Le CAC 40 lâche 2,38% et s'approche des 4.200 points

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(Crédits : REUTERS)
Toutes les places européennes ont été affectées par les mauvaises performances des places asiatiques, mais également la chute des cours du pétrole.

La Bourse de Paris a terminé en forte baisse vendredi (-2,38%), au plus bas depuis janvier 2015, le marché n'en finissant pas d'être déstabilisé par le pétrole et la Chine.

L'indice CAC 40 a perdu 102,73 points à 4.210,16 points, dans un volume d'échanges très étoffé de 6,0 milliards d'euros. La veille, il avait lâché 1,80%, pénalisé par le plongeon de Renault, dont le titre est resté en forte baisse. Parmi les autres marchés européens, Francfort a lâché 2,54% et Londres 1,93%. Par ailleurs, l'Eurostoxx 50 a perdu 2,37%.

Plus de 3% de perte en cours de séance

Le marché parisien n'a cessé de perdre du terrain au fil de la journée, au point de lâcher brièvement plus de 3%, accusant le coup après un début de séance en forte baisse de Wall Street.

"Le marché est pris dans un cercle vicieux. La séance a très mal commencé avec la Chine qui a remis le feu aux poudres, ce qui a entraîné une baisse du baril, un recul des marchés européens puis de Wall Street", résume Alexandre Baradez, analyste IG France.

La chute du pétrole et les craintes autour de la Chine ont entretenu la déprime sur les marchés.

"Nos craintes se révèlent fondées: la chute du pétrole, qui s'installe sous les 30 dollars (...), empêche les marchés actions de reprendre leur souffle. Or, à court terme, il n'y a que des pressions baissières sur le pétrole", explique le courtier Aurel BGC.

Le pétrole sous les 30 dollars à New York

Les cours du pétrole chutaient sous les 30 dollars le baril vendredi à l'ouverture à New York, effaçant leur tentative de rebond de la veille, dans un marché abattu par la perspective imminente d'afflux d'or noir iranien et les inquiétudes sur l'économie américaine.

"Dans le même temps, les investisseurs ne sont pas rassurés sur l'état de santé de l'économie chinoise", rappelle Aurel BGC, alors que les marchés chinois ont perdu beaucoup de terrain, la Bourse de Shanghai ayant fini en chute de 3,55%. Selon Aurel BGC, "avant la publication du PIB et d'autres statistiques mardi prochain en Chine, les arguments qui incitent à prendre des risques ne sont pas nombreux".

John Plassard, chez Mirabaud Securities, rappelle que "lundi prochain, les indices américains seront fermés" pour un jour férié.

Selon lui, "les investisseurs n'ont donc pas l'envie de prendre des risques exagérés avant un week-end de 3 jours qui, dans ce type de marché, peut apporter encore plus de volatilité et d'interrogations".

Quid de la BCE?

La question est désormais de savoir si les marchés, en particulier en Europe, ont encore un potentiel de baisse, alors même que la conjoncture s'améliore en zone euro, sans compter le soutien de la Banque centrale européenne (BCE).

"Des forces de rappel existent avec la macroéconomie européenne et la BCE qui reste présente. La baisse du marché ne ressemble pas à un contexte de krach durable", souligne M. Baradez.

Parmi les valeurs, Renault a perdu 3,37% à 75,13 euros, encore perturbé par les perquisitions effectuées chez le groupe français par les services de la répression des fraudes.

Vallourec a lourdement chuté (-12,77% à 5,47 euros) après avoir annoncé qu'il allait "réexaminer" son projet de réorganisation de ses unités européennes qui devait initialement être validé fin janvier.

Les valeurs liées aux matières premières ont dégringolé, à l'image de CGG (-9,57% à 0,85 euro), Maurel et Prom (-6,27% à 2,54 euros), Total (-3,03% à 37,66 euros) et ArcelorMittal (-7,03% à 3,05 euros).

Casino a fortement progressé (+4,84% à 40,03 euros). Quelques semaines après avoir annoncé qu'il allait céder ses activités au Vietnam, le groupe de grande distribution a affirmé qu'il avait "entrepris des démarches" en vue de vendre ses activités en Thaïlande.

Archos a bondi (+5,26% à 1,60 euro). Le concepteur de tablettes et smartphones a annoncé avoir réalisé un chiffre d'affaires en hausse de 20% sur l'ensemble de l'exercice 2015, grâce à la bonne tenue des ventes de ses principaux produits, smartphones et tablettes.

Virbac a plongé (-10,41% à 172,90 euros), après la publication d'un chiffre d'affaires plus faible que prévu au quatrième trimestre.

(Avec AFP)

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