Contenu :
Lien permanent vers cet article :
http://www.latribune.fr/bourse/devises/l-analyse-hebdo/20090717trib000400786/les-places-boursieres-revigorees-par-les-resultats-trimestriels-americains.html
La Tribune.fr - 17/07/2009 | 15:02 - 1151 mots
Vendredi 17 juillet 2009, 15:02. Cette semaine les résultats du deuxième trimestre des entreprises américaines ont dicté la direction des principales places financières. Au regard des bénéfices publiés tout au long de cette semaine par les plus grandes banques d'affaires américaines à l'image de Goldman Sachs et de JP Morgan, les marchés actions ont surperformé ces cinq derniers jours. Les investisseurs ont eu les yeux rivés principalement sur les performances des entreprises composant le Dow Jones mais aussi celles du Cac 40. Et l'avalanche de bons résultats n'est pas terminée...
La semaine dernière, les indices boursiers avaient connu un repli technique marqué par des annonces macroéconomiques plus mauvaises qu'attendues à l'instar des prévisions peu encourageantes du Fonds Monétaire International (FMI) sur la reprise de l'activité économique en Europe. Cependant, depuis lundi dernier les marchés ont changé radicalement de cap et ont évolué en territoire positif dynamisé par les chiffres spectaculaires des valeurs bancaires américaines. Les semaines se suivent mais ne se ressemblent pas. En effet, le Cac 40 gagne actuellement plus de 8.0% sur la semaine revenant au-dessus des 3200 points, ses confrères le Dax et le Footsie bondissent en empochant respectivement + 9.56% et +6.52%. Outre-Atlantique, le Dow Jones prend 6.94% et le Nasdaq est en progression de 7.35%. Sur le marché asiatique, le Nikkei glane 1.16%.
Dans un premier temps, le président de la Banque Centrale Européenne (BCE), M. Trichet, a ouvert la voie lundi dernier en affirmant clairement le retour de la croissance en 2010 dans la zone Euro. Mardi, Goldman Sachs a dévoilé publiquement ses bénéfices en hausse de 33% soit +3.44 milliards de dollars grâce à son activité de trading suivi des résultats très supérieurs aux attentes d'Intel et de Johnson&Johnson. Le lendemain, la santé du secteur manufacturier US a agréablement surpris en étant noté -0.6 par l'Empire State quand les analystes tablaient sur -5.3. La série de bonnes nouvelles s'est poursuivie jeudi avec l'excellente publication trimestrielle de la banque JP Morgan. La troisième banque des Etats-Unis a dégagé un bénéfice de 2.77 milliards de dollars. De son côté, Google a également révélé un bénéfice trimestriel qui a dépassé les attentes du marché. En France, le groupe Carrefour a enregistré une perte de son chiffre d'affaires de 1.2% sur les trois derniers mois mais moins importante que prévue (estimée à -1.9%). Alstom surprend agréablement les opérateurs avec une légère hausse de son chiffre d'affaires trimestriel à 4.4 milliards d'euros. L'ensemble de ces chiffres meilleurs qu'attendus ont contribué à la très bonne tenue des marchés financiers cette semaine. Aujourd'hui, les investisseurs surveilleront de près la parution des résultats d'autres banques américaines à l'image de Bank of America et de Citigroup. Toutefois, sur le marché de l'emploi, le taux de chômage en Europe reste une préoccupation majeure. En effet, malgré un rebond significatif des marchés actions reflétant la reprise économique, le chômage reste élevé en cette période estivale. L'Angleterre connaît un taux de chômage qui s'envole à 7,6%, soit un plus haut depuis janvier 1997, alors que les analystes prévoyaient 7,4%.
