Bourse : Paris sous les 4.000 points, une première depuis fin 2014

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Sur le terrain des valeurs, le secteur bancaire pesait lourdement sur l'indice Cac 40, qui est passé sous la barre des 4.000 points pour la première fois depuis décembre 2014.
Sur le terrain des valeurs, le secteur bancaire pesait lourdement sur l'indice Cac 40, qui est passé sous la barre des 4.000 points pour la première fois depuis décembre 2014. (Crédits : Flickr/col.b. CC License by.)
L'indice Cac 40 qui pâtissait lundi d'un décrochage de 3,20%, n'avait pas été si bas depuis la mi-décembre 2014. L'état des banques préoccupe particulièrement les investisseurs.

Un seuil symbolique. La Bourse de Paris, qui n'en finit plus de baisser depuis le début de l'année, s'enfonçait mardi 9 février sous les 4.000 points pour la première fois depuis la mi-décembre 2014. A 13h37 (12h37 GMT), l'indice CAC 40 perdait 89,98 points, soit 2,21% à 3.976,33 points, dans un volume d'échanges de 2,2 milliards d'euros. La veille, il avait décroché de 3,20% et ses pertes depuis le début de l'année sont de 13,9%.

Les investisseurs inquiets de l'état des banques

"La nouvelle déroute sur les marchés, hier, incite les investisseurs à quitter les marchés d'actions", a expliqué Franklin Pichard, directeur de Barclays Bourse.

"Les signes de stress s'accumulent sur les marchés accentuant au passage la panique qui sévit depuis le début de l'année" et "l'état des banques est la dernière préoccupation en date des investisseurs", a également souligné Christopher Dembik, un économiste de Saxo Banque.

Pour Xavier de Villepion, un vendeur d'actions de HPC, "tant que les banques ne se reprennent pas un peu, c'est la confiance qui est touchée".

Les titres pétroliers en souffrance

Dans un contexte de fortes tensions liées à la fragilité des prix du pétrole, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a aussi battu en brèche mardi les espoirs d'une remontée des prix du pétrole à court terme, confirmant que le monde devrait rester submergé d'or noir face à une demande fragile.

Sur le terrain des valeurs, le secteur bancaire pesait lourdement sur l'indice, Société Générale perdant 3,80% à 29 euros, Crédit Agricole 3,98% à 7,89 euros, Natixis 4,26% à 3,91 euros et BNP Paribas 3,51% à 37,92 euros.

Les titres pétroliers souffraient également, CGG s'enfonçant de 12,28% à 0,50 euro, Technip de 3,83% à 81,03 euros et Total 2,53% à 37,21 euros.

Sanofi et ArcelorMittal pénalisés

Sanofi perdait 1,93% à 68,56 euros alors que le géant pharmaceutique, confronté au déclin de son activité phare du diabète mais profitant toujours de performances solides dans les maladies rares grâce à Genzyme, a publié un bénéfice net annuel de 7,37 milliards d'euros, conforme aux attentes.

ArcelorMittal était fortement pénalisé (-11,19% à 2,87 euros) par l'abaissement de sa recommandation à la fois par JPMorgan et ING, tandis que Goldman Sachs a relevé la sienne.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 09/02/2016 à 17:41 :
"Xavier de Villepion," un vendeur d'actions de HPC

Je me doute qu'avec un nom comme cela, il ne bosse pas dans le BTP.
a écrit le 09/02/2016 à 17:02 :
Si le marché des entreprises américaines est en pleine restructuration, celles survivantes devant sortir considérablement renforcées, la problématique est différente en Europe. Comme déjà indiqué il ne reste plus que 3 pays forts : France, UK et Allemagne avec un petit nombre de pays associés à déclin lent mais surtout quelques grands pays à l'agonie : Italie, Espagne. Cet état de fait ajouté à la problématique pétrole ainsi qu'a quelques bugs ponctuels donnent une image brouillée du potentiel de la zone, d'autant que les pays forts ne tireront pas de bénéfices "boursiers" de la submersion des pays faibles. Il ne faut pas oublier en effet que banques, financières et pétrolières, gazières représentent près de 50% de toute activité. Non seulement le déclin de ces secteurs ne sera pas productif pour d'autres mais il faudra encore amortir financièrement la dette privée correspondante qui à elle seule est en moyenne générale de 160% du PIB sur la zone. Les bugs eux sont connus depuis longtemps, on ne devrait pas s'étonner si ce n'est par effet cumulatif de la déconfiture des banques italiennes, espagnoles ainsi que des allemandes qui n'ont jamais été bien fortes, auxquelles il faudra bien ajouter les suédoises et d'autres. L'indice sectoriel fait faiblir l'ensemble de ses membres dans un marché boursier toujours moutonnier.
a écrit le 09/02/2016 à 17:01 :
Et vu qu'aucun décideur économique ne veut que la crise s'arrête, puisque aucun n'envisage de relancer la consommation des ménages, c'est loin d'être fini...

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