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Carrières / Formation

Etude

La quasi-totalité des salariés s'estiment mal informés sur les dispositifs de formation

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Les salariés regrettent la complexité des dispositifs leur permettant de formuler des projets de formation, selon une étude de la Cegos. Alors qu'ils pensent que les stages leur permettent d'abord d'évoluer professionnellement.

C'est un véritable échec pour la formation continue en France. La quasi-totalité des salariés, soit entre 71% et 79% selon les dispositifs, estiment ne pas être suffisamment informés sur les voies et moyens de se former. Aucun dispositif n'échappe à la règle, y compris le plan de formation qui existe pourtant depuis plus de 35 ans, selon l'étude annuelle de la Cegos. Le premier organisme de formation continue en Europe a questionné 403 DRH et 800 salariés, du 7 au 24 octobre 2008, sur leur vision de la formation professionnelle.
La faute à qui ? « Principalement aux managers. Ils ont du mal à assumer la mission de conseil dont ils ont hérité », explique Mathilde Bourdat, responsable de l'offre management de la formation à la Cegos. 77 % des salariés soulignent que leur responsable hiérarchique ne les aide pas à construire leur parcours professionnel. L'entretien annuel répond également mal à leurs attentes. Seuls 17 % des sondés considèrent qu'il permet de présenter leurs souhaits en matière de formation et 21 % soulignent que c'est l'occasion de signaler les compétences à améliorer...
Livrés à eux-mêmes, les salariés ont des difficultés à formuler un projet de formation professionnelle. L'exemple le plus flagrant est celui du Droit individuel à la formation (DIF), qui crée un droit de 20 heures de formation à disposition du salarié. Seuls 16 % des sondés envisageaient de l'utiliser en 2008 et 28 % avaient des idées précises sur les formations à suivre. « Souvent les entreprises ont mis en place des catalogues DIF pour encadrer les demandes mais les offres correspondent peu aux attentes des salariés », observe Mathilde Bourdat.
Une grande place est accordée aux formations transversales (langues, bureautique), alors que les salariés ont avant tout envie de suivre des formations métiers... Ils ont une vision très pragmatique de la formation et sont prêts à 71 % à y consacrer du temps en dehors de leur travail.
L'importance donnée aux formations métiers s'explique. La quasi-totalité des salariés, soit 90%, comptent profiter des opportunités offertes par la formation continue pour évoluer professionnellement ou acquérir une meilleure qualification. Cette volonté de retourner sur les bancs de l'école est notamment très forte chez les employés. D'une manière générale, et quel que soit leur niveau de responsabilités, 86 % des salariés interrogés attendent de la réforme de la formation, qui devrait prochainement voir le jour, qu'elle leur facilite l'accès la formation dont à 90 % ils reconnaissent les bienfaits. Et sûrement aussi qu'elle simplifie le dispositif.

Encadré
Les DRH comprennent de moins en moins les salariés

L'enquête de la Cegos révèle le fossé de plus en plus large qui se creuse entre les DRH et les salariés. Trois quarts des DRH estiment que la formation doit principalement permettre à leurs collaborateurs de s'adapter à leur poste de travail. Les salariés ne placent pas ce critère en tête de leurs priorités, loin de là. Ils voient surtout dans les stages une occasion d'évoluer professionnellement. Les salariés attendent une aide et des informations de leur part de leur manager pour atteindre leurs objectifs. Mais 60 % des DRH pensent que la formation doit permettre d'accompagner le projet professionnel des salariés. Les différences sont encore plus importantes concernant le DIF : si les salariés considèrent cet outil comme un moyen supplémentaire pour réaliser leur projet professionnel, les DRH n'ont pas encore intégré ce dispositif dans leur politique de formation, se contentant de répondre aux demandes au coup par coup.


 

Laurence Estival

Vos réactions

  • casco a écrit le 08/12/2008 à 15:48 :

    • Ce n'est en général pas la faute aux RF ni aux DRH si le DIF et la formation sont mal utilisés, la première responsabilité incombe aux directions d'entreprises qui se fichent de la formation et du développement des compétences des salariés. Seuls comptent le court terme et les reporting du mois, les pauvres DRH sont entre le marteau et l'enclume et font ce qu'elles peuvent avec ce que l'entreprise met à leur disposition. En matière de DIF personne n'a joué le jeu depuis 5 ans et les entreprises vont devoir rendre des comptes et payer pour leur imprévoyance à très courte échéance.

  • centreize a écrit le 11/12/2008 à 17:34 :

    • il est vrai qu'aujourd'hui nos DRH font le maximum et respectent les directives de leur hierarchie . Aujourd'hui la politique mise en place par les entreprises est très peu axée sur la formation du colaborateur. Certe on trouve des formation ( pour gérer l'agressivité clientèle ou encore pour vendre rapidement ) mais on se fiche de l'évolution . Le 113 doit agir pour rétablir une situation confortable pour chacun . Nous sommes jeune et ambitieu donnez nous la chance de réussir.

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