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La Tribune.fr - 06/05/2009 Ã 14:47 - 451 mots
La souffrance au travail frappe durement les femmes plus que les hommes et, particulièrement, les salariés de la finance et de l'énergie. Une vaste étude officielle, dont les premiers résultats sont aujourd'hui connus, montre les dégâts du stress secteur par secteur. Quelques 6 000 salariés qui ont été questionnés par des médecins du travail volontaires. Selon les premiers résultats publiés par la revue "Santé et travail", environ 24 % des hommes et 37 % des femmes interrogés souffrent de détresse psychique. Les hommes travaillant dans la finance sont particulièrement concernés (29%), suivis de près par ceux œuvrant dans l'énergie (28%) et la fonction publique (26%) - soulignons que l'ensemble des données a été recueilli avant la crise financière. Les femmes travaillant dans ces secteurs apparaissent aussi touchées : en ce qui les concerne, la finance arrive en troisième place (42%), devancée par le secteur de l'énergie (45 %) et la fonction publique (43 %).
Les femmes sont les premières victimes
Les femmes se révèlent particulièrement touchées par la souffrance au travail. Quels que soient la profession et le secteur d'activité, elles obtiennent systématiquement des résultats supérieurs à ceux des hommes : 10 à 15 points d'écart apparaissent ainsi dans les pourcentages donnés ci-dessus. La violence au travail apparaît comme le deuxième facteur de souffrance chez les femmes. « A priori, ce n'est pas la discrimination qui est en cause, explique Bernard Stadler, directeur adjoint de la DRTE (direction régionale du travail et de l'emploi) de Rhône-Alpes. En fait, les femmes sont plus nombreuses à occuper des postes en contact avec le public ». Les femmes se voient plus touchées que les hommes par les mauvais traitements (5% contre 3,2%) et les humiliations (16% contre 11,6%). En revanche, les hommes souffrent plus d'alcoolisme que les femmes (9,6% contre 2,2%). Cette dépendance touche notamment les salariés de la finance (16,4%) et des services collectifs (17%).
Le manque de reconnaissance professionnelle, une cause de mal-être
L'étude met également en évidence des causes de stress et de souffrance au travail. Parmi elles, une cause sous-estimée : le décalage entre l'investissement du salarié et les récompenses obtenues. Les femmes souffrant de ce déséquilibre sont 3 fois plus nombreuses à déclarer un trouble psychique que les autres, les hommes 2,5 fois plus. Les salariés qui se surinvestissent dans leur travail seraient également 2 fois plus nombreux à souffrir de mal-être que les autres. L'obligation de devoir accomplir des tâches contraires à sa conscience professionnelle apparaît aussi comme une cause de stress non négligeable, notamment pour les hommes : 14,3 % déclarent avoir déjà été contraints de travailler d'une façon qui heurtait leur conscience (12,1% des femmes). D'autres causes plus attendues, comme l'isolement ou la violence, sont également évoquées dans l'étude.
Catherine Quignon
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http://www.latribune.fr/carrieres/droit/20090506trib000373977/souffrance-au-travail-lenergie-la-finance-et-la-fonction-publique-particulierement-touches.html
Osalteccino a écrit le 23/05/2009 à 08:51 :
Sympathie à KATIA. Suivez le conseil de Banco pas illico et attaquez aux Prud'hommes avec l'aide des syndicats. Si ces derniers respectent leur fonction et leur vocation, une action judiciaire sera bénéfique pour l'ensemble des salariés. Il faut que ce que montre cette enquête se traduise sur le plan contentieux. Les cas de dépression se multiplient dans le monde bancaire suite à des actions de harcèlement pour "casser" certains salariés. Sans parler des cas de démission contrainte à la suite d'intimidations. Aprés les conneries de l'activité BFI il faut réduire les coûts et les effectifs, surtout les plus anciens qui coûtent le plus. Sachez KATIA que vous n'êtes ni en cause ni en faute; mais que vous êtes victime. Il faut réagir.
jeanpe a écrit le 20/05/2009 à 09:58 :
D'un côté, des comportements inhumains de la part de certaines hiérarchies et des souffrances au travail; de l'autre côté un sous-travail dans l'activité ( cf des études récentes)et des décisions , souvent de délocalisations ou de recours à l'intérim : il en ressort que le choix professionnel n'est pas une mince affaire et qu'il faut savoir où on met les pieds pour ne pas subir. Et ne pas penser que la fonction publique serait mieux traitée...
banco pas illico a écrit le 19/05/2009 à 18:30 :
Bon courage KATIA, je serai vous, je ferai appel aux syndicats de votre entreprise, il est très rare qu'une banque licencie qq pour manque de sang froid, surtout au bout de 30 ans!!!
