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Mi-séance : le CAC 40 en baisse, pénalisé par Total et les tensions en zone euro

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La Bourse de Paris reculait jeudi à la mi-journée, de nouveau pénalisée par Total, victime d'une fuite de gaz sur l'une de ses plateformes, et un regain d'inquiétudes en Italie et en Espagne. Même tendance à Londres et à Francfort.

La Bourse de Paris reculait jeudi à la mi-journée, de nouveau pénalisée par Total --victime d'une fuite de gaz sur l'une de ses plateformes-- et un regain d'inquiétudes en Italie et en Espagne.

A 12h28,  le CAC 40 cédait 0,82% à 3.402,07 points dans un volume d'échanges de 1,067 milliard d'euros. "Le cadre politique se tend de nouveau en Europe" avec la réforme difficile du marché du travail en Italie et "la tension sociale qui monte également en Espagne", relèvent les stratégistes du CM-CIC Securities.

Une grève générale de 24 heures contre la réforme du travail et la politique d'austérité paralyse une partie du pays à la veille de la présentation par le gouvernement du budget 2012, marqué par de nouvelles mesures de rigueur. Les perspectives de l'OCDE n'étaient pas non plus de nature à susciter l'enthousiasme des investisseurs.

Selon l'Organisation de coopération et développement économiques, la croissance économique devrait être plus forte qu'attendu aux Etats-Unis, mais rester fragile en zone euro hormis en Allemagne. Le taux de chômage a d'ailleurs encore reculé outre-Rhin à 7,2% de la population active.

Les craintes des cinq grandes puissances émergentes réunis au sein du bloc des Brics pesaient aussi sur les échanges. Ces pays s'inquiètent des excès de liquidités dans le système financier mondial provoqués par les politiques monétaires accommodantes menées par les pays riches.

"Nous pensons qu'il est essentiel que les économies développées adoptent des politiques macroéconomiques et financières responsables, qu'elles évitent de créer des liquidités mondiales excessives et entreprennent des réformes structurelles pour aider la croissance, créatrice d'emplois", ont indiqué ces pays dans un communiqué commun.

Total pèse sur la Bourse

Du côté des valeurs, Total, première capitalisation du CAC 40, pesait de nouveau sur les échanges. La compagnie a réussi à localiser la fuite de gaz qui l'a obligé à évacuer une de ses plateformes en mer du Nord, mais celle-ci se situe à 4.000 mètres de profondeur.

GDF Suez (-1,77% à 19,10 euros) a lancé une offre d'achat non contraignante sur les 30% du capital du britannique International Power qu'il ne détient pas encore.

Le titre de la société de biotechnologies DBV Technologies, spécialisée dans le traitement des allergies, gagnait 1,69% à 9,01 euros lors de son premier jour de cotation à Paris.

Vranken-Pommery était en baisse de 4,01% à 26,30 euros. Le groupe a dégagé un résultat net en baisse de 40% et s'est dit prudent pour 2012.

Le FTSE-100 inquiet pour la zone euro

La Bourse de Londres était en baisse jeudi matin, toujours affectée par des craintes sur la vigueur de l'économie américaine et un regain d'inquiétudes concernant la zone euro.

Vers 09h30 GMT, l'indice FTSE-100 des principales valeurs perdait 41,04 points, soit 0,72 par rapport à la clôture de mercredi, à 5.768,95 points. "Il y a de forts mouvements de ventes liés à des craintes de révision à la baisse de la croissance américaine", assurait Chris Beauchamp de IG Index, en notant aussi la nervosité des marchés à la veille d'une réunion de l'Eurogroupe.

Cette nervosité affectait en premier lieu les banques: Lloyds Banking Group cédait 1,75% à 33,85 pence et Barclays 1,63% à 241,70 pence.

Les groupes pétroliers étaient eux aussi dans le rouge, victimes indirectes de la fuite de gaz en mer du Nord sur une plateforme du géant français Total. BP perdait ainsi 1,77% à 459,87 pence et Shell 1,04% à 2.220,37 pence. Du coté des hausses, le fabricant de cigarettes Imperial Tobacco, qui détient entre autres les marques Gauloises et Gitanes, gagnait 2,14% à 2.574 pence après un rapport d'activité prévoyant une hausse de 3% de son chiffre d'affaires pour son premier semestre d'activité.

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