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Delphine Cuny | 19/10/2012, 17:55 - 371 mots
Microsoft joue gros avec la sortie, vendredi prochain, le 26 octobre, de Windows 8, la nouvelle version de son système d'exploitation vedette, plus adaptée à l'ère du tactile et des tablettes. Car en attendant, la division Windows, habituellement deuxième plus forte contributrice au chiffre d'affaires et au bénéfice derrière la division Entreprises, souffre du «ralentissement de la demande de PC», reconnaît le directeur financier Peter Klein, et a pesé sur les résultats du groupe au premier trimestre de son exercice fiscal (période de juin à septembre), publiés jeudi soir. Microsoft accuse ainsi un recul de 8% de son chiffre d'affaires consolidé à 16 milliards de dollars et de 26% de son bénéfice opérationnel à 5,3 milliards. Si l'on inclut les revenus différés de l'offre de mise à jour de Windows et les précommandes de Windows 8 (soit 1,35 milliard de dollars), le chiffre d'affaires serait stable et le profit ajusté en repli de 7%... Ces chiffres n'ont guère enthousiasmé les investisseurs: l'action Microsoft chute de 2,8% à Wall Street à la mi-séance vendredi, plombant l'indice Dow Jones. La capitalisation de Microsoft (240 milliards de dollars) est cependant repassée devant Google (221 milliards), aussi à la peine ces derniers jours.
Risque de cannibalisation de Windows 8 par la tablette Surface?
«Le lancement de Windows 8 est le début d'une nouvelle ère pour Microsoft», veut croire Steve Ballmer, le directeur général. Le géant de Redmond est trop dépendant du marché du PC, avec son Windows qui équipe 90% des machines. Or le marché des ordinateurs personnels devrait reculer en volume cette année, pour la première fois depuis 2001, de 1,2%, selon le cabinet IHS iSuppli, à la fois à cause de la conjoncture mondiale dégradée et du relatif flop des ultra-books, ces portables très fins, qui n'ont pas su rivaliser avec les tablettes. Le lancement de Windows 8 constitue « la mise à jour d'un produit la plus complète de toute l'histoire de Microsoft» pour les analystes de Credit Agricole Securities. Mais le 26 octobre est aussi la date de sortie de la tablette Surface de Microsoft. Selon les analystes de JP Morgan, il est possible qu'il y ait un effet de cannibalisation de la Surface sur les ventes de Windows...
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Balzac a écrit le 24/01/2013 à 13:27 :
Ne confondons pas PC et Tablettes , les usages ne sont pas les memes , quand aux durées de vie des tablettes , elles dépendent de leurs batteries a 100% comme des telephones , un pc portable on peut l'utiliser sur secteur et sa batterie peut servir d'onduleur ce qui evite l'achat de ce dernier , quand a la fiabilité des tablettes il y a boire et a manger , beaucoup seront déçus dans quelques années , pas réparables , jetables , un vieux PC portable de 10 ans lui fonctionne encore , une tablette c'est pas sur du tout ..
fabrice a écrit le 20/10/2012 à 12:38 :
on le ressent fortement, les pc se vendent plus ! même les portables ont prix un coups. les gens preferent acheter des tablettes souvent 2 fois moins chers
TARTARIN a répondu le 25/10/2012 à 19:43:
Ne mélangeons les choux et les carottes, ce sont deux marchés différents !!!! En entreprise, on veut des machines avec des clavier. Vous devriez savoir ça ! Les tablettes, on en a rien à faire, c'est pou les enfants et les grand mères !!!
