500 milliards de dollars : Microsoft retrouve sa capitalisation pharaonique de l'an 2000

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Le 17 février 2000, l'acteur britannique Patrick Stewart (Star Trek, X-Men...), invité de la keynote du patron de Microsoft, Bill Gates (à gauche), réagit à l'annonce du lancement pléthorique des différentes versions de Windows 2000 (Professional, Server...) tout autour du monde (dans 60 pays, et en 106 langues). Un mois après, toutes les sociétés du Nasdaq notamment vont encaisser des pertes abyssales.
Le 17 février 2000, l'acteur britannique Patrick Stewart (Star Trek, X-Men...), invité de la keynote du patron de Microsoft, Bill Gates (à gauche), réagit à l'annonce du lancement pléthorique des différentes versions de Windows 2000 (Professional, Server...) tout autour du monde (dans 60 pays, et en 106 langues). Un mois après, toutes les sociétés du Nasdaq notamment vont encaisser des pertes abyssales. (Crédits : Reuters)
Microsoft a franchi de nouveau le cap des 500 milliards de dollars. Ce n'était pas arrivé depuis six-sept ans. L'action valait environ 34 dollars à l'arrivée du directeur général du groupe, Satya Nadella, aujourd'hui elle dépasse les 65 dollars.

Qu'elle fut longue à remonter, cette pente, après l'explosion de la bulle Internet ! La capitalisation boursière de Microsoft a franchi vendredi le seuil des 500 milliards de dollars (467 milliards d'euros) pour la première fois depuis près de dix-sept ans, le cours du géant américain du logiciel profitant de résultats financiers une nouvelle fois supérieurs aux attentes.

L'action a gagné jusqu'à 2,1% en début de séance pour inscrire un plus-haut historique à 65,64 dollars, valorisant le groupe à 510,37 milliards.

En mars 2000, les valeurs internet vont chuter de très haut

Il faut remonter à mars 2000, en pleine euphorie des valeurs internet, pour retrouver une valorisation de Microsoft supérieure à 500 milliards. Elle avait alors dépassé 550 milliards, selon les données Thomson Reuters. Mais à partir 19 mars 2000, la "bulle internet" éclatait, les capitalisations des sociétés cotées au Nasdaq notamment disparaissaient en fumée, signant la faillite de la "nouvelle économie", cette "exhubérance irrationnelle" qu'avait pourtant dénoncée dès 1996 Allan Greespan alors directeur de la Fed, la banque centrale des Etats-Unis.

Quelque dix-sept après, jeudi dernier au soir, l'éditeur du système d'exploitation Windows (qui équipe toujours environ 90% des PC dans le monde) a publié un chiffre d'affaires et un bénéfice trimestriels supérieurs au consensus des estimations d'analystes, grâce principalement à la croissance soutenue de ses activités d'informatique dématérialisée (cloud). Il a ainsi dépassé ainsi les attentes de Wall Street sur 7 des 8 derniers trimestres. Au moins 11 courtiers ont revu à la hausse leur objectif de cours sur la valeur, portant l'objectif médian à 68,50 dollars, contre 68 dollars auparavant. Sur les 37 analystes qui suivent Microsoft, 27 sont à l'achat, 8 à "conserver" et 2 à la vente.

Le nouveau directeur général a boosté la rentabilité

La hausse de la valeur boursière du groupe est à mettre pour une bonne part au crédit du directeur général du groupe, Satya Nadella: à son entrée en fonction, en février 2014, l'action valait autour de 34 dollars et la capitalisation de l'entreprise avoisinait 315 milliards selon les données Thomson Reuters.

"Les pièces se mettent en place, on commence à assister à un important changement de modèle avec une amélioration de la rentabilité des segments en croissance", estiment les analystes de RBC Capital Markets dans une note.

Apple et Alphabet (Google) devant Microsoft

La valeur boursière de Microsoft reste toutefois inférieure à celle d'Apple (environ 642 milliards de dollars) comme à celle d'Alphabet, la maison mère de Google, qui pèse un peu plus de 570 milliards.

(Avec Reuters)

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a écrit le 30/01/2017 à 14:59 :
Windows est un système d'exploitation d'excellente qualité, bien entendu il ne faut pas l'utiliser si vous effectuez des tâches sensibles confidentiellement, et être sur internet en même temps, car il est bien trop permissif envers la société marchande, mais à chaque évolution du logiciel nous ne pouvons que constater d'énormes avancées, windows 10 démarre actuellement en 15 secondes et est ultra rapide, son logiciel anti-virus est hyper efficace, pour l'utilisateur lambda, donc la plus grande partie des gens, c'est génial.

Du coup le fait qu'il soit derrière un apple à bout de souffle côté innovation et un google qui fait son beurre en utilisant les informations des gens ça fait un peu bizarre quand même hein.
Réponse de le 01/02/2017 à 3:00 :
T'inquiètes, Blasé : dans 20 ans, nous serons tous sur Linux et les milliardaires se sentiront nettement mal. Goutes, tu verras.

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