Du marketing à la comptabilité, tous digitalisés

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« L'impact de la transformation numérique diffère selon les catégories de métiers mais les amène tous à évoluer. »
« L'impact de la transformation numérique diffère selon les catégories de métiers mais les amène tous à évoluer. » (Crédits : Décideurs en région)
La digitalisation demande à tous les métiers de l’entreprise les qualités qui rendent possible l’intégration du nouveau, qu’il s’agisse d’outil ou de comportement.

Les community managers, les profils web marketing, les consultants et les chefs de projet estampillés « digital » n'ont pas le monopole du digital. Si vous travaillez en back office par exemple, on a beau vous prédire le même sort que les dinosaures, vous savez ou finirez par savoir que la digitalisation (et l'automatisation qui va avec) est une opportunité de renouveau de votre métier, à condition que vous vous adaptiez. Dans le cas contraire, vous ferez peut-être partie des 700 métiers qui devraient disparaître d'ici 2035, recensés par Carl Benedikt Frey et Michael A. Osborne dans leur étude publiée en septembre 2013, The future of employment : how susceptible are jobs to computarisation.

La digitalisation passera par tous les métiers ou ne passera pas

Certains métiers « sont les parents pauvres médiatiques de la transformation digitale alors qu'ils sont autant concernés par elle », constate Jean-Bernard Girault, cofondateur de Wiserskills et président de HTS Consulting. Pourtant, pour rendre une organisation plus collaborative et compétitive, la digitalisation ne peut pas passer qu'au travers des plus précurseurs. L'impact de la transformation diffère selon les catégories de métiers mais les amène tous à évoluer. HTS Consulting en a identifié trois dans son livre blanc publié en 2016, que vous pouvez obtenir sur demande, S'adapter ou disparaître : les métiers à l'épreuve du numérique : les « avant-gardistes », les « optimiseurs » et les « tradis ».

Les premiers sont les plus impliqués puisqu'ils sont moteurs de la transformation numérique ; on trouve parmi eux le marketing, la vente, le management de projet, les ressources humaines, la communication, la R&D, la relation client... Les seconds, comme la gestion, la finance, la supply chain, s'appuient sur le numérique pour accroître leur performance et analyser plus finement leur activité. Les troisièmes, comptabilité, back office, juridique, métiers manuels..., « doivent s'adapter à l'évolution de leur environnement », explique notre interlocuteur.

Elle nécessite des changements de posture

La dématérialisation des factures par exemple, aide les comptables à automatiser et simplifier leurs tâches à faible valeur ajoutée. Pour eux, comme pour tous les « tradis » et même les « optimiseurs », la transformation passe par une montée en compétences et un changement de posture. Ils doivent remplacer l'exécution de tâches par du contrôle, de la supervision, du pilotage, du conseil. Ainsi, ce qu'un client fait tout seul grâce à la banque en ligne, le conseiller clientèle ne l'a plus en charge.

En revanche, « le client attend de l'humain ce qu'il ne peut pas avoir en ligne et qui le pousse à se déplacer jusqu'à son agence », souligne Jean-Bernard Girault.

Des compétences communes à tous les métiers

Être « digital », qu'est-ce d'autre au fond que d'être capable de s'adapter et de s'intégrer dans le monde actuel ? Pour ce faire, chaque fonction doit acquérir :

  • Un socle minimum de compétences techniques : navigation web et mobile, usages bureautiques, utilisation d'applications digitales...
  • Plus d'expertise métier : les marketeurs se sont familiarisés avec les outils du web pour passer au web marketing« les profils comptables, financiers et juridiques doivent quant à eux développer des compétences en matière de sécurité des données et être en veille permanente sur les nouvelles réglementations afférentes », précise-t-il.fi
  • Des qualités relationnelles et comportementales qui favorisent la coconstruction, l'utilisation des réseaux sociaux internes et externes (il faut savoir quoi dire et ne pas dire sur les plateformes numériques), qui aident à modifier un mode de travail pour le rendre plus transparent et transversal, à s'intéresser au travail d'autrui pour le comprendre, à reconsidérer son rapport à l'information (la trier, la vérifier, etc.)...
  • Des compétences managériales : dans un monde numérique, le management est, sur le papier (sic), beaucoup plus transversal et collectif. Le terrain met à l'épreuve la théorie et les projets de transformation au sens large. Comme le souligne le Nouvel Economiste dans cet article qui tacle le French management, « 70 % des plans de transformation des entreprises échouent à cause du manque d'attention aux seuls facteurs humains. »

Toutefois, « les outils collaboratifs, dont le degré de maturité est très hétérogène selon les organisations, permettent plus de transparence et sont des révélateurs de la qualité managériale ou de son absence », conclut Jean-Bernard Girault.

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Commentaires
a écrit le 31/12/2016 à 11:12 :
"et être en veille permanente sur les nouvelles réglementations afférentes »"
Lol je dépense moi même 337e en abo de veille compta et juridique et 450e en mémento chaque année, aucun de mes employeurs n'a jamais voulu dépenser un seul euro pour moi pour ma formation continue, ils se permettent juste d'acheter tout ça à leur cadre, mais chasse gardé et bibliothèque fermé à clef, retour de veille limité à votre périmètre au compte goutte quand ils ont le temps et l'envie... Et au vue du nombre de facture que je reçois dans les ndf que je gère avec tva à 19.6 ou 8.5, je dois pas être tout seul dans le cas...

De toute façon, il y'a tellement de lois, de normes, de précisions administratives, jurisprudence, que déja au niveau de l'éditeur qui m’envoie ma veille règlementaire, qu'ils n'y arrivent pas, pour la gestion des amendes de la route je l'ai appris par le biais de google actu, à ce jour aucun article par ma veille réglementaire la-dessus alors qu'ils sont leader sur ce service... combien de points ais-je raté ? aucune idée, si les EC à la charge de se service, qui y bossent à plein temps n'y arrivent pas, je vois pas comment je peux y arriver en y consacrant 4h par semaine sur mon temps libre... Et si c'est pour continuer à gagner le smic, c'est bon abandonner les métier de la gestion et du droit tout le monde, boulanger c'est payé 2 fois le smic même en temps que boulanger salarié, j'ai un chef-patissier qui gagne 4700e/mois il n'a que le cap...

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