Corso a écrit le 20/10/2012 à 12:03 :
Toute la IT américaine va s'écrouler de plus de 60% (Voir mes articles précédants) Il s'agit d'une évidence simplement mathématique, un ratio entre ce que paient les entreprises pour leur IT -télecoms inclus- pris au sens large et l'offre des acteurs en présence. Le constat est qu'il y a beaucoup trop de monde et que ce trop plein ne se déverse pas sur les reste des marchés mondiaux avec un flux suffisant. Ces même marchés voyant pointer des acteurs maison revendiquant non seulement une part sur leur pays d'origine mais aussi une part mondiale comme Lenovo désormais libre d'une offre hors Chine. Le résultat est le taux d'écroulement, implacable. Ensuite il s'agit d'explorer les business models afin de déterminer quel serait le gagnant possible. La réponse est sans contest AT&T et Amazon pour les USA. Ce ne sont pas des constructeurs de matériel mais des acteurs qui se sont le plus présentés comme des "épiciers" faisant et vendant de tout y compris du logiciel des prestations, du contenu, des marchandises incluant des ordinateurs ou autres ultra terminaux. En bref des marchands et fiers de l'être. Les autres ayant à faire rapidement cette conversion mentale vers l'épicerie ou mourir. Les vrais épiciers eux, comme Wal-Mart ayant à tenir face à la vague. Dans ce magma Microsoft dispose d'atouts, s'ils sont bien utilisés, qui pourraient transformer la marque en gagnante au moins de la prochaine manche. En effet Windows 95 tombe dans le domaine public dans 2 ans. Ce terme devrait être accéléré de façon à rendre cette base emblématique comme le basic de toute l'offre logicielle mondiale puis de ses évolutions. Cela demanderait un sacrifice de revenus immédiat pour une évolution assurée. Un choix que la société pourrait faire. Par ailleurs sa grande tablette, moins lourde, complète, est une nécessité technique mais aussi le portail commercial de la maison. Un bon business model.
jboss a écrit le 20/10/2012 à 08:30 :
Que voilà une bonne nouvelle !
Hansi a écrit le 19/10/2012 à 22:37 :
Non : Microsoft ne souffre pas de la crise. Il souffre d'un manque total d'innovation depuis 20 ans, et de produits dépassés par des logiciels libres de plus en plus efficaces sur le poste de travail. Le désastre de l'éditeur en téléphonie, en entraînant ce pauvre Nokia dans sa chute, témoigne de la réalité du marché : sans la vente liée pour le soutenir artificiellement, l'éditeur serait dans les choux depuis longtemps. Le futur ne s'annonce pas meilleur pour la firme. Entre une tablette trop chère, et un os dont l'interface va en décourager plus d'un, les vrais problèmes de Microsoft ne font que commencer. Avec un HTML5 qui remplacera tôt ou tard les frameworks actuels, les applications métiers deviendront de plus en plus indépendantes de l'OS. Il deviendra alors bien plus simple pour les entreprises de passer complètement sous GNU/Linux, avec les conséquences qu'on imagine... Bonne chance alors à tous ceux qui ne seront pas prêts !
toccata a répondu le 20/10/2012 à 01:49:
Si n'importe quel pc ou navigateur suffit pour faire tourner une appli sur du HTML5, alors le choix de l'OS n'a plus rien de stratégique. Donc l'alternative n'a plus de pertinence. Donc les entreprises préfèreront le statu quo, c'est à dire windows par défaut sur les PC. Et ça leur épargnera de devoir former ou réembaucher des techniciens de maintenance informatique. GNU/Linux a une bien meilleure place à prendre sur les serveurs.
ngm a répondu le 20/10/2012 à 11:53:
Tout a fait d'accord. Le grand ennemie de Microsoft n'est pas Linux mais le vieillissant Windows XP, qui va rester sur les postes d'entreprise encore un moment. Au pire, les DSI remplacent le navigateur web et l'affaire est entendu. Le seul produit libre a tiré profit de cette situation sera Firefox. Voilà pourquoi Microsoft tourne progressivement la page avec sa tablette et bientôt un smartphone. L'histoire se reproduit, Apple montre la voie et Microsoft la suit. Le prix élevé de la tablette Surface ne sera pas un problème, preuve en est de l'iPad. La guerre Microsoft/GNU Linux n'est plus, les temps ont changés. Preuve en est que Microsoft est le 17ème contributeur du Kernel Linux (http://linuxfr.org/users/axioplase/journaux/microsoft-un-sacre-contributeur-au-noyau-linux).
