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Tenir quatre jours sans Bourse

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Stéphane Wuille, L'Echo | 09/04/2012, 13:57 - 484 mots

A la Bourse de Paris et dans la plupart des places boursières, le week-end de Pâques est synonyme de jours chômés. Mais pourquoi ? C'est la question que s'est posé notre partenaire, le quotidien belge L'Echo.

Pour les mordus de la Bourse, les quatre jours du week-end de Pâques risquent de paraître bien tristounets. Ils vont devoir redécouvrir les joies du sport, de la lecture ou de toute autre activité plus apaisante pour les nerfs. Car du vendredi 6 au lundi 9 avril inclus, une grande partie des marchés à travers le monde resteront portes closes et écrans éteints. Vendredi Saint et Lundi de Pâques obligent !

Mais pourquoi sommes-nous privés de Bourse le Vendredi Saint, jour qui dans nos contrées n’est pas férié ? Dans les pays de tradition protestante, le jour de la crucifixion de Jésus-Christ est chômé tandis que dans ceux d’origine catholique, comme chez nous, l’on se contente de manger maigre. Enfin pour ceux que cela concerne, bien sûr. Le Lundi de Pâques, par contre, est férié comme chacun sait.

Lorsque j’ai fait mes classes à la Bourse de Bruxelles, on m’a expliqué que le Vendredi Saint, la tradition interdisait (voire la religion, je ne sais plus vraiment) de consacrer sa journée à l’argent. D’où la fermeture du marché. Je dois avouer que je n’ai pas trouvé de réelle confirmation à cette explication.

Commémoration religieuse, fantôme d'un krach boursier ou bail ?

Aux Etats-Unis, où contrairement à ce que l’on pourrait penser, les marchés sont plus souvent à l’arrêt qu’en Europe (9 jours là-bas contre 5 ici en 2012) , l’on s’interroge régulièrement, à l’approche des fêtes de Pâques, sur l’origine de cette pause. Pour certains, il s’agirait d’un accord confessionnel entre Chrétiens et Juifs, pour qui cette fête représente une commémoration religieuse de première importance.

D’autres évoquent le fait que les marchés européens restant clos, les volumes ne seraient pas suffisants pour assurer assez d'activité à Wall Street. Mais personnellement, je crois que les marchés US n'ont pas besoin de nous pour s'offrir une petite séance.

Autre explication avancée : la légende voudrait qu’un krach terrible soit intervenu un Vendredi Saint et qu’il a ensuite été décidé de ne plus jamais ouvrir un tel jour. Faux affirme Art Cashin qui a bien retrouvé la trace d’un krach un vendredi. Mais il a touché le marché de l’or et s’est produit le 24 septembre 1869. Il relève cependant que la Bourse de New York est restée ouverte à trois reprises un Vendredi Saint, la dernière fois remontant à 1907. Et voici ce qui d’après le site eHow semble la raison la plus logique : le contrat de location de la Bourse à Manhattan prévoyait tout simplement que le bâtiment reste fermé lors des principales fêtes chrétiennes.

Rien de bien convaincant, je trouve. Si plus personne ne sait pourquoi on ferme, ne serait-il pas temps d’abondonner cette tradition? Petite particularité cette année: les statisitiques de l'emploi américain (l'une des plus suivies par les investisseurs) pour le mois de mars seront publiées le Vendredi Saint. Il faudra donc attendre le lundi pour voir comment ils sont accueillis par Wall Street.

Lire sur le site de notre partenaire L'Echo

Commentaires

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Ouf a écrit le 10/04/2012 à 09:27 :

Sans bourses et le monde continue de tourner ... Comme quoi, la vie est simple, les humains la rendent compliquer

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RUBIS a écrit le 09/04/2012 à 20:21 :

Et oui c'est nouveau pas de bourse !!!!!!

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Raymond a écrit le 09/04/2012 à 18:32 :

Tout fout le camp! La religion bien sûr, mais aussi la culture générale. Les banques sont fermées le vendredi saint car on ne doit pas échanger d'argent ce jour, en mémoire de la trahison de Judas qui vendit le Christ pour trente pièces d'argent. Inutile d'aller chercher plus loin. Ca permet en outre de se reposer un peu des humeurs changeantes de la bourse.

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Sans bourses et le monde continue de tourner ... Comme quoi, la vie est simple, les humains la rendent compliquer

par Ouf le 10/04/2012 à 09:27

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