Le dilemme des banques centrales

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Marc Fiorentino
Marc Fiorentino (Crédits : MonFinancier.com)
Chaque matin, l'actualité économique commentée par Marc Fiorentino...

Beaucoup d'agitation autour des banques centrales : ça bouge, ça discute, ça se concerte...La bonne nouvelle c'est que les banques centrales communiquent entre elles, elles échangent leurs expériences, leurs réflexions et surtout leurs doutes. Et des doutes, elles en ont beaucoup.

QUE FAIRE?
Elles sont toutes ou presque confrontées au même problème : qu'est-ce qu'on doit faire ? Tout le monde sait qu'il y a trop de liquidités dans l'économie et que ces liquidités provoquent de plus en plus de bulles ou au moins une grosse inflation de la valeur des actifs. Et qu'il faudrait donc monter les taux, et plutôt accélérer la hausse des taux et drainer des liquidités comme a commencé à le faire timidement d'ailleurs la Banque centrale américaine.

OÙ EST L'INFLATION ?
Mais d'un autre côté il n'y a toujours aucun signe réel de risque d'inflation et c'est tout le dilemme. Il n'y a pas d'inflation. En apparence parce que la façon de mesurer l'inflation n'est pas adaptée à l'environnement post-crise, mais aussi parce que les forces déflationnistes malgré la reprise générale de l'économie mondiale sont encore très fortes. Les banques doivent agir. Elles repoussent toutes l'échéance. Elles essaient de gagner du temps. Mais il va falloir qu'elles choisissent une voie. Il va falloir qu'elles prennent le risque de ne rien faire et se retrouver débordées par la surchauffe de l'économie et des marchés, ou prendre le risque d'agir et de tuer dans l'oeuf la reprise économique.

QUI À LA TÊTE DE LA FED ?
Et l'incertitude sur le changement éventuel de direction à la Banque centrale américaine. C'est une incertitude supplémentaire. Et une incertitude majeure. On sait l'importance qu'a la politique monétaire américaine. Or Trump hésite entre des candidats qui peuvent avoir des politiques diamétralement opposées. Les banques centrales...
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Commentaires
a écrit le 20/10/2017 à 10:28 :
"Raqqa, la "capitale" de l'État Islamique a été libérée"

Grâce aux kurdes et du coup tous les ennemis de la liberté kurdes sont en train de les agresser.

http://www.latribune.fr/depeches/reuters/KBN1CP0RR/combats-entre-forces-irakiennes-et-kurdes-pres-de-kirkouk.html
a écrit le 19/10/2017 à 14:53 :
A qui la faute s'il n'y a plus dorénavant de réel prix de marché, que ce soit pour les taux de change ou alors pour les taux d'intérêt en Europe ?
On semble vivre totalement déconnectés des vraies réalités, on injecte sur les marchés boursiers des milliards d'argent bullshit tous les mois sans créer de réelle valeur en regard. On noie l'argent photocopié (BCE) avec l'argent durement gagné et on arrive à une impasse. On crée des bulles boursières d'un côté, et de l'autre l'argent n'arrive pas redémarrer l'activité réelle (travailleurs et créateurs de valeurs).
Les entreprises ont maintenant, en grande partie, grâce à des mesures fiscales favorables, reconstitué leur cash-flow, et n'ont plus tant besoin des banques comme avant. Elles ont surtout besoin d'un carnet de commandes bien rempli, mais le citoyen lambda, (celui qui n'est pas un milliardaire), ne peut investir de l'argent qu'il n'a pas ou que les impôts lui ont confisqué. Les seuls en déficit sont les États comme le nôtre, mais n'ont plus de réelle marge de remboursement, puisque la politique fiscale est accommodante avec les plus riches (ISF, PFU, etc) mais essore les autres.

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