Versement de dividendes : 2016 proche des niveaux d'avant-crise financière

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Les banques sont en fin de phase de reconstitution de leur capacité financière et devraient pouvoir augmenter leur distribution à l'avenir, souligne par ailleurs Vernimmen.net.
Les banques "sont en fin de phase de reconstitution de leur capacité financière et devraient pouvoir augmenter leur distribution à l'avenir", souligne par ailleurs Vernimmen.net. (Crédits : © Yves Herman / Reuters)
Les actionnaires des entreprises du CAC 40 ont perçu 55,7 milliards d'euros cette année en dividendes et rachats d'actions, soit seulement 1,4 milliard de moins qu'en 2007. Les trois entreprises de tête ont compté pour 33% du volume total.

Pour les entreprises du CAC 40, 2016 a été une glorieuse année, la distribution de dividendes et de rachats d'actions retrouvant des niveaux très proches de la période précédant la crise financière. Pas moins de 55,7 milliards d'euros ont ainsi été reversés aux actionnaires, d'après la lettre d'information financière Vernimmen.net qui a compilé les chiffres publiés par les sociétés. Dans le détail, les rachats d'actions s'élèvent à 9,5 milliards d'euros (environ deux fois plus que la moyenne des cinq dernières années) et les dividendes à 46,2 milliards d'euros.

Avec 8,7 milliards d'euros de plus versés qu'en 2015 - année qui avait tout de même vu la France décrocher le titre de "plus gros payeur de dividendes en Europe hors Royaume-Uni" -, ce chiffre se rapproche des 56 milliards versés en 2014 et des 57,1 milliards distribués en 2007, juste avant la crise financière. Mais 2014 avait été gonflée par deux énormes caractère exceptionnel : la sortie partielle de Nestlé du capital de L'Oréal entraînant 6 milliards d'euros de rachats d'actions, et une distribution d'actions Hermès par LVMH à ses actionnaires, pour un montant total de 6,5 milliards d'euros. À ce titre, le millésime 2016 s'inscrit donc plus dans la récurrence.

Un seul groupe en perte

Dans le trio de tête de cette année, écrit la lettre Vernimmen, on retrouve 33% du volume, avec Sanofi (6,7 milliards d'euros), Total (5,9 milliards d'euros) et Vivendi (5,6 milliards d'euros). Pour mémoire, le groupe de Vincent Bolloré avait déjà bien entamé 2016 en reversant au premier trimestre un dividende exceptionnel de 1,5 milliards de dollars. On notera par ailleurs que Peugeot n'est pas seul cette année dans le club des abstinents du divide puisque le constructeur automobile est rejoint par ArcelorMittal, en perte.

Globalement, "cette progression est le reflet d'un meilleur niveau des résultats en 2015. Il n'y a plus qu'un groupe en perte contre quatre l'année précédente (ArcelorMittal, Alstom, Peugeot et Alcatel-Nokia)", constate Vernimmen estimant que c'est "le signe que les entreprises vont mieux qu'il y a quelques années, même si leur forme n'est pas éblouissante".

Les banques "sont en fin de phase de reconstitution de leur capacité financière et devraient pouvoir augmenter leur distribution à l'avenir", souligne par ailleurs Vernimmen.net.

(avec AFP)

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a écrit le 11/01/2017 à 12:27 :
700 000 petits porteurs en moins en 2 ans.
diminution de 7 millions à moins de 3 millions en 10 ans.


En cette période d’élection je me demande se que proposent les différents candidats pour inverser la vapeur.

En fait la réponse est incroyable : RIEN. Ca semble même tabou d’aborder simplement le sujet.

Même Mr Mesralet sensé défendre la place de Paris, aligne des propositions simplistes et est inaudible.

Bilan je jette une bouteille à la mer. En espérant qu’un des guign*ls en lice se rende compte que l’on vit dans une société capitaliste. Et que la base de celle ci c’est l’investissement collectif a grande échelle.

On me dit les Français sont frileux.
Qui ne le serait pas quand l’état s’invite en cas de profit à au moins 50% et laisse 100% des pertes aux malchanceux.
Même dans un PEA sensé être détaxé : 36% de CSG RDS.

Sans compter la suppression de l’avoir fiscal (merci Sarko) qui devait rapporter 500 millions à l’Etat.
Vu la baisse des petits porteurs (PP) je pense que ça à coûté à l’Etat 1 bon gros milliard.

Donc :

Il serait indispensable de remettre l’avoir fiscal en place en abrogeant la loi d.bile édictée sous Sarko.

