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Les marchés actions ont souffert cette semaine de la dégradation de l'emploi américain

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vendredi 3 juillet 2009, 14:44. Cette semaine a été particulièrement volatile sur les marchés actions. Les principaux indices boursiers mondiaux ont évolué en dents de scie alternant à la fois belles performances et prises de bénéfices significatives. Le Dow Jones a évolué dans le "range" 8.280-8.580 points et termine la semaine prématurément en territoire négatif de 1,84% à 8.280,74 points, soit un plus bas depuis le début de la semaine. Wall Street est en effet fermé ce vendredi à la veille de la fête de l'Independence Day aux Etats-Unis. Le Nasdaq, malgré un bon début de semaine, a abandonné 2,26% repassant une nouvelle fois sous les 1.800 points. Le S&P500 a également laissé quelques plumes évoluant ainsi sous les 900 points, miné par les très mauvais chiffres relatifs à l'emploi américain publié jeudi dernier.

Outre-Atlantique, les indices européens ont fluctué sous l'influence de Wall Street. Le CAC40, le Footsie et le Dax ont oscillé mécaniquement jour après jour dans le vert puis dans le rouge. Lundi et mercredi ont été marqués par des annonces macroéconomiques rassurantes à l'image du bon chiffre portant sur la confiance des consommateurs en Europe ressorti à -25 contre un consensus de -29, et de l'indice PMI en Angleterre révélé en hausse à 47 contre 46,4 attendu. En revanche, mardi et jeudi sont restés dans les mémoires des investisseurs comme deux journées noires en raison d'une part de la baisse de confiance des consommateurs américains, du recul du PIB anglais de 2,4%, et d'autre part du très mauvais chiffre de l'emploi américain ("non farm payrolls"). Le marché américain a détruit 467.000 emplois au mois de juin alors que les analystes prévoyaient une baisse de 360.000 emplois, soit 100.000 de plus qu'attendus.

Ainsi, sur les places européennes, le Cac40 a cédé dans la semaine près de 1% sous les 3.100 points, le Footsie a abandonné 0,09% à 4.230 points et son confrère allemand a perdu 1,09% à 4.715 points. Malgré les plus ou moins bonnes nouvelles en Europe, les marchés actions européens ont une nouvelle fois subi la foudre des mauvais indicateurs américains, en tête la dégradation du niveau de l'emploi américain.

A la différence de la semaine dernière qui avait terminé sans réelle direction, les marchés actions ont connu cette semaine une forte volatilité. Quasiment toutes les valeurs de Wall Street ont terminé en territoire négatif cette semaine. Le secteur de l'industrie est le premier touché, à l'image du premier producteur d'aluminium Alcoa qui a lâché 8,56%, suivi de Caterpillar en baisse de 8,29%. Sur le marché français, le Cac 40 est diminué par les sous-performances d'EDF, d'Air France et de Lafarge qui enregistrent chacun une perte de 5 à 6%.

La vague d'emplois supprimés aux Etats-Unis a fait plonger les marchés européens et américains. Le nombre de chômeurs dans le pays de l'Oncle Sam ne cesse d'augmenter et sème le doute sur une éventuelle reprise économique dans les prochains mois. Les Etats-Unis connaissent un taux de chômage élevé à 9,5% (révélé jeudi) qui se rapproche dangereusement de la barre des 10%. Par ailleurs, en Europe le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, a affirmé jeudi dernier que l'activité économique restera faible dans la zone euro jusqu'en 2010 et non pas dans le courant de l'année 2009. C'est pourquoi il a maintenu le principal taux directeur de la BCE à 1% estimant qu'il soit approprié vu la situation économique de l'ensemble de la zone euro.

Du côté du marché des devises, les investisseurs ont avant tout recherché cette semaine des signes notoires de reprise économique. La statistique la plus attendue était sans commune mesure le nombre de destructions d'emplois non agricoles américains qui reflète très clairement l'état de la conjoncture économique. Les "non farm payrolls" sont en hausse constante depuis la mi-mai, illustrant une amélioration très claire de la santé économique et d'une sortie de crise plus rapide que prévue. Or, le résultat a été publié en nette baisse ce jeudi (467.000 destructions), alors que les analystes tablaient sur un consensus de 360.000 destructions d'emplois. Cette mauvaise nouvelle marque un retournement de tendance qui a refroidi l'optimisme des investisseurs emmagasinés ces dernières semaines.