Sur le marché des devises, les valeurs dites « risquées » ont profité de cette actualité relativement favorable et du retour de l'appétit pour le risque. L'EUR/USD, qui cote toujours dans un range compris entre 1.38 et 1.42, a ainsi pu s'apprécier de 160 pips et passer à nouveau la valeur symbolique des 1.40. Plus précisément, après un plus haut jeudi à 1.4164, permis par les bons chiffres macroéconomiques, la parité a néanmoins subi un repli en fin de semaine causé par les chiffres décevants du secteur manufacturier US (Philly Fed) et des flux de capitaux à long terme (TIC) publiés jeudi. En ce qui concerne le « cable », l'évolution sur la semaine a suivi une configuration similaire. Le GBP/USD progresse de 140 pips sur la semaine malgré une chute importante sur la fin pour les mêmes raisons. La Livre qui valait jeudi jusqu'à 1.6477 dollar, ne s'échange plus qu'à 1.6300 dollar ce vendredi. Cette semaine confirme que la volatilité à laquelle était sujet la livre sterling se réduit. Cependant, les cambistes restent très attentifs à l'économie britannique qui supporte la devise et aux risques qui pèsent sur cette dernière. En effet, le FMI a souligné que les banques anglaises ne pourraient faire face à une nouvelle dégradation de la situation économique, à moins d'avoir d'avantage de capital. L'organisme international émet également des doutes quant à la crédibilité du premier Ministre et de son chancelier de l'échiquier quant aux finances publiques britanniques. Le Yen japonais, en tant que valeur refuge, perd aussi de son attrait face aux monnaies européennes. Les cours du EUR/JPY (131.95) et du GBP/JPY (152.64) progressent tous les deux de 330 pips. La devise nippone est également tiré vers le bas du fait de la hausse des indices et se déprécie donc face au dollar américain, sans pour autant que ne se dégage une tendance haussière sur la parité USD/JPY (93.60, plus 130 pips).
La hausse des matières premières a eu des implications sur le marché des devises. Le dollar australien bénéficie d'une poussée de l'or et s'apprécie face au dollar. La parité AUD/USD progresse de presque 250 pips, et ce malgré la baisse de la note accordée par Fitch à la monnaie de l'Etat du Queensland, et cote désormais à 0.80. Par ailleurs, si certains ne croient pas à la hausse du dollar canadien à long terme, force est de constater que cette semaine ce dernier s'envole face au dollar américain, soutenu par la hausse du pétrole à 62$. L'USD/CAD perd ainsi 420 pips et vaut 1.190.
La semaine prochaine, la Banque du Canada annoncera ses taux (Mardi 21 juillet), peut-être l'occasion de procéder à une dévaluation compétitive comme certains l'anticipent. Le même jour, on pourra suivre le discours de M. Bernanke, gouverneur de la Fed. Jeudi 23 juillet, le cours de la livre britannique devrait être dirigé par les ventes de détails anglaises sur le mois de juin qui seront rendues publiques. Enfin vendredi, c'est la solidité de l'économie européenne qui sera chiffrée avec les indices de santé des secteurs manufacturiers et des services français, allemands et européens. Dans l'après-midi ce sont les très regardés indicateurs de l'University of Michigan (confiance des consommateurs et anticipations d'inflation) qui paraîtront.
Trades de la semaine : Stratégie défensive : Long EUR/GBP. Les derniers doutes émis par le FMI concernant l'état de santé de la Grande-Bretagne pourrait affecter la livre la semaine prochaine. De son coté, l'euro pourrait continuer de s'apprécier avec la hausse des indices internationaux. On achète la parité au cours actuel (0.8650) avec pour objectif un retour sur 0.8800. Stop à 0.8580. Stratégie offensive : Long EUR/JPY. Les bons chiffres parus cette semaine pourraient renforcer l'optimisme des investisseurs sur les marchés. Comme il y a quelques semaines, le yen pourrait fortement souffrir d'un nouveau rebond des indices du fait d'un fort appétit pour le risque retrouvé. On achète au cours actuel (132.20). Objectif à 134.00. Stop à 131.25.
![]() | ALCATEL-LUCENT | 1,298 € | +2,77% |
![]() | CARREFOUR | 14,360 € | +1,16% |
![]() | VINCI | 32,940 € | +1,03% |
![]() | ACCOR | 24,490 € | -3,41% |
![]() | CAP GEMINI | 27,495 € | -2,83% |
![]() | EADS | 27,250 € | -2,63% |
|
Les plus commentés |
|
Les plus envoyés |
| Les plus lus |
Pied de page :