Remettre en place des franchises incitant les français à investir en bourse : 1500 euros de dividendes par ans net d’impôts et de taxes, 200000 euros de ventes par an net d’impôts et de taxes (sur le compte titre ordinaire). Rien d’extraordinaire c’était le cas dans les années 90 et même sous Mitterrand pourtant pas un libéral pur et dur…

Un PEA vraiment net d’impôts et de taxes comme prévu a sa création.

Ouverture automatique d’un compte titre et d’un PEA lors de l’ouverture d’un compte chèque classique.

Création de fonds de pension sur le modèle anglo-saxon avec cotisations flexibles et volontaires.

Sinon on peut toujours aller vers moins de PP et tendre vers 0. Mais quand on vois la gestion étatique avec les valorisations des participations d’Etat qui fondent a vue d’oeil. Et sa dette 2200 milliards (X 2 ses 10 dernières années). Il est temps de confier l’avenir aux Français (13,5 milliards d’actifs net).
a écrit le 11/01/2017 à 5:44 :
On dit : Merci François . Avec la gauche , le riches sont plus riches et moi , pauvre retraité ayant travaillé 42 ans , aucune hausse depuis 4 ans ; J'oubliais , c'est vrai que la vie n'a pas augmentée . On nous prend pour des imbéciles , il faudrait changer tout le fonctionnement politique qui se gave sur le dos du peuple
a écrit le 10/01/2017 à 15:00 :
Pendant ce temps le salarié à la loi travail
Réponse de le 10/01/2017 à 17:24 :
C'est la conséquence mais un seul mot d'ordre continuons !!! 2008 n'est pas fini....
a écrit le 10/01/2017 à 13:03 :
Et la croissance qui ne redémarre pas. Une relation de cause à effet peut-être ?

Ben non pas du tout voyons !

Bref les milliardaires sont plus riches, c'est bon l'économie mondiale est sauvée.

Au secours.
Réponse de le 10/01/2017 à 14:30 :
l'actionnaire est la HUITIEME PLAIE D'EGYPTE !!!!!
Réponse de le 10/01/2017 à 15:03 :
Égypte je ne sais pas mais en tout cas de Grèce c'est sûr et certain...
Réponse de le 10/01/2017 à 15:35 :
Bonjour,
Les 2 commentaires précédents sont extraordinaires ...
Je ne suis pas un capitaliste forcené, mais un peu de culture ne nuit pas.
1- les entreprises du CAC 40 ont réalisé un chiffre d'affaires de 1200 Mds, ce qui donnent un rendement de 4.58% (bien que le dividende soit un détachement de l'action plutôt qu'un intérêt versé, cela diminue donc la valeur du portefeuille de l'actionnaire ...), qui après CSG et impôts éventuel en laissera un part bien moindre. C'est plus que le livret A d'accord, mais en tenant compte du risque pris, ce n'est pas Byzance !
2- la bourse est là, à la base (c'est quelque chose qui a un peu été perdu de vue avec la robotisation des transactions et le boursicotage), afin d’apporter du capital aux entreprises pour pouvoir investir. C'est leur carburant (avec les prêts bancaires) en quelque sorte. Donc considérer les actionnaires comme des voleurs de poules peut s'avérer quand même assez contreproductif !
3- pourquoi les sociétés françaises sont généreuses: parce qu'elles sont peu attractives, et qu'elles ont besoin d'offrir des ponts d'or pour attirer les investisseurs (c'est comme un pays risqué qui émet de la dette, il a intérêt à bien la rémunérer s'il veut que des gens en achète !). Aux US, la part versée est beaucoup plus faible (voire inexistante Cf APPLE et GOOGLE n'en ont pas versé pendant des années, pas besoin car la montée de leurs cours de bourse a suffi pour attirer les capitaux !).
-4 pourquoi en est-on là: parce que le français (et la fiscalité du capital risque n'y est pas étrangère) a une aversion pour l'actionnariat, on le voit bien, et que les investisseurs du CAC 40 sont étrangers. Ils n'ont cure de nos discussions stériles, ils veulent du cash. Les emplois leur importent peu.
5- un scénario pour rire: on nationalise toutes les entreprises du CAC 40, l'Etat devient l'unique actionnaire; plus besoin de verser des dividendes. Le problème est qu'une entreprise a besoin de capital pour investir, par ex 100 Mds. A ce montant là, des prêts bancaires sont impossibles. Que faire : une émission d'obligations ? Ben... ça revient à payer des dividendes aux actionnaires, sauf que là c'est encore pire, c'est fixe, non facultatif, même pas voté par le conseil d'administration. Je sais : on créé de la monnaie par la banque centrale (ah oui, on est sorti de l'Europe avant, bien sûr !), ah oui mais là cela va dévaluer notre monnaie puisqu'il y en a plus en circulation (aïe, les prix montent, l'inflation revient). Non, j'ai trouvé: on augmente les impôts, ça, ça passe sans problème !
Bref, ironie mise à part, il est facile de balancer des "slogans" populistes, mais comprenez que les choses ne sont pas aussi simples que vous semblez le penser !
Bonne journée.
Réponse de le 11/01/2017 à 10:03 :
"regcerv" : Bonjour à vous, à part aligner les poncifs néolibéraux habituels que l'on me rabâche à longueur de commentaires ici même vous faites quoi ?