La semaine avait pourtant bien débuté pour les monnaies dites à risque comme l'euro. La monnaie unique s'est distinguée en début de semaine grâce à la bonne tenue des marchés actions et des statistiques européennes en progrès comme le PMI industriel de la zone euro publié en hausse à 42,6 contre 42,4 au mois de mai. En effet, l'euro/dollar est passé d'une cotation de 1,40 dollar pour 1euro ce lundi matin à 1,42 dollar mercredi après midi, soit une progression de 1,50%. La livre sterling s'est aussi mise en valeur, le sterling/yen est venu tester deux fois les 160 yens pour 1 pound, alors que le "cross" cotait en dessous des 157 yens lundi matin. Les valeurs refuges ont souffert en début de semaine, avant de reprendre des couleurs jeudi à cause des mauvaises statistiques américaines sur le chômage, qui atteint les 9,5% de la population active américaine, et les destructions d'emplois. L'euro/dollar est donc repassé sous la barre psychologique de 1,40 dollar hier soir en atteignant un plus bas à 1,3926 dollar avant de subir un rebond technique. Dans le même temps, l'euro/yen s'est fortement déprécié, le "cross" a cédé près de 280 "pips", en passant d'une cotation de 136.85 yens mercredi après midi à 134 yens actuellement.

La plus forte hausse de la semaine est à mettre au crédit de la parité euro/dollar australien. Le "cross" se négociait lundi, à l'ouverture des marchés asiatiques, aux alentours de 1,74 dollar australien, avant de perdre 80 "pips" en deux jours et finalement rebondir et s'adjuger près de 350 "pips" entre mardi midi et jeudi soir. La parité est donc passée d'une cotation de 1,7310 à 1,7660 dollar australien dans ce laps de temps. La monnaie unique a bénéficié du soutien de bonnes statistiques macroéconomiques et de la bonne tenue des marchés actions en début de semaine. Tandis que la monnaie australienne a pâti de la chute des matières premières comme l'or et d'autres métaux moins précieux.

Concernant les matières premières, les cours de l'once d'or et du baril de pétrole ont été aussi marqués par une forte volatilité liée aux incertitudes économiques pesant sur la demande et au retour de l'aversion au risque en début de semaine. L'or a évolué cette semaine dans un "range" compris entre 923 et 946,5 dollars l'once sans dégager de réelle tendance. Le baril de Brent à échéance août 2009 a subi les mêmes effets. Le contrat s'est tout d'abord apprécié en passant d'une cotation de 68,90 dollars à l'ouverture des marchés lundi contre un plus haut de 73,50 dollars mercredi matin. L'or noir a ensuite souffert en fin de semaine de la baisse des marchés actions et des mauvaises statistiques américaines, le cours est venu tester à plusieurs reprises les 66 dollars aujourd'hui.

La semaine prochaine, les annonces macroéconomiques devraient nous éclaircir sur la tendance à suivre, car les investisseurs sont actuellement tiraillés entre espoir et doute qui pèsent sur l'économie mondiale et les premiers résultats des plans de relance. Nous suivrons en particulier le sommet du G8 et le chiffre de la balance commerciale américaine vendredi prochain.

"Trade" de la semaine : "Long" sur le contrat à terme du cuivre HGU9

Le cuivre poursuit son rebond entamé depuis le début de l'année 2009. Toujours dans son "range" haussier, le cours a opéré cette semaine une phase de consolidation. La tendance reste fortement haussière sur cette matière première avec une demande chinoise abondante qui continue de constituer son stock à bon compte. Il faut noter qu'il y a tout juste un an, la livre de cuivre valait 350 cents. Le rebond devrait donc "logiquement" continuer dans les semaines à venir. On achète au cours du marché. Objectif à 250 cents/livre. Stop à 219.

latribune.fr

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