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latribune.fr | 19/04/2011, 06:05 - 500 mots
Radio France qui appelle ses 13,5 millions d'auditeurs quotidiens à témoigner sur le thème « Quel travail voulons-nous ? » sur Espacepublic.radiofrance.fr ; un festival intitulé « Réinventons le travail à la campagne ! » organisé fin mai en Normandie ; un organisme de formation qui propose à des DRH de suivre une formation « Bien-être au travail et productivité des collaborateurs » dans un atelier d'artiste à Montmartre ; des ouvrages sur les risques psychosociaux et des organismes spécialisés sur leur prévention qui pullulent... Jamais la question du bien-être au travail n'a été aussi prégnante qu'aujourd'hui. Et pour cause. Les risques psychosociaux (RPS) générés par l'intensité et le temps de travail, les exigences émotionnelles, le degré d'autonomie, les rapports sociaux, la souffrance éthique et l'insécurité de la situation de travail (six facteurs recensés dans un récent rapport du sociologue Michel Gollac) grignotent peu à peu la qualité de vie des salariés qui expriment parfois une véritable souffrance au travail. Quand ils ne sont pas en burn-out (syndrome d'épuisement professionnel).
Le phénomène n'est pas nouveau. Mais, avec la crise et les restructurations, il a pris de l'ampleur. Et il aura fallu la vague de suicides chez France Télécom (après ceux du Technopôle de Renault à Guyancourt) pour que les projecteurs soient braqués sur ces risques. Et que les pouvoirs publics réagissent. Fin 2009, Xavier Darcos, alors ministre du Travail, lançait un plan d'action pour la prévention du stress au travail dans les entreprises de plus de 1.000 salariés. Une incitation à l'ouverture de négociations sur la prévention du stress qui s'est traduite par la signature, entre le 1er décembre 2009 et le 30 octobre 2010, de 234 accords et de 250 plans d'action déclarés par les entreprises. L'analyse qualitative de ces accords que Xavier Bertrand, ministre du Travail, doit présenter ce mardi devant le Conseil d'orientation sur les conditions de travail (Coct) - mais il a renoncé à sa conférence de presse sur le sujet compte tenu de ces résultats mitigés - et qu'a dévoilé dès lundi « La Tribune » montre que le « plan d'urgence a permis, tant du côté des responsables des ressources humaines que des organisations syndicales, d'aborder sous un angle collectif la problématique des risques psychosociaux ».
Solution et prévention
Reste que les entreprises n'en sont pas encore au stade des solutions et du plan de prévention abouti. Elles « se donnent le temps de comprendre la problématique des RPS et d'en identifier les causes », note l'étude. Pourtant, il y a urgence. Les situations de souffrances, voire les suicides, restent monnaie courante. Souvent, les entreprises réagissent une fois qu'elles sont confrontées à ce type de situation, comme cela a été le cas chez Renault et France Télécom. Mais il arrive aussi que certaines autres, pourtant pionnières en matière de prévention du stress, se retrouvent malgré tout face à des situations dramatiques. La Caisse d'Épargne - confrontée à deux suicides - en sait malheureusement quelque chose. C'est dire le chemin qui reste à parcourir pour combattre le stress.
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renaultsandou a écrit le 14/05/2011 à 08:57 :
Je travaille chez Renault Sandouville, mon travail n'est pas reconnu, je me sent très mal à cause de manque de reconnaissance que je ne support plus. Cela fait 15ans que ma carrière n'évolue pas. Je suis Technicien encore considéré comme débutant dans la filière de mon métier que je pratique depuis plus de 25 ans. J'ai plus de 50 ans, je suis complètement découragé, je n'ai plus envie de travailler, je suis dégouté, J'en ai parlé à ma hiérarchie, au responsable des ressources humaines de mon secteur mais rien ne change. Je ne sais plus que faire. Je suis tellement mal que je dois prendre un traitement que mon médecin m'a prescrit. Tant qu'il n'y aura pas un "clash", rien ne bougera. Qu'attendent-il ? qu'il se passe quelque chose de grave pour réagir ? Eh bien malheureusement, ça arrivera..........