Corso a répondu le 20/10/2012 à 12:15:
Exact @toccata, l'offre de possibilité Linux a depuis longtemps été mangée par les suites lociciels dédiées y compris par les logiciels libres. En face d'une technologie il faut en effet mettre le besoin client et sa capacité d'acheter. Le marketing Microsoft a cassé Linux voilà bien des années en le réduisant au super pro. Cependant, et il faut pour cela explorer métier par métier, tous les acteurs-entreprises ayant travaillé à des programmes cherchent à la fois un retour sur investissement en vendant la programmation non core business mais aussi multiplier les acteurs de bon niveau dans le monde pour affaiblir leur concurence tout en rendant leur organisation compatible pour leur offrir une expertise de tête. Microsoft se révèle alors un bon véhicule qu'ils vont utiliser en vendant leur technologie pro d'entrée.
Hansi a répondu le 20/10/2012 à 13:29:
@toccata Le choix de l'os reste stratégique au regard du fait que la plupart des petites PME/PMI ne sont pas prêtes à changer leur fonctionnement interne : des postes clients indépendants et simples à maintenir. Quand à observer le statu quo que vous citez, ce qui est déjà le cas dans les grosses structures depuis vista/seven, il y a toujours un moment où vous perdrez plus de temps et d'argent à garder vos petites habitudes, plutôt qu'à faire la migration matérielle et humaine qui s'impose. "Et ça leur épargnera de devoir former ou réembaucher des techniciens de maintenance informatique" Dois-je en déduire que les administrateurs windows sont de gros incompétents, incapables d'apprendre GNU/Linux, et incapables de se remettre à jour ? je me permettrais juste de vous faire remarquer que les cursus informatique et telecoms utilisent de plus en plus de GNU/Linux... "GNU/Linux a une bien meilleure place à prendre sur les serveurs." Il y est déjà : regardez tous les gros services du web : tous sous GNU/Linux depuis longtemps ! @ngm Ca paraît pourtant une évidence à souligner, mais microsoft n'est pas apple... Parti trop tard en téléphonie, avec des produits non évolutifs, l'éditeur n'arrive pas à percer, juste à sucer quelques deniers sur les fabricants android avec ses brevets. D'autre part, plus d'un analyste sur la toile a récemment halluciné devant le prix de leur tablette. Un clash annoncé, sans aucun doute. Quand aux contributions relatives de microsoft dans le noyau, sauf erreur de ma part, elles ne concernent que la virtualisation de leur outil propre. Ce n'est en aucun cas un geste philanthropique. "Linux est un cancer" - ça vous rappelle bien quelque chose, non ?! @Corso Dans le monde libre, la valeur ajoutée se base sur le service, et non plus sur la vente d'un produit fermé. On a aujourd'hui des sociétés dans l'embarqué ARM qui vendent leur technologie en ouvrant au maximum leur code source sous GNU/Linux. Elles gagnent leur vie en adaptant la technologie au besoin du client, et non plus en vendant du logiciel. A ce niveau là, microsoft n'a rien vu venir, et son partenariat avec Nokia a été bien trop tardif. J'irais même jusqu'à la provocation en disant que le logiciel "tiroir-caisse" ne vaut déjà plus rien.
toccata a répondu le 21/10/2012 à 19:25:
Dans une entreprise, la seule chose qui est véritablement stratégique est ce qui concerne directement le coeur de métier. Si les applications sont interfacées avec du HTML5, la seule contrainte du choix d'un PC est de disposer d'un navigateur compatible HTML5. Le choix du pc n'est pas plus stratégique que le choix du mobilier de bureau!