Démosthène a écrit le 12/05/2009 à 02:34 :
Il est particulièrement surprenant que les salariés ressentent plus de stress et de douleur au travail à une époque où le temps de travail représente une part de plus en plus faible de la vie des individus. Temps de travail divisé par 2 au vingtième siècle, démarrage dans la vie active plus tardif, retraite plus précoce. N?y aurait-il pas finalement une allergie au travail ? De fait bien des personnes n?ont pas envie de travailler, préférant vie familiale, confort et plaisir personnel. Difficile de le leur reprocher notamment pour la vie familiale. N?empêche qu?elles vont au travail sans enthousiasme, à reculons pourrait-on dire. Dans un tel état d?esprit comment y être heureux et ne pas ressentir stress et douleur. De plus dans notre société le nécessaire pour vivre vient du travail. La rémunération n?est que la contre-valeur d?un service rendu ce que beaucoup ont tendance à oublier. Le service rendu doit être au niveau des exigences de vie si l?on veut un salaire conforme à ces exigences. Qui plus est le travail représente la reconnaissance de l?individu par la société. L?absence de travail est considéré comme une sorte de déchéance, hormis pour quelques profiteurs minoritaires. En conséquence il y a aussi la douleur et le stress du non travail. Autant ce dernier cas est subi, autant la douleur et le stress du salarié au travail est difficile à comprendre. Il y a, ou il devrait y avoir un aspect ludique dans le travail. Quelle tristesse de se lever chaque matin pour partir effectuer un travail que l?on a pris en grippe. La mise en cause des patrons est fréquente dans cette situation. En fait le patron en question n?est souvent qu?un autre salarié. Il y a là une question de relations humaines. C?est de fait là où le bas blesse. Il serait souhaitable que sur cette question difficile et douloureuse chacun se remette en cause et ne lance pas automatiquement l?anathème sur l?autre. «Ce n?est pas moi c?est lui » comme disait les gamins de la cour de l?école
KATIA a écrit le 12/05/2009 à 02:30 :
JE VIENS D'ETRE LICENCIEE APRES 33 ANS DE SERVICE DANS UNE BANQUE POUR FAUTE GRAVE PARCE QUE J'AI PERDU MON SANG FROID FACE A UNE CLIENTE DESAGREABLE QUI M'A DIT "VOUS ETES A MON SERVICE VOUS ETES PAYE POUR CA" LE METIER DE CONSEILLER EST DEVENU UN METIER DE VENDEUR ET N'A PLUS DE SENS NI D'ETHIQUE NOUS SOUFFRONS TOUS ET SOMMES TOUJOURS ENTRE LE MARTEAU ET L'ENCLUME POUSSES PAR LA HIERARCHIE A TENIR DES OBJECTIFS DE FOUS ET FACE AUX CLIENTS DE PLUS EN PLUS AGRESSIFS JE SUIS SOUS ANTIDEPRESSEURS DEPUIS PLUS DE CINQ ANS ET MON ETAT DE SANTE S'EST BEAUCOUP DEGRADE MON HUMEUR CHANGEANTE JE HAIS CE SYSTEME QUI TUE LES SALARIES POUR TOUJOURS PLUS DE RENTABILITE ET DE PROFITS ET SOUHAITE QUE TOUT S'ECROULE POUR LE BONHEUR DE NOS ENFANTS SINON C'EST L'ENFER QUI LES ATTEND AUSSI LES BANQUES VOLENT LEURS CLIENTS ET EXPLOITENS LEURS SALARIES NOUS SOMMES TOUS DES KLEENEX ET DES GOGOS
FL a écrit le 08/05/2009 à 23:04 :
Le bien-être des salariés, beaucoup de PDG, Directeurs généraux ne savent pas ce que c'est par ignorance, par manque de formation ou d'information, par despotisme autocratique et quelquefois par pure bêtise. Tout "patron" devrait au moins avoir un diplôme de management universitaire, ce qui est malheureusement rarement le cas. On a le plus souvent affaire à des incapables, des incompétents, voire des analphabètes ou des illettrés. une simple petite moustache bien placée suffit parfois pour s'imposer dans ce métier.
banco pas illico a écrit le 07/05/2009 à 20:32 :
tout a fait d'accord, ceux qui restent regardent leurs ai^nés partir avec tristesse. Quelques parts, ils étaient les derniers à refuser de rentrer dans ce système de travail pourri, alors que nous les jeunes, si on ne se mets pas au diapason, on est pas recruté, virés, ou mis au placard avec des humilliations permanentes. les femmes ayant une nature plus"sensible", il est normal que les chiffres soient plus élévés.... et il est vrai aussi qu'elles occupent moins de postes gradés, là ou la pression est différente. Certaines entreprises paient une indemnité de depard plus importante que le salaire.... si chacun avait ce système, on s'en foutrait royalement de faire bien ou pas son travail!!
banquièrepointcom a écrit le 07/05/2009 à 11:41 :
étonnant que les entreprises concernées par cette étude semblent totalement ignorer le mal-être de leurs salariés!à moins que cela ne leur importe peu, serait ce possible????hélas la souffrance au travail est bien là et j'en parle en connaissance de cause.et les parachutistes dorés s'en contrefichent et continuent à rentabiliser au maximum leurs profits en exploitant leur personnel tant au niveau salaire qu'en charge de travail.les pré-retraités ont bien de la chance mais les actifs qui restent eux en prennent pour leur grade!
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