Bon vous avez fait l'effort de regrouper toutes les banalités que j'ai lu, ou pas d'ailleurs hein, des centaines de fois mais j'aimerais savoir en quoi cela prouve que la finance est d'une quelconque utilité dans la réalité pas dans la théorie néolibérale svp ?

Moi je sais que les paradis fiscaux alimentés par les mafias et la finance paupérisent le monde car empêchant toute redistribution des richesses, que pouvez vous me dire contre ça je vous prie ? Rien que ça.

Je ne demande ne serait-ce qu'un seul argument, pour une fois veuillez faire l'effort de répondre au moins parce que vos copier coller sont indigestes et démontrent que vous n'êtes absolument pas motivé pour discuter mais que vous êtes seulement là pour marteler un dogme qui ne fait que prouver son inefficacité du à son avidité et sa compromission totale.

Des slogans populistes !? Mais bon sang c'est vous qui venez avec slogans que l'on nous répète sans cesse au sein des médias de masse, quel est donc l'intérêt de votre intervention là si ce n'est pour la seule et unique forme donc ?

Bon sang que j'en ai assez de perdre mon temps avec des prêtes néolibéraux qui viennent prêcher leurs sempiternelles messes...
Réponse de le 11/01/2017 à 11:45 :
Bonjour Citoyen blasé,

ce que vous dites sur les dérives de la finance est totalement juste ! Je suis lucide sur les problèmes de répartition des richesses créées, des énormes abus avec les paradis fiscaux, et aussi sur d'autres écueils (spéculation, fonds vautour ... la liste est longue).

Par contre, vous dites que je ne fais que du copier-coller et ne suis pas motivé à la discussion ? Merci !!! je prend le temps de tout taper à la main, et de faire une réponse avec des explications valables (désolé pour le style indigeste :-( ).
C'est un peu facile de dire que je n'apporte rien au débat et reste sur une posture dogmatique.
Je m'inscris en faux: au contraire, ma dernière phrase dit que les choses sont complexes, et qu'il faut éviter les raccourcis du type :
- "Bref les milliardaires sont plus riches, c'est bon l'économie mondiale est sauvée"
- "l'actionnaire est la HUITIEME PLAIE D'EGYPTE !!!!!"

Car pour moi, c'est cela qui est une " intervention pour la seule et unique forme", je vous cite !

Par contre, je vais vous donner le vrai fond de ma réflexion (peut être allez vous considérer que c'est un copier-coller, mais j'avoue ne l'avoir jamais lu nulle part): Je pense que les Pays occidentaux se sont développés trop vite, et parfois au détriment du reste du monde, qu'aujourd'hui nous sommes dans une phase de rééquilibrage dans une mondialisation inévitable et irrépressible (nouvelles technologies obligent). Et cela se fait forcément au prix de sacrifices pour certains (dont moi, du haut de mes 26000€ / an - en plein dans la classe moyenne donc).
L'Etat naturel de toute chose étant l'équilibre voyez-vous. Donc pour mon côté prêcheur néolibéral, vous repasserez ! Juste que je ne crois pas non plus à la "théorie du complot", des "médias de masse à la solde de l'establishment" ....

En résumé: que pouvons nous faire ? Continuer à tenter de créer de la richesse, tant pis si certains en profitent plus que d'autres, j'aime à croire que les pauvres de notre pays et du reste du monde le sont et le seront moins que par le passé. La place de la finance là dedans ? C'est l'huile dans les rouages. Elle est là pour accompagner l'industrie, les services ... Et bien sûr qu'elle doit être régulée, l'argent rend fou, il y aura toujours les profiteurs du système.

Bonne journée.

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