harcele-licencie a écrit le 02/05/2011 à 18:01 :
On peut vous harceler de façon insidieuse certes. Mais ce qui est nouveau et révolte les salariés impuissants face à des chefs capricieux, c'est qu'ils peuvent maintenant harceler de façon notoire ! Et même, ils peuvent finir par licencier ceux qui se plaignent : que leur supérieur hiérarchique ne leur adressent pas la parole et les ignorent au point d'en provoquer des réactions de l'entourage professionnel habituellement silencieux de peur d'être lui-même pris pour cible, les isolent professionnellement (la mise au placard), les humilient avec des esclandre qui en plus d'être injustifiés sont d'une violence qui rend un ETAGE entier témoin de ces faits ! Les RH, où vous êtes envoyés car le mangers en question n'a pas envie de discuter, expliquent que les chefs ont des problèmes personnels et que cela justifie leur comportement ! Alors qu'on vous aurait VOUS licencié sur le champ pour un tel comportement! Et le pompon de tout cela, c'est que la personne qui subie tout cela, consulte le psy, a été quelques fois en arrêt de maladie est celle qui est licenciée pour cause, tenez-vous bien d'AGRESSIVITE et de DISCOURTOISIE à l'égard de sa hiérarchie alors qu'elle ne demande qu'à être traitée normalement ! Ceux qui légitiment à l'heure actuelle ces managers sont : certains syndicats, les RH, les cabinet d'avocats qui n'ont pas froid aux yeux qui appuient les RH dans leurs démarches les plus inhumaines, les grandes directions qui ferment les yeux, la hiérarchie de proximité je-m'en-foutiste, et, pour finir, les prud'hommes !
FIFI a écrit le 23/04/2011 à 07:45 :
10h30 hier matin, des gendarmes en gilets pare-balles, passent dans le couloir, suivi par des pompiers prudents. Les collègues présents dans le bureau palissent. On le sait tous, à la Caisse d'Epargne, que les gens vont mal. Malgré les apparence, bureaux nickels, chèques déjeuner, comité d'entreprise, les salariés sont maltraités. Harcèlement insidieux, déshumanisation, dévalorisation, culpabilisation, pression, charge de travail... Les gens n'osent se plaindre car on leur dit qu'ils sont des privilégiés. Que dehors la situation est terrible, que le chômage tue... Alors certains craquent. 11h30, le collègue ne s'est pas mis une balle. Les gendarmes repartent. Maintenant les mêmes petits chefs qui, juste avant, vous traitaient avec mépris et arrogance, organisent une réunion et prennent la parole avec un ton compatissant, se montrant attentifs à vos souffrances... Un discours formaté, sans conviction, de la Communication bien apprise... Ils font un boulot que la direction, craintive des retombées médiatiques, leur demande de faire. Sans états d'âmes, il le font. Jusqu'à quand ? Jusqu'au prochain suicidé ?
Amar a écrit le 19/04/2011 à 20:58 :
L'humain représente avant tout un cout, à partir de là, celui qui coute trop cher doit absolument quitter le navire. Comment ? En suivant les nouvelles techniques de management que l'on enseigne dans nos grandes écoles. France Télécom l'a très bien appliqué, en humiliant ses salariés génant au point de non retour que l'on connait. Idem chez Renault, il fallait pousser les gens à démissionner.
charlygo a écrit le 19/04/2011 à 19:24 :
Bonjour, Dans l'ensemble des articles sur le stress, à chaque article nous avons les mêmes entreprises de citer, à savoir : France Télécom et Renault. D'autres Sociétés du CAC40 sont aussi concernées, exemple l'une des grandes banque française où le stress est présent avec des issues fatales pour certains collègues et là c'est le silence total. Derrière le stress, vous avez tellement de souffrance que les différents employés essayent de le masquer de différentes manières, médicament, alcool etc. Il est très surprenant de constater le silence qui règne à ce sujet dans les différentes instances dont le "CHSCT". Le Président de cette instance, représentant de la Direction externalise le problème par le biais de la médecine du travail ou autres afin d'éviter de prendre le problème du bon côté et refuse une expertise extérieure pour travailler en amont et essayer de trouver des solutions internes ; si solutions il y a. Des professionnels existent sur ce sujet, chacun ses compétences faisons en sorte de travailler tous dans le même sens, c'est à dire pour le bien être des collaborateurs.
Kdor a répondu le 20/04/2011 à 07:43:
Je pense que les journalistes réagissent suivant le réflexe de Pavlov. Ils entendent stress au travail, aussitôt France Télécom, Renault. Si je me souvient bien, il y a eu 3 suicides chez Renault. J'ai retrouver un article sur le Figaro du 31/03/2008 "Une secrétaire du siège de l'entreprise en congé de reclassement a mis fin à ses jours le 21 mars à Clamart. Il s'agit du septième suicide d'un salarié de PSA depuis un an."
Marcel a écrit le 19/04/2011 à 11:07 :
Je suis un agent EDF/GDF. Je suis à votre disposition pour témoigner sur les pratiques à EDF/GDF. Marcel BROCART
roulotte a écrit le 19/04/2011 à 10:54 :
Stress du fonctionnaire comment garder ses avantages en travaillant moins!Stress du privé comment garder son emploi en travaillant plus ! C est ça la realité dans les entreprises françaises!
LOL a répondu le 19/04/2011 à 13:02:
On ne cherche même plus à garder son emploi dans le privé !!! on cherche à quitter son job pour sauver sa peau ;)
PME a écrit le 19/04/2011 à 10:26 :
De tout ces débats sur le stress au travail, on oublie la grande masse des employés (et employeurs chefs d'entreprise) en PME. C'est la partie de l'iceberg "invisible". Beaucoup de PME sont touchées de plein fouet par la recherche de profits de leurs clients qui sont souvent des gandes entreprises (délocalisations, pression sur les prix, les délais...). Les pressions sont énormes et tous les moyens sont mis en ?uvre (chantage au contrat, pression psychologique). Un bon exemple sur le site du médiateur de la sous-traitance (http://www.mediateur.industrie.gouv.fr/pratique/pratiques-abusives.php). Le stress des dirigeants et cadres est propagée en interne, les relations se tendent, les charges de travail et les relations internes entre employés est de pire en pire. Mais voilà, personne ne se souci des PME. Et lorqu'un accident arrive (dépression, suicide, accident...) on envoie un inspecteur du travail qui ne connaît absolument pas le travail en PME et qui vient taper et accuser le patron de tous les maux de la terre.
paul a écrit le 19/04/2011 à 09:58 :
Quand les fonctionnaires travailleront plus les salariés du privé pourront travailler moins. Le privé paye la gabegie du secteur public!
Fonctionnaire a répondu le 19/04/2011 à 14:59:
A part la sécurité
Tonio Delavega a répondu le 20/04/2011 à 01:18:
Pour arriver au taux horaire des chinois , avoir moins de fonctionnaires ne suffira pas ... et payer soi même son cancer , les profs de ses enfants , ne va pas forcement être un gain ... @Paul : qui paiera ton Alzheimer ?? toi ? tes enfants ?
MDR a écrit le 19/04/2011 à 09:37 :
Ce sont les écoles de management qu'il faut fermer, à la place il faut leur apprendre à respecter l'humain et ......à travailler !!!
LOL a répondu le 19/04/2011 à 13:05:
Bien évidemment ! quand on forme des psychopathes il faut aussi savoir les démanteler ! (comme les centrales nucléaires)
lucas a répondu le 19/04/2011 à 13:24:
bel esprit reducteur! il faut quand même savoir qu'un étudiant sortant d'une école de management comme vous dites n'a pas appris à travailler! c'est d'ailleurs pour ca que, malgré l'ultra organisation des boites vers lesquelles il se dirige, il prétend à une carrière de 50 ans de travail à 50 heures par semaine... Pour ce qui est des centrales nucléaires, c'est bizarre, mais je suis prêt à parier que vous ne vous éclairez pas à la bougie et que vous ralez à chaque augmentation de tarifs d'EDF!!! un comble? "heureux les félés car ils laissent passer la lumière"
Yhwh a écrit le 19/04/2011 à 08:34 :
Difficile de quantifier la dose de stress au travail et l'impact sur chacun car nous sommes tous différents et avons des manières d'absorber complètement variables. Certains aiment travailler tard le soir, d'autres venir tôt le matin... A mon sens, pour un épanouissement au travail, il faut rendre les gens plus libre dans leur gestion du temps dans un cadre fixé (y compris sur une chaine, mais, j'en conviens, c'est plus compliqué).
MDR a répondu le 19/04/2011 à 09:34:
"épanouissement au travail" est une ABERRATION pour nos dirigeants !! Il ne faut surtout pas de ça !! Pour beaucoup (comme Ghosn) c'est en vous pressant comme des citrons que l'on devient productif, le temps des bisounours est fini (hélas). Certains cabinets recrutent même des personnes marié avec enfants si possible et surtout avec un emprunt immobilier sur le dos ......ils recherchent des moutons !!
LOL a répondu le 19/04/2011 à 13:08:
Exact ! la vie humaine ne vaut plus rien. Au Japon les suicides et les malades du travail leur ont coûté la peau des fesses et l'atome les achève. L'effet boumerang.
Logique de fric a écrit le 19/04/2011 à 06:32 :
Le jour où le coût pour la sécurité sociale de la casse humaine au travail (physique comme psychologique) fera l'objet d'une cotisation patronale spécifique destinée à couvrir de telles dépenses de santé, le patronat commencera à faire gaffe.
MDR a répondu le 19/04/2011 à 09:35:
Ce jour là, les poules auront des dents !!! Arrêtez de réver .....et retourner bosser, votre patron a surement besoin d'argent !!!
Logique de fric a répondu le 19/04/2011 à 13:11:
Rire ! vous plaisantez ? je fais partie depuis 2 ans des dépenses de santé. Je laisse mon patron suivre son karma ... il vit de plus en plus mal et je n'en ai plus rien à foutre.
kaskapointe a répondu le 21/04/2011 à 14:07:
Ca existe depuis les ordonnances de 1945 relative à la sécurité sociale et c'est la branche Accident du Travail/ Maladie Professionnelle (AT/MP) intégralement financée par des cotisations patronales.