valeur comptable (dans le livre de compte, book = livre en anglais, ici le livre comptable). En théorie, la valorisation de l'entreprise en bourse est égale à sa valeur réelle si ce ratio est de 1. Après, tout dépend de comment on calcule la valeur comptable. Si des dettes sont cachés dans une filiale par exemple, le livre de compte est sans doute en règle avec la loi, mais il est quand même faux... On apelle ça "ingénierie financière" quand sa marche, et "trucage de compte" quand ça ne marche plus (exemple : la grèce)
letroll a répondu le 28/11/2011 à 12:57 :
et vu le bidouillage intense des comptes par les banques, on peut dire que leur "price to book" est particulièrement élevé :-))
ENERM a écrit le 08/11/2011 à 21:57 :
C'est dire le niveau d'hallucination des politiques et des fonctionnaires Bruxellois, gestionaires d'Etats ruinés, qui voudraient recapitaliser les banques qu'ils ont scratchées avec des fonds privés. Seigneur, ouvrez leur les yeux !
hades a répondu le 09/11/2011 à 09:40 :
ilsn'ouvriront jamais les yeux, car ne sont jamais inquietes .... il n'y a pas de consequence pour les politiques... cela devrait etre comme dans toute entreprise, devoir rendre des comptes, et ouvoir se faire virer pour faute grave ;
babu a écrit le 08/11/2011 à 19:21 :
d'autant plus etonnant qu'on voit les espagnoles mieux valorisées alors qu'elles portent du risque immobilier en masse !!
Yann a répondu le 09/11/2011 à 21:38 :
Les banques francaises portent 45% des creances italiennes... C est pas mieux!
villeroy a écrit le 08/11/2011 à 17:31 :
D'où la réticence de ses banques à être "recapitalisée" avec son risque de voir la part des actionnaires actuels réduite.
Déjà trop taxés a écrit le 08/11/2011 à 17:05 :
Ces banques ne sont pas décotées mais sur-cotées. Les titres publics dont elles sont gavées ne valent rien car les Etats providence sont de formidables machines à détruire de la richesse. La sortie de crise impose d'interdire toutes les dettes publiques et de réduire massivement les impôts.
yvan a répondu le 08/11/2011 à 17:36 :
C'est en effet cette mentalité là qui a donné la crise actuelle. "Merci" à vous.
Alrix a répondu le 08/11/2011 à 19:19 :
@ Yvan : il est vrai que les politiques de keynésiannisme dévoyées sont tellement efficaces....
NN a répondu le 08/11/2011 à 20:30 :
nous ne vivons pas sous le keynésianisme mais bien sous le joug de la politique monétariste ! il ne faut pas tout mélanger
bellini a répondu le 08/11/2011 à 20:37 :
ou d'augmenter les impots et de faire de l'inflation pour détruire la rente
VICENTE a répondu le 09/11/2011 à 08:07 :
Une fois de plus on s'aperçoit que certains feraient bien de reprendre un livre d'économie de Terminale...... Depuis les années 90 nos politiques économiques sont fondées sur les théories de l'école de Chicago....NN à raison. Il y a bien eu certes des touches de Keynesianisme, mais pas assez fortes pour avoir une quelconque efficacité économique, et également neutralisées par la lutte à outrance contre l'inflation.
KCM67 a répondu le 09/11/2011 à 09:55 :
@ déjà trop taxés: Alain Madelin sort de ce corps...
Déjà trop taxés a répondu le 09/11/2011 à 15:44 :
Sur la forme : l'impératif "sors" prend un "s". Sur le fond comme sur la forme, on ne peut vous en vouloir, vous êtes victimes de la dés-éducation nationale. Oubliez vos manuels scolaires d'économie et les mensonges qu'on vous a enseignés. Avec 56% du PIB contrôlés directement par l'Etat et beaucoup plus indirectement, la France est l'antithèse des idées libérales. 20 ans après la chute de sa grande soeur, la petite URSS française va recevoir son mur, celui de la dette, sur la tête. N'ayez pas peur, vous serez beaucoup plus heureux après la chute, parce que beaucoup plus libres.
Pierre R a écrit le 08/11/2011 à 16:35 :
Pourquoi limiter les banques dont la capitalisation vaut plus de 10 milliards? Ça aurait été intéressant de voir les ratios de banques comme Natixis.
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et vu le bidouillage intense des comptes par les banques, on peut dire que leur "price to book" est particulièrement élevé :-))
par letroll le 28/11/2011 à 12:57
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openoceanstar a écrit le 22/11/2011 à 09:05 :
Cette "mauvaise valorisation" est relative et le "price to book ratio" ne vaut pas grand chose quand les books des banques ne sont pas évalués correctement. Ceci dit, globalement, en prenant soin de ne pas mettre toute ses billes sur la banque la plus mal valorisée (qui est aussi probablement la plus risquée), les prix reflètent pour toutes les banques un niveau de détresse du marché, et celui qui investit maintenant à de grandes chances de gagner